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Le communiqué de presse

Les Lilas le 19 septembre 2022

Une lettre alliant mépris et provocation

Le Président Macron a fait le choix de s'adresser aux personnels de l’Education Nationale par courriel : utilisant le prétexte de les remercier, le message veut en réalité pointer les dysfonctionnements et les inégalités de notre école pour mieux faire la promotion des réformes envisagées.

Aucune remise en question dans ce texte alors que la responsabilité des gouvernements successifs est grande et que la politique éducative menée ces dernières années a été particulièrement dévastatrice à ce sujet. Suppressions de postes, formations initiale et continue bradées, conditions de travail dégradées, contenus d’enseignement appauvris… sont autant de signes que l’Ecole n’est pas considérée comme un investissement nécessaire à l’avenir de la Nation et l’absence de politique salariale a provoqué une pénurie de recrutement.

Pire, c’est une visée utilitariste et libérale qui justifie les projets de réformes envisagées sur la voie professionnelle ou la contractualisation des écoles et établissements qui ne vont faire que renforcer les inégalités existantes et la concurrence entre personnels et établissements.

La deuxième partie de la lettre est une provocation pour toutes et tous les enseignant-es. Les 10% inconditionnels ont été répétés plusieurs fois par Emmanuel Macron, comme candidat puis comme président, les dernières déclarations de Pap NDiaye nous ont confirmé que la revalorisation ne concernerait que les débuts, voire les milieux de carrière… Au final, les 10% ne seraient en fait qu’une moyenne comprenant les indemnités déjà accordées ces deux dernières années aux seuls débuts de carrière et la «&nbspprime informatique&nbsp» de 150 euros annuels. Inadmissible pour la FSU tant les personnels du service public d’éducation ont vécu un déclassement salarial injuste et incontestable depuis des années, amplifié par le gel du point en vigueur depuis 2010. Cette revalorisation qui n’en est pas une montre le mépris profond du Président à l’égard de notre travail et de nos professions. Quant à la partie liée au pacte qui pourrait «&nbspaller jusqu'à 20%&nbsp», nous ne pouvons qu’être en désaccord car celui-ci recouvre une contrepartie et donc des missions supplémentaires. Le pacte serait-il envisagé comme une nouvelle possibilité de toucher au statut ?
L’investissement dans l’avenir de la jeunesse passe par un rattrapage des pertes de pouvoir d’achat et une revalorisation sans contreparties de l’ensemble des enseignant-es et des personnels de l’éducation ainsi que par l’attribution de moyens supplémentaires à la totalité des écoles et établissements scolaires.

Face à cette volonté d’amplifier la politique éducative libérale menée ces dernières années et à l'urgence d’une véritable revalorisation salariale, les syndicats de la FSU appellent les collègues à poursuivre le rapport de force engagé et à se mobiliser massivement le 29 septembre pour gagner sur les salaires et les pensions !

Qu’est-ce qu’un livre ? La question peut paraître surprenante car bibliothèques, librairies et vieux greniers ont rendu l’objet familier, avec ses pages soigneusement assemblées, enfermées sous leur couverture et n’attendant que la main qui va les feuilleter. Et pourtant, l’histoire et la géographie racontent une histoire bien différente, des tablettes sumériennes aux tablettes numériques, des rouleaux de papyrus aux fichiers sonores. Les classes vont pouvoir parcourir 5000 ans d’histoire du livre et de créer un livre à leur image.

Inscriptions jusqu'au 7 novembre

Les inscriptions se font en ligne du lundi 12 septembre jusqu'au 7 novembre inclus :

Les classes auront jusqu'au dimanche 12 mars 2022 minuit pour envoyer leurs œuvres au SNUipp-FSU - Jeu concours « Le livre dans tous ses états » 128 bd Blanqui, 75013 Paris.
Les œuvres numériques seront à envoyer par voie postale sur des clés USB ou par Internet à l'adresse mail concours-snuipp@snuipp.fr

Un jury composé de chaque partie prenante organisatrice se réunira et le palmarès sera rendu public lundi 24 mars. 

En soutien au travail des élèves et leurs enseignantes et enseignants, des ressources pédagogiques sont disponible

Les ressources

Sur le site « BnF
• « Les Essentiels » propose une thématique entière consacrée aux livres et aux écritures. Constamment enrichie de nouveaux dossier, elle propose des approches à la fois par formes, par périodes et par lieux : https://essentiels.bnf.fr/fr/livres-et-ecritures

• L’application BDnF propose la création de bandes dessinées à l’aide de corpus réalisés par des dessinateurs et puisés dans la bibliothèque Gallica : https://bdnf.bnf.fr

En livres :
• Le CNLJ propose une bibliographie destinée aux enfants sur les livres et la lecture : https://cnlj.bnf.fr/sites/default/bibliographies/livres_et_lecture.pdf

Listes d'ouvrages des éditions partenaires

Rue du monde

L'école des loisirs

Didier jeunesse

Le 28 septembre sera la journée internationale pour le droit à l’avortement. Ce droit fondamental, encore loin d’être acquis pour toutes les femmes dans le monde, est régulièrement remis en cause. Récemment aux Etats Unis la très conservatrice Cour Suprême a invalidé l’arrêt Roe et Wade permettant ainsi à la moitié des États d’interdire ou de restreindre l’accès à l’IVG de millions de citoyennes américaines. En Europe, ce droit est refusé aux femmes de Pologne, Andorre, Malte et Monaco.

Là où ce droit existe, il subit de nombreuses restrictions et son accès effectif n’est pas toujours garanti faute de structures, de moyens et de personnels formés en nombre suffisant.

En France le nécessaire allongement du délai d’accès IVG de 12 à 14 semaines n’a pas permis de résoudre ces difficultés. La fermeture de plus d’une centaine de centres IVG ces 30 dernières années a mis en péril la garantie de son accès à toutes les femmes. Pour sécuriser ce droit, il est nécessaire de revendiquer son inscription dans la constitution et les moyens nécessaires pour qu’il soit effectif pour toutes.

Le SNUipp avec la FSU appelle aux côtés de nombreuses organisations à manifester le mercredi 28 septembre. La manifestation parisienne partira à 18h30 de Bastille. Des initiatives sont également prévues un peu partout en France.

Depuis 2018, les étudiants et étudiantes en formation MEEF sont assujetti·es à la Contribution de Vie Étudiante et de Campus (CVEC) dont le montant se situe entre 90 et 100 euros. Les syndicats de la FSU, dont le SNUipp, ont toujours dénoncé cette situation. Suite à des interventions répétées, la situation a évolué en faveur des futurs enseignantes et enseignants.

« Les PES ne peuvent être assimilés à des étudiants en formation initiale et ne sont donc pas assujettis à la CVEC. » C’est en s’appuyant sur cet écrit, adressé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche aux président·es d’université et directeurs et directrices d’Inspé, que les syndicats de la FSU dont le SNUipp accompagnent toutes les demandes de remboursement.

Sont concerné·es :

  • Les PES à 100% cette année : le paiement de la CVEC n’a pas dû être exigé.
  • Les PES à 50% cette année : le paiement de la CVEC a pu être exigé.
  • ==> Les PES de 2018 à 2022, issu·es du concours externe, et déjà titulaire d’un master ou dispensé de cette condition à l’entrée en master MEEF : le paiement de la CVEC a été exigé.

 Les sections du SNUipp-FSU , épaulées par un cabinet d’avocat, se mettent à disposition de tous les personnels concernés pour obtenir le remboursement qui leur est dû.

Un rattrapage salarial du début à la fin de carrière pour tous les personnels

Depuis 2010, l’inflation cumulée devrait atteindre 22% en fin d’année (estimation de 7% pour l’année 2022). À l’inflation s’ajoute la hausse des cotisations retraites de 3,25%. Les revalorisations de point d’indice ne représentent quant à elles que 5,2%. C’est donc, en moyenne, plus de 20% de pouvoir d’achat que les enseignantes et enseignants ont perdu depuis cette date.

Loin des 10% pour toutes et tous annoncés dans un premier temps, le ministre annonce une augmentation ciblée prioritairement sur les débuts de carrière qui “toucheront 2000 euros par mois à partir de septembre 2023”. Il indique aussi que cette revalorisation, dont le pourcentage n’est pas encore fixé, concernerait les milieux de carrière qui “subissent un plat d’une dizaine d’années”. Les fins de carrière sont donc exclues de ces annonces.

Or le décrochage salarial concerne tout le monde. À titre de comparaison un·e contrôleur·euse des finances publiques, catégorie B, gagne 2130 euros à l’échelon 7 contre 2075 euros pour un·e professeur·e des écoles, pourtant catégorie A.
Ce n’est donc pas une augmentation mais un rattrapage salarial dont doivent bénéficier les personnels. Il doit être uniforme et concerner tous les personnels du début à la fin de carrière à hauteur des pertes subies.

Par ailleurs, les augmentations de salaires annoncées ne concernent pas les personnels administratifs ni les plus de 130 000 AESH. Pourtant ces dernier·es sont indispensables au fonctionnement de l’école. Quand on sait que le salaire net maximum d’un·e AESH est de 1014 par mois, car les AESH travaillent en moyenne 62% d’un temps complet, ne pas évoquer leur situation dans des discussions salariales est tout bonnement inadmissible. Augmenter les salaires des seul·es enseignant·es, c’est invisibiliser le travail de ces actrices et acteurs essentiels de l’école : les AESH doivent bénéficier d’un statut de fonctionnaire de catégorie B avec une quotité de travail à 100% de 24h hebdomadaire.

Refuser le « travailler plus pour gagner plus »

En plus des 10% annoncés, le Ministre met en avant un «pacte enseignant» qui permettrait aux enseignantes et enseignants d’augmenter leur rémunération de 10% contre l’exercice de nouvelles missions non encore définies. Cela permet au ministère d’annoncer une hausse de 20% des rémunérations…. Mais qui dit nouvelles missions dit augmentation du temps de travail. Et quoi de plus normal que de voir son salaire augmenter dans ces conditions ? À aucun moment il ne s’agit d’une revalorisation mais de la rémunération de tâches supplémentaires.

Le flou entretenu sur les nouvelles missions interroge. De quoi parle-t-on ? De suivi d’élèves ? D’entraide dans les équipes ? D’innovation pédagogique ? De temps d’échange avec les familles ? D’aide aux élèves en difficulté ? De mise en place projet culturels ou sportifs ? Toutes ces missions sont d’ores et déjà effectuées dans les écoles ! C’est d’ailleurs l’ensemble de ces missions qui amène l’INSEE, dans une enquête menée pour le ministère, à annoncer un temps de travail de 44 heures hebdomadaires pour les enseignant·es du primaire.

À aucun moment il ne serait acceptable de conditionner une partie du nécessaire rattrapage salarial à de nouvelles missions quand celles effectuées ne sont toujours pas reconnues et rémunérées à la hauteur de l’engagement des personnels.

L’annonce d’une rémunération d’au moins de 2 000 euros dès l’entrée dans le métier présage d’un lissage de la rémunération sur l’ensemble de la carrière, phénomène que la prime d’attractivité mise en place par Blanquer a déjà entamé. Dans le cadre de «l’école du futur», chère au Président, il est probable que l’acceptation de nouvelles missions, celles que l’administration aura édictées comme bénéfiques, soit la seule solution pour les personnels de voir leurs rémunérations augmenter de façon un tant soit peu significative. Et cela dans un système de concurrence entre équipes via la contractualisation des moyens mise en place dans divers dispositifs : les contrats locaux d’accompagnement, les cités éducatives, la généralisation de l’expérimentation marseillaise et les évaluations d’écoles. Ainsi le salaire, via les nouvelles missions, deviendrait un outil de management, de division des personnels et de sujétions des pratiques. C’est inacceptable.

Un « pacte enseignant » défavorable aux femmes

Conditionné l’augmentation salariale aux «nouvelles missions» du «pacte enseignant», sera défavorable aux femmes pour diverses raisons : charge liée à la double journée de travail à l’école/travail domestique qui incombe encore majoritairement aux femmes, «plafond de verre» (difficulté construite socialement à se projeter vers les postes à responsabilité), incompatibilité avec les temps partiels (11% des enseignantes…). De fait ce choix de conditionner des augmentations salariales à l’exercice de nouvelles tâches ne sera pas seulement scandaleux vis-à-vis du travail déjà fourni par les PE mais en plus creusera les inégalités entre les femmes et les hommes. Le rattrapage salarial doit se faire sur la base d’une augmentation des grilles indiciaires : c’est un enjeu d’égalité !

La situation n’est plus tenable. Les enseignantes et enseignants, tout comme les AESH méritent d’être payé·es dignement. Le SNUipp-FSU appelle les personnels à se mettre massivement en grève pour revendiquer un rattrapage salarial via l’augmentation du point d’indice, sa réindexation sur l’inflation et une augmentation des grilles indiciaires correspondant à 300 euros pour toutes et tous maintenant et 100 points d’indice à terme.

A contrario des enseignants et enseignantes chargées d'école (classe unique) qui continuent à être assujetties à 30 heures d'APC, les directeurs et directrices d'école ne sont plus tenu·es d'assurer les APC.

En effet, la Loi n°2021-1716 du 21 décembre 2021 a modifié le Code de l'éducation (Article L411-2 partie VI) de la manière suivante. Il est ainsi maintenant spécifié pour la directrice ou le directeur  :

« Il ne participe pas aux activités pédagogiques complémentaires de son école, sauf s'il le souhaite.»

Le syndicat continue d'intervenir pour les chargé-es d'école bénéficient de la même possibilité. En cas de pressions hiérarchiques pour continuer à faire les APC, il invite les personnels concerné-es à prendre contact avec leur section départementale.

L'UDA, c'est trois jours de réflexions, de mise en commun de pratiques de classes et d’apports des travaux de la recherche proposés à l’ensemble de la profession enseignante. Un moment convivial dans un cadre agréable au bord de la Méditerranée pour parler métier , réduction des inégalités, éducabilité et émancipation de tous les élèves…avec plus d'une vingtaine de chercheurs et chercheuses. Une respiration salutaire et motivante où sont abordées les questions qui traversent le système scolaire sous les angles disciplinaires, sociétaux et pédagogiques.

Le grand témoin de cette 21e université sera Philippe Meirieu.

De retour en présentiel depuis 2021, l’Université d’automne propose un programme riche avec des conférences variées : Jacques Bernardin sur les apprentissages fondamentaux, une table ronde sur la littérature jeunesse, l’école inclusive et ses contradictions avec Grégoire Cochetel, l’éducation prioritaire avec Benjamin Moignard, le rôle de l’école dans l’éducation contre le racisme avec Françoise Dumont. Seront traitées également les questions de coopération et d’évaluation, de la maternelle, de la relation école-famille, du rapport à l’écrit, les mathématiques, la géographie, l’EPS, la formation à l’esprit critique.

RDV le mercredi 14 septembre à 14h pour l’inscription en ligne !
Le communiqué de presse  Rentrée scolaire, une semaine après : état des lieux

Après une semaine de retour à l’école, le ministre communique sur la réussite de cette rentrée allant jusqu’à dire que, dans certaines académies, les conditions se seraient améliorées par rapport à l’an passé. Mais sur le terrain résonne un autre son de cloche. Si, le jour de la rentrée, un adulte était présent, presque partout, devant chaque classe, les difficultés commencent à se faire sentir dans certaines
écoles.

D’après les remontées du SNUipp-FSU, dans plus de 1 000 classes, au dernier moment, des personnels remplaçants ont été envoyés dans les écoles pour assurer la rentrée des élèves. En Meurthe et Moselle, 243 remplaçants sont déjà mobilisés dans des classes à l’année. Dans la Creuse, ce sont 50% des remplaçants déjà occupés. En prenant ainsi sur les réserves de postes de remplacement, il y a fort à
parier que dans quelques jours ou semaines, selon les départements, il ne sera plus possible de remplacer les enseignantes et enseignants en congés maladies. Dans l’enseignement primaire, lorsqu’un PE est absent et non remplacé, les élèves sont accueillis dans les autres classes. C’est alors toute l’organisation de l’école qui se trouve impactée. Les effectifs des classes augmentent, et les conditions d’apprentissage pour tous les élèves sont rendues difficiles.

Déjà des difficultés se font sentir dans certains départements comme en Seine Saint Denis ou dans le Val d’Oise. Par ailleurs, alors que les ajustements de carte scolaire se font actuellement dans les départements, les priorités affichées par le ministère ne sont pas toujours réalisées faute de personnels disponibles : le plafonnement des classes de cycle 2 à 24, les dédoublements des classes de GS en éducation prioritaire, l’attribution effective des décharges de direction. La réforme de la formation initiale, plaçant certains stagiaires à 100% dans les classes alors que d’autres sont à 50%, a également désorganisé la préparation de cette rentrée. Du côté des AESH, là aussi les manques se font sentir partout. Ainsi dans le Rhône ce sont 400 élèves qui ne sont pas accompagnés.

Une fois de plus ce sont les personnels fortement investis qui tiennent l’école à bout de bras pour que les élèves apprennent dans les meilleures conditions possibles. Il est fondamental de donner les moyens à l’école de remplir sa mission de service public d’éducation. Il faut donc de toute urgence remédier à la question de l’attractivité du métier.

Paris, le 9 septembre 2022

Cette annonce intervient dans un contexte de généralisation de ces évaluations à la rentrée 2022, après une phase d'expérimentation en 2021.

Dans un communiqué, l'intersyndicale éducation SNUipp-FSU, SNUDI-FO, CGT Educ'action, SNALC et Sud Education, avait exigé l'arrêt définitif des évaluations d'écoles, qui ne répondent en rien aux besoins des personnels des écoles. Le syndicat avait mis à disposition des personnels un 4 pages de décryptage des dangers de ces évaluations.

Ce dispositif doit être abandonné. Les équipes qui souhaitent ne pas y prendre part peuvent se saisir de la motion de conseil des maître et maîtresses mis à disposition sur le site. Le SNUipp-FSU soutiendra tous les personnels qui subiraient des pressions.

Le nouveau protocole est défini par une base, appelée socle, qui est applicable dès cette rentrée. Sur décision ministérielle, 3 autres niveaux peuvent être déclenchés.

Cadre général de fonctionnement

Socle Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Doctrine d'accueil Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Protocole sanitaire Vert  Orange Rouge Aération Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Lavage des mains Lavage régulier ou mise à disposition de solution hydro alcooliques Lavage régulier ou mise à disposition de solution hydro alcooliques Lavage régulier ou mise à disposition de solution hydro alcooliques Lavage régulier ou mise à disposition de solution hydro alcooliques Port du masque Application des règles en population générale Application des règles en population générale Application des règles en population générale Application des règles en population générale Brassage Pas de limitation Pas de limitation Limitation par niveau Limitation par niveau. Limitation par classe pour la restauration Désinfection des surfaces les plus fréquemment touchées Une fois par jour Plusieurs fois par jour Plusieurs fois par jour Désinfection des tables du réfectoire Après chaque service Après chaque service Après chaque repas Activités physiques et sportives Aucune restriction Aucune restriction En intérieur, distanciation adaptée En intérieur, sont autorisées les activités de basse intensité compatibles avec une distanciation Protocole de contact-tracing Application des règles définies par les autorités sanitaires Application des règles définies par les autorités sanitaires Application des règles définies par les autorités sanitaires Application
des règles définies par les autorités sanitaires

Personnels et locaux

Le ministère préconise toujours l’utilisation de capteurs de CO2, sans mesure contraignante.
Cette recommandation est laissée à l’appréciation des communes. À l’heure actuelle 50% des communes seraient équipées (ce qui ne veut pas dire que 50% des classes sont équipées) .

Masques : à leur demande, les personnels de l’éducation nationale intervenant dans les écoles et les collèges sont dotés de masques chirurgicaux jetables de type II ou IIR.

Autotests : tous les personnels travaillant au contact des élèves dans les écoles peuvent obtenir gratuitement 10 autotests par mois en pharmacie, sur présentation d’une attestation professionnelle établie et remise par l’employeur ainsi que d’une pièce d’identité.

Obligation vaccinale : elle reste de rigueur pour les personnels concernés (psychologues, personnels exerçant dans les établissements ou services médico-sociaux: ITEP, IME, …)

Personnels vulnérables : pas de modification concernant l’obtention d’autorisation spéciale d’absence (ASA).

Jour de carence : il reste suspendu, jusqu’au 31/12/22, pour les arrêts consécutifs à une affectation covid (procédure de déclaration sur amelie.fr). Pour autant, les journées d’arrêt pour une affectation covid restent des jours de congé maladie ordinaire qui sont décomptés pour le droit à rémunération à taux plein.

Cas contact, cas confirmé

Élèves de moins de 12 ans indépendamment du schéma vaccinal Élèves plus de 12 ans avec schéma vaccinal complet Élèves plus de 12 ans non vacciné ou schéma vaccinal incomplet Personnel non vacciné ou schéma vaccinal incomplet Cas confirmé Isolement : 7 jours
Réduction à 5 jours si test antigénique ou PCR négatif et absence de symptômes depuis 48 h. Isolement : 7 jours
Réduction à 5 jours si test antigénique ou PCR négatif et absence de symptômes depuis 48 h. Isolement : 10 jours,
Réduction à 7 jours si test antigénique ou PCR négatif. Isolement : 10 jours,
Réduction à 7 jours si test antigénique ou PCR négatif. Cas contact à l’école (ensemble des élèves et les personnels de la classe concernée) Ils sont informés, ainsi que leur famille. Cette information écrite auprès de chaque famille mentionne le nom de l’école et vaudra attestation. Celle-ci, accompagnée d’un certificat de scolarité, permettra la délivrance gratuite d’un auto test en pharmacie. Ils sont informés, ainsi que leur famille. Cette information écrite auprès de chaque famille mentionne le nom de l’école et vaudra attestation. Celle-ci, accompagnée d’un certificat de scolarité, permettra la délivrance gratuite d’un auto test en pharmacie. Ils sont informés, ainsi que leur famille. Cette information écrite auprès de chaque famille mentionne le nom de l’école et vaudra attestation. Celle-ci, accompagnée d’un certificat de scolarité, permettra la délivrance gratuite d’un auto test en pharmacie. Ils sont informés, ainsi que leur famille. Cette information écrite auprès de chaque famille mentionne le nom de l’école et vaudra attestation. Celle-ci, accompagnée d’un certificat de scolarité, permettra la délivrance gratuite d’un auto test en pharmacie.

La situation inédite d’augmentation rapide du coût de la vie appelle des mesures d’une toute autre ampleur que celles prises jusqu’à présent par le gouvernement. La loi dite «&nbsppouvoir d’achat&nbsp» votée cet été se contente de poser quelques rustines et, à travers les exonérations de cotisations, ampute le salaire socialisé. Dans la fonction publique, la revalorisation de 3,5% de la valeur du point d’indice est en deçà de l’urgence à relever l’ensemble des rémunérations de 10% au moins pour préserver les conditions de vie de tou-tes les agent-es publics, et un plan pluriannuel de rattrapage des pertes subies. De même pour les retraité-es, les 4% de revalorisation des pensions ne correspondent pas à l’inflation, la dégradation de la situation des retraité-es se poursuit.

Pour la FSU, la situation impose une négociation sur l’ensemble des grilles de rémunération et de carrière intégrant de nécessaires mesures pour permettre en particulier d’atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et une indexation du point d’indice sur les prix. C’est un enjeu de société, car il en va de l’attractivité des métiers de la fonction publique, et donc de l’existence de services publics répondant aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire, et de la possibilité de vivre dignement de sa pension.

Pour le gouvernement, le partage des richesses n’est pas une option. Pour preuve, il refuse de rétablir l’impôt sur la fortune, il ne met pas en œuvre une taxe sur les superprofits que d’autres pays ont su imposer, il aggrave la logique d’une fiscalité qui assèche les comptes de l’Etat au profit des grandes entreprises et au détriment des services publics (santé, éducation…) et du financement de la transformation écologique. Par ailleurs, il annonce une nouvelle réforme des retraites qui exige de travailler davantage et qui pourrait conduire à amputer encore davantage le montant des pensions. Il veut également poursuivre la réforme de l’assurance chômage qui va à l’encontre du droit des travailleur-euses d’obtenir des indemnisations chômage justes. De plus, la volonté de durcir les conditions d’obtention du RSA n’aura pour effet que d’affaiblir les conditions d’emploi de toutes et tous. Pour la FSU, l’injustice sociale n’est pas admissible, le partage des richesses est essentiel !

Pour toutes ces raisons, la FSU appelle à participer massivement à la journée de grèves et manifestations du 29 septembre dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle à laquelle appellent aussi la CGT et l’Union syndicale Solidaires.

Les Lilas le 29 août 2022

Les salaires sont indiqués en net hors primes (ISAE, REP, REP +, Dir...) et hors prélèvements (impôts, mutuelle...). Les passages d'échelons sont automatiques sauf pour le passage aux échelons 7 et 9 (suite aux rendez-vous de carrière des 6ème et 8ème échelons, 30 % bénéficient d'une accélération).

En cas de changement de grade (classe normale vers hors-classe par exemple) le nouvel échelon correspond à celui dont l'indice est supérieur à celui de l'échelon précédent. L'ancienneté dans l'échelon précédent est reportée.

Professeur des Écoles Classe Normale PE Classe Normale Échelon Indice salaire Brut net zone 1 net zone 2 Net Zone 3 durée dans l'échelon 1 390 1892 € 1535 € 1505 € 1490 € 1 an 2 441 2139 € 1738 € 1704 € 1687 € 1 an 3 448 2173 € 1766 € 1732 € 1714 € 2 ans 4 461 2236 € 1818 € 1783 € 1765 € 2 ans 5 476 2309 € 1880 € 1844 € 1825 € 2,5 ans 6 492 2386 € 1944 € 1906 € 1887 €  3 ans (ou 2 ans si accélération) 7 519 2517 € 2052 € 2012 € 1992 € 3 ans 8 557 2701 € 2204 € 2161 € 2140 € 3,5 ans (ou 2,5 ans si accélération) 9 590 2862 € 2336 € 2291 € 2268 €  4 ans 10 629 3051 € 2492 € 2444 € 2419 € 4 ans 11 673 3264 € 2668 € 2616 € 2590 € - Prime d'attractivité

La prime d'attractivité crée en mai 2021 concerne les PE titulaires ainsi que les psy-EN de classe normale Les contractuel·les en bénéficient. Les PES ne la perçoivent pas.

Professeur des École Hors Classe Sont promouvables à la hors-classe les PE ayant atteint au moins 2 ans d'ancienneté dans le 9ème échelon. PE Hors Classe Échelon indice brut net zone 1 net zone 2 net zone 3 durée dans l'échelon 1 590 2862 € 2336 € 2291 € 2268 € 2 ans 2 624 3026 € 2472 € 2424 € 2400 € 2 ans  3 668 3240 € 2648 € 2597 € 2571 € 2,5 ans 4 715 3468 € 2836 € 2781 € 2753 € 2,5 ans  5 763 3701 € 3028 € 2969 € 2940 € 3 ans 6 806 3909 € 3200 € 3138 € 3107 € 3 ans 7 821 3982 € 3260 € 3197 € 3165 € - Professeur des Écoles classe exceptionelle

Sont éligibles à la Classe exceptionnelle : 

- vivier 1 = dès le 3ème échelon de la Hors Classe sous certaines conditions

- vivier 2 = tous les collègues au 6 ème échelon de la Hors Classe.

PE Classe exceptionnelle échelon indice salaire brut net zone 1  net zone 2 net zone 3 durée dans l'échelon 1 695 3371 € 2756 € 2703 € 2676 € 2 ans 2 735 3565 € 2916 € 2859 € 2831 € 2 ans 3 775 3759 € 3076 € 3016 € 2986 € 2,5 ans 4 830 4026 € 3296 € 3232 € 3200 € Min 3 ans Échelon spécial

Sont éligibles à l'échelon spécial les PE ayant au moins 3 ans d'ancienneté dans le 4ème échelon de la Classe Exc.

Échelon spécial échelon indice salaire brut net zone 1 net zone 2 net zone 3 durée sur l'échelon 1er chevron 890 4317 € 3536 € 3467 € 3433 e 1 an 2ème chevron  925 4486 € 3676 € 3605 € 3569 € 1 an 3ème chevron 972 4714 € 3864 € 3789 € 3751 € -  Instituteurs Instituteurs échelon  indice SALAIRE BRUT net zone 1 net zone 2 net zone 3 durée sur l'échelon 1 356 1727 € 1399 € 1371 € 9 mois 2 366 1775 € 1439 € 1411 € 9 mois 3 378 1833 € 1487 € 1458 € 1 an 4 385 1867 € 1515 € 1485 € 1,5 an 5 395 1916 € 1555 € 1524 € 1,5 an 6 408 1979 € 1606 € 1575 € 1,5 an 7 417 2022 € 1642 € 1610 € 3 ans 8 438 2124 € 1726 € 1693 € 3 ans et 3 mois 9 459 2226 € 1810 € 1775 € 4 ans 10 494 2396 € 1950 € 1912 € 4 ans 11 533 2585 € 2106 € 2065 € - AESH AESH (pour un temps complet de 35h) échelon indice salaire brut net zone 1 net zone 2 net zone 3 durée sur l'échelon 1 343 1664 € 1387 € 1361 € 1347 € 3 ans 2 348 1688 € 1407 € 1380 € 1367 € 3 ans 33 355 1722 € 1436 € 1408 € 1394 € 3 ans 4 365 1770 € 1476 € 1448 € 1434 € 3 ans  5 375 1819 € 1517 € 1487 € 1473 € 3 ans  6 385 1867 € 1557 € 1527 € 1512 € 3 ans 7 395 1916 € 1598 € 1567 € 1551 € 3 ans 8 405 1964 € 1638 € 1606 € 1591 € 3 ans 9 415 2013 € 1678 € 1646 € 1630 € 3 ans 10 425 2061 € 1719 € 1686 € 1669 € 3 ans 11 435 2110 € 1759 € 1725 € 1708 € 3 ans 

Les salaires sont indiqués en net hors primes (ISAE, REP, REP +, Dir...) et hors prélèvements (impôts, mutuelle...). Les passages d'échelons sont automatiques sauf pour le passage aux échelons 7 et 9 (suite aux rendez-vous de carrière des 6ème et 8ème échelons, 30 % bénéficient d'une accélération).

En cas de changement de grade (classe normale vers hors-classe par exemple) le nouvel échelon correspond à celui dont l'indice est supérieur à celui de l'échelon précédent. L'ancienneté dans l'échelon précédent est reportée.

Professeur des Écoles Classe Normale PE Classe Normale Échelon Indice salaire Brut net zone 1 net zone 2 Net Zone 3 durée dans l'échelon 1 390 1892 € 1535 € 1505 € 1490 € 1 an 2 441 2139 € 1738 € 1704 € 1687 € 1 an 3 448 2173 € 1766 € 1732 € 1714 € 2 ans 4 461 2236 € 1818 € 1783 € 1765 € 2 ans 5 476 2309 € 1880 € 1844 € 1825 € 2,5 ans 6 492 2386 € 1944 € 1906 € 1887 €  3 ans (ou 2 ans si accélération) 7 519 2517 € 2052 € 2012 € 1992 € 3 ans 8 557 2701 € 2204 € 2161 € 2140 € 3,5 ans (ou 2,5 ans si accélération) 9 590 2862 € 2336 € 2291 € 2268 €  4 ans 10 629 3051 € 2492 € 2444 € 2419 € 4 ans 11 673 3264 € 2668 € 2616 € 2590 € - Prime d'attractivité

La prime d'attractivité crée en mai 2021 concerne les PE titulaires ainsi que les psy-EN de classe normale Les contractuel·les en bénéficient. Les PES ne la perçoivent pas.

Professeur des École Hors Classe Sont promouvables à la hors-classe les PE ayant atteint au moins 2 ans d'ancienneté dans le 9ème échelon. PE Hors Classe Échelon indice brut net zone 1 net zone 2 net zone 3 durée dans l'échelon 1 590 2862 € 2336 € 2291 € 2268 € 2 ans 2 624 3026 € 2472 € 2424 € 2400 € 2 ans  3 668 3240 € 2648 € 2597 € 2571 € 2,5 ans 4 715 3468 € 2836 € 2781 € 2753 € 2,5 ans  5 763 3701 € 3028 € 2969 € 2940 € 3 ans 6 806 3909 € 3200 € 3138 € 3107 € 3 ans 7 821 3982 € 3260 € 3197 € 3165 € - Professeur des Écoles classe exceptionelle

Sont éligibles à la Classe exceptionnelle : 

- vivier 1 = dès le 3ème échelon de la Hors Classe sous certaines conditions

- vivier 2 = tous les collègues au 6 ème échelon de la Hors Classe.

PE Classe exceptionnelle échelon indice salaire brut net zone 1  net zone 2 net zone 3 durée dans l'échelon 1 695 3371 € 2756 € 2703 € 2676 € 2 ans 2 735 3565 € 2916 € 2859 € 2831 € 2 ans 3 775 3759 € 3076 € 3016 € 2986 € 2,5 ans 4 830 4026 € 3296 € 3232 € 3200 € Min 3 ans Échelon spécial

Sont éligibles à l'échelon spécial les PE ayant au moins 3 ans d'ancienneté dans le 4ème échelon de la Classe Exc.

Échelon spécial échelon indice salaire brut net zone 1 net zone 2 net zone 3 durée sur l'échelon 1er chevron 890 4317 € 3536 € 3467 € 3433 e 1 an 2ème chevron  925 4486 € 3676 € 3605 € 3569 € 1 an 3ème chevron 972 4714 € 3864 € 3789 € 3751 € -  Instituteurs Instituteurs échelon  indice SALAIRE BRUT net zone 1 net zone 2 net zone 3 durée sur l'échelon 1 356 1727 € 1399 € 1371 € 9 mois 2 366 1775 € 1439 € 1411 € 9 mois 3 378 1833 € 1487 € 1458 € 1 an 4 385 1867 € 1515 € 1485 € 1,5 an 5 395 1916 € 1555 € 1524 € 1,5 an 6 408 1979 € 1606 € 1575 € 1,5 an 7 417 2022 € 1642 € 1610 € 3 ans 8 438 2124 € 1726 € 1693 € 3 ans et 3 mois 9 459 2226 € 1810 € 1775 € 4 ans 10 494 2396 € 1950 € 1912 € 4 ans 11 533 2585 € 2106 € 2065 € - AESH AESH échelon indice salaire brut net zone 1 net zone 2 net zone 3 durée sur l'échelon 1 343 1664 € 1387 € 1361 € 1347 € 3 ans 2 348 1688 € 1407 € 1380 € 1367 € 3 ans 33 355 1722 € 1436 € 1408 € 1394 € 3 ans 4 365 1770 € 1476 € 1448 € 1434 € 3 ans  5 375 1819 € 1517 € 1487 € 1473 € 3 ans  6 385 1867 € 1557 € 1527 € 1512 € 3 ans 7 395 1916 € 1598 € 1567 € 1551 € 3 ans 8 405 1964 € 1638 € 1606 € 1591 € 3 ans 9 415 2013 € 1678 € 1646 € 1630 € 3 ans 10 425 2061 € 1719 € 1686 € 1669 € 3 ans 11 435 2110 € 1759 € 1725 € 1708 € 3 ans 
  1. Les rendez-vous de carrière
    1. Les modalités
      1. La préparation
      2. Le déroulement
      3. Le compte-rendu d’évaluation professionnelle
      4. L’appréciation finale
      5. Les voies de recours
  2. Articulation entre rendez-vous de carrière et campagne d’avancement
    1. Avancement au sein de la classe normale
    2. Accès à la hors classe
    3. La classe exceptionnelle
  3. RDV de carrière : qui est concerné en 2022-2023 ?
    1. Pour la classe normale : rendez-vous de carrière aux 6ème  et 8ème échelon
  4. L’accompagnement
    1. L’accompagnement collectif
    2. L’accompagnement individuel
Les rendez-vous de carrière #

Trois rendez-vous sont prévus durant la carrière, qui sont pris en compte pour l’accélération d’une année lors des passages aux 7ème et 9ème échelons de la classe normale et pour l’accès à la hors-classe. L’accès à la classe exceptionnelle, quant à lui, n’est pas soumis à rendez-vous de carrière.

Ces rendez-vous sont programmés :

  • dans la première année scolaire* complète suivant le passage au 6ème échelon (cela concerne donc les enseignant·es promu·es au 6ème échelon entre le 1er septembre 2021 et le 31 août 2022) ;
  • dans l’année scolaire* des 18 mois d’ancienneté au 8ème échelon (cela concerne donc les enseignant·es promu·es au 8ème échelon entre le 1er mars 2021 et le 28 février 2022) ;
  • dans la seconde année au 9ème échelon, ou lorsque l'on a une ancienneté de 12 à 24 mois dans le 9ème échelon, ou dans la première année scolaire* complète suivant le passage au 9ème échelon (cela concerne donc les enseignant·es promu·es au 9ème échelon entre le 1er septembre 2021 et le 31 août 2022).

* du 1er septembre au 31 août

Les modalités # La préparation #

Chaque enseignant·e est informé·e avant le début des vacances d’été de la programmation d’un rendez-vous de carrière pour l’année scolaire à venir. La date de la visite de l’IEN est annoncée 15 jours avant (hors période de vacance de classe).
Un document de référence de l’entretien est proposé. Il peut être renseigné par l’enseignant·e et remis à l’IEN. Il n'est pas obligatoire.

Le déroulement #

Le rendez-vous de carrière comprend, pour les enseignant·es devant classe, une inspection suivie d’un entretien. Les PsyEN et les enseignant·es qui ne sont pas devant élèves ne sont concerné·es que par l’entretien.

Le compte-rendu d’évaluation professionnelle #

Il est rédigé par l’IEN qui complétera une grille nationale de onze compétences. Il propose un avis : « à consolider », « satisfaisant », « très satisfaisant » et une appréciation littérale. Un message sur Iprof et sur la messagerie professionnelle informe de la mise à disposition du compte-rendu du RDV de carrière dans l’application SIAE, dans le dossier Iprof. 

L’enseignant·e a quinze jours pour apporter par écrit ses observations.

L’appréciation finale #

Elle est émise par l’IA-DASEN qui s’appuie sur l’avis de l’IEN. Elle comporte 4 niveaux :

  •  « à consolider »
  • « satisfaisant »
  • « très satisfaisant »
  • « excellent »

Elle est notifiée entre le 1er et le 15 septembre de l’année scolaire suivante. Si, en raison d’une situation particulière, l’enseignant·e a bénéficié d'un rendez-vous de carrière après la période initiale prévue, l’appréciation finale sera notifiée au plus tard le 15 octobre. 

Les voies de recours #

Il est possible de demander la révision de son appréciation finale de la valeur professionnelle en présentant un recours gracieux dans un délai de 30 jours suivant la notification de l’appréciation.
En cas de réponse défavorable ou de non-réponse de l’IA-DASEN dans les 30 jours, il ou elle pourra saisir la CAPD dans un délai de 30 jours. Une CAPD sur les demandes de révision se tiendra préalablement à la constitution du tableau d’avancement. Les représentant·es des personnels du SNUipp-FSU siègent dans cette instance et pourront défendre votre dossier auprès de l’administration. Après saisine de celle-ci, l’IA-DASEN notifie l'appréciation finale définitive retenue.

Articulation entre rendez-vous de carrière et campagne d’avancement # Avancement au sein de la classe normale #

Le principe est celui d’une cadence unique sauf pour l’accession aux 7ème et 9ème échelons. Pour ces derniers, 30% des enseignant·es bénéficient d’une accélération de carrière d’un an. L’IA-DASEN établit la liste des personnels concernés par cette accélération.

Accès à la hors classe #

Tous les PE après deux ans d’ancienneté dans le 9ème échelon de la classe normale sont promouvables à la hors classe. Aucune demande n’est à déposer.

Le barème prend en compte :

  • L’appréciation portée par l’IA-DASEN sur la valeur professionnelle de l’agent·e : excellent = 120 points, très satisfaisant = 100 points, satisfaisant = 80 points, à consolider = 60 points (pour les PsyEN : 145 / 125 / 105 / 95).
  • L’ancienneté acquise dans l’échelon au 31 août 2022 correspond à un nombre de points :

 

La classe exceptionnelle #

Ce grade est créé depuis le 1er septembre 2017. Il n’y a pas de rendez-vous de carrière, seulement un avis émis par l’IEN et l’IA-DASEN arrête l’appréciation finale. Ils s’appuient sur l’ensemble du déroulement de la carrière et sur le CV I-prof. A partir de 2023, il devrait concerner 10% des effectifs du corps des professeurs des écoles. Aucune démarche n’est nécessaire pour être inscrit au tableau des “promouvables” à ce grade. Néanmoins, la vigilance est de rigueur afin de vérifier son inscription effective dès que l’on remplit les conditions. Pour cette vérification prendre contact avec la section SNUipp-FSU de son département.

L’accès est ouvert à hauteur de 80% des promotions à des personnels ayant accomplis 8 années sur des fonctions particulières*, qui forment un premier vivier. 20% au plus des promotions sont réservées à un second vivier constitué de personnels au dernier échelon de la hors classe. Une dérogation est mise en place de 2021 à 2023 pour les PE ouvrant le second vivier à celles et ceux qui sont au 7ème ou 6ème échelon de la hors-classe.

*Enseignants exerçant en Éducation prioritaire, directeurs d’école et chargés d’école, directeurs adjoint de SEGPA, conseillers pédagogiques départementaux ou de circonscription, directeurs ou de directeurs adjoint UNSS, maîtres formateurs, tuteurs de personnels enseignants stagiaires et PSY-EN, formateurs académiques, enseignants référents handicap. 

Un tableau d’avancement est établi au regard :

  • De l’appréciation finale du DASEN sur la valeur professionnelle de l’enseignant·e (excellent : 140 points, très satisfaisant : 90 points, satisfaisant : 40 points, insatisfaisant : 0 point)
  • Et de son ancienneté acquise dans l’échelon (3 à 48 points).
RDV de carrière : qui est concerné en 2022-2023 ? # Pour la classe normale : rendez-vous de carrière aux 6ème  et 8ème échelon #

Les IEN inspecteront, en 2022-2023, les enseignant·es qui pourront bénéficier d’un avancement accéléré d’échelon au titre de l’année 2023-2024. 

Seront concernés :  

  • les enseignants promus au 6ème  échelon entre le 1er septembre 2021 et le 31 août 2022 ;
  • les enseignants promus au 8ème  échelon entre le 1er mars 2021 et le 1er mars 2022.
L’accompagnement #

L’accompagnement peut être individuel ou collectif, à la demande de l’enseignant·e ou à l’initiative de l’IEN. En pratique il reste peu mis en œuvre.

L’accompagnement collectif #

Il peut porter sur la conception et la mise en œuvre de projets ou dispositifs pédagogiques, sur l’évolution des pratiques pédagogiques et sur l’explicitation des orientations nationales et académiques en matière d’éducation.
Il peut également consister en une aide à la mise en place des programmes et à l’évaluation des acquis des élèves et permettre d’identifier les besoins de formation. Les équipes arrêtent, le cas échéant, les modalités d’un compte-rendu.

L’accompagnement individuel #

Il prend la forme d’une visite dans la classe suivie d’un entretien, il est destiné à valoriser les compétences identifiées, les besoins en formation et repérer les expertises spécifiques.

Le SNUipp-FSU revendique des changements d’échelon et de grade automatiques et au rythme le plus rapide pour toutes et tous. La hors-classe doit être accessible à toutes et tous et permettre aux PE ex instits qui n’y sont pas encore, d’être promues rapidement, avant leur départ à la retraite. Pour le SNUipp-FSU les échelons de la classe exceptionnelle doivent être transformées en échelons supplémentaires de la hors classe afin que tous les PE puissent approcher l’indice 1000 avant la retraite, sans condition.

Si, sur la forme, le nouveau ministre diffère de son prédécesseur dont le mépris était devenu insupportable, la politique éducative semble poursuivre la même ligne. Alors que la rentrée est marquée par la pénurie d'enseignants, les principales annonces tant salariales que pédagogiques ne répondent pas aux urgences et font craindre un développement de la concurrence entre les écoles et une division des personnels entre eux.

Recrutement de personnels contractuels

Le Ministre annonce l’ouverture, au printemps 2023, d’un concours exceptionnel de titularisation pour les enseignants et enseignantes contractuelles. Bonne nouvelle pour les personnels concernés mais les modalités restent à définir et notamment sur la formation qui suivra ce concours . De plus, cela interroge fortement sur deux aspects :

La formation des personnels contractuels doit être de haut niveau pour permettre aux enseignantes et enseignants de posséder les compétences nécessaires à la réussite de l’ensemble des élèves. Quatre jours de formation ne peuvent suffire. Un réel accompagnement de ces PE est nécessaire tout au long de l’année ainsi qu’une véritable formation continue.

“Une organisation aussi vaste que l’éducation nationale a besoin d’un volant d’enseignants contractuels.” rappelle le Ministre. Il est à craindre, sur un temps plus long, qu’une concurrence entre deux voies d’accès au métier s’instaure (CRPE et recrutement de PE contractuel·les). La principale voie d’accès aux corps de professeurs des écoles doit rester le CRPE.

Afin de répondre à la crise du recrutement actuel et favoriser la démocratisation du métier, le recours aux personnels contractuels n’est pas une bonne solution. D’autres voies, dont le pré-recrutement, doivent être creusées, au-delà d’aspects structurels comme l’augmentation des salaires ou l’amélioration des conditions de travail.

Revalorisation salariale

Pap Ndiaye annonce une hausse globale de 10% pour l’ensemble de la profession sans qu’aucun calendrier précis ne soit donné. Dans le même temps, il évoque la revalorisation des débuts voire des milieux de carrière, excluant de fait les fins de carrière. La “répartition” de cette augmentation, entre l’ensemble des personnels sera donc un enjeu essentiel des concertations à venir. A noter que pour les débuts de carrière, 10% ne seront pas suffisants pour passer le seuil des 2000 €/net par mois.

Une autre augmentation de 10% serait conditionnée à l’exercice de nouvelles missions dans le cadre d’un “pacte enseignant”, déclinaison actuelle de l’antienne “travailler plus pour gagner plus”. Payer plus des heures qui sont effectuées sur des missions supplémentaires ne peut pas participer d’une revalorisation et participera du renforcement des inégalités femmes/hommes.

Ces annonces font suite au dégel du point d’indice de 3,5% obtenu par le SNUipp-FSU et qui s’est matérialisé sur les fiches de paie durant l’été. Une avancée, mais qui reste nettement insuffisante et ne peut être qu’un début pour revaloriser réellement les grilles salariales pour faire face à l’inflation galopante.

Une revalorisation immédiate de 300 euros par mois et, à terme, une augmentation des grilles de 100 points d’indice est nécessaire sans être conditionnée à de nouvelles missions. Elle doit concerner tous les personnels, quelle que soit leur ancienneté, afin de rattraper le retard salarial accumulé depuis de trop nombreuses années. Cette revalorisation doit se faire sans contrepartie. C’est d’ailleurs le sens de l’appel FSU à la grève du 29 septembre prochain avec la CGT et Solidaires.Une revalorisation immédiate de 300 euros par mois et, à terme, une augmentation des grilles de 100 points d’indice est nécessaire. Elle doit concerner tous les personnels, quelle que soit leur ancienneté, afin de rattraper le retard salarial accumulé depuis de trop nombreuses années. Cette revalorisation doit se faire sans contrepartie. C’est d’ailleurs le sens de l’appel FSU à la grève du 29 septembre prochain avec la CGT et Solidaires.

Effectifs

Le Ministre poursuit le dédoublement des classes de grandes sections en éducation prioritaire et la limitation à 24 élèves dans toutes les classes de GS, CP, CE1 hors éducation prioritaire. A ce jour, aucune évaluation du dispositif de dédoublement des classes, n’a été réalisée. Cela a pour conséquence, dans un contexte de pénurie de personnels, d’augmenter les effectifs dans les autres niveaux de classe d’une même école ou dans d’autres écoles. Par ailleurs, le manque d'enseignantes et d’enseignants en cette rentrée ne permettra pas partout la limitation à 24 élèves par classe ainsi que le dédoublement des GS en Éducation Prioritaire. Il y a fort à parier que les ajustements de carte scolaire seront difficiles partout.

Au moment où le ministre parle de laisser plus de place à l’échelon local, la liberté d’organisation de l’école (dédoublements, PMQDC, réduction des effectifs à tous les niveaux de classe…) doit être aux mains des équipes. Le recrutement massif de PE, pour arriver partout à un maximum de 22 élèves par classe et 18 en éducation prioritaire, est nécessaire.

Innovation pédagogique

500 millions d’euros seront dédiés à l’innovation pédagogique (fonds annoncé pour 5 ans pour l’ensemble des écoles et établissements du second degré). Une annonce en lien avec la généralisation de l’expérimentation marseillaise qui sonne comme un renforcement de la contractualisation des moyens des écoles en fonction de critères fixés par l'institution. Ce qui aura pour conséquence de mettre en concurrence les écoles entre elles.
Parallèlement le ministre annonce le développement des cités éducatives et de contrats locaux d’accompagnement, la généralisation des évaluations d’école, de nouvelles évaluations nationales sur échantillon pour les CM1.
Le pilotage par les résultats n’est plus un risque mais devient une réalité.

C’est une école à plusieurs vitesses qui se met en place. Les évaluations d’école doivent être abandonnées et une motion de conseil des maîtres est disponible pour les équipes qui ne souhaitent pas entrer dans ce dispositif

Autres annonces

D’autres annonces peu précises ont été évoquées: grand plan maternelle, révision de la carte REP,… Ce flou inquiète légitimement.
Il en est de même pour les annonces sur le bâti scolaire, dont la rénovation est indispensable au vu de la crise écologique actuelle, mais pour laquelle l’État se défausse financièrement sur les collectivités locales.

Cette rentrée, placée sous le signe de la crise du manque de personnels, ne diffère au final pas assez de la précédente. Un plan d’urgence pour l’école est nécessaire. Le Ministère ferait bien de s’inspirer du livre blanc du SNUipp-FSU : une école ambitieuse, bienveillante envers ses personnels au service de la réussite de toutes et tous.

Trois mois après sa nomination, le nouveau ministre Pap Ndiaye confirme le changement de ton dans ses interventions médiatiques vis-à-vis des personnels des écoles mais aussi des familles. Une rupture bienvenue tant le mépris de l’ancien ministre n’était plus supportable. Pour autant, la politique éducative poursuit la même ligne : resserrement sur les «&nbspfondamentaux&nbsp» pilotage par les évaluations, extension des contrats locaux d’accompagnement, généralisation de l’expérimentation marseillaise... «&nbspune école du futur&nbsp» que refuse en bloc la profession. Le ministre reste tenu par la feuille de route présidentielle et contraint par une ligne budgétaire limitée.

 1117 postes restés vacants…

Le métier n’attire plus, la crise d'attractivité perdure et se renforce. Cette année, le déficit du nombre de personnes admises au CRPE est arrivé à un niveau jamais atteint : en 2022, ce sont 1177 postes restés vacants à l’issue du concours. Parallèlement,  le nombre de démissions augmentent, tout comme les demandes de rupture conventionnelle, marques du manque d’attractivité du métier. Et ce ne sont pas les recrutements de personnels contractuels, organisés à la va-vite par les rectorats qui permettront d’avoir un ou une enseignante qualifiée devant chaque classe.

Le gros point noir : la question salariale

Bien que les conditions de travail participent à ce manque d’attractivité, le point considéré comme prioritaire par les ¾ des AESH et PE est celui des salaires.
C’est en effet près d’un mois de salaire en moyenne par an qui manque à chaque enseignant·e pour compenser la perte de pouvoir d’achat cumulée entre 2010 et 2021 et ce, malgré la prime d’attractivité mise en place en 2021.

Au-delà de la question de l'inflation, le salaire moyen d’un·e professeur des écoles reste largement en dessous du salaire moyen des autres fonctionnaires cadres A, et plus globalement en dessous du salaire moyen des fonctionnaires.

Cette question salariale frappe en premier lieu les 125 000 AESH qui exercent avec une rémunération de 821 € nets à la signature du premier CDD et qui atteignent seulement au maximum 1 014 € nets en fin de carrière.

Le SNUipp-FSU revendique une augmentation immédiate de 300 € nets mensuel pour tous les personnels.

Une remise en question de l'éducation prioritaire ?

Actuellement, la carte de l’éducation prioritaire repose sur quatre critères nationaux (taux de boursier·es, taux de catégories socio-professionnelles défavorisées, taux de retard à l’entrée en 6ème et pourcentage d’élèves en zone urbaine sensible). Ils sont de plus en plus contournés avec la mise en place des CLA (contrats locaux d’accompagnement) ou des cités éducatives, dispositifs qui participent d’un empilement conduisant à une rupture d’égalité entre les écoles

C’est la même logique qui sous tend l’expérimentation marseillaise ou encore le changement de statut de la direction d’école qui ont, comme de nombreux autres sujets, été traités lors de cette conférence de presse.

Ce qui s’annonce donc en matière de politique éducative, ce sont des annonces sans conséquence positive pour le système et les élèves. Alors que l’école publique traverse une crise sans précédent, il est urgent d’agir et d’investir pour lui redonner la place qu’elle mérite comme le détaille le SNUipp-FSU dans son livre blanc. Plus que jamais c'est d'un nouveau souffle dont l'école a besoin.

Vous pouvez retrouver les différentes informations :

Le dossier de presse

Le livre blanc

La lettre ouverte

Guislaine DAVID
Blandine TURKI
Nicolas WALLET
Co-Secrétaires généraux

Monsieur Pap NDIAYE
Ministre de l’Education nationale
110 rue de Grenelle
75357 Paris 07 SP
Paris, le 24 août 2022

Monsieur le Ministre,

Le manque d'attractivité du métier de professeur·e des écoles s'enracine et prend des proportions inédites en cette rentrée : environ un poste sur cinq n'a pas été pourvu lors du dernier concours de recrutement et c'est la première année que le concours supplémentairement de l'académie de Créteil ne fait pas le plein.

De fait, de nombreux départements vont manquer d’enseignants et certaines classes risquent de se retrouver sans professeur·e.

Pour le SNUipp-FSU, il est inacceptable que la réponse à cette pénurie d’enseignant·es se traduise par le recrutement de contractuel·les non formé·es et non qualifié·es en lieu et place de lauréat·es du concours inscrit·es sur liste complémentaire. Surtout quand ces mêmes contractuel·les bénéficient de conditions d'affectations plus privilégiées que celles des enseignant·es titulaires.

L'année dernière, il aura fallu attendre la mobilisation historique des personnels du 13 janvier, à l’appel du SNUipp-FSU, pour que toutes les listes complémentaires soient recrutées alors que nous le demandions depuis la rentrée.

C'est pourquoi, Monsieur le Ministre, nous réitérons notre demande déjà formulée en juin dernier, de recruter dès à présent, l'ensemble des lauréat·es inscrit·es sur les listes complémentaires dans toutes les académies, afin de permettre à cette année scolaire de débuter plus sereinement.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos respectueuses salutations.

Guislaine David

Pour le Co-secrétariat général

« Savoirs fondamentaux » En maternelle, la priorité est donnée à la continuité entre les cycles 1 et 2, notamment par la formation des professeurs. Cette continuité est conçue à travers le prisme des résultats aux évaluations nationales à l’entrée au CP
Le SNUipp-FSU dénonce toute élémentarisation de l’école maternelle et la primauté accordée à la préparation des évaluations CP ainsi que le pilotage par les évaluations.
En élémentaire, poursuite de la priorité au français (lecture et écriture) et aux mathématiques. Poursuite des plans de formation continue en constellations. De nouvelles évaluations nationales sur échantillon sont mises en place pour les élèves de CM1
Le syndicat refuse le pilotage par l’évaluation qui focalise l’enseignement sur la maîtrise de quelques points seulement du programme. Il défend une formation répondant aux besoins et demandes des personnels. EPS Généralisation des 30 minutes d’activité physique quotidienne en complément de l’EPS.
Les conditions de leur mise en œuvre restent mal définies : positionnées sur les 24h du temps scolaire, elles pourraient se faire au détriment d’une partie des programmes ; organisées en dehors du temps scolaire, tout en restant sous la responsabilité des enseignants, elles constitueraient une contrainte nouvelle et chronophage, en contradiction avec les obligations réglementaires de service des PE. EDD : Education au Développement Durable Le Conseil Supérieur des Programmes engage une réflexion sur l’enseignement de l’éducation au développement durable.
Publication dans l’année d’un guide de la « sobriété écologique ».
Pour permettre à l’École de prendre toute sa place dans une réelle éducation à la transition écologique, une solide formation des personnels et des équipes pédagogiques, une banque de ressources et d’outils et la rédaction de programmes renforcés doivent être mis en place. Éducation prioritaire Poursuite des dédoublements de classes.
Le ministre s’appuie sur « une efficacité démontrée » comme en témoigneraient les
résultats aux évaluations nationales de CP, CE1 et 6ème. Or, sur 6 items sur 8 des évaluations de CE1 en français, les écarts de résultats entre élèves de REP+ et hors éducation prioritaire se sont aggravés depuis 2018. Le resserrement sur les « fondamentaux », le corsetage des pratiques enseignantes, pilotées par les évaluations, aboutissent à ces résultats et engagent la responsabilité du ministère.
L’expérimentation des CLA, engagée depuis septembre 2021 dans 3 académies métropolitaines (Aix-Marseille, Lille, Nantes), est étendue à 12 autres académies à la rentrée prochaine. Le dispositif triennal sera mis en place dans les cinq académies ultramarines ainsi qu’à Grenoble, Lyon, Montpellier, Orléans-Tours, Reims, Strasbourg et Versailles.
Ces contrats triennaux sont proposés par le rectorat à des écoles et établissements scolaires sur la base d’indicateurs locaux choisis au niveau académique et engageant les équipes dans des objectifs spécifiques. Débat sur l’école Des « réflexions collectives » à partir du projet d’école et des débats à l’échelon local associant les partenaires sont annoncés.
Dans la continuité de l’expérimentation marseillaise, des moyens supplémentaires pourront être attribués aux écoles en appui aux « innovations locales ».
L’allocation de moyens sur la base de « projets locaux » sans critères objectifs nationaux, s’étend et renforce les inégalités de moyens. Évaluation d’école Après une phase d’expérimentation l’an dernier, le ministère généralise les évaluations d’école, au rythme de 20 % d’écoles par an, avec à terme une évaluation tous les cinq ans pour chaque école. Issu de la loi Blanquer « pour une école de la confiance », ce dispositif comporte deux étapes :
• une phase d’autoévaluation sous la responsabilité du directeur ou de la directrice
d’école, à partir d’éléments statistiques comme les résultats aux évaluations nationales ;
• une évaluation externe, conduite par un groupe d’évaluatrices et évaluateurs extérieurs nommé par l’inspection d’académie.
Le rapport qui en découle doit servir de base au nouveau projet d’école.
Une intersyndicale du 1er degré s’oppose aux évaluations d’école.
Une motion du conseil des maîtres est disponible pour les équipes concernées sur le site du SNUipp-FSU.
Ecole rurale Poursuite des territoires éducatifs ruraux (TER) . Un TER repose sur un réseau constitué d’au moins un collège et de ses écoles de rattachement. Les dispositifs et actions identifiés par les alliances éducatives locales peuvent être de différents ordres (persévérance scolaire, orientation, arts et culture, sport, développement durable...). Des conventions sont signées entre les différents partenaires et seront en lien avec « l’école du futur » (contractualisation et moyens supplémentaires). Protocole sanitaire Un nouveau protocole est mis en place pour la rentrée 2022, avec trois niveaux activables par territoire en fonction de l’évolution du virus, sans que les critères amenant à changer de niveau ne soient communiqués. Le ministère prévoit un délai de 10 jours entre l’annonce et l’effectivité des modifications de protocole.

Le niveau vert impose des mesures d’hygiène renforcées, le niveau orange limite le brassage des élèves et impose une distanciation pour l’EPS en intérieur. Le niveau rouge interdit le brassage entre classes, à la cantine et impose des activités de basse intensité en EPS. Dans tous les cas, l’école primaire restera en présentiel.

Le principe est l’alignement de l’école sur les règles imposées dans le reste de la société (port du masque, tests, gestion des cas positifs et cas contact…).
Si une incitation financière sous forme de subvention est mise en place pour l’équipement des écoles en capteurs de CO2, elle reste insuffisante au regard du nombre d’écoles à équiper. D’après le ministère, 50% des communes ont équipé les écoles d’au moins un capteur. Par ailleurs, depuis deux ans, aucune réflexion n’est engagée avec les collectivités locales sur la question du bâti. EAFC : école académique de la formation continue Les EAFC conçoivent et mettent en œuvre “ la politique académique de formation continue pour l’ensemble des personnels relevant du ministère de l’Éducation nationale.”
“Sous l’autorité directe de la rectrice ou du recteur,[...] la directrice ou le directeur de l’EAFC organise la gouvernance de l’école dans les domaines stratégique, pédagogique, administratif, financier et des ressources humaines.”
Les EAFC pilotées par les rectorats témoignent de la volonté du ministère d’éloigner la conception de la formation des problématiques et besoins du terrain. Le département, avec les conseils départementaux de formation, doit être le niveau de référence pour l’organisation de la formation des personnels du 1er degré. Leurs besoins et demandes doivent être recensés en amont de la conception des formations. Nouveau schéma directeur de la formation continue Le schéma directeur de la formation continue 2022-2025 est la nouvelle feuille de route de la formation continue des personnels de l’Éducation nationale. Partant des recueils des besoins individuels et collectifs, la formation continue doit s’appuyer sur des viviers de formatrices et formateurs diversifiés, permettre la formation entre pairs, assurer une continuité entre formation initiale et continue, permettre le développement professionnel des personnels…
Le nouveau schéma met en avant les mêmes priorités que le schéma précédent, sans qu’elles aient été mises en œuvre. Le recueil des besoins de formation a été très aléatoire d’un département à l’autre et souvent inexistant.
L’absence de mesures permettant l’augmentation du nombre de formatrices et formateurs ainsi que l’amélioration de leurs conditions de travail rend illusoires les intentions affichées. Début de carrière : l’année de stagiaire A la rentrée 2022, la mise en stage des nouvelles et nouveaux lauréats du CRPE se fait en fonction de leur parcours antérieur. Les titulaires d’un master MEEF* sont à 100% en responsabilité de classe et n’ont que de 10 à 20 jours de formation sur l’année de stagiaire.
Ce volume réduit ne permet pas d’assurer une entrée sereine dans le métier, ni un accès à une professionnalité enseignante solide pour œuvrer contre les inégalités scolaires.
* Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation Revalorisation salariale Les organisations syndicales dont le SNUipp et la FSU ont obtenu que le gouvernement acte enfin une revalorisation de la valeur du point d’indice, celle-ci est de 3,5%. Cette augmentation est très en deçà de l’inflation (7 %). La situation inédite d’augmentation rapide du coût de la vie, cumulée à la dégradation résultant de 12 années de quasi-gel du point, appelle pourtant une mesure d’une toute autre ampleur.
Une augmentation immédiate d’au moins 15% du point d’indice et l’ouverture de négociations concernant les salaires et les carrières sont nécessaires. Le SNUipp-FSU demande l’ajout de points d’indice sur toutes les grilles, correspondant au minimum à 300 euros nets par mois. Le gouvernement doit également engager en urgence un plan pluriannuel de rattrapage des pertes subies, sans contreparties. Généralisation expérimentation marseillaise Emmanuel Macron a annoncé la généralisation de l’expérimentation marseillaise, dite « école du futur », dès l’automne prochain à tout le territoire alors qu’elle n’a même pas vraiment débuté à Marseille et n’est pas plébiscitée par la profession. Cette contractualisation d’objectifs assignés à chaque école va à l’encontre des principes égalitaires qui fondent l’école républicaine et le service public d’éducation, avec une mise en concurrence des écoles (rémunération différente) et un risque fort de mise au pas des pratiques professionnelles (recrutements locaux par le directeur ou la directrice, écoles à projet). Direction d’école • Décharges de direction : passage de trois-quarts de décharge à une décharge complète pour les écoles de 13 classes, passage d’une demi-décharge à une décharge complète pour les écoles de 12 classes, passage d’un quart à un tiers de décharge pour les écoles de 6 et 7 classes. Seuls 20% des directrices et des directeurs bénéficieront d’un supplément de décharge de direction à la rentrée 2022.
• Rémunération : si aucune revalorisation spécifique n’est programmée à cette rentrée pour les directrices et directeurs d’école, la pression syndicale unitaire a permis une augmentation de 225 € bruts annuels de leur indemnité au 1er janvier 2022.
Le SNUipp-FSU a revendiqué et obtenu une augmentation identique pour les 43 904 directeurs et directrices, la différence de charge de travail devant être prise en compte par un volume de décharge croissant en fonction de la taille de l’école.

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