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LE COMMUNIQUÉ Une injonction à proscrire l’écriture inclusive : En guise d’écran de fumée

En pleine crise sanitaire, le Ministre a du temps pour publier une circulaire proscrivant l’enseignement de l’écriture inclusive.

Pour la FSU, il s’agit à la fois d’une injonction inacceptable mais aussi d’une tentative de diversion des vrais problèmes que rencontre l’école.

Le langage structure la pensée. Et, pour la FSU, l’invisibilisation des femmes, y compris dans la langue est une réalité incontestable. L’écriture inclusive est une des réponses pour lutter contre cette invisibilisation. Une parmi d’autres, à améliorer mais qui a le mérite de poser des questions légitimes et participe de l’évolution vers plus d’égalité entre les femmes et les hommes. Elle ne peut être réduite au seul usage du point médian, une caricature qui traduit bien la méconnaissance du ministre de ce qu’est le langage inclusif. Pourtant le ministère avait signé en mars 2017 une convention d’engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe préconisée par le Haut conseil à l’égalité*.

Par ailleurs, la FSU dénonce l'instrumentalisation indigne de supposés problèmes d'apprentissage induits par l'utilisation du point médian pour des élèves porteurs de handicaps. Si son apprentissage peut faire l’objet de débat, il n’en reste pas moins que les enseignant-es sont des professionnel-les qui connaissent leurs élèves, leurs difficultés et notamment au quotidien dans l’apprentissage de la langue comme dans celui de l’égalité. Cette énième injonction est une atteinte intolérable envers leur liberté pédagogique alors que ce sont elles et eux qui tiennent depuis des mois l’école à bout de bras. Elle s’inscrit dans la droite ligne du projet d’école autoritaire conduit par le ministre depuis son arrivée rue de Grenelle.

Personne n’est dupe de cet écran de fumée alors que le ministère est bien en mal d’apporter toutes les réponses nécessaires à une école sous covid garante de la sécurité des personnels et des élèves. Par ailleurs, si le plan d’action à l’égalité professionnelle vient tout juste d’être signé, grâce à la pugnacité notamment de la FSU, sa mise en œuvre et sa déclinaison dans les académies peinent à voir le jour.

Pour la FSU, il est grand temps que le Ministre abandonne cette posture provocante et fasse son travail en assurant une école sécure pour toutes et tous.

De leurs côtés les enseignant-es savent ce qu’ils et elles ont à faire avec leurs élèves pour les amener sur le chemin des savoirs et de l’émancipation.

Les Lilas, le 07 mai 2021

Le courrier

Palais de l’Elysée
Monsieur le Président de la République
Emmanuel Macron

55 rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris

Les Lilas le 5 mai 2021

Monsieur le président la République,

La situation en Haïti est alarmante. Depuis plus d’un an, la population haïtienne est soumise à une crise sociale dont le gouvernement ne prend pas la mesure, ainsi qu’à un régime de terreur entretenu par des gangs armés qui pillent, enlèvent et assassinent en toute impunité.

Le Comité syndical francophone de l’éducation et de la formation (CSFEF), l’Internationale de l’Education ont réuni les syndicalistes haïtiens dont les témoignages sont bouleversants : les manifestations populaires sont durement réprimées, l’expression démocratique est bafouée, la sécurité des acteurs et actrices de la société civile est précaire. La jeunesse est particulièrement touchée puisquenombre d’écoles sont fermées à cause de l’insécurité.

L’Organisation internationale de la Francophonie a formé un comité consultatif sur la situation en Haïti, cela peut être un levier de médiation intéressant. Le Core Group, dont la France fait partie, exhorte les parties prenantes à trouver un accord politique en vue de la tenue d’élections et rejette le projet de changement de constitution.

Ainsi, la Francophonie a un rôle tout particulier à jouer avec la communauté internationale. Les acteurs de la société civile haïtienne pensent qu’il n’y a plus de perspective plausible avec le président Moïse car il faut que le processus démocratique reprenne le droit chemin dans le pays, et que soit engagée une lutte effective contre la corruption.

C’est la raison pour laquelle la FSU et l’UNSA Éducation souhaitent vous alerter et vous demander :

> d’exhorter le gouvernement haïtien à lutter contre les gangs armés ;
> de convaincre le gouvernement haïtien d’abandonner les sanctions contre les syndicalistes du fait de leur engagement aux côtés de la population ;
> de peser auprès du gouvernement pour qu’il organise de manière transparente et sécurisée les élections qui devaient se tenir en février, de veiller à ce que le processus électoral soit libre et démocratique ;

Nous vous prions de croire, Monsieur le président de la République, en l’expression de nos salutations respectueuses.

Le collectif «&nbspPlus Jamais ça&nbsp» appelle à participer aux marches climat partout en France le 9 mai

A l’appel de nombreuses organisations, des marches sont organisées partout en France le dimanche 9 mai. La crise sanitaire renforce notre conviction qu’urgences sociale et environnementale se conjuguent. C’est maintenant et massivement qu’il faut engager la transition écologique de nos sociétés.

Nous faisons nôtres les alertes des scientifiques sur le dérèglement climatique et les atteintes à la biodiversité, leurs causes et les moyens d’y répondre. Il y a urgence à transformer en profondeur nos modes de vie, de consommation et de production. Cela passe notamment par une autre répartition des richesses, des modèles de production et d’échanges guidés d’abord et avant tout par des impératifs sociaux et écologiques, aussi bien au niveau national qu’au niveau mondial.

Alors qu’ils contribuent à la préservation de notre planète et à une autre logique de développement, le démantèlement des services publics se poursuit. Plutôt que d’abandonner et de privatiser des missions publiques, de généraliser l’austérité budgétaire, de fermer ou regrouper les services publics implantés sur le territoire national ou encore de restreindre les moyens des collectivités locales, c’est au développement des services publics qu’il faut procéder. Il n’y aura pas de résolution de la crise d’aujourd’hui avec les solutions d’hier et avec de simples effets d’annonces du gouvernement sans objectifs ambitieux et concrets pour protéger la biodiversité et le climat. Il est urgent de mieux articuler le “Penser global, agir local”. La France pourrait ainsi donner une impulsion salutaire au niveau européen et mondial.

Nous exigeons d’ores et déjà une conditionnalité sociale et écologique sur toute aide publique versée aux entreprises. Nous exigeons en outre que les objectifs de réduction des émissions de gaz à effets de serre soient contraignants pour l'Etat et pour les entreprises. Nous demandons la création de centaines de milliers d’emplois dans la transition écologique et sociale. Et nous proposons que pour dégager l’argent public nécessaire, soient taxées les multinationales les plus polluantes et les plus riches, grands profiteurs de la crise.

Le gouvernement français a été condamné pour son inaction climatique dans le procès de l’Affaire du Siècle. Pourtant, la loi climat proposée par le gouvernement et qui devrait être votée le 4 mai est d’une indigence coupable, dénoncée par les participants à la Convention citoyenne pour le climat. C’est pourquoi nous appelons à organiser et rejoindre largement les marches pour le climat pour y porter nos exigences d’une société plus juste, écologique, solidaire et démocratique.

L'appel unitaire AESH : plus que jamais déterminé-es, en grève le jeudi 3 juin !

L’intersyndicale nationale CGT éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation appelle à une nouvelle journée de grève le 3 juin pour obtenir satisfaction aux revendications légitimes des AESH pour l’amélioration des salaires et la création d’un véritable statut, contre les PIAL et la précarité.

La journée nationale d’action du 8 avril, où les AESH, ont été très nombreuses et nombreux à s’être mobilisé-es, a permis d’alerter sur la situation subie par ces personnels, méprisés par l’Éducation nationale. Les médias ont largement fait écho à ces actions. Seul le ministre refuse de voir ce qui a été massivement porté par les AESH, avec les personnels à leurs côtés, et remonté lors des audiences auprès des DASEN, des recteurs ou des préfets. Aucune annonce n’a été faite sur la reprise des discussions, aucun calendrier de concertation n’a été donné dans les instances nationales pouvant laisser croire à la disponibilité du ministère à tenir ses engagements sur l’amélioration des conditions d’emploi et sur une revalorisation salariale des AESH.

Le mépris a assez duré !

Aujourd’hui un-e agent-e de l’Éducation nationale sur dix est AESH. Ces agents de la Fonction publique, employé-es sous contrat, sont précarisé-es et malmené-es dans l’exercice quotidien de leurs missions. Ils et elles souffrent d’absence de reconnaissance institutionnelle et leurs conditions de travail ont été considérablement dégradées depuis la création des PIAL. Ce sont les élèves en situation de handicap et tout le service public d’éducation qui en pâtissent.

Les revendications restent les mêmes, et elles le resteront jusqu’à obtenir satisfaction.

Il y a urgence à :

  • engager l’augmentation des salaires et garantir la possibilité de contrats à temps complet pour permettre aux AESH de vivre dignement de leur travail ;
  • abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens ;
  • créer un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH ;
  • recruter massivement des AESH pour permettre aux élèves en situation de handicap de bénéficier  d’un accompagnement à la hauteur des notifications.

L’intersyndicale nationale CGT éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation appelle tous les AESH à faire entendre leurs revendications lors d’une nouvelle journée de grève nationale le jeudi 3 juin.

Elle appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale à se joindre à cette journée de mobilisation aux côtés des AESH.

Elle invite également les associations de parents à soutenir les exigences portées pour l’amélioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.
Elle appelle à la tenue d’intersyndicales pour préparer et réussir la journée de grève du jeudi 3 juin et d’assemblées générales des personnels pour réaffirmer les revendications et construire les suites de la mobilisation.

Toutes et tous en grève
Pour l’augmentation des salaires, un vrai statut et l’abandon des PIAL !

Paris, le 3 mai 2021

▶ Le SNUipp-FSU livre son analyse de la situation sanitaire dans les écoles à partir des données communiquées par le ministère de l’Education nationale et les académies dans leurs points de situation hebdomadaires, sur leurs sites ou dans la presse. Ces données, non exhaustives, sont loin de refléter les données diffusées par Santé Publique France notamment.

▶ Les données sont partielles et n’intègrent pas les informations des académies de Nice, Guadeloupe, Guyane, Martinique et Mayotte.

▶ La situation est inédite car les données communiquées ne concernent que le premier degré, seul à avoir repris le 26 avril. Le choix est fait de comparer la situation avec celles correspondant aux semaines de reprise après les vacances de Noël et d’hiver. Ces points offrent des éléments de comparaison (relevé sur quatre jours d’école, semaine suivant une période de vacances), même s’ils concernent à la fois les premier et second degrés.

Les données essentielles

Nombre de cas positifs élèves : 2067 cas

Nombre de cas positifs personnels : 231 cas

Nombre de fermetures de classes : 1118

Nombre de fermetures d'écoles : 19

Le communiqué  Covid à l’école : Il reste encore beaucoup à faire

Après une semaine de reprise de l’école, les premiers chiffres montrent que le virus est encore bien présent dans les écoles comme il l’est de façon générale dans la société.

Le taux d’incidence des élèves de 3 à 10 ans a baissé lors des trois semaines de fermeture des écoles. Celui des 6-10 ans est ainsi passé de 365 à 210 mais avec une très forte baisse du nombre de tests réalisés. Le nombre de cas positifs d’élèves recensés en ce début de semaine de rentrée reste supérieur à celui du retour des vacances en janvier alors même qu’il n’intègre pas les élèves des collèges et lycées reprenant les cours en présentiel seulement aujourd’hui.

La mesure de fermeture dès le premier cas de Covid est nécessaire et permet, alors que la circulation du virus est toujours intense sur le territoire, de prévenir la propagation de contamination dans les écoles. Cela entraîne, après quelques jours d’école, un nombre important de fermetures de classes.

La première semaine de reprise en présentiel aura également permis de démontrer, si c’était nécessaire, que les moyens de remplacement ne sont pas à la hauteur des besoins. De nombreuses classes ont dû ainsi fermer par manque de remplaçant-es. Les promesses de 5000 embauches sont loin d’être tenues, seulement 2200 contractuel-les ont pu être recruté-es depuis la rentrée de septembre.

Par ailleurs, d’autres mesures comme la vaccination prioritaire des personnels aurait pour effet de protéger les personnels eux-mêmes, et par extension les élèves et leurs familles, mais également de réduire les absences maladies liées au Covid. Il est plus qu’urgent que la priorité de vaccination des personnels tant de fois annoncée depuis janvier dernier devienne vraiment réalité pour toutes et tous ! Alors que la Haute autorité de santé autorise la réalisation d’auto-tests chez les enfants, validant une préconisation du conseil scientifique, le ministère envisage seulement de les ouvrir aux élèves de collège. Il est pourtant nécessaire de tester régulièrement et massivement tous les élèves.

De même, le ministère ne peut reporter sa responsabilité en matière de sécurité des écoles en renvoyant aux collectivités locales la mise en place de détecteurs de CO2 et de purificateurs d'air dans les classes. Un financement de l'État est nécessaire pour permettre à toutes les communes de pouvoir s’équiper.

Depuis le début de l’année, c’est une constante, le manque d’anticipation pour sécuriser nos écoles est criant, laissant ainsi la gestion de la crise aux équipes sur le terrain.

Paris, le 3 mai 2021

Communiqué de presse de la FSU

A la fin de la manifestation parisienne du 1er mai, des militants de la CGT ont été l’objet d’injures et de violences ayant entrainé des blessures. La FSU leur exprime sa solidarité. Ces agressions sont inacceptables. Elles doivent être condamnées sans ambiguïté. Le droit de manifester s’inscrit dans les fondements de la démocratie. Il doit être protégé et garanti pour permettre l’expression des revendications et les luttes pour les droits des travailleuses et des travailleurs.

Les Lilas, le 02 mai 2021

1 cas de COVID chez les élèves = fermeture de classe

Suite aux nombreuses interventions du SNUipp-FSU, l'apparition d'un seul cas avéré entraîne la fermeture de la classe pendant 7 jours, quel que soit le niveau, quel que soit le variant. Tous les élèves sont alors considérés comme cas contact.

Pour revenir en classe, les élèves de plus de 6 ans devront attester d’un test PCR négatif. Les élèves de maternelle sont invité·es à justifier d’un test salivaire négatif. Les tests ne sont pas obligatoires mais réduisent le temps d’éviction.
A contrario, l’apparition d’un cas confirmé parmi les personnels n’implique pas automatiquement la fermeture de la classe. Dans la même logique ministérielle, les enseignant·es des classes fermées pour raison de covid, ne sont pas automatiquement considérés comme cas contact. Dans les deux cas, une évaluation sera menée par le "contact-tracing”. Cette notion n’est pas plus précisée.

Le retour à l’école, de chaque élève dont la classe a été fermée, sera possible :

  • après 10 jours pour un cas avéré pour tous les élèves ;
  • après 7 jours pour un cas contact hors foyer pour tous les élèves avec test négatif. S’il n’y a pas de d’attestation de conduite de test, le délai passe à 14 jours ;
  • après 17 jours pour un cas contact au sein du foyer pour tous les élèves avec test négatif. S’il n’y a pas de d’attestation de conduite de test, le délai passe à 24 jours.
Interdiction du brassage en cas de non remplacement

Le brassage et la répartition dans une autre classe des élèves dont l'enseignant ou l'enseignante serait absent·e sont interdits. Il y a lieu d'organiser la surveillance dans l'attente de leur prise en charge car il reste impossible de renvoyer les élèves non pris en charge par leurs parents en cours de journée.

Cette interdiction va dans le sens de la consigne syndicale lancée il y a un mois par le SNUipp-FSU de non accueil des élèves en cas de non remplacement.

EPS : privilégier la pratique en extérieur

Les gymnases et les piscines réouvrent… Néanmoins, il est recommandé de privilégier les activités extérieures et seules des activités intérieures de “basse intensité” permettant le port du masque sont possibles.

La FAQ du 26 avril  autorise la motricité en intérieur pour la maternelle.

Elèves d'ULIS : brassage interdit

Pour éviter le brassage, les élèves d’ULIS, ou d'autres dispositifs d’inclusions, doivent rester au sein d’un seul groupe : 

  • soit la classe dont ils ou elles dépendent ;
  • soit la structure ULIS. 

Les équipes doivent réfléchir et choisir ce qui leur paraît le mieux pour les élèves.

La déclaration FSU 

Mme la Présidente,
Mme et M. les membres du CSE,

La FSU siège ce jour en délégation réduite, convoquée hors du calendrier prévisionnel et durant des vacances scolaires. Instruire les dossiers demande du temps, mais cela évite aussi de rouvrir pour la énième fois les mêmes articles du code de l’éducation… Les délais accordés aux instances ne visent pas à ralentir le rythme des réformes (même si nous pourrions le souhaiter par les temps qui courent), ils visent à permettre un travail de qualité dans la Fonction publique, il ne faudrait pas l’oublier.
Nous partageons les réserves émises par les différentes organisations quant aux conditions sanitaires et pédagogiques de la reprise lundi prochain.
Nous saisissons cependant l'occasion de cette séance pour donner un aperçu de la situation tendue et des demandes de nos collègues d'outre-mer.
Si l’état de l'enseignement public dans l'hexagone est dégradé du fait des suppressions de moyens et des réformes en rafales, il l’est encore davantage dans les territoires globalement plus défavorisés que sont les outre-mer.
Un tour du monde éducatif d’est en ouest…

Pacifique : Polynésie – Nouvelle CalédonieLa situation de l’enseignement secondaire en Nouvelle-Calédonie est le reflet des déséquilibres portés par la société calédonienne : déséquilibre entre les établissements scolaires, selon qu’ils sont situés en Brousse ou dans la zone du Grand Nouméa, déséquilibre entre les élèves, dans une société où près de 20% des ménages vit sous le seuil de pauvreté, déséquilibre entre les communautés, dont l’appréhension des mécanismes éducatifs peut receler des différences fondamentales.
L'absentéisme, le décrochage et les violences scolaires - très liées aux violences familiales et à la montée du chômage - sont largement sous-évaluées par l’administration. Aussi, avec la crise sanitaire, la déscolarisation précoce atteint en Polynésie des niveaux bien plus élevés que dans l’hexagone.

Océan Indien : la Réunion
L’académie connaît une situation sociale difficile, près de 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté, 100 000 illettré.es pour 850 000 habitant.es. La politique menée, surtout ces dernières années, ne permet pas d’avoir les moyens humains et matériels d’assurer comme il se doit le Service public d’Éducation (suppression de postes, manque de remplaçant-es…). La FSU demande le classement de l’ensemble de l’académie en Éducation prioritaire, la création de postes à la hauteur des besoins et une rénovation du bâti scolaire.
284 écoles sont classées en éducation prioritaire sur 497. Les nombreux dédoublements engendrés donnent plus de personnels à gérer pour le.la directeur.trice. La FSU demande une aide administrative dans toutes les écoles afin de permettre aux directeur.trice.s d'école de se recentrer sur leurs missions essentielles dont celle d'impulser des projets. Cette aide administrative ne doit pas dépendre du bon vouloir de la commune. Actuellement seule la commune de Saint-Denis alloue cette aide.
Par ailleurs, une réflexion doit être menée sur le calendrier scolaire. La coupure de plus d’un mois de fin décembre à fin janvier (1 mois et 5 jrs cette année) ne favorise en rien la réussite des élèves.
Il faudrait enfin une politique plus volontariste pour les langues créoles.

MayotteMayotte, un département où 50 % de la population a moins de 17 ans, doit faire l’objet de mesures massives de soutien envers sa jeunesse
Dans le 1er degré les enfants de moins de 6 ans ne sont pas tous scolarisés, ne parlons pas des moins de 3 ans… Le déficit de salles de classe persiste malgré l’augmentation de la dotation spécifique pour les constructions d’écoles. La «&nbspnationalisation&nbsp» temporaire des constructions scolaires s’impose afin de rattraper le gros retard en matière de bâti scolaire et de faire baisser sensiblement les effectifs dans les classes. Les retards et les difficultés scolaires de la majorité des élèves imposent des recrutements et des formations massifs d’enseignant-es spécialisé-es. Le RASED devraient être densifiés au même titre que les équipes accueillant les élèves en élémentaire allophones ou jamais scolarisés avant d’arriver sur le sol mahorais.
Dans le second degré, les assassinats iniques successifs de deux jeunes par leurs camarades début avril ont conduit une fois de plus le recteur à annuler les cours dans leurs établissements pour éviter un droit de retrait. La situation est explosive.
La FSU dénonce les sureffectifs qui concernent la totalité des écoles, collèges et lycées et demande la transformation de tout le département en REP+.
Une politique de recrutement doit être mise en place, avec des mesures significatives d’attractivité et de stabilisation des agent-es.
La vie des jeunes mahorais-es et leur avenir n’a pas de prix. Les phénomènes de violence n’ont épargné aucun établissement ni commune du département, et ce, malgré les quelques efforts consentis après les mobilisations des jeunes, des parents d’élèves et des personnels. Il est clair qu’il en faut beaucoup plus pour stopper cette dynamique mortifère.

Amérique du Sud : Guyane
Au cours de ces quatre dernières années, le retard en termes de dotation n’a fait que croître.
Dans le premier degré, le déficit de salle de classe est important ; beaucoup d'élèves sont privés d'école par manque de place. Les remplacements ne sont pas assurés. Les RASED continuent à se dégrader au même rythme que le dispositif REP+.
Dans le second degré, le manque de moyens associé à un retard de plus de quinze ans sur le bâti a de graves conséquences sur les conditions de scolarisation de la jeunesse. On parle en Guyane de surpopulation scolaire dans les EPLE alors que dans le même temps plus de 6000 jeunes en âge d’être scolarisés ne le sont pas. A cela viennent s’ajouter les difficultés liées à l’isolement de certains territoires, la difficulté scolaire, la non prise en compte du hiatus entre langue maternelle et langue de scolarisation et le manque de structures spécialisées (UPE2A, ULIS, etc.) alors que les besoins sont criants.
L’absence de politique éducative ambitieuse pour les élèves de Guyane se traduit par des chiffres sans appel : un jeune sur deux entré en classe de 6ème n’obtiendra jamais son baccalauréat et un jeune sur trois sortira sans diplôme du système éducatif. Ces chiffres traduisent pour nous, l’abandon de la jeunesse Guyanaise à son sort et donc le renoncement de la part de l’Etat aux principes d’équité et d’égalité qui nous sont chers.

Antilles
Suite au mouvement de grève des personnels enseignants en Martinique et en Guadeloupe au printemps 2020, une mission d’information sur l’enseignement dans les outre-mer dans les territoires en dépression démographique a été décidée par la Délégation aux Outre-Mer de l’Assemblée nationale. La FSU a été entendue le 16 mars dernier, le rapport n’est pas sorti à ce jour.

Martinique
Les 13 dernières années, ce ne sont pas moins de 1045 postes qui ont été supprimés dans l'académie, ce qui a des conséquences catastrophiques sur les moyens de remplacement.
Les mesures ministérielles ne sont pas respectées avec des CP à 15 mais pas à 12. Nombre de disciplines sont sinistrées, il n'y a presque plus de remplaçant-es, des élèves restent des mois sans professeurs.
La vie au quotidien dans les écoles et les établissements scolaires est difficile du fait du bâti : les constructions datent pour l'essentiel d'il y a 50 ans, elles sont dans un état de décrépitude avancée et en chantier permanent. Les points d'eau ne sont pas assez nombreux, ce qui pose des problèmes d'hygiène.
Alors que de nombreux collèges et lycées disposent de salles climatisées, dans les écoles la température atteint régulièrement plus de 30 degrés. Ces conditions ont un impact sur la vigilance et la concentration des élèves. Un plan d’urgence pour la rénovation des bâtiments scolaires doit être initié par l’Etat (et non par les collectivités locales) afin d’offrir à court terme des bâtiments aux normes de sécurité et dignes, offrant aux élèves comme aux enseignant-es de bonnes conditions d’enseignement et de travail.
Par ailleurs, les salles informatiques sont souvent hors d’usage de longues périodes de l’année et il n'y a généralement pas d'accès à Internet. Les crédits de la collectivité territoriale ne sont pas suffisants pour assurer ce service, beaucoup plus coûteux que dans l'hexagone. Les collègues achètent des abonnements à leurs frais pour pouvoir travailler en classe.
La charge de la scolarité obligatoire pour les familles reste trop élevée. Les fournitures scolaires et les livres doivent être pris en charge par les collectivités.
La carte REP devrait être révisée afin de prendre en compte le contexte local (taux de pauvreté, d’enfants en difficulté de lecture, indice de position sociale des élèves…) : des secteurs entiers de l’académie devraient être en REP ou REP+.

Guadeloupe
En Guadeloupe, les coupures d'eau sont fréquentes, et les problèmes de bâtis importants comme en Martinique. L’Etat doit mettre en place un plan de rénovation des écoles et des établissements en prenant en compte les conditions climatiques ainsi que les risques sismiques.
Mais nous souhaitons attirer votre attention sur la très importante sous dotation en éducation prioritaire et en particulier en REP+, alors même que la situation socio-économique de ce territoire justifierait un rattrapage important. Le rapport de l'inspection générale suite aux nombreuses semaines de blocage l'année passée sur la demande de classement de l'académie en REP+ allait dans ce sens.
Dans le même temps que 17 postes sont supprimés pour la rentrée prochaine, le rectorat supprime des postes UPE2A pour les remplacer par des UPE2A "itinérants" sur 3,4 voire 5 établissements qui ne trouveront aucun-e candidat-e faute de moyens suffisants ! La dégradation de la situation générale dans la Caraïbe en lien avec la crise sanitaire va sans aucun doute accroître les phénomènes migratoires et renforcer les besoins en moyens et postes FLE.
Nous demandons donc a minima l'annulation des 17 suppressions de postes et la création d'au moins 10 REP+ supplémentaires.

ConclusionL'Etat doit accepter les particularismes scolaires des territoires du Pacifique, de l'Océan indien, des Antilles et de la Guyane. Il doit assurer les missions de service public sur l’ensemble du territoire et, ce, sans discrimination. Il faut dans les territoires d’outre-mer des recrutements massifs de personnels dont les CPE, enseignant-es spécialisé-es, psy-EN, infirmières et médecins scolaires, assistant-es de service social, ouvrir des classes, rénover le bâti, assurer des conditions de scolarisation décente pour tous les élèves.
L’école vaut plus que des belles paroles ! Il faut des actes !

Le communiqué de la FSU Les psychologues ont besoin d’autre chose que d’une mise au pas !

Les organisations de psychologues ont découvert début avril une proposition de loi déposée par des députés « LR » portant sur la demande de création d’un ordre professionnel pour les psychologues.

La FSU s’oppose à cette proposition de loi et en demande le retrait.

En effet, celle-ci vise avant tout à contrôler les pratiques des psychologues, par la mise en place d’une organisation pyramidale et anti démocratique qui serait l’interlocuteur unique des pouvoirs publics et autoriserait ou non leur exercice professionnel alors que la loi du 25 juillet 1985 encadre déjà l’exercice de cette profession dont le titre est protégé. La liste ADELI est déjà un garant
de la vérification des diplômes requis.

L’ordre aurait également des pouvoirs de sanction pour non respect d’une « charte de bonne conduite » et de principes de moralité qui n’ont pas grand-chose à voir avec la déontologie.

Le souci du public, derrière lequel se cachent les promoteurs de cette proposition de loi est une préoccupation constante des psychologues. C’est pourquoi dès 1961 ils se sont donné un code de déontologie, qu’ils actualisent régulièrement et collectivement. La dernière version du code sera d’ailleurs présentée le 5 juin 2021 par une vingtaine d’organisations (associations et
organisations syndicales) qui travaillent ensemble au sein du CERédépsy pour réaffirmer l’existence d’un code de déontologie commun à tous les psychologues et l’inscrire dans les textes réglementaires.

Cette offensive est la suite du rapport de l’IGAS qui vise à supprimer, pour les psychologues, la liberté de choix des méthodes et des référents théoriques au profit d’une conception unique basée sur des protocoles d’intervention et des « bonnes pratiques professionnelles » définies par la HAS et se limitant aux courants comportementalistes et neuro-scientistes. Il s'agit là d'une attaque sans précédent de la clinique, de la relation et de la complexité du sujet.

Elle profite de la crise sanitaire et de la montée des troubles psychiques observés dans la population pour restreindre l’intervention des psychologues à la santé mentale, oubliant que les champs d’exercice sont variés (Justice, travail, Education, action sociale...) et que les missions sont plus larges que le diagnostic et l’intervention protocolisée auxquels on voudrait les limiter.

La FSU appelle tous les psychologues à s’opposer à toute forme d’ordre professionnel qui aboutirait à nier la diversité et la richesse de leurs pratiques en lien avec l’histoire de la discipline et de ses fondements théoriques.

Ce dont les psychologues ont besoin, c’est d’une reconnaissance à part entière de leur profession et de nombreuses créations de postes dans des services publics renforcés, permettant à chaque psychologue de déployer toutes ses missions, de prévention, de
soutien psychologique, et d’aide au développement, dans le respect de la dimension psychique de la personne.

Les Lilas, le 27 avril 2021

Le communiqué

Depuis plus d’une année, la pandémie liée à la Covid bouleverse la vie, le travail, les libertés individuelles et collectives des populations sur tous les continents.

En France, le 1er-Mai, journée internationale des travailleurs et travailleuses va, une nouvelle fois, se dérouler dans un contexte de crise sanitaire.

La persistance de la circulation des virus est rendue plus alarmante par l’insuffisance des moyens de notre système de santé publique, moyens matériels et humains particulièrement dans les services de réanimation mais aussi dans les établissements hospitaliers, médicaux sociaux ou encore dans les déserts médicaux.

Ce constat indéniable de difficultés d’accès aux soins trouve ses causes dans des choix budgétaires visant à faire toujours plus d’économies. Pour nos organisations, il est temps de mettre en œuvre un plan d’urgence pour rebâtir un système public de santé à hauteur des besoins.

Le « bout du tunnel » tant espéré est également ralenti par une carence d’approvisionnement en vaccins. L’insuffisance de moyens consacrés à la recherche publique et à la production du médicament n’est pas sans lien avec cette situation de pénurie. Les organisations signataires renouvellent leur demande d’une mise à disposition accélérée de vaccins sûrs et efficaces pour toutes les personnes qui le souhaitent.

Cette crise sanitaire se double d’une crise économique et sociale très grave malgré les dispositifs mis en œuvre et malgré la solidité de notre système de protection sociale.
Pourtant, l’emploi et les salaires sont affectés et pourraient l’être durablement.
L’incertitude quant au redémarrage de l’activité de nombreux secteurs, à l’arrêt ou au ralenti depuis des mois, et aux conséquences à plus long terme, gagne.

De trop nombreux plans sociaux, de restructurations injustifiées, de délocalisations d’activités avec leur cortège de suppressions d’emploi sont en cours. Beaucoup d’entreprises ont pourtant bénéficié d’aides publiques importantes sans aucune contrepartie. Nos organisations exigent leur conditionnalité au respect de normes sociales et environnementales et à la préservation des emplois, tant dans l’industrie que dans les services. A l’éducation nationale, dans les services publics, comme dans les différentes administrations, les suppressions de postes se poursuivent. Il est temps de stopper l’hémorragie par des recrutements indispensables à l’exercice de missions de qualité.

La précarité et la pauvreté gagnent du terrain en particulier chez les jeunes et les salariés fragilisés par des contrats à durée déterminée. De plus en plus, émerge le sentiment d’une génération sacrifiée. Nos organisations demandent en urgence un plan de soutien supplémentaire en direction de la jeunesse.

Au lieu de cela, la réforme de l’assurance chômage, rejetée par toutes les organisations syndicales et qui n’a d’autre but que de faire de nouvelles économies, est poursuivie.
Elle pourrait pénaliser plus 1,7 millions de demandeurs d’emploi, parmi eux les plus précaires et particulièrement les plus jeunes.
Nos organisations renouvellent leur exigence d’abandon de la réforme aux conséquences désastreuses, elles entament des recours juridiques pour faire échec à sa mise en œuvre et se mobilisent, aux côtés des salariés précaires, des intermittents, des saisonniers, intérimaires, etc.

Elles militent pour le renforcement de la protection sociale qui passe également par l’abandon définitif de tout projet régressif en matière de retraites. Elles s’opposent aux velléités d’intégrer au projet de loi de finances de la sécurité sociale, la part de budget de l’État consacrée à l’Agirc-Arrco et à l’Unedic.

Le contexte de crise sanitaire conduit aussi à limiter les libertés et le rôle pourtant essentiel du syndicalisme. Nos organisations combattent toutes les entraves à l’activité syndicale et toutes les atteintes aux libertés individuelles et collectives notamment le droit constitutionnel de manifestation.

Elles condamnent la prolongation sans fin de l’état d’urgence et appellent au retrait des dispositions contenues dans le projet de loi sécurité globale et les décrets sécurité intérieure qui remettent en cause ces libertés.

Le 1er-Mai est une journée qui unit internationalement les travailleurs et travailleuses avec leurs organisations syndicales. Le progrès des droits sociaux et des garanties collectives est conditionné à ce que tous les peuples puissent vivre en paix et disposent des libertés individuelles et collectives indispensables à leur développement.
Nos organisations réaffirment leur soutien aux combats qu’ils mènent avec leurs syndicats pour la justice sociale. Elles dénoncent la répression sanglante qui s’abat sur la population en Birmanie (Myanmar), ainsi qu’à l’encontre du syndicat HKCTU à Hong Kong dont le secrétaire général Lee Cheuk Yan est menacé de prison. Elles agissent pour le respect immédiat des droits démocratiques et syndicaux.

Nos organisations CGT, FO, FSU et Solidaires appellent toutes les travailleuses et travailleurs à se saisir du 1er-Mai, partout en France, pour en faire une journée de mobilisation et de manifestation, pour s’engager avec détermination pour l’emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et la paix dans le monde.

Le 16 avril 2021

"La reprise scolaire se fait dans un contexte sanitaire toujours préoccupant" écrivent plusieurs organisations syndicales, dont la FSU, dans un communiqué du 25 avril. "Les demandes portées conjointement par nos organisations ont amené le ministre à annoncer des mesures plus fortes" qui étaient "indispensables non seulement pour assurer le fonctionnement des écoles et établissements scolaires, mais aussi pour l'ensemble de la société afin que les écoles ne soient pas des vecteurs d’une nouvelle accélération de l'épidémie." Elles estiment qu'il est "nécessaire d’aller plus loin pour maintenir sur le long terme l’ouverture des écoles" (voir communiqué en bas de page).

Si cet énième protocole tient enfin compte des revendications portées depuis des mois par le SNUipp-FSU et dans le cadre d'une pétition intersyndicale depuis des semaines, les mesures prises restent insuffisantes et parfois floues dans leur application concrète. Ainsi, la règle d'un cas positif= une fermeture étendue à tous les départements exclut les adultes. L'augmentation de la politique de tests et son ciblage reste en deçà de l'ambition permettant une véritable stratégie de prévention.

Les mesures oublient surtout une politique de vaccination prioritaire pour tous les personnels travaillant dans les écoles. Réservée au plus de 55 ans, comme pour l'ensemble de la population, elle est pourtant jugée nécessaire par 79% de la population française, selon un sondage Opinion way pour le SNES-FSU

De même, le ministère se défausse entièrement sur les collectivités territoriales pour assurer la mise en place de détecteurs de CO2 et de purificateurs d'air dans les classes. 
La fourniture de masques chirurgicaux pour les élèves comme pour les personnels n’est toujours pas prévue. Quant à l'allégement des effectifs, il n'est envisagé qu'à partir de la classe de quatrième...

Dans le communiqué commun, les syndicats rappellent que "ce sont les personnels qui permettent au service public d'éducation de tenir" et que "l'école ne pourra fonctionner, à court et à long terme, sans moyens supplémentaires." C’est pourquoi elles réclament un collectif budgétaire pour la rentrée à venir, les moyens d’assurer les remplacements, et des créations de postes d’enseignantes et d’enseignants, de Psy-EN, de personnels administratifs, santé et sociaux, vie scolaire dans les écoles et les établissements pour la rentrée de septembre, pour annuler les fermetures de classes et de postes, répondre aux inégalités qui se creusent, et pouvoir anticiper une possible poursuite de la crise sanitaire.

Pour toutes ces raisons, le SNUipp-FSU a également déposé une alerte sociale, interpelant le ministre sur la nécessité de protéger les personnels et d'assurer la continuité du service public d'éducation. Exigeant ainsi une négociation préalable au dépôt d'un préavis de grève, couvrant du 10 au 21 mai 2021.

Paris, le 23 avril 2021

Guislaine DAVID; Arnaud MALAISÉ; Régis METZGER
Co-Secrétaires généraux

A

Monsieur Vincent SOETEMONT 

Directeur Général des Ressources Humaines Ministère de l’Éducation Nationale
72 rue Regnault
75013 Paris

Objet : Dépôt d’une alerte sociale

Monsieur le Directeur,

Conformément aux dispositions de la loi 2008-790 du 20/08/2008, nous avons l’honneur de vous notifier les motifs qui nous conduisent à déposer une alerte sociale préalable au dépôt d’un préavis de grève national pour les personnels enseignant-es du 1er degré, les accompagnant-es des élèves en situation de handicap et les psychologues de l’Éducation nationale, exerçant dans les écoles, les établissements scolaires et les établissements spécialisés, à compter du lundi 10 mai 2021 jusqu’au vendredi 21 mai 2021 inclus.

Voici les motifs de cette alerte qui concernent les moyens alloués à l’École :

1. Protéger les élèves et les personnels contre le virus et ses variants

Afin de lutter efficacement contre la pandémie tout en maintenant autant que possible les écoles ouvertes, le SNUipp-FSU demande :

◦ Un accès prioritaire à la vaccination pour l’ensemble des personnels volontaires qui sont en contact avec les enfants, en particulier les enseignant-es, Atsem et AESH ;
◦ Une politique de tests revue et massifiée, déployée en prévention et dès connaissance d’un cas positif, chez un-e élève ou un-e agent-e ;
◦ Un renforcement du protocole sanitaire, notamment sur les points suivants :
▪ Des critères identiques au reste de la société doivent s’appliquer pour définir les cas contacts au sein de l’Education nationale, pour les élèves comme les personnels ;
▪ L’équipement des locaux en capteurs de CO2 ;
▪ La fourniture de masques chirurgicaux aux élèves et aux personnels.

2. Assurer la continuité du service public d’éducation

La pandémie génère inévitablement un accroissement du nombre d’absences d’enseignant-es, testé-es positifs, déclaré-es cas contacts ou placé-es en ASA pour différents motifs. Trop souvent, par manque de moyens, ces personnels ne sont pas remplacé-es, induisant à la fois une rupture de la continuité du service public d’éducation et un brassage des élèves en contradiction avec le protocole sanitaire. À cette rentrée, le SNUipp-FSU se montrera vigilant à ce que les engagements pris à l’occasion de la réunion sanitaire du 22 avril 2021 soient effectivement mis en œuvre.

Seul un nombre plus important d’enseignant-es peut permettre d’assurer la nécessaire continuité du service public d’éducation dans le respect du protocole sanitaire : le SNUipp-FSU vous demande d’acter dès maintenant une augmentation du nombre de recrutements, par plus d’admis-es au CRPE 2021, et une programmation pluri-annuelle.

En application du décret n°2008-1246 du 1er/12/2008, nous vous demandons d’engager une négociation préalable « dans le délai de trois jours à compter de la remise de la notification ».

Nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur, en notre sincère et profond attachement au service public d’éducation.

Pour le Co-secrétariat
Guislaine DAVID

A quelques jours de la reprise, la circulation épidémique reste à un niveau très haut tout comme la pression sur le service public hospitalier. Le renforcement partiel du protocole pour les écoles, présenté quelques jours avant la reprise, prend en compte une partie des revendications portées par le SNUipp-FSU mais sans les mener au bout. Clairement les trois semaines sans classe n’ont pas été mises à profit par le gouvernement pour rendre possible une école sous covid comme le réclamait la pétition unitaire. 

D'une part, si une « priorité de vaccination » a été reconnue, elle reste très limitée. Réservée au plus de 55 ans, comme pour l'ensemble de la population, elle ne concerne que 12% des PE. De plus, elle reste totalement désorganisée dans nombre de départements. On est loin de la vaccination de tous les personnels des écoles nécessaire pour les protéger, ainsi que leurs élèves et les familles, et assurer par la même leur présence afin de maintenir les écoles ouvertes. Aucune réelle accélération du calendrier n'est envisagée. 

D'autre part, si la fermeture d'une classe à partir d'un cas positif au Covid, quel que soit le variant, est enfin étendue à l'ensemble des départements, elle continue à en exclure les adultes qui ne sont pas considérés comme cas contact lorsqu'un élève est positif, pas plus que les élèves ne le sont si le PE est testé positif. Sans compter le déficit de traçage des élèves de maternelle qui reste moindre  ne permettant pas une identification claire de la diffusion du virus. 

Non brassage, chiche ! Mais concrètement ? 

L'incohérence due aux absences des enseignant.es non remplacé.es qui engendrait une répartition des élèves dans les autres classes semble enfin entendue. La règle du non brassage devient prioritaire et en cas de remplacement impossible c'est l'enseignement en distanciel qui devrait prendre le relais... Reste à savoir par qui si l'enseignant.e est lui-même en arrêt ! Aucune indication non plus sur la mise en place concrète qui nécessite un réabondement massif du vivier de remplaçant-es. Le ministère confirme qu'en cas de besoin, de nouveaux recrutements, en plus de l'enveloppe des 6 000 contractuel.les déjà annoncée, sont possibles. Reste qu'au vu de l'attractivité de ces emplois, répondre à tous les besoins s'avérera bien compliqué.

Enfin, si le déploiement des tests salivaires promet d'être accentué de 250 000 à 400 000 hebdomadaires dès la semaine prochaine avec un objectif de 600 000 mi-mai, il reste loin du nombre nécessaire à une prévention d'envergure. Ces tests devraient faire l'objet d'un meilleur ciblage (là où la contamination est la plus importante), et des auto-tests distribués aux personnels. 

Et toujours rien...

Par contre, rien n'a été envisagé pour favoriser une meilleure aération des locaux : ni investissement dans des capteurs CO2, ni dans des purificateurs d'air. Ces investissements, nécessaires et niés jusqu'à présent par le ministre, sont "renvoyés" aux municipalités. De même, le ministère ne fournit aucun masque chirurgical ni aux élèves, ni aux personnels. Quant à l'allégement des effectifs, il n'est prévu qu'à partir de la classe de quatrième...
L'école joue un rôle dans le maintien d'une partie de l'économie, pourtant la dotation de moyens spécifiques supplémentaires dans le cadre du plan de relance oublie totalement l'Education nationale.

Au final, malgré une validation des revendications posées depuis des semaines par le SNUipp-FSU, les conditions restent loin de ce qu’il faudrait pour maintenir une école sécure sous covid.
Comme un entêtement à croire que les écoles ne participent pas vraiment à la diffusion du virus, alors que le variant anglais, plus présent chez les enfants, est devenu largement majoritaire. 
Comme une délégation de la gestion aux personnels sur le terrain, lassés d'un déni de réalité, oeuvrant pourtant au quotidien à maintenir le service public d'éducation.
Le gouvernement fait le pari de demi-mesures entraînant une école en mode dégradé tout en prenant le risque de compromettre le freinage de l'épidémie. La pétition unitaire appelant à d'autres mesures pour la reprise reste ainsi d'actualité.

Le communiqué commun

Paris, le 21 avril 2021

États Généraux de la laïcité : pourquoi maintenant et pour quoi faire ?

La laïcité permet de construire un équilibre toujours fragile entre le respect de la diversité et la nécessité de l’unité. La laïcité doit nous rassembler. C’est l’esprit des grandes lois laïques qui garantissent à la fois l’égalité entre tous les citoyens et nos libertés fondamentales. Pour que notre République demeure indivisible et qu’elle puisse combattre ceux qui s’en prennent à ses valeurs, il faut qu’elle soit laïque, démocratique et sociale.

La mise en œuvre du principe de laïcité a toujours suscité des débats entre Républicains. Ces débats sont naturels et féconds à condition qu’ils soient organisés collectivement, sereinement et loyalement, dans un esprit de concorde et non de division. Nous sommes prêts à ces débats, avec une volonté sincère de dialogue et de rassemblement.

C’est pourquoi nous regrettons profondément l’annonce dans la presse et sans concertation aucune d’«&nbspÉtats Généraux de la laïcité&nbsp» qui commenceraient leurs travaux sous quarante-huit heures !
Les citoyens ou leurs représentants ont-ils été associés à cette initiative, qui aurait d’ailleurs trouvé davantage sa place avant les débats parlementaires concernant la loi confortant le respect des principes de la République et non après ? Quel est le sens de cette annonce conçue sans transparence et sans volonté de rassembler ? Alors que notre pays - et tout particulièrement sa jeunesse - est confronté à de véritables urgences sociales et écologiques après une année de crise sanitaire, le débat public national ne gagne rien à être saturé par la question identitaire.
Ces «&nbspÉtats Généraux&nbsp» ne doivent pas servir un agenda politicien ni une instrumentalisation de la laïcité en vue d’échéances électorales à venir. Il faut qu’ils soient l’occasion d’un vrai débat citoyen.

Nous constatons que les conditions ne sont malheureusement pas réunies actuellement pour pouvoir participer à ces «&nbspÉtats Généraux&nbsp». Les organisations laïques qui se sont toujours battues pour faire vivre et respecter le principe de laïcité demeurent disponibles pour participer, quant à elles, à toute initiative permettant un débat argumenté, serein et ouvert.

Liste des premiers signataires :

L’Aroeven ; Les Ceméa ; La Confédération nationale des Foyers Ruraux ; La Cofac; La Confédération des MJC ; Cotravaux ; Le CPCV Ile de France; Les CRAP Cahiers pédagogiques ; Culture et Liberté ; DEI France ; École changer de cap ; La FCPE ; La Fédération des Centres sociaux ; La Fédération nationale de la Libre Pensée. ; Les Francas ; La FSU ; L’ICEM - pédagogie Freinet ; L’Iforep ; La Jeunesse au Plein Air ; La Ligue des Droits de l'Homme ; La Ligue de l’enseignement ; Les PEP ; Peuple et Culture ; Le Réseau Arc en ciel théâtre ; Le SE Unsa ; L’UFCV ; Solidarité Laïque ; L’Unsa éducation

Communiqué commun

Après huit ans d’existence, l’Observatoire de la laïcité va donc disparaître. A la place, le gouvernement envisagerait un Haut conseil à la laïcité doublé d’une administration de la laïcité.
Créé pour éclairer les pouvoirs publics, fournir des données et organiser ou valider des formations liées à la laïcité et à la gestion du fait religieux, l’Observatoire était aussi un lieu de démocratie où nos associations laïques étaient écoutées.
Ce que montrent les nombreux avis, guides et documents élaborés pendant sa période de fonctionnement, c’est que l’Observatoire de la laïcité a constamment éclairé le cadre laïque formé par la législation, notamment les lois de 1882, 1905 et plus récemment 2004. Ce travail essentiel a permis aux différents acteurs de faire vivre ce cadre. L’indépendance d’esprit revendiquée par son Président et par son Rapporteur général permettait de lutter contre les
idées reçues et les idées fausses sur la laïcité générées par un débat souvent confus dans notre pays sur ce principe d’organisation de notre République.
Il est significatif que l’Observatoire de la laïcité disparaisse au moment où se discute la loi sur les « principes de la République », qui met en péril l’équilibre réalisé par les lois laïques et les textes fondant la liberté associative.
Le combat laïque est un combat de liberté, il promeut l’émancipation et l’esprit critique. « Nous ne désirons pas que les hommes pensent comme nous mais qu’ils apprennent à penser d’après eux-mêmes »… Condorcet.
Ce combat continuera, qui associe défense de la laïcité et lutte contre toutes les formes de discriminations.

Premiers signataires :


Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac)

Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation actives (Cemea)

Confédération générale du travail (CGT)

Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)

Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP)

Fédération syndicale unitaire (FSU)

Fédération tunisienne pour une citoyenneté des deux rives (FTCR)

Fondation Copernic

Les Francas

Ligue des droits de l’Homme (LDH)

Ligue de l’Enseignement

Mémorial 98

Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP)

Solidarité Laïque

Union nationale des étudiants de France (Unef)

Union syndicale Solidaires

Syndicat des avocats de France (Saf)

Paris, le 10 avril 2021

Activités d'expressions et de créations plastiques, jeux collectifs, ... parfois les idées manquent, que l'on soit en famille ou en accueil collectif de mineurs. Or ce sont bien « les activités qui rythment la journée au même niveau que la vie quotidienne  ». Pour autant, « elles se doivent de dépasser le simple fait d’occuper et éviter le piège de l’activisme », préviennent les Centres d'entrainement aux méthodes d'éducation active (CEMEA). Loin d'un modèle de « vacances apprenantes » centré sur les « fondamentaux » de la rue de Grenelle , ce sont des tutos, des tours de mains et des fiches pratiques qui permettront aux enfants d'agir et d'expérimenter, mais aussi de créer avec ce nouveau carnet YakaChezNous·18. 

Ce sont également près de 40 films pour tous les âges présentés à différentes éditions annuelles du festival international du film d'éducation qui sont ouverts sur la plateforme en ligne, ainsi que  14 activités pour les ados

La collection des carnets Yaka'ChezNous initiée lors du premier confinement est toujours disponible sur « la médiathèque éduc'active » de ce mouvement d'éducation nouvelle. 

Le nombre de cas positifs parmi les élèves recensé par le ministère est encore en hausse de 36%. Depuis septembre, au total 221 500 élèves ont ainsi été déclarés positifs. De son côté, le nombre de fermetures de classes s’envole suite au retour de la règle protectrice de fermeture dès le premier cas avec une hausse de 246%.

Le nombre de cas rapportés ayant fréquenté un milieu scolaire (graphique ci-dessous) issu du dernier bilan de Santé publique France augmente encore et atteint un niveau jamais recensé.

Enfin, et c’est un rappel constant, les données du ministère, reposant sur le déclaratif des familles, sont toujours très loin d’intégrer tous les cas positifs recensés par Santé Public France. Cette semaine, le ministère comptabilise 2,8 fois moins de cas parmi les élèves. Sans oublier que le manque de sens de données hebdomadaires pour une semaine s’arrêtant le jeudi à 13h perdure également.

Il est urgent que le ministère propose l’ensemble de ses données en open-data. Des données sont néanmoins disponibles concernant les tests salivaires ou PCR-RT effectués dans les écoles et établissements mais restent parcellaires.

Face à cette situation, aucune coupure «&nbspmagique&nbsp» ne permettra une reprise des écoles en toute sécurité au vu de l’intensité de la circulation actuelle du virus. Ce temps de trois semaines hors classe doit au contraire être pleinement mis à profit par le ministère pour rendre possible cette nécessaire réouverture des écoles dans des conditions telles qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle, pédagogique comme social.

Accès à la vaccination des personnels, allégement des classes, cas contacts redéfinis, règle de fermeture de classe fixée partout à un cas avéré, tests salivaires massifs ciblés et réalisés partout de façon hebdomadaire, locaux équipés de capteurs CO2, masques chirurgicaux fournis aux élèves et aux personnels… Seul un engagement dans la concrétisation de toutes ces mesures, que le SNUipp-FSU porte depuis de nombreuses semaines et continuera de porter, permettra la poursuite de l’école sous pandémie.

Les points essentiels :

▶Le SNUipp-FSU livre son analyse de la situation sanitaire dans les écoles à partir des données communiquées par
le ministère de l’Education nationale et les académies dans leurs points de situation hebdomadaires, sur leurs sites ou
dans la presse. Ces données, loin d’être exhaustives, sont loin de refléter les données diffusées par Santé Publique
France notamment.


▶ Les données sont partielles et n’intègrent pas les informations des académies de Poitiers, Guadeloupe, Guyane et Martinique.


▶ Des décalages subsistent entre les données recensées par le ministère et les données publiées par les académies, notamment sur le nombre de fermetures de classes et d’établissements.

Une hausse nationale du nombre de cas positifs élèves : 28 738 cas contre 21 183 le 26 mars, soit +35,7%

Une hausse nationale du nombre de cas positifs personnels : 2 771 cas contre 2 515 le 19 mars soit +10,2%

Toujours des incohérences avec les chiffres de Santé Publique France (semaine 12) :21 183 cas positifs élèves (MEN)
16 630 cas positifs élèves 0-9 ans (SPF)
43 333 cas positifs élèves 10-19 ans (SPF).

Le ministère de l’Education nationale comptabilise 2,8 fois moins de cas positifs élèves que Santé Publique France.

Une hausse nationale du nombre de fermetures de classes :

11 272 fermetures contre 3 256 le 19 mars, soit +61,3%

« À ce stade, on maintient les concours de recrutement avec un protocole sanitaire strict. Il n'y pas de report prévu des épreuves. Les lieux seront  adaptés. »

(Réponse du ministère à la question du SNUipp-FSU - 1er avril 2021)

Le jeudi 1er avril, s’est tenue au Ministère de l'Education nationale une réunion d’urgence sur le confinement avec les organisations syndicales. La question de l'organisation des concours de recrutement, dont le CRPE, était à l'ordre du jour et la rue de Grenelle a voulu se montrer très confiante. Pour le représentant du ministère, un  « protocole sanitaire strict »  permet de maintenir les épreuves !

Le SNUipp-FSU alertait déjà le ministère en novembre 2020  dans un courrier adressé à la Direction Générale des Ressources Humaines sur la nécessité d'envisager différents scénarii  en cas de dégradation de la situation sanitaire. En janvier puis à nouveau en mars, le syndicat renouvelait ses alertes. Mais comme pour la mise en place du distanciel, ou les mesures nécessaires pour éviter la fermeture des écoles, rien n'a été anticipé !

Il est important que tous les candidats et toutes les candidates aux concours de l'Education nationale puissent passer les concours auxquels ils et elles sont inscrit·es et préparé·es. Des mesures doivent être prévues afin que la sécurité sanitaire des  candidat·es, des surveillant·es et président·es d’examens soit assurée notamment en ouvrant davantage de centres d'épreuves.

Délibérations

119, c'est le nombre de classes qui cette année s'étaient inscrites au concours organisé par le SNUipp-FSU en partenariat avec la Bnf, la Ligue de l'enseignement, le Café pédagogique et les maisons d'éditions Rue du Monde, L'école des loisirs, Père Fouettard, Didier jeunesse, Grasset jeunesse, Glénat et Amaterra. Les classes autour du thème de "Comment j'ai inventé ma maison?" ont fait preuve encore une fois de beaucoup d'inventivité. Les conditions sanitaires ont imposé au jury de se réunir à distance mais cela n'a pas entamé le plaisir de découvrir l'ensemble des créations réalisées par les classes de tous niveaux. "Chaque année je suis impressionnée par l'inventivité dont font preuve les élèves", rapporte Nathalie Ryser de la Bnf. "C'est la première fois que je participe à ce concours en tant que partenaire et je trouve cela très riche même si c'est difficile de faire des choix", complète Florent Grandin des Editions du Père Fouettard. Quand à Manon Lalouelle de L'école des loisirs  "c’était super pour pouvoir apprécier les œuvres, c’était un plaisir de participer à ce jury."

Après de nombreuses délibérations

Les œuvres présentées avaient des format très divers: livre, maquette en 3D, plan en 2D, journal de bord, vidéos, photos, affiches, jeu, tableaux... Le Jury a été attentif tout autant à la démarche, à l'investissement des classes qu'à la production finale. Après un débat serré, c'est la classe de Benoît Leclerc, enseignant spécialisé à l'Institut thérapeutique éducatif et pédagogique La Bousselaie-Fandguelin de Saint Jacut les Pins (56) qui a remporté le premier prix du concours. Les élèves remportent le séjour en classe découverte offert par la Ligue de l'enseignement. 

L'exposition Cycle 1 en vidéo L'exposition Cycle 2 en vidéo L'exposition des classes spécialisées en vidéo L'exposition Cycle 3 en vidéo  Diaporama photos Palmarès

1er prix (Un séjour en classe de découverte à Port Leucate)

• n° 116, DITEP La Bousselaie-Fandguelin, pôle enfance, SAINT JACUT LES PINS (56), ITEP

2èmes prix (Une tablette tactile numérique)

• n° 41, Ecole élémentaire Léonard de Vinci, STRASBOURG (67), CM1
• n° 66, Ecole primaire de la Sensée, ESTRUN (59), CE1/CE2
• n° 75, Ecole primaire de Proveysieux, PROVEYSIEUX (38), CP/CE1/CE2
• n° 12, Ecole élémentaire Victor Hugo, AUCAMVILLE (31), CE1/CE2
• n° 144, Ecole primaire du Parc, POISY (74), PS/MS
• n° 98, Ecole maternelle René Goscinny, LE LOUROUX BECONNAIS (49), PS/GS
• n° 101, Collège des Perrières SEGPA, ANNONAY (07), 5ème SEGPA
• n° 17, Groupe scolaire du Val d'Orain, COLONNE (39), CM1/CM2
• n° 136, Ecole primaire Nelson Mandela, FOIX (09), CE1

Les prix « Coups de cœur » du jury (Un lot de Livres)


• n° 159, Ecole élémentaire Les Semailles, THIONVILLE (57), CM1/CM2
• n° 127, Ecole élémentaire Michel del Castillo, MENDE (48), CE1
• n° 23, Ecole maternelle de la plage, HENDAYE (64), PS/MS/GS
• n° 96, Collège Honoré de Balzac, SAUMUR (49), ULIS
• n° 147, Ecole élémentaire, NANTES (44), CP/CE1
• n° 33, Ecole maternelle Henri Barbusse, LANESTER (56), MS/GS
• n° 129, Ecole élémentaire de Lamothe-Landerron, LAMOTHE-LANDERRON (33), CE1/CE2
• n° 54, Ecole primaire Condorcet, CROSSAC (44), CE2
• n° 149, Ecole élémentaire Les Garennes, NANTES (44), CM1/CM2
• n° 105, Ecole élémentaire Fanny Reich, SAINT LIZIER (09), CM1

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