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Pour faire le point sur les dernières modifications de règles, mais expliquer plus généralement le principe du mouvement interdépartemental, les outils, l'accompagnement possible, les recours, le syndicat propose un webinaire ouvert à toutes et tous !

C’est par milliers dans la rue que les enseignantes et les enseignants se sont joints jeudi 29 septembre aux autres salarié.es et retraités du public comme du secteur privé pour défendre le pouvoir d’achat. Dans ces temps de crise énergétique et d’inflation qui pèsent fortement sur les plus précaires, les mesures gouvernementales annoncées sont très largement insuffisantes. Les concertations autour des rémunérations des personnels qui doivent s’engager avec les organisations syndicales début octobre, seront l’occasion pour le SNUipp-FSU de revendiquer une revalorisation pour l’ensemble de la profession et une reconnaissance sans condition du travail des enseignants et des enseignantes.

Une hausse « historique » ?

Le budget 2023 de l’Education nationale vient d’être dévoilé. Le moins qu’on puisse dire c’est que la promesse de revalorisation de 10% d’Emmanuel Macron n’est pas tenue. Alors que Gabriel Attal, ministre délégué aux comptes publics, se gausse d’une « hausse historique » de 6,5% (3,7 Mds€) pour atteindre 60,2 milliards d’euros, en réalité, le budget de l’enseignement scolaire, corrigé de l’inflation (estimée par la Banque de France à 5,6% pour 2022) est seulement en hausse de 300 millions d’euros. Les grandes lignes de la répartition du budget sont d’ores et déjà tracées. Sur cette hausse de 3,7 Mds€, 1,7 résulte de la hausse de 3,5% du point d’indice appliquée en juillet dernier, seule mesure qui profite à l’ensemble de la profession. 400 millions sont pris par l’évolution des carrières à l’ancienneté.

Que reste-t-il pour la revalorisation ?

En l’état actuel des choses, l’enveloppe consacrée à des réelles augmentations de salaires à la rentrée scolaire 2023 - 635 millions en 2023, 1,9 Mds€ sur 12 mois - ne concernera pas l’ensemble de la profession. Une partie de l’augmentation servira l’autre promesse de la campagne présidentielle « qu’aucun enseignant n’entrera dans la carrière à moins de 2000€ net». En réalité, les salaires passeraient de 1926€ (en incluant les primes et l’augmentation du point d’indice) à 2000€… une augmentation de 74 € qui ne devrait concerner que 10% de la profession. Le ministre reste évasif sur ses intentions concernant l’ensemble de la profession pour lequel il ne restera que les sommes allouées au très nébuleux « pacte » et à ses nouvelles missions, 300 millions en 2023, soit 900 millions par an. Des rémunérations complémentaires « conditionnelles » qui s’apparenteraient à des heures supplémentaires et que le SNUipp-FSU entend combattre lors des concertations. Il portera la nécessité d’un plan pluri-annuel permettant d’offrir de véritables perspectives de carrière afin de renouer avec l’attractivité du métier.

Avec ce budget, le choc est là, mais certainement pas celui « d’attractivité » que promettait Pap Ndiaye.

La veille de la grève du 29 septembre, Guislaine David, porte-parole et secrétaire générale intervenait sur France Inter sur ces questions.
Une intervention à écouter ou réécouter.

Vous envisagez de partir enseigner à l’étranger ? Le SNUipp-FSU-Hors De France organise un webinaire mercredi 12 octobre 2022 de 13h30 à 15h30.

Il présentera les différentes possibilités qui s’offrent aux enseignants du 1er degré pour partir enseigner à l’étranger, les textes et les calendriers de recrutement. Des spécialistes de ces questions pourront conseiller les participant·es et répondre à leurs questions.

Vous envisagez de partir enseigner à l’étranger ? Le SNUipp-FSU-Hors De France organise un webinaire mercredi 12 otcobre 2022 de 13h30 à 15h30. 

Il présentera les différentes possibilités qui s’offrent aux enseignants du 1er degré pour partir enseigner à l’étranger, les textes et les calendriers de recrutement. Des spécialistes de ces questions pourront conseiller les participants·es et répondre à leurs questions.

Des consignes inexactes sur le terrain

Depuis plusieurs semaines déjà, le SNUipp-FSU a multiplié les interventions auprès du ministère pour qu’il fasse respecter le texte de loi concernant la fin des APC pour les directeurs et directrices d’école et la fin de l’obligation faite aux directeurs et directrices de rédiger le PPMS. (cf article Plus d’APC pour les directeurs et directrices d’école)
Si nous continuons de combattre toujours l’essentiel du contenu de la loi Rilhac, ces deux articles ont été intégrés dans le code de l’éducation et sont déjà en application sans nécessité de publication de décret. En effet, la loi n°2021-1716 du 21 décembre 2021 a modifié le Code de l’éducation (Article L411-2 partie IV)
A ce jour, sans directive du ministère, l’application des articles précités n’est pas respectée partout et les interprétations dans les DSDEN sont multiples et variées. Le SNUipp-FSU demande au ministre de faire respecter les textes.

Une charge de travail qui ne cesse d’augmenter 

Alors que les directeurs et directrices d’école ne bénéficient toujours pas d’aide à la direction d’école, le ministère continuent d’envoyer des enquêtes chronophages dans les écoles. Dans plusieurs départements, les directeurs et directrices des petites écoles attendent toujours le temps de décharge qui leur est dû. Une fois de plus, l’allègement des tâches pourtant essentiel au bon fonctionnement des écoles n’est pas à l’ordre du jour. Il est plus que temps d’améliorer significativement les conditions de travail des directrices et directeurs comme le fonctionnement de l’école, tout en préservant son organisation.

Afin d’exposer les difficultés rencontrées par les directrices et les directeurs dans l’exercice de leurs multiples missions, le SNUipp-FSU a écrit au ministre pour lui demander une audience.

Une grève pour une École au service de la réussite de toutes et tous

La question des salaires est centrale dans la crise de recrutement que rencontrent actuellement les métiers de l’enseignement. Alors qu’un master (bac+5) est exigé pour être en responsabilité de classe, les débutants et débutantes ne sont même pas payées 1,2 fois le SMIC. Le résultat est connu : 2000 postes n’étaient pas pourvus à la rentrée. Cette grève a donc, via la question des salaires, pour but de défendre un enseignement de qualité pour tous les enfants, dispensés par des fonctionnaires d’état, formés et non des précaires recruté·es en moins de 30 minutes lors de «&nbspjob dating&nbsp».
Elle vise aussi à exiger un accompagnement digne des élèves en situation de handicap. Ce droit fondamental repose aujourd’hui sur des AESH précaires payé·es entre 750 et 900 euros par mois soit en deçà du seuil de pauvreté

Une grève pour imposer d’autres choix

Ce jeudi 29 septembre, les PE ne seront pas les seul·es en grève. La mobilisation appelée par la FSU, la CGT et Solidaires concerne l’ensemble des salarié·es, du public comme du privé. L’augmentation du coût de la vie, la hausse des prix de l’énergie et des produits de première nécessité pèsent sur toutes et tous. Cela appelle des mesures fortes pour défendre le pouvoir d’achat de la majorité de la population qui se paupérise. D’autres pays européens font le choix de taxer les superprofits, étudient les possibilités d’impôts exceptionnels sur les fortunes, sur les dividendes… Il faut que le monde du travail pèse pour être entendu et imposer plus de justice sociale et écologique.

Se battre pour l’égalité femmes / hommes

La crise du Covid a montré l’importance des services publics comme amortisseur de la crise. Mais elle a, plus encore, permis de pointer le manque structurel d’investissement et le déclassement salarial des personnels qui y travaille. Ce sont les agentes et agents qui tiennent l’école, l’hôpital à bout de bras.
Plus généralement, ce qu’a révélé la crise du Covid c’est que les métiers pourtant essentiels sont sous-payés. Nettoyage, agent·es de caisse, aide à la personne, soins, éducation… tous ces métiers sont directement concernés par la stagnation des salaires en parallèle d’une inflation qui elle flambe.
Ces métiers sont très majoritairement féminisés : la reconnaissance des métiers essentiels est un enjeu d’égalité entre les femmes et les hommes.

Se battre pour la justice sociale et écologique

Canicule, inflation galopante, paupérisation généralisée… Les problèmes auxquels est confrontée la population sont structurels. Les répercussions sont visibles jusque dans les écoles : augmentation des prix des repas de cantine, augmentation des prix des fournitures scolaires, augmentation du coût des sorties scolaires, hypothèse de baisse du chauffage pour tenir les budgets de fonctionnement suite aux hausses des coûts de l’énergie, fermeture de piscines en délégation de service public à cause de coûts de fonctionnement…
En ce qui concerne les professeurs des écoles, le dégel du point d’indice et son augmentation de 3,5% du point d’indice décidé cet été ne couvrira au final que la moitié de l’inflation. Rien n’est mis en place pour l’ensemble des salarié·es qui voient leurs revenus stagner et donc leurs fins de mois de plus en plus difficiles. La paupérisation de la population, le déclassement des enseignantes et enseignants, il est temps d’y remédier.

Des solutions existent : défendre les services publics

Les services publics, amortisseur de crise, ne sont pas financés à la hauteur pour donner à toutes et tous les moyens de se soigner, se chauffer, s’éduquer… Pourtant avec 44 milliards de dividendes versés en France au deuxième trimestre, un record, les leviers existent.
Pendant ce temps l’Espagne, l’Italie ou l’Allemagne décident par exemple de taxer les superprofits. Dans ces pays, ces taxes exceptionnelles pour les entreprises qui réalisent d’énormes profits ont permis par exemple de baisser le prix des transports en commun et de favoriser des déplacements décarbonés : des choix qui correspondent à la double exigence de faire économiser de l'argent aux salarié·es tout en entamant la nécessaire bifurcation écologique.
Il s’agit, comme pour le réchauffement climatique, de volonté politique. La grève du 29 septembre doit permettre d’imposer d’autres choix.

Le communiqué de presse

Les Lilas le 19 septembre 2022

Une lettre alliant mépris et provocation

Le Président Macron a fait le choix de s'adresser aux personnels de l’Education Nationale par courriel : utilisant le prétexte de les remercier, le message veut en réalité pointer les dysfonctionnements et les inégalités de notre école pour mieux faire la promotion des réformes envisagées.

Aucune remise en question dans ce texte alors que la responsabilité des gouvernements successifs est grande et que la politique éducative menée ces dernières années a été particulièrement dévastatrice à ce sujet. Suppressions de postes, formations initiale et continue bradées, conditions de travail dégradées, contenus d’enseignement appauvris… sont autant de signes que l’Ecole n’est pas considérée comme un investissement nécessaire à l’avenir de la Nation et l’absence de politique salariale a provoqué une pénurie de recrutement.

Pire, c’est une visée utilitariste et libérale qui justifie les projets de réformes envisagées sur la voie professionnelle ou la contractualisation des écoles et établissements qui ne vont faire que renforcer les inégalités existantes et la concurrence entre personnels et établissements.

La deuxième partie de la lettre est une provocation pour toutes et tous les enseignant-es. Les 10% inconditionnels ont été répétés plusieurs fois par Emmanuel Macron, comme candidat puis comme président, les dernières déclarations de Pap NDiaye nous ont confirmé que la revalorisation ne concernerait que les débuts, voire les milieux de carrière… Au final, les 10% ne seraient en fait qu’une moyenne comprenant les indemnités déjà accordées ces deux dernières années aux seuls débuts de carrière et la «&nbspprime informatique&nbsp» de 150 euros annuels. Inadmissible pour la FSU tant les personnels du service public d’éducation ont vécu un déclassement salarial injuste et incontestable depuis des années, amplifié par le gel du point en vigueur depuis 2010. Cette revalorisation qui n’en est pas une montre le mépris profond du Président à l’égard de notre travail et de nos professions. Quant à la partie liée au pacte qui pourrait «&nbspaller jusqu'à 20%&nbsp», nous ne pouvons qu’être en désaccord car celui-ci recouvre une contrepartie et donc des missions supplémentaires. Le pacte serait-il envisagé comme une nouvelle possibilité de toucher au statut ?
L’investissement dans l’avenir de la jeunesse passe par un rattrapage des pertes de pouvoir d’achat et une revalorisation sans contreparties de l’ensemble des enseignant-es et des personnels de l’éducation ainsi que par l’attribution de moyens supplémentaires à la totalité des écoles et établissements scolaires.

Face à cette volonté d’amplifier la politique éducative libérale menée ces dernières années et à l'urgence d’une véritable revalorisation salariale, les syndicats de la FSU appellent les collègues à poursuivre le rapport de force engagé et à se mobiliser massivement le 29 septembre pour gagner sur les salaires et les pensions !

Qu’est-ce qu’un livre ? La question peut paraître surprenante car bibliothèques, librairies et vieux greniers ont rendu l’objet familier, avec ses pages soigneusement assemblées, enfermées sous leur couverture et n’attendant que la main qui va les feuilleter. Et pourtant, l’histoire et la géographie racontent une histoire bien différente, des tablettes sumériennes aux tablettes numériques, des rouleaux de papyrus aux fichiers sonores. Les classes vont pouvoir parcourir 5000 ans d’histoire du livre et de créer un livre à leur image.

Inscriptions jusqu'au 7 novembre

Les inscriptions se font en ligne du lundi 12 septembre jusqu'au 7 novembre inclus :

Les classes auront jusqu'au dimanche 12 mars 2022 minuit pour envoyer leurs œuvres au SNUipp-FSU - Jeu concours « Le livre dans tous ses états » 128 bd Blanqui, 75013 Paris.
Les œuvres numériques seront à envoyer par voie postale sur des clés USB ou par Internet à l'adresse mail concours-snuipp@snuipp.fr

Un jury composé de chaque partie prenante organisatrice se réunira et le palmarès sera rendu public lundi 24 mars. 

En soutien au travail des élèves et leurs enseignantes et enseignants, des ressources pédagogiques sont disponible

Les ressources

Sur le site « BnF
• « Les Essentiels » propose une thématique entière consacrée aux livres et aux écritures. Constamment enrichie de nouveaux dossier, elle propose des approches à la fois par formes, par périodes et par lieux : https://essentiels.bnf.fr/fr/livres-et-ecritures

• L’application BDnF propose la création de bandes dessinées à l’aide de corpus réalisés par des dessinateurs et puisés dans la bibliothèque Gallica : https://bdnf.bnf.fr

En livres :
• Le CNLJ propose une bibliographie destinée aux enfants sur les livres et la lecture : https://cnlj.bnf.fr/sites/default/bibliographies/livres_et_lecture.pdf

Listes d'ouvrages des éditions partenaires

Rue du monde

L'école des loisirs

Didier jeunesse

Le 28 septembre sera la journée internationale pour le droit à l’avortement. Ce droit fondamental, encore loin d’être acquis pour toutes les femmes dans le monde, est régulièrement remis en cause. Récemment aux Etats Unis la très conservatrice Cour Suprême a invalidé l’arrêt Roe et Wade permettant ainsi à la moitié des États d’interdire ou de restreindre l’accès à l’IVG de millions de citoyennes américaines. En Europe, ce droit est refusé aux femmes de Pologne, Andorre, Malte et Monaco.

Là où ce droit existe, il subit de nombreuses restrictions et son accès effectif n’est pas toujours garanti faute de structures, de moyens et de personnels formés en nombre suffisant.

En France le nécessaire allongement du délai d’accès IVG de 12 à 14 semaines n’a pas permis de résoudre ces difficultés. La fermeture de plus d’une centaine de centres IVG ces 30 dernières années a mis en péril la garantie de son accès à toutes les femmes. Pour sécuriser ce droit, il est nécessaire de revendiquer son inscription dans la constitution et les moyens nécessaires pour qu’il soit effectif pour toutes.

Le SNUipp avec la FSU appelle aux côtés de nombreuses organisations à manifester le mercredi 28 septembre. La manifestation parisienne partira à 18h30 de Bastille. Des initiatives sont également prévues un peu partout en France.

Depuis 2018, les étudiants et étudiantes en formation MEEF sont assujetti·es à la Contribution de Vie Étudiante et de Campus (CVEC) dont le montant se situe entre 90 et 100 euros. Les syndicats de la FSU, dont le SNUipp, ont toujours dénoncé cette situation. Suite à des interventions répétées, la situation a évolué en faveur des futurs enseignantes et enseignants.

« Les PES ne peuvent être assimilés à des étudiants en formation initiale et ne sont donc pas assujettis à la CVEC. » C’est en s’appuyant sur cet écrit, adressé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche aux président·es d’université et directeurs et directrices d’Inspé, que les syndicats de la FSU dont le SNUipp accompagnent toutes les demandes de remboursement.

Sont concerné·es :

  • Les PES à 100% cette année : le paiement de la CVEC n’a pas dû être exigé.
  • Les PES à 50% cette année : le paiement de la CVEC a pu être exigé.
  • ==> Les PES de 2018 à 2022, issu·es du concours externe, et déjà titulaire d’un master ou dispensé de cette condition à l’entrée en master MEEF : le paiement de la CVEC a été exigé.

 Les sections du SNUipp-FSU , épaulées par un cabinet d’avocat, se mettent à disposition de tous les personnels concernés pour obtenir le remboursement qui leur est dû.

Un rattrapage salarial du début à la fin de carrière pour tous les personnels

Depuis 2010, l’inflation cumulée devrait atteindre 22% en fin d’année (estimation de 7% pour l’année 2022). À l’inflation s’ajoute la hausse des cotisations retraites de 3,25%. Les revalorisations de point d’indice ne représentent quant à elles que 5,2%. C’est donc, en moyenne, plus de 20% de pouvoir d’achat que les enseignantes et enseignants ont perdu depuis cette date.

Loin des 10% pour toutes et tous annoncés dans un premier temps, le ministre annonce une augmentation ciblée prioritairement sur les débuts de carrière qui “toucheront 2000 euros par mois à partir de septembre 2023”. Il indique aussi que cette revalorisation, dont le pourcentage n’est pas encore fixé, concernerait les milieux de carrière qui “subissent un plat d’une dizaine d’années”. Les fins de carrière sont donc exclues de ces annonces.

Or le décrochage salarial concerne tout le monde. À titre de comparaison un·e contrôleur·euse des finances publiques, catégorie B, gagne 2130 euros à l’échelon 7 contre 2075 euros pour un·e professeur·e des écoles, pourtant catégorie A.
Ce n’est donc pas une augmentation mais un rattrapage salarial dont doivent bénéficier les personnels. Il doit être uniforme et concerner tous les personnels du début à la fin de carrière à hauteur des pertes subies.

Par ailleurs, les augmentations de salaires annoncées ne concernent pas les personnels administratifs ni les plus de 130 000 AESH. Pourtant ces dernier·es sont indispensables au fonctionnement de l’école. Quand on sait que le salaire net maximum d’un·e AESH est de 1014 par mois, car les AESH travaillent en moyenne 62% d’un temps complet, ne pas évoquer leur situation dans des discussions salariales est tout bonnement inadmissible. Augmenter les salaires des seul·es enseignant·es, c’est invisibiliser le travail de ces actrices et acteurs essentiels de l’école : les AESH doivent bénéficier d’un statut de fonctionnaire de catégorie B avec une quotité de travail à 100% de 24h hebdomadaire.

Refuser le « travailler plus pour gagner plus »

En plus des 10% annoncés, le Ministre met en avant un «pacte enseignant» qui permettrait aux enseignantes et enseignants d’augmenter leur rémunération de 10% contre l’exercice de nouvelles missions non encore définies. Cela permet au ministère d’annoncer une hausse de 20% des rémunérations…. Mais qui dit nouvelles missions dit augmentation du temps de travail. Et quoi de plus normal que de voir son salaire augmenter dans ces conditions ? À aucun moment il ne s’agit d’une revalorisation mais de la rémunération de tâches supplémentaires.

Le flou entretenu sur les nouvelles missions interroge. De quoi parle-t-on ? De suivi d’élèves ? D’entraide dans les équipes ? D’innovation pédagogique ? De temps d’échange avec les familles ? D’aide aux élèves en difficulté ? De mise en place projet culturels ou sportifs ? Toutes ces missions sont d’ores et déjà effectuées dans les écoles ! C’est d’ailleurs l’ensemble de ces missions qui amène l’INSEE, dans une enquête menée pour le ministère, à annoncer un temps de travail de 44 heures hebdomadaires pour les enseignant·es du primaire.

À aucun moment il ne serait acceptable de conditionner une partie du nécessaire rattrapage salarial à de nouvelles missions quand celles effectuées ne sont toujours pas reconnues et rémunérées à la hauteur de l’engagement des personnels.

L’annonce d’une rémunération d’au moins de 2 000 euros dès l’entrée dans le métier présage d’un lissage de la rémunération sur l’ensemble de la carrière, phénomène que la prime d’attractivité mise en place par Blanquer a déjà entamé. Dans le cadre de «l’école du futur», chère au Président, il est probable que l’acceptation de nouvelles missions, celles que l’administration aura édictées comme bénéfiques, soit la seule solution pour les personnels de voir leurs rémunérations augmenter de façon un tant soit peu significative. Et cela dans un système de concurrence entre équipes via la contractualisation des moyens mise en place dans divers dispositifs : les contrats locaux d’accompagnement, les cités éducatives, la généralisation de l’expérimentation marseillaise et les évaluations d’écoles. Ainsi le salaire, via les nouvelles missions, deviendrait un outil de management, de division des personnels et de sujétions des pratiques. C’est inacceptable.

Un « pacte enseignant » défavorable aux femmes

Conditionné l’augmentation salariale aux «nouvelles missions» du «pacte enseignant», sera défavorable aux femmes pour diverses raisons : charge liée à la double journée de travail à l’école/travail domestique qui incombe encore majoritairement aux femmes, «plafond de verre» (difficulté construite socialement à se projeter vers les postes à responsabilité), incompatibilité avec les temps partiels (11% des enseignantes…). De fait ce choix de conditionner des augmentations salariales à l’exercice de nouvelles tâches ne sera pas seulement scandaleux vis-à-vis du travail déjà fourni par les PE mais en plus creusera les inégalités entre les femmes et les hommes. Le rattrapage salarial doit se faire sur la base d’une augmentation des grilles indiciaires : c’est un enjeu d’égalité !

La situation n’est plus tenable. Les enseignantes et enseignants, tout comme les AESH méritent d’être payé·es dignement. Le SNUipp-FSU appelle les personnels à se mettre massivement en grève pour revendiquer un rattrapage salarial via l’augmentation du point d’indice, sa réindexation sur l’inflation et une augmentation des grilles indiciaires correspondant à 300 euros pour toutes et tous maintenant et 100 points d’indice à terme.

A contrario des enseignants et enseignantes chargées d'école (classe unique) qui continuent à être assujetties à 30 heures d'APC, les directeurs et directrices d'école ne sont plus tenu·es d'assurer les APC.

En effet, la Loi n°2021-1716 du 21 décembre 2021 a modifié le Code de l'éducation (Article L411-2 partie VI) de la manière suivante. Il est ainsi maintenant spécifié pour la directrice ou le directeur  :

« Il ne participe pas aux activités pédagogiques complémentaires de son école, sauf s'il le souhaite.»

Le syndicat continue d'intervenir pour les chargé-es d'école bénéficient de la même possibilité. En cas de pressions hiérarchiques pour continuer à faire les APC, il invite les personnels concerné-es à prendre contact avec leur section départementale.

L'UDA, c'est trois jours de réflexions, de mise en commun de pratiques de classes et d’apports des travaux de la recherche proposés à l’ensemble de la profession enseignante. Un moment convivial dans un cadre agréable au bord de la Méditerranée pour parler métier , réduction des inégalités, éducabilité et émancipation de tous les élèves…avec plus d'une vingtaine de chercheurs et chercheuses. Une respiration salutaire et motivante où sont abordées les questions qui traversent le système scolaire sous les angles disciplinaires, sociétaux et pédagogiques.

Le grand témoin de cette 21e université sera Philippe Meirieu.

De retour en présentiel depuis 2021, l’Université d’automne propose un programme riche avec des conférences variées : Jacques Bernardin sur les apprentissages fondamentaux, une table ronde sur la littérature jeunesse, l’école inclusive et ses contradictions avec Grégoire Cochetel, l’éducation prioritaire avec Benjamin Moignard, le rôle de l’école dans l’éducation contre le racisme avec Françoise Dumont. Seront traitées également les questions de coopération et d’évaluation, de la maternelle, de la relation école-famille, du rapport à l’écrit, les mathématiques, la géographie, l’EPS, la formation à l’esprit critique.

RDV le mercredi 14 septembre à 14h pour l’inscription en ligne !
Le communiqué de presse  Rentrée scolaire, une semaine après : état des lieux

Après une semaine de retour à l’école, le ministre communique sur la réussite de cette rentrée allant jusqu’à dire que, dans certaines académies, les conditions se seraient améliorées par rapport à l’an passé. Mais sur le terrain résonne un autre son de cloche. Si, le jour de la rentrée, un adulte était présent, presque partout, devant chaque classe, les difficultés commencent à se faire sentir dans certaines
écoles.

D’après les remontées du SNUipp-FSU, dans plus de 1 000 classes, au dernier moment, des personnels remplaçants ont été envoyés dans les écoles pour assurer la rentrée des élèves. En Meurthe et Moselle, 243 remplaçants sont déjà mobilisés dans des classes à l’année. Dans la Creuse, ce sont 50% des remplaçants déjà occupés. En prenant ainsi sur les réserves de postes de remplacement, il y a fort à
parier que dans quelques jours ou semaines, selon les départements, il ne sera plus possible de remplacer les enseignantes et enseignants en congés maladies. Dans l’enseignement primaire, lorsqu’un PE est absent et non remplacé, les élèves sont accueillis dans les autres classes. C’est alors toute l’organisation de l’école qui se trouve impactée. Les effectifs des classes augmentent, et les conditions d’apprentissage pour tous les élèves sont rendues difficiles.

Déjà des difficultés se font sentir dans certains départements comme en Seine Saint Denis ou dans le Val d’Oise. Par ailleurs, alors que les ajustements de carte scolaire se font actuellement dans les départements, les priorités affichées par le ministère ne sont pas toujours réalisées faute de personnels disponibles : le plafonnement des classes de cycle 2 à 24, les dédoublements des classes de GS en éducation prioritaire, l’attribution effective des décharges de direction. La réforme de la formation initiale, plaçant certains stagiaires à 100% dans les classes alors que d’autres sont à 50%, a également désorganisé la préparation de cette rentrée. Du côté des AESH, là aussi les manques se font sentir partout. Ainsi dans le Rhône ce sont 400 élèves qui ne sont pas accompagnés.

Une fois de plus ce sont les personnels fortement investis qui tiennent l’école à bout de bras pour que les élèves apprennent dans les meilleures conditions possibles. Il est fondamental de donner les moyens à l’école de remplir sa mission de service public d’éducation. Il faut donc de toute urgence remédier à la question de l’attractivité du métier.

Paris, le 9 septembre 2022

Cette annonce intervient dans un contexte de généralisation de ces évaluations à la rentrée 2022, après une phase d'expérimentation en 2021.

Dans un communiqué, l'intersyndicale éducation SNUipp-FSU, SNUDI-FO, CGT Educ'action, SNALC et Sud Education, avait exigé l'arrêt définitif des évaluations d'écoles, qui ne répondent en rien aux besoins des personnels des écoles. Le syndicat avait mis à disposition des personnels un 4 pages de décryptage des dangers de ces évaluations.

Ce dispositif doit être abandonné. Les équipes qui souhaitent ne pas y prendre part peuvent se saisir de la motion de conseil des maître et maîtresses mis à disposition sur le site. Le SNUipp-FSU soutiendra tous les personnels qui subiraient des pressions.

Le nouveau protocole est défini par une base, appelée socle, qui est applicable dès cette rentrée. Sur décision ministérielle, 3 autres niveaux peuvent être déclenchés.

Cadre général de fonctionnement

Socle Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Doctrine d'accueil Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Protocole sanitaire Vert  Orange Rouge Aération Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Cours en présentiel en écoles maternelles, élémentaires et collèges Lavage des mains Lavage régulier ou mise à disposition de solution hydro alcooliques Lavage régulier ou mise à disposition de solution hydro alcooliques Lavage régulier ou mise à disposition de solution hydro alcooliques Lavage régulier ou mise à disposition de solution hydro alcooliques Port du masque Application des règles en population générale Application des règles en population générale Application des règles en population générale Application des règles en population générale Brassage Pas de limitation Pas de limitation Limitation par niveau Limitation par niveau. Limitation par classe pour la restauration Désinfection des surfaces les plus fréquemment touchées Une fois par jour Plusieurs fois par jour Plusieurs fois par jour Désinfection des tables du réfectoire Après chaque service Après chaque service Après chaque repas Activités physiques et sportives Aucune restriction Aucune restriction En intérieur, distanciation adaptée En intérieur, sont autorisées les activités de basse intensité compatibles avec une distanciation Protocole de contact-tracing Application des règles définies par les autorités sanitaires Application des règles définies par les autorités sanitaires Application des règles définies par les autorités sanitaires Application
des règles définies par les autorités sanitaires

Personnels et locaux

Le ministère préconise toujours l’utilisation de capteurs de CO2, sans mesure contraignante.
Cette recommandation est laissée à l’appréciation des communes. À l’heure actuelle 50% des communes seraient équipées (ce qui ne veut pas dire que 50% des classes sont équipées) .

Masques : à leur demande, les personnels de l’éducation nationale intervenant dans les écoles et les collèges sont dotés de masques chirurgicaux jetables de type II ou IIR.

Autotests : tous les personnels travaillant au contact des élèves dans les écoles peuvent obtenir gratuitement 10 autotests par mois en pharmacie, sur présentation d’une attestation professionnelle établie et remise par l’employeur ainsi que d’une pièce d’identité.

Obligation vaccinale : elle reste de rigueur pour les personnels concernés (psychologues, personnels exerçant dans les établissements ou services médico-sociaux: ITEP, IME, …)

Personnels vulnérables : pas de modification concernant l’obtention d’autorisation spéciale d’absence (ASA).

Jour de carence : il reste suspendu, jusqu’au 31/12/22, pour les arrêts consécutifs à une affectation covid (procédure de déclaration sur amelie.fr). Pour autant, les journées d’arrêt pour une affectation covid restent des jours de congé maladie ordinaire qui sont décomptés pour le droit à rémunération à taux plein.

Cas contact, cas confirmé

Élèves de moins de 12 ans indépendamment du schéma vaccinal Élèves plus de 12 ans avec schéma vaccinal complet Élèves plus de 12 ans non vacciné ou schéma vaccinal incomplet Personnel non vacciné ou schéma vaccinal incomplet Cas confirmé Isolement : 7 jours
Réduction à 5 jours si test antigénique ou PCR négatif et absence de symptômes depuis 48 h. Isolement : 7 jours
Réduction à 5 jours si test antigénique ou PCR négatif et absence de symptômes depuis 48 h. Isolement : 10 jours,
Réduction à 7 jours si test antigénique ou PCR négatif. Isolement : 10 jours,
Réduction à 7 jours si test antigénique ou PCR négatif. Cas contact à l’école (ensemble des élèves et les personnels de la classe concernée) Ils sont informés, ainsi que leur famille. Cette information écrite auprès de chaque famille mentionne le nom de l’école et vaudra attestation. Celle-ci, accompagnée d’un certificat de scolarité, permettra la délivrance gratuite d’un auto test en pharmacie. Ils sont informés, ainsi que leur famille. Cette information écrite auprès de chaque famille mentionne le nom de l’école et vaudra attestation. Celle-ci, accompagnée d’un certificat de scolarité, permettra la délivrance gratuite d’un auto test en pharmacie. Ils sont informés, ainsi que leur famille. Cette information écrite auprès de chaque famille mentionne le nom de l’école et vaudra attestation. Celle-ci, accompagnée d’un certificat de scolarité, permettra la délivrance gratuite d’un auto test en pharmacie. Ils sont informés, ainsi que leur famille. Cette information écrite auprès de chaque famille mentionne le nom de l’école et vaudra attestation. Celle-ci, accompagnée d’un certificat de scolarité, permettra la délivrance gratuite d’un auto test en pharmacie.

La situation inédite d’augmentation rapide du coût de la vie appelle des mesures d’une toute autre ampleur que celles prises jusqu’à présent par le gouvernement. La loi dite «&nbsppouvoir d’achat&nbsp» votée cet été se contente de poser quelques rustines et, à travers les exonérations de cotisations, ampute le salaire socialisé. Dans la fonction publique, la revalorisation de 3,5% de la valeur du point d’indice est en deçà de l’urgence à relever l’ensemble des rémunérations de 10% au moins pour préserver les conditions de vie de tou-tes les agent-es publics, et un plan pluriannuel de rattrapage des pertes subies. De même pour les retraité-es, les 4% de revalorisation des pensions ne correspondent pas à l’inflation, la dégradation de la situation des retraité-es se poursuit.

Pour la FSU, la situation impose une négociation sur l’ensemble des grilles de rémunération et de carrière intégrant de nécessaires mesures pour permettre en particulier d’atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et une indexation du point d’indice sur les prix. C’est un enjeu de société, car il en va de l’attractivité des métiers de la fonction publique, et donc de l’existence de services publics répondant aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire, et de la possibilité de vivre dignement de sa pension.

Pour le gouvernement, le partage des richesses n’est pas une option. Pour preuve, il refuse de rétablir l’impôt sur la fortune, il ne met pas en œuvre une taxe sur les superprofits que d’autres pays ont su imposer, il aggrave la logique d’une fiscalité qui assèche les comptes de l’Etat au profit des grandes entreprises et au détriment des services publics (santé, éducation…) et du financement de la transformation écologique. Par ailleurs, il annonce une nouvelle réforme des retraites qui exige de travailler davantage et qui pourrait conduire à amputer encore davantage le montant des pensions. Il veut également poursuivre la réforme de l’assurance chômage qui va à l’encontre du droit des travailleur-euses d’obtenir des indemnisations chômage justes. De plus, la volonté de durcir les conditions d’obtention du RSA n’aura pour effet que d’affaiblir les conditions d’emploi de toutes et tous. Pour la FSU, l’injustice sociale n’est pas admissible, le partage des richesses est essentiel !

Pour toutes ces raisons, la FSU appelle à participer massivement à la journée de grèves et manifestations du 29 septembre dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle à laquelle appellent aussi la CGT et l’Union syndicale Solidaires.

Les Lilas le 29 août 2022

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