actu site SNUIpp national

SNUipp-FSU Blog Posts
S'abonner à flux actu site SNUIpp national
Courrier unitaire au ministre de l'Education nationale

Monsieur le ministre,

Depuis la rentrée, notamment à travers les instances du dialogue social, nos organisations syndicales ont unanimement, et de manière récurrente, attiré votre attention sur la situation des personnels AESH et particulièrement sur leur rémunération qui reste largement insuffisante au regard de leurs missions.

Pour l’heure, aucune revalorisation de salaire n’a été prévue pour ces collègues au budget 2021 alors qu’une nouvelle fois, l’augmentation du SMIC au 1er janvier 2021 a eu pour effet non seulement de supprimer un niveau dans l’espace indiciaire des AESH (de 10 niveaux à l’origine, il n’y en a plus que 7 aujourd’hui), mais également de ramener les agent·es avec de l'ancienneté au même niveau de rémunération que les agent·es nouvellement recruté·es". Ces personnels, employés majoritairement à temps incomplet, n’ont droit à aucune autre indemnité : pas de prime en éducation prioritaire, pas de prime Covid et un accès très limité aux prestations sociales, notamment aux Prestations Inter Ministérielles (PIM).

De nombreux et nombreuses collègues ne peuvent vivre dignement de leur travail. Ils et elles ressentent une grande colère et souffrent d’un manque de considération au sein de notre ministère.

Les AESH sont majoritairement des femmes, sur des emplois précaires, peu rémunérés, offrant de faibles perspectives de carrière et dont les missions rendent compliquée l'articulation vie privé - vie professionnelle. Ces personnels et ce métier sont donc emblématiques des urgences pointées dans les 4 premiers axes du plan d'action national en faveur de l'égalité professionnelle femmes/hommes acté en décembre dans notre ministère.
Nous rappelons que des engagements ministériels en termes de revalorisation salariale avaient été pris lors du lancement du Comité consultatif AESH le 27 février 2020. Nous demandons donc l’ouverture immédiate de discussions sur la revalorisation des salaires des AESH, dans le cadre de l’agenda social. Nous vous demandons de faire connaître clairement les arbitrages qui seront les vôtres pour atteindre cet objectif ainsi que les montants qui y seront affectés.

De plus, l’instauration des PIAL, avec des services partagés sur plusieurs établissements, rend compliqué, voire impossible, le cumul d’emplois, souvent indispensable pour assurer aux AESH une vie décente.
Nous sommes régulièrement alertés par des AESH affectés en PIAL sur la dégradation de leurs conditions de travail. Par conséquent, nos organisations sollicitent également de faire un bilan de la mise en place de ces structures, avant leur généralisation prévue en septembre 2021.

L’École inclusive représente un véritable enjeu de société, une priorité du quinquennat, et les personnels AESH qui exercent des missions pérennes au cœur de ce dispositif, y ont un rôle essentiel.

C’est pourquoi les organisations syndicales CGT Éduc’action, FSU, SE UNSA, Sgen CFDT, SNALC et SUD Education vous demandent d’ouvrir en urgence des négociations salariales et des discussions pour une reconnaissance du métier d’AESH et sortir ces personnels d’une précarité insupportable.

Le Communiqué du SNUipp-FSU et du SNEP-FSU Bouger 30 mn c’est bien, apprendre en EPS c’est mieux !

En cette 5è édition de la semaine olympique et paralympique, la communication du ministère de l’éducation nationale met l’accent sur la santé. Si on ne peut qu’être d’accord avec l’objectif d’une augmentation significative du temps d’activité physique des élèves surtout en temps de pandémie, on ne peut partager la conception ambivalente de l’EPS développée par le ministère.


En effet, inciter les enseignantes et les enseignants à faire « bouger 30 mn par jour » n’empêche pas le ministre de prendre des mesures qui vont totalement à l’inverse d’un développement de l’EPS à l’école primaire ! 

La réforme de la formation, prévue pour la rentrée prochaine, est catastrophique en la matière. Elle se traduit par une chute vertigineuse et historique des horaires de formation en EPS. En imposant 55% de maths et de français dans les maquettes
de master, en réservant 25% du temps de formation pour d’autres priorités, l’EPS comme d’autres disciplines est mis, une fois de plus, au second plan. En conséquence, il ne reste que 20% du temps pour toutes les autres disciplines de la polyvalence (histoire, géographie, SVT, LVE, EPS, éducation musicale, arts plastiques). Apprendre à nager, à danser, à jouer collectif, à réfléchir sur son activité
corporelle, à créer du commun dans un groupe classe, à construire des règles…ne s’improvise pas.


La formation continue n’est pas mieux lotie : seuls les maths et le français sont programmés. Les conseillers pédagogiques en charge de l’EPS n’ont plus le temps d’accompagner les professeurs des écoles en EPS, ni d’organiser des rencontres sportives pour assurer le lien avec le sport scolaire.


Communiquer sur les enjeux de santé avec « Bouger 30 minutes par jour» ne répond pas à la question de l’EPS dans les écoles aujourd’hui. La Cour des comptes, dans son rapport sur « l’Ecole et le sport », préconise de «rendre plus effectif l’enseignement de l’EPS à l’école primaire».


Le rôle de l’école n’est pas seulement de bouger, mais d’apprendre dans le but d’accéder à la pratique régulière d’activités physiques, sportives ou artistiques de son choix au-delà de l’Ecole. Pour cela, bien former les enseignantes et les enseignants est une condition essentielle. Ce n’est pas le chemin que prend le ministre.

Paris, le 3 février 2021

Face aux annonces d’une expérimentation sous laquelle se dessinent déjà les volontés de changements radicaux et à des intentions  d’une politique essentiellement déclinée au local, la FSU, dans un communiqué, s'engage à diffuser toutes les informations, notamment issues de la recherche, qui constitueront des arguments de défense de l’éducation prioritaire et se mobilisera pour préserver l’attribution des moyens spécifiques. 

Ces moyens permettent  "des organisations pédagogiques favorables aux apprentissages des élèves et des organisations pluriprofessionnelles capables de les soutenir et de les accompagner face à l’ensemble de leurs difficultés". La fin de l’éducation prioritaire constituerait au contraire "un abandon d'une partie de la jeunesse et un renoncement à la volonté politique d’une démocratisation des savoirs et de la culture commune. "

le Communiqué de la FSU  États généraux de l’Education prioritaire


Les représentant·es des syndicats de la FSU, réunis en assemblées départementales dans la perspective des États généraux de l’éducation prioritaire, réaffirment leur attachement à une politique scolaire capable, par volonté de justice sociale, d’attribuer des moyens spécifiques aux secteurs marqués par l’inégalité sociale et économique. L’éducation prioritaire doit être défendue comme une condition nécessaire à une égalité scolaire pensée dans les termes d’une ambition commune pour tous les élèves. Et ce d’autant plus que dans le contexte complexe de la crise sanitaire, nous pourrions espérer que les efforts se centrent sur des personnels supplémentaires, pour permettre à tous les élèves de reprendre pied et en particulier ceux de l’Éducation prioritaire qui n'ont
que l'école pour apprendre. 

  Les participant·es aux États généraux de l’éducation prioritaire de la FSU rappellent que la politique d'éducation prioritaire a permis d'amortir les effets des crises économiques et sociales des dernières années : si elle n'a pas éradiqué les difficultés scolaires, elle a au moins empêché que les inégalités ne se creusent encore davantage. Pour soutenir une réussite scolaire aux ambitions analogues sur tout le territoire, les moyens attribués doivent permettre des organisations pédagogiques favorables aux apprentissages des élèves et des organisations pluriprofessionnelles capables de les soutenir et de les accompagner face à l’ensemble de leurs difficultés. La baisse des effectifs des classes doit s’inscrire dans un investissement global et non dans des
mesures ponctuelles qui déséquilibrent les organisations et visent avant tout des effets d’annonce médiatiques. La stabilité des équipes doit être favorisée par des mesures renforçant l’attractivité et améliorant les conditions de travail sans que leurs modalités d’attribution puissent mettre en concurrence les personnels entre eux. Les équipes doivent être soutenues par la reconnaissance de leurs compétences professionnelles à concevoir des enseignements et à les organiser dans des choix concertés collectivement. Le pilotage doit renoncer aux injonctions autoritaristes et aux modélisations méthodologiques.
La formation doit soutenir le développement des compétences didactiques et pédagogiques et non se réduire à l’accompagnement des réformes ministérielles. 

Le maintien d’une politique nationale, la labellisation résultant de critères transparents définis nationalement, doivent garantir l’école publique contre des instrumentalisations qui la transformeraient en prestataire de service pour des politiques locales. La contractualisation n’a pas fait, depuis les tentatives de sa mise en œuvre, la preuve de sa capacité à dynamiser les projets. Bien au contraire, elle a renforcé des pilotages technocratiques guidés par des indicateurs illusoires et incapables d’accompagner les pratiques professionnelles quotidiennes. Il faut y renoncer.


Face aux annonces d’une expérimentation sous laquelle se dessinent déjà les volontés de changements radicaux, à une volonté de diluer les moyens de l’Education prioritaires dans d’autres problématiques telles que la ruralité, la FSU affirme que la fin de l’éducation prioritaire constituerait un abandon d'une partie de la jeunesse et un renoncement à la volonté politique d’une démocratisation des savoirs et de la culture commune. Elle ne se laissera pas leurrer par des propos qui se veulent rassurants mais ne
parviennent déjà plus à masquer les intentions réelles d’une politique essentiellement déclinée au local. 
La FSU s’engage à diffuser toutes les informations, notamment issues de la recherche, qui constitueront des arguments de défense de l’éducation prioritaire et se mobilisera pour préserver l’attribution des moyens spécifiques indispensables à la volonté d’une démocratisation des savoirs et de la culture commune.

FSU, le 28 janvier 2021

Dans son point de situation sanitaire du 29 janvier 2021, le SNUipp-FSU a révélé une hausse nationale du nombre de cas positifs élèves 11 864 cas contre 10 003 le 22 janvier, soit +18,6% selon les chiffres du ministère de l'Education nationale. Pourtant ces chiffres sont fortement minorés par ce ministère au regard de ceux de Santé Publique France. Ce dernier comptabilise 30 000 cas positifs élèves soit 2,5 fois plus !

Le communiqué du SNUipp-FSU  L’épidémie continue de progresser dans les écoles

Ne rien faire...telle est la stratégie pour endiguer la circulation épidémique dans les écoles et établissements scolaires. L’école a été la grande absente de l’allocution du premier ministre vendredi soir et ne bénéficiera d’aucune mesure complémentaire.
Les chiffres révélés lors du point sanitaire du 29 janvier n’ont pourtant rien de rassurants. Ils montrent au contraire une hausse de tous les indicateurs qui, si rien n’est fait pour l’éviter, vont continuer à s’affoler.

Pour la deuxième semaine consécutive en 2021, le nombre de contaminations chez les élèves dépasse la barre des 10 000 cas positifs avec 11 864 cas, soit une hausse de 18,6%. Ils restent en deçà du nombre réel de contaminations comme le montre l’écart entre les chiffres publiés par le ministère et les données de Santé Publique France. En l’absence de campagnes de dépistage, les cas positifs chez les élèves asymptomatiques ne sont pas non plus détectés.

Avec 1 864 cas positifs, l’épidémie progresse également chez les personnels, soit une hausse de 17,5%. Ce chiffre ne concerne que les personnels de l’Éducation nationale, il ne reflète donc pas la réalité du nombre de contaminations d’adultes dans les écoles, en occultant les agents des collectivités (ATSEM, agents de cantine, animateurs du périscolaire...).

Avec 75 fermetures d’écoles et 444 fermetures de classes, le ministère fait aussi état de chiffres en augmentation – 59,6% pour les premières et 19,7% pour les secondes - ce qui trahit un service particulièrement dégradé par l’épidémie à certains endroits.

Parce que le milieu scolaire est à l’image de la société, cette semaine a vu l’apparition de cas de variant britannique, qui ont entraîné la fermeture d’au moins deux écoles en Gironde et dans le Loiret. De même les situations de clusters se multiplient avec des nombres importants de contaminations sur le même site (30 cas positifs dans une école primaire du Nord, 25 cas positifs dans une école primaire du Val d’Oise…).

Dorénavant en maternelle, lorsqu’un enfant sera testé positif, l’ensemble des élèves de la classe sera considéré « cas contacts », ce qui entrainera d’emblée la fermeture de la classe. Si cette mesure permet enfin de considérer les cas de contamination dans les écoles maternelles, la mise en œuvre nécessitera sur le terrain un suivi conjoint des autorités sanitaires et académiques pour qu’elle soit effective.

Pour toutes ces raisons, le SNUipp-FSU maintient son alerte. Tous les voyants sont au rouge dans les écoles et, si rien n’est fait pour éviter la propagation de l’épidémie (priorité d’accès à la vaccination, campagne de tests, isolement des élèves et personnels positifs, équipement en masques adaptés, consignes claires et harmonisées pour les cas contacts et le traçage de l’épidémie, allégement des effectifs pour respecter les gestes barrières, aération et ventilation des salles…), la situation va continuer d’empirer.

La santé des élèves et des personnels nécessite d’autre choix, la santé de la société aussi.

Avec le plateau montant de contaminations, il faut que le gouvernement cesse de tergiverser et prenne les décisions nécessaires au plus vite pour ralentir les chaînes de contamination. Elles doivent être anticipées et préparées avec les personnels, permettant à chacune et chacun d’appréhender cette période compliquée de la façon la moins anxiogène possible. Le déni permanent et l’improvisation sont insupportables.

Paris, le 1er février 2021

Le protocole sanitaire publié le 1er février 2021 et la Foire Aux Questions (FAQ) du ministère mise à jour entraînent quelques modifications :

  • Masques : A partir du 1er février, avec une tolérance jusqu’au 8 février, les masques portés par les adultes comme les élèves à partir du CP doivent être des masques chirurgicaux ou des masques « grand public » de catégorie 1. Les masques faits maison sont donc interdits.
    Les masques doivent être fournis par les familles. Chaque école devrait être dotée de masques « grand public » de catégorie 1 pour les enfants qui en seraient dépourvus. Cette mesure, va aggraver la problématique des inégalités sociales dans la fourniture de masques. Une prise en charge gratuite par l’Etat de ces masques permettrait pourtant de résoudre ces inégalités et d'en garantir la qualité.
  • Cas contacts en maternelle : si un·e élève est positif·ive, toutes les personnes non masquées deviennent cas contact. Ainsi, le moindre cas positif parmi les élèves entraîne la fermeture de la classe. Étant masqués, selon le ministère, les adultes ne peuvent être cas contacts. De même, les élèves ne sont pas reconnu·es cas contact d’un adulte positif mais masqué. Si le cas positif de l'adulte est attribué à un variant, la classe est fermée. Si cette mesure permet enfin de considérer les cas de contamination dans les écoles maternelles, la mise en oeuvre nécessitera sur le terrain un suivi conjoint des autorités sanitaires et académiques pour qu’elle soit effective.
  • Cas contacts en élémentaire : En justifiant du port du masque, le ministère maintient que l’apparition d’un cas confirmé parmi les enseignant·es ou les élèves n’implique pas de contacts à risque dans la classe. Toutefois, dans la circonstance où trois élèves d’une même classe (de différentes fratries) seraient positifs au Covid-19, alors les élèves et les personnels de la classe doivent être considéré·es comme contacts à risque. Dans la situation d’un cas attribué à un variant, que ce soit un·e élève ou un·e adulte, la classe est systématiquement fermée. Reste à identifier très rapidement le variant ce qui semble impossible actuellement.
  • Distanciation physique à la cantine : le non brassage entre élèves de classes différentes doit impérativement être respecté. Les élèves d’une même classe déjeunent ensemble en maintenant une distanciation d’au moins deux mètres entre deux groupes. La stabilité des groupes d’élèves déjeunant à une même table est privilégiée.
    La FAQ stipule que la distance de 2 m s’applique entre 2 groupes (classe, groupes de classes ou niveaux)... cette mesure protectrice risque tout de même de poser des problèmes organisationnels dans les réfectoires.
  • Continuité pédagogique : il est à distinguer soit la fermeture totale de la classe ou de l'école (mise en place d'un enseignement à distance) soit l'absence d’un·e ou quelques élèves (mise à disposition de ces élèves du travail de la journée)

Ces nouvelles mesures restent une fois de plus à la seule charge des équipes sur le terrain. Parfois leur application est discordante avec les textes : la distanciation obligatoire de deux mètres « entre personne » en absence de masque devient une distanciation entre groupes ! Le SNUipp-FSU maintient son alerte et continue d'exiger la mise en place de mesures sanitaires et pédagogiques adaptées accompagnées des moyens humains et matériels nécessaires afin d'éviter la propagation de l'épidémie.

La FSU était reçue ce vendredi pour évoquer la situation sanitaire et son impact pour les établissements scolaires. Lors de ce rendez-vous, plusieurs points ont été évoqués parmi lesquels l’anticipation des scénarios possibles et de l’information faite aux personnels ont été centrales. Ainsi la possibilité d’un dézonage des vacances avec une semaine supplémentaire nécessite des éclaircissements. Le SNUipp avec la FSU n’est pas opposé à cette hypothèse qui permet d’éviter une fermeture totale des établissements pendant plusieurs semaines et si elle n’est pas conditionnée à un rattrapage ultérieur. Dans ce cas, quel retour en présentiel avec quel protocole après ces 3 semaines ? Et si le scénario le moins souhaitable, la fermeture totale des écoles, devait se mettre en place, la FSU a porté la demande d’anticipation pour permettre aux équipes de s’y préparer et de ne pas se retrouver dans la situation de mars dernier.
Le cabinet a, suite à l’intervention de la FSU, réaffirmé la volonté de garder les écoles ouvertes et n’a pas donné de réponses sur la possibilité de prolonger les vacances d’hiver.

D’autres sujets ont aussi été évoqués : demande d’un calendrier précis de vaccination, harmonisation de la prise en compte des cas Covid, clarification de la règle des 2 mètres à la cantine, situation administrative des personnes vivants avec des personnes vulnérables…. L’administration n’a réellement répondu que sur la doctrine de traçage qui va être modifiée : dorénavant le traçage des cas contacts se fera dès l’apparition d’un cas Covid dans une classe. Si le variant est détecté, la fermeture de classe aura lieu dès le premier cas de variant détecté, avec toute l’impossibilité actuelle à identifier rapidement le variant…

Par ailleurs, la FSU a relayé toutes les difficultés rencontrées sur le terrain par les personnels : manque de remplaçants qui amènent certains Dasen à fermer les écoles lorsque les enseignants sont absents, RASED détournés de leurs missions, cas covid non déclarés par les familles, non-respect des 7 jours d’isolement par les parents, non fermeture des écoles avec un nombre importants de cas positifs …

Face à tous ces questionnements, le Ministère fait mine d’écouter et répond peu. Pourtant, les équipes ont besoin de réponses au plus vite. Le ministère doit proposer dès maintenant des scénarios prenant en compte l’ensemble des problématiques et permettant à chacune et chacun d’appréhender cette période compliquée de la façon la moins anxiogène possible. Le déni permanent et l’improvisation sont insupportables.

Le communiqué de la FSU  Pour un véritable plan d’urgence : la mobilisation doit continuer !

La mobilisation du 26 janvier dans l’Éducation, avec un personnel sur 3 en grève et des manifestations nombreuses, est importante au vu du contexte pandémique et révèle l’exaspération des personnels de l’Éducation Nationale et de l'enseignement agricole, quoi qu’en pense le Ministre.
Politique éducative aggravant les inégalités, décentralisation des infirmières, conditions de travail dégradées, revalorisation salariale quasiment inexistante sont dénoncées par les personnels. 

Le compte rendu des ateliers du Grenelle publié le 25 janvier conforte sans surprise les orientations du ministre qui vont à rebours d’une conception du métier enseignant permettant la démocratisation du système éducatif. C’est le retour de la rémunération au mérite, des modifications des obligations réglementaires de service et des missions, du projet de statut pour la direction d’école, de contrôle des personnels...
Certaines propositions (spots publicitaires par exemple) relèvent surtout d’artifices de communication en décalage complet avec les attentes de la profession. Enfin le vocabulaire managérial irrigue une bonne partie de ces comptes-rendu, comme un révélateur, un de plus, des projets ministériels pour nos métiers. Tout y passe pour redessiner le métier d’enseignant du XXI siècle.

En parallèle, les 400 millions d’euros, présentés comme une revalorisation historique par le ministre, se traduisent par l’exclusion de plus de 2/3 des enseignants et de l’ensemble des AED et AESH. Ce sera de plus un coup unique puisqu’il n’est pas question de mettre en place un plan- pluriannuel de revalorisation. La perte de pouvoir d’achat atteint des sommets (-17% depuis 2010) et l’attractivité des métiers décline irrémédiablement et engendre une crise de recrutement.
La FSU entend poursuivre la mobilisation des personnels pour un véritable plan d’urgence pour le service public d’éducation avec des moyens à la hauteur des besoins pour une école au service de la réussite de tous les élèves, une autre politique éducative et une revalorisation de l’ensemble des métiers et professions .
Dans ce contexte social où les inégalités se creusent comme le révèle le dernier rapport Oxfam, elle appelle les personnels à participer à la journée interprofessionnelle du 4 février sous les diverses modalités décidées localement : grèves, manifestations, actions diverses...

Les Lilas, le 28 janvier 2021

Jean-Michel Blanquer continue ces derniers jours de nier la réalité du rôle de l’école dans la transmission épidémique et d'affirmer que les écoles resteront ouvertes sans rien modifier. Pourtant le nombre de contaminations des enfants augmente entraînant une propagation du virus vers les personnels comme au sein des familles et dans la société. Et les vacances à venir pourraient être un moyen selon de nombreux épidémiologistes de freiner l’épidémie.

Maintenir les écoles ouvertes est un objectif partagé, mais qui ne peut être rendu possible que si la sécurité dans les établissements scolaires est garantie au quotidien et qu’elle s’accompagne d’une priorité nationale en ce sens. C'est le sens de l'action syndicale effectuée ces derniers jours en s'adressant au ministre de la Santé et en listant les conditions nécessaires : accès prioritaire à la vaccination, campagne massive de tests dans les écoles, équipement en masques adaptés, consignes claires et harmonisées pour les cas contacts et le traçage de l’épidémie, allégement des effectifs pour respecter les gestes barrières, aération et ventilation des salles etc.

Un ministre sourd depuis des mois...

Depuis août dernier, le SNUipp-FSU communique régulièrement sur la faillite de la protection sanitaire dûe par le ministère aux personnels des écoles, ainsi qu"aux élèves et à leur famille. 

En demandant du temps pour préparer la rentrée des classes de septembre 2020 et se préparer à tous les scénarii, le syndicat rappelait au ministre que son assouplissement du protocole en juillet allait à rebour du début de reprise épidémiologique de la fin des vacances d'été. Le ministre se trouvait alors forcé de bousculer son plan de communication autour des « vacances apprenantes » pour affirmer :  « Nous sommes prêts » !
Au lieu de se donner les moyens de faire face en recrutant massivement , mi septembre, le protocole sanitaire était encore plus dévoyé par la non prise en compte comme cas contact des adultes ou des autres enfants côtoyant un élève testé positif !

La première période de l'année se clôturait avec une nouvelle défaillance de la rue de Grenelle. Alors que le SNUipp-FSU réclamait depuis le 10 septembre des masques chirurgicaux considérés comme plus protecteurs, une nouvelle enquête révélait que les masques distribués aux personnels de l'Education nationale seraient porteurs d'agents potentiellement toxiques. Au final, le 20 octobre, le MEN décidait de retirer ces masques dans l'attente du résultat de l'enquête suite à la demande de la FSU d'une expertise indépendante !

Face à un ministre mettant en péril l'école, pour éviter une nouvelle fermeture des écoles, une large syndicale appelait les collègues à une première historique : une grève d'avertissement le 10 novembre.

La gestion de la crise sanitaire avec les mensonges sur les masques, les protocoles inapplicables, l’information parcimonieuse et trop tardive, le manque d’anticipation, le déni sur les chiffres de contamination des personnels et élèves... Tous ces éléments amenait la FSU à interroger publiquement la crédibilité du ministre Jean-Michel Blanquer à continuer d’être l’interlocuteur des personnels et à conduire une autre politique éducative.

Avec le plateau montant de contaminations, il faut que le gouvernement cesse de tergiverser et prenne les décisions nécessaires au plus vite, notamment au sujet des vacances à venir. Elles doivent être anticipées et préparées avec les personnels.

Dénoncé depuis Novembre, le projet de loi "Sécurité globale" porte atteinte aux libertés fondamentales.  L' article 24 modifie les textes régissant la liberté de la presse et vise tout autant les particuliers :  4 500 euros d'amende aux contrevenants qui auraient diffusé des vidéos "malveillantes" montrant un policier en action au risque de "porter atteinte à son intégrité physique ou psychique". Diffuser des  images attestant de l’arbitraire de certaines arrestations ainsi que de l’usage disproportionné de la force relève pourtant du droit à l'information comme  le rappelle l’actualité de ces dernières semaines : charges et violences lors de la manifestation du 12 décembre dernier à Paris, les expulsions d’un camp à Calais le 31 décembre dernier ou encore l’affaire Michel Zecler... Ces exemples illustrent la nécessité d’un contrôle citoyen de l’action des fonctionnaires de police.

Le projet de texte élargit  aussi les pouvoirs des polices municipales, donne de nouvelles prérogatives aux agents de sécurité des sociétés privées et autorise les drones comme outils de surveillance malgré un avis contraire du conseil d'Etat. Il autorise également les policiers et gendarmes à accéder à des établissements recevant du public avec leur arme de service. Un ensemble de textes qui permet à l’État d’accroître le contrôle sur l'ensemble de la population.

Dans le même temps, la loi  « confortant le respect des principes de la République», dans son article 18, intègre et élargit les dispositions de l’article 24 de la loi « Sécurité globale » et le Conseil d’État légitime les décrets d'extension du fichage des citoyens et citoyennes sur la base de d’ « opinions » supposées.

De nombreuses autres voix condamnent tout ou parti du projet de loi Sécurité globale: défenseure des droits, commission nationale consultative des droits de l’homme,  cinq rapporteurs spéciaux des nations unies, commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe ,  syndicats de journalistes et  associations.

Depuis le 17 novembre 2020, l’opposition à la proposition de loi Sécurité globale ne cesse de se renforcer. Initiée par un collectif mêlant associations, syndicats, partis politiques, elle a été rejointe et amplifiée par des centaines de milliers de manifestantes et de manifestants, dans plus de 150 villes de France depuis lors. Le 30 Janvier prochain, une nouvelle mobilisation est organisée.

Le SNUipp-FSU avec les autres organisations appelle à se mobiliser partout en France le 30 janvier  pour le droit à l’information, contre les violences policières, pour la liberté de manifester, pour le respect de notre vie privée. 

La foire aux questions du ministère de la Fonction publique différencie clairement la situation des personnels placés en quatorzaine de celles et ceux qui sont malades de la Covid. Ainsi lorsqu'un personnel est en quatorzaine pour avoir été identifié comme un cas contact il bénéficie d'une autorisation spéciale d'absence, en attente des résultats du test, lorsque le travail à distance n'est pas possible pour la mission qu'il exerce. Par contre, les personnels atteints par la Covid sont placés en congé maladie ordinaire. Et de fait, depuis le 1er septembre, ils se verront retirer une journée de carence dans cette dernière situation...

En cas de fermeture de crèche, école ou collège de son enfant 

Le gouvernement a annoncé des mesures de chômage partiel pour les parents dans une situation de garde d'enfants qui devraient se traduire par des autorisations spéciales d'absences (ASA) dans la fonction publique. Les textes fixant précisément cette modalité ne sont pas encore parus mais les ASA devraient être délivrées à la condition que les deux parents soient dans l'impossibilité de travail à distance ou de télétravail et sur présentation d'un justificatif de fermeture de l'établissement. Un dispositif qui devrait être rétroactif à compter du 1er septembre.
Cette disposition devrait également s'étendre aux enfants désignés cas contacts, dans l'attente des résultats d'un test ainsi qu'aux enfants malades de la Covid. 

Mercredi 9 septembre s'est tenu le premier groupe de travail, rue de Grenelle pour échanger sur la direction d’école et plus précisément sur la question des décharges et de l’application de la dernière circulaire publiée au BO le 27 août dernier. Les représentants du ministre ont tenu à rappeler qu’il s’agissait d’un dossier prioritaire et ont commencé par lister les mesures mises en place à cette rentrée : deux journées de formation annuelles, allègement des tâches, possibilité de décharge ponctuelle, confiance sur l’organisation des 108h, recrutement supplémentaire de services civiques et prime de rentrée de 450€.

Sur les décharges

Le ministère propose une réflexion autour d’une grille multicritères pour l’attribution des quotités de décharge. Il souhaite prendre en compte les prises de responsabilités multiples du directeur par des temps de décharge supplémentaires. Au-delà du nombre de classes, des éléments de contexte de l’école, tels que les élèves à besoins éducatifs particuliers, la présence d’une ULIS ou autres dispositifs, l’implication dans les dispositifs péri ou extrascolaires, la coordination d’un PIAL, ou l’accueil des néo-titulaire, pourraient être pris en considération. Attention toutefois, ont prévenu les représentants du SNUipp-FSU, à maintenir des critères nationaux objectifs et équitables sur tout le territoire. 

L’ensemble des organisations syndicales a également réaffirmé la nécessité de revoir à la hausse les décharges pour toutes les écoles, avec une attention particulière aux écoles de « 3 classes et moins » et celles comptant plus de 14 classes. À la demande de temps, le ministère répond par une proposition d’augmentation indemnitaire pour les écoles de 3 classes et moins.  « Mais si une revalorisation est nécessaire elle ne doit pas être mise en balance avec la demande de temps, plus que légitime  », ont réaffirmé les représentants syndicaux. 

Quelques précisions :
  • Les deux journées de formation ne seront pas planifiées durant les vacances scolaires et le SNUipp-FSU a demandé que celles-ci n’empiètent pas sur les temps de décharge.
  • Les groupes départementaux réunis par les DASEN devront inclure les organisations syndicales.
  • Le décret sur les obligations réglementaires de service n’évoluera pas dans un premier temps ce qui pose la problématique de la mise en conformité avec la circulaire parue au BO le 27 août qui spécifie : « les directeurs d’école ont, avec les équipes pédagogiques, la pleine responsabilité de la programmation et de la mise en œuvre des 108h dans le respect de la répartition réglementaire ». Une mesure pourtant à concrétiser dans les textes pour que les écoles puissent reprendre la main sur l’organisation du travail en équipe.

 À l’issue de ce groupe de travail, aucun engagement n’a été pris mais le ministère devrait faire des propositions lors de la prochaine rencontre, le 23 septembre. 

Pour le SNUipp-FSU, un budget plus important doit être consacré à la direction d’école, l’augmentation des temps de décharge doit se faire pour toutes les écoles et sans contrepartie. Enfin la prime annoncée de 450€ doit être étendue à tous les personnels en charge de direction durant la fin de l’année scolaire dernière et pas uniquement à celles et ceux en fonction cette année.

Le communiqué 

Après avoir été loué·es pour leur sens de l’intérêt général et leur efficacité durant le pic de la crise épidémique, les agent·es de la Fonction publique figurent parmi les grand·es oublié·es du plan de relance gouvernemental.
Dans la continuité de sa décision de maintenir le gel de la valeur du point d’indice, le gouvernement confirme ainsi sa volonté de poursuivre la mise en œuvre des mêmes politiques régressives déjà en cours avant le confinement.
Or, pour nos organisations, la crise sanitaire, économique et sociale appelle des changements radicaux.
Il faut une rupture profonde en matière salariale. Dans le public comme dans le privé, le travail doit être reconnu à la hauteur de sa valeur, des richesses qu’il crée, des services rendus pour l’intérêt général. Avec plus de 17 % de perte de pouvoir d’achat de la valeur du point d’indice depuis 2000, après une décennie quasi-ininterrompue de gel, la situation n’est plus tolérable. Avec les personnels, nos organisations exigent des mesures fortes et générales d’augmentation des salaires et un plan de rattrapage des pertes accumulées. Elles exigent aussi l’égalité salariale entre les femmes et les hommes et la reconnaissance des métiers à prédominance féminine.
Il faut un changement radical en matière d’emploi. La crise qui plonge dans le chômage des centaines de milliers de nos concitoyen·nes, et qui frappe d’abord les précaires et en particulier les jeunes, illustre une nouvelle fois combien il est dangereux et rétrograde de favoriser la précarité de l’emploi. C’est pourtant précisément ce à quoi s’emploie le gouvernement qui, avec la loi de Transformation de la Fonction publique dont nous demandons toujours l’abrogation, ouvre grandes les vannes du recrutement contractuel et de la précarité. Notre pays, ses habitant·es, ont besoin de stabilité, de sécurité de l’emploi, de capacité à se projeter vers l’avenir dans la sérénité. La précarité n’est pas une solution d’avenir mais un fléau à combattre ! Nos organisations exigent les créations d’emplois nécessaires afin d’assurer le bon exercice des missions.

La situation épidémique appelle des politiques cohérentes et des moyens à la hauteur. Il est absurde et dangereux de maintenir le jour de carence dans la Fonction publique, au risque de pousser des agent·es ayant des symptômes à continuer de venir travailler pour ne pas perdre d’argent. Il est inacceptable que les coûts personnels du télétravail et les frais d’entretien des équipements de protection ne fassent pas l’objet de mesures compensatoires pour tous les agents concernés. Il est inconcevable que l’imputabilité professionnelle de la Covid19 ne soit toujours pas reconnue pour les agent·es tombé·es malades alors qu’elles et ils sont à leur poste de travail. Le contexte sanitaire appelle enfin l’arrêt du processus de suppression des CHSCT et le respect plein et entier des libertés syndicales et des prérogatives des représentantes et représentants des personnels.

Face à la crise écologique, les services publics sont une réponse, que ce soit pour la définition de politiques publiques priorisant le respect de l’environnement, pour le contrôle du respect des normes environnementales, pour une recherche publique qui permette de progresser dans la connaissance de l’ensemble de ces phénomènes et de définir des solutions, pour l’éducation aux enjeux environnementaux ou encore pour la formation aux métiers qui permettront d’assurer la transition de notre modèle économique.
Il faut enfin rompre avec les politiques d’austérité qui coupent dans les budgets publics au bénéfice des grandes entreprises et de leurs actionnaires. Un avenir de progrès passe par un renforcement des protections collectives et des services publics.

Pour toutes ces raisons, et plus globalement pour l’expression des revendications, nos organisations appellent les agents de la Fonction publique à participer à la journée unitaire d’action interprofessionnelle du 17 septembre et à se réunir pour décider des formes à lui donner : grève, rassemblements, manifestations, etc.

Paris, le 8 septembre 2020

Ce sont des masques en tissu qui ont été distribués dans les écoles à cette rentrée pour être portés par tous les personnels présents dans les écoles. Des masques qui ne sont efficaces, selon l'aveu même des autorités de santé, que dans le cas où ils sont portés par l'ensemble des personnes en contact, ce qui n'est pas le cas dans les écoles, puisque les élèves n'en portent pas. Le SNUipp-FSU s'adresse solennellement au ministre pour réclamer que soient donnés aux personnels des masques chirurgicaux. 

Le communiqué du SNUipp-FSU Des masques chirurgicaux dans les écoles pour protéger élèves et personnels

Après une semaine de rentrée scolaire, alors que la circulation épidémique est en hausse dans tous les départements, les élèves comme les personnels ne sont pas protégés. Le ministère fournit des masques en tissu or selon l’aveu même des autorités de santé, ce masque n’est efficace que lorsqu’il est porté par toutes les personnes en contact. A l’école primaire, le masque est porté uniquement par les personnels, ce qui ne permet pas de les protéger ainsi que les élèves de la propagation du virus.

Ainsi, selon l’ARS de Bretagne, le port des masques en tissu par les enseignants et enseignantes est “une protection insuffisante et les enfants” et les enseignants “seront donc considérés comme « contacts à risque » si un enfant de leur classe est testé positif au Covid 19. De même l’ensemble des enfants d’une classe sera considéré comme contact à risque si un personnel est testé positif ”. Ce manque de protection entraînera automatiquement la fermeture de la classe, et bien souvent également de l’école car les conditions actuelles ne permettent pas un non-brassage, et contribuera à la propagation de l’épidémie dans la société.

A l’heure, où les cas positifs se multiplient dans les écoles et que, contrairement à ce qu’il avait été affirmé précédemment, les élèves sont contaminés et contaminants, il est urgent de prendre des mesures pour protéger tous les personnels et les élèves.

L’ARS de Bretagne préconise de doter les enseignants de masques chirurgicaux. Le SNUipp-FSU demande au ministre de mettre immédiatement en œuvre cette préconisation dans toutes les écoles.

Paris, le 10 septembre 2020

Bien sûr « évaluer les progrès ou l’absence de progrès d’un élève, ou il en est par rapport à des attendus est quelque chose de très important. » rappelait André Tricot, professeur de psychologie cognitive et spécialiste de l’évaluation, venu aux universités d’automne du SNUipp-FSU. Et il est facile d’imaginer même pour le commun des mortels que les élèves sont observés, écoutés, entendus par les enseignants et les enseignantes qui les accueillent tous les jours. Ces « informations recueillies dans des temps formels et informels donnent une idée assez juste d’où en est l’élève dans ses apprentissages », soulignait-il.
Un an auparavant, dans les colonnes de fenêtres sur cours, Olivier Rey, chargé de recherche et responsable à l’unité Veille & Analyses de l’Institut français de l’éducation, questionné sur l’utilité de ces tests s’interrogeait : « Pense-t-on vraiment que les professeurs des écoles vont disposer d’informations dont ils ne disposaient pas jusque-là ? N’y-a-t-il pas un risque de redondance ou d’abandon des prélèvements par observation ? Cela ne va-t-il pas pousser les enseignants à une forme de passivité sur cette question ? ». Et du côté des PE, le sentiment général qui se dégage est encore plus négatif. Les centaines de témoignages recueillis par le SNUipp-FSU montrent que ces tests CP et CE1 sont jugés inappropriés aux connaissances des élèves, stigmatisants, compliqués à mettre en œuvre, chronophages pour les élèves comme pour les enseignants, difficilement restituables aux élèves comme aux parents et au final se révèlent comme une énorme … perte de temps.

Lassitude 

Aussi est-il difficile de comprendre l’entêtement de ce ministère à maintenir coute que coute des évaluations qui ne servent pas aux principaux intéressés ou si peu. Cela s’avère une perte de temps et d’argent, alors qu’il y aurait bien d’autres priorités en cette rentrée particulière.
Ces évaluations standardisées sont devenues au bout de trois ans le symbole du manque de confiance de la rue de Grenelle envers les enseignantes et les enseignants des écoles. C’est pourtant bien elles et eux qui font la classe au quotidien et qui ont su tenir la barque et la tiennent encore à bout de bras, souvent livrés à eux-mêmes, dans la crise épidémique toujours en cours.
Et si on laissait faire les enseignants et les enseignantes, monsieur le ministre !

Dans un courrier commun l'ensemble des organisations syndicales représentatives de la fonction publique se sont adressé à la ministre afin de demander que soit prise en compte la situation sanitaire particulière pour l'ensemble des fonctionnaires. 

  • Abrogation de la journée de carence
  • La reconnaissance de l'imputabilité au service lors de la contraction de la Covid19
  • La fourniture de masques en nombre suffisant et de qualité
  • La tenue régulière des CHSCT avec les représentants et représentantes du personnel pour suivre la situation sanitaire.

Le courrier indique notamment que « l'argument de la "lutte contre l'absentéisme" qui semble être la justification de cette mesure est totalement erroné, plusieurs études et évaluations ont démontré que le jour de carence ne réduit pas le nombre de jours d'absence au global, un report s'effectuant sur des arrêts plus longs. Cette mesure génère un report du recours aux soins, ce qui est délétère pour la santé de l'agent.e, coûteux pour la sécurité sociale et peut favoriser la transmission des pathologies, en particulier en situation épidémique. »

Le courrier à la ministre 

Madame la Ministre,

Nous souhaitons vous alerter sur un certain nombre de demandes immédiates dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire.

Concernant le jour de carence, nous nous étions adressés à plusieurs reprises au précédent gouvernement. Ces interventions avaient conduit à une suspension de ce dispositif de fin mars à début juillet. De manière incompréhensible, ce dispositif a été rétabli le 11 juillet. L'argument de la « lutte contre l'absentéisme » qui semble être la justification de cette mesure est totalement erroné, plusieurs études et évaluations ont démontré que le jour de carence ne réduit pas le nombre de jours d'absence au global, un report s'effectuant sur des arrêts plus longs. Cette mesure génère un report du recours aux soins, ce qui est délétère pour la santé de l'agent.e, coûteux pour la sécurité sociale et peut favoriser la transmission des pathologies, en particulier en situation épidémique. En tant qu'incitation à se rendre au travail malgré des troubles somatiques ou psychiques, elle envoie un message à contre-courant des préconisations sanitaires les plus élémentaires devant inciter les agent.e.s, au moindre symptôme, à consulter et pour la COVID-19 à se faire dépister. Elle contrevient ainsi à la prévention de l'épidémie puisqu'elle est une incitation à minorer tout symptôme, y compris de la COVID-19, afin d'éviter le prélèvement d'une partie du traitement. Nous vous demandons donc l'abrogation définitive du jour de carence et, dans l'immédiat, la prolongation de sa suspension.

Ensuite, l'absence de reconnaissance de l'imputabilité au service du fait d'avoir contracté la COVID-19 est contreproductif pour favoriser l'engagement des agent.e.s pour le service public. Pendant cette période épidémique, les agent.e.s ont priorisé l'exercice de leurs missions de service public au péril de leur santé et même de leur vie. La reconnaissance attendue, c'est au moins de leur faciliter les voies d'accès à leurs droits. Prévoir l'imputabilité au service du COVID-19 est indispensable pour maintenir cet engagement, ce d'autant que selon les dernières données, les nouvelles contaminations s'effectuent en particulier en milieu professionnel.

Afin de prévenir un nouveau développement de l'épidémie, nous vous demandons que, conformément aux termes de la circulaire du Premier Ministre du 1er septembre 2020, les employeurs assurent effectivement la fourniture de masques en quantité suffisante pour tous les agent.e.s de tous les versants.

Enfin, nous attirons votre attention sur la nécessité de convoquer régulièrement les CHSCT dans tous les services et administrations, et vous rappelons notre opposition à leur suppression dénoncée par l'ensemble des organisations syndicales.

Comptant sur une réponse rapide de votre part.

Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l'expression de nos salutations respectueuses.

Luc Farré
Secrétaire Général de l'UNSA Fonction Publique

Christian Cumin
Président de l'Interfon CFTC

Nathalie Makarski
Présidente de la Fédération des Services Publics CFE-CGC

Pascal Kessler
Président de la FA-FP

Baptiste Talbot
Coordinateur de la CGT Fonction Publique

Gaëlle Martinez
Déléguée Générale de Solidaires Fonction Publique

Christian Grolier
Secrétaire Général de l'UIAFP-FO

Benoît Teste
Secrétaire Général de la FSU

La période de confinement, sans lien avec l'extérieur, loin de l'école, des amis, des salles de sport ou des lieux publics a révélé une vie bien incomplète. Ce nouveau concours invite « les classes à se transformer en architectes et bâtisseurs de demain : à elles de concevoir ou de rêver des habitations différentes, plus faciles à vivre, plus ouvertes, mieux adaptées aux évolutions futures. En bref, imaginer un domicile pour l'avenir, tout en s'inspirant du passé. »

Maisons animales, maisons mobiles ou encore maisons insolites, les élèves pourront rivaliser d’inventivité pour construire leur habitation idéale au travers de livre, album, jeu, récit, affiche, film, bande dessinée, création en volume, enregistrement sonore, vidéos…

À la clé, un séjour en classe de découverte à Port Leucate, des tablettes tactiles et de nombreux ouvrages de littérature jeunesse.

Inscriptions à partir du 7 septembre

Les inscriptions sont ouvertes à compter du 7 septembre et jusqu’au 25 octobre inclus.

Les classes inscrites auront jusqu’au 21 mars 2021 minuit pour adresser leur œuvre par voie postale au SNUipp-FSU, jeu concours « Comment j’ai inventé ma maison», 128 boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris.
Pour les œuvres numériques et tout contact, s’adresser à concours-snuipp@snuipp.fr

Ressources en ligne

Les enseignants trouveront de nombreuses ressources permettant de nourrir leur projet :

Sur le site de la BNF : Ces ressources sont aussi disponibles et téléchargeables sur Eduthèque.

Listes d'ouvrages des éditions partenaires

Rue du monde

L'école des loisirs

Glénat

Didier jeunesse

Père Fouettard

Ces 100 milliards sont répartis en trois tiers, pour la compétitivité des entreprises, la cohésion sociale et la transition écologique. Mais cette répartition constitue davantage  "un soutien aux entreprises, y compris les plus grosses qui n’ont pas toutes des problèmes de trésorerie", selon le communiqué commun de syndicats, associations et mouvements citoyens, dont la FSU, ATTAC , Greenpeace ou OXFAM. 

« Un cinquième du plan est ainsi consacré à une réduction « d’impôt de production » alors que ce type de politique a rarement favorisé les investissements utiles et ne seront d’aucun secours pour sauver les salarié•e•s de centaines de milliers de licenciements en cours ou à venir  » , précise le communiqué

Services publics et plus fragiles, les oubliés du plan

De plus, cette baisse de recette risque d'accentuer la pression sur le budget, certainement au détriment des services publics et de l’aide aux plus fragiles.

Une épargne supplémentaire de 100 milliards a été constatée chez les ménages depuis le début de la crise, le gouvernement ne prévoit de ce fait que peu d'aide pour les ménages. Or, l’épargne ne concerne pas tous les ménages et la crise a aggravé les inégalités sociales et précarisé les salarié-es les plus pauvres. 1 milliard d’euros seulement seront destinés aux plus fragiles, soit 1% du plan de relance.

De même, aucune relance des services publics n’est envisagée. Malgré leur utilité prouvée au cours de la crise sanitaire, ils ne bénéficient que de peu d’investissement. L'école par exemple ne bénéficiera que d'une aide, non précisée, pour la rénovation thermique de bâtiments publics, d'une amélioration de la qualité des cantines et de 131 millions d'euros pour la continuité pédagogique. Alors que  pour répondre aux problèmes mis en exergue au cours de cette crise sanitaire, économique et sociale, investir  massivement dans les secteurs de la recherche, de l’éducation et de la santé serait une nécessité. 

Des alternatives crédibles, désirables et réalisables

Quant à l'écologie les mesures restent insuffisantes (un milliard par an sur deux ans seulement pour la rénovation énergétique des logements).  Pour le collectif, ces mesures " assorties d’aucune conditionnalité sociale ou environnementale  privent un peu plus les collectivités de fonds pour modifier en profondeur les modes de transports, de production, d’agriculture ou de logement."   Elles ne permettent pas une transformation écologique et risquent d’abonder des activités incompatibles avec les limites planétaires.

Ces syndicats (dont la FSU), associations et mouvements populaires et citoyens, ont des propositions "pour des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire". Les mesures d’urgence du collectif unitaire « Plus Jamais Ça » constituent des premières pistes en ce sens. 

Le communiqué unitaire ici

Référence pour bon nombre d’enseignantes et d'enseignants ou encore de formatrices et formateurs, les cahiers pédagogiques sont dans le paysage éducatif depuis 75 ans avec un premier numéro paru en 1945. La revue est portée par l'association des « CRAP» (cercle de recherche et d’action pédagogique) qui réunit des personnels de l'enseignement, de la formation et de la recherche de la maternelle à l'université. 

Chaque mois, la revue propose des dossiers approfondis sur des questions vives de l'actualité de l’éducation. « Profs : exécutants ou concepteurs ? », « l’autorité éducative » ou encore « droits des enfants, droits des élèves » … pour ne citer que quelques dossiers des plus récents. Les CRAP se trouvent aujourd’hui dans une situation économique très difficile qui menace l’existence même de la revue.

Plus de soixante personnalités, dont Philippe Meirieu, Eric Debarbieux ou encore Viviane Bouysse parmi bien d'autres, appellent à soutenir l’association et sa publication dans une tribune publiée sur Mediapart. « Pour ceux qui sont attachés à la présence et l’action de cette revue dans le paysage pédagogique, qui pensent que la combinaison des réflexions sur les pratiques et les apports des chercheurs est utile, il est important d’aider la revue à passer ce mauvais cap, en s’abonnant ou en faisant abonner son établissement scolaire, en diffusant cet appel largement ».

Pour les soutenir en s'abonnant : 

Zircon - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.