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Au regard de l’actualité et des annonces ministérielles, le SNUipp-FSU a soulevé un grand nombre de problématiques lors de cet entretien.

Etat de l’école, état d’esprit de la profession et conditions de la rentrée scolaire

Le SNUipp-FSU a remis au ministre les résultats de l’enquête “école et métier”, menée auprès de la profession, pour appuyer ses propos après cinq années d’injonctions et d'autoritarisme. Le Ministre a reconnu que la rentrée pourrait être compliquée, notamment dans les académies très déficitaires.
Le SNUipp-FSU a demandé le recrutement des listes complémentaires et la possibilité pour certain·es de rejoindre des académies en manque de personnel. Un travail est en cours au ministère afin de sécuriser juridiquement le recours possible aux LC d’une autre académie. Des réponses devraient arriver très rapidement..
Quant au recours aux contractuel·les, qui se généralise, le SNUipp-FSU a demandé à ce que l’accès à la titularisation, via un concours réservé, leur soit ensuite proposé. Sur ce point précis, le Ministre parle de “fidéliser” les précaires, pour les former et mieux les payer. Le syndicat, inquiet de cette situation qui fragilise l’école et le statut, a émis la volonté de travailler rapidement sur cette question. Le ministre s’est dit favorable.

Structuration de l’école, généralisation de l’expérimentation marseillaise

La généralisation de l'expérimentation marseillaise a été la première annonce du nouveau Ministre. Sur ce sujet sensible, le Ministre évoque une généralisation qui ne serait pas une réplique de ce qui s’est fait à Marseille mais plutôt une “démarche de liberté de projet”. S’il n’y a pas de généralisation à la rentrée 2022, cette expérimentation risque tout de même de s’étendre.
Les inquiétudes d’un pilotage inspiré du privé restent entières : il n’a pas répondu à l’interpellation sur l’attribution de moyens à partir de critères objectifs (comme en REP) et non sur les projets ou sur les évaluations d’écoles.
Sur ce sujet, le syndicat a évoqué l’opposition des équipes pédagogiques à un pilotage par les évaluations. Le SNUipp-FSU, qui a déposé le courrier intersyndical, a rappelé sa ferme opposition à ce dispositif.

Ces évaluations lient notamment acquisitions et résultats des élèves aux pratiques professionnelles. Elles rapprochent aussi temps scolaires, périscolaires et fonctionnement d’école. Sous l’égide du Conseil d’Évaluation de l’École, il s’agit de faire reposer l’analyse du système éducatif sur les résultats des auto-évaluations et des évaluations externes des écoles et établissements scolaires.

Les équipes se verront dorénavant imposer, dans un dispositif inutile et chronophage, leurs axes de travail aux dépens de leur liberté pédagogique. Elles se retrouveront dessaisies de la construction concertée du projet d’école dans sa forme actuelle.

 Des questionnaires de satisfaction

La participation des représentant·es des collectivités à la phase d’auto-évaluation et celle des représentant·es du monde économique au comité consultatif constituent des risques inacceptables de pression et d’ingérence. La place donnée aux parents et aux élèves dans cette évaluation, via des questionnaires de satisfaction, transforme également le rapport des usager·es au service public d’éducation le faisant évoluer vers une logique d’offre et de marché.

Le SNUipp-FSU s’oppose à la culture de l’évaluation et au pilotage par les résultats qui auront pour conséquence la mise en concurrence des écoles et des personnels. L’évaluation du système éducatif doit reposer sur des critères objectifs et rigoureux ; être indépendante des politiques éducatives du ministère. Elle ne doit pas se limiter à l’évaluation des seules écoles mais bien porter sur l’évaluation de l’ensemble du système.

Le SNUipp-FSU exige l’abandon de ce dispositif et appelle les écoles à ne pas y participer. Il met dès à présent une motion de conseil des maître·sses à disposition des équipes qui souhaitent ne pas y prendre part. Il soutiendra tous les personnels qui subiraient des pressions.

  1. Du côté des partenaires institutionnels
    1. Prendre contact avec l’inspection de l'Éducation nationale (IEN et équipe de circonscription)
    2. Prendre contact avec la mairie ou la communauté de communes pour
  2. Du côté des familles
  3. Du côté de l'équipe pédagogique et du fonctionnement de l'école
    1. Réunir un premier conseil des maîtres et maîtresses
    2. Sans oublier
    3. Sécurité des locaux et des personnes
    4. Et

Le SNUipp-FSU maintient ses 15 mesures d’urgence présentées il y a maintenant 3 ans, la nécessité d’un emploi d’aide administrative et au fonctionnement de l’école, et l’augmentation du temps de décharge pour l'ensemble des directeurs et directrices d’école.
Dans le même temps, le SNUipp-FSU revendique plus de temps pour les équipes pour fonctionner ensemble, via un temps de décharge supplémentaire pour le fonctionnement de l’école, attribué à l’école que le conseil des maîtres et maîtresses utilisera selon les modalités qu’il choisira.

Avant une coupure attendue, revue de détail des multiples choses à faire pour préparer ce moment important. Une forme de check-list qui, si elle ne prétend pas à l'exhaustivité, pourra sans doute être utile...

Du côté des partenaires institutionnels # Prendre contact avec l’inspection de l'Éducation nationale (IEN et équipe de circonscription)
#
  • Vérifier la date de la réunion de rentrée des directeurs et directrices de la circonscription.
  • Relever les évolutions des effectifs de rentrée pour la carte scolaire (croiser les données école/mairie/IEN), prendre contact avec sa section départementale du SNUipp-FSU en vue du CTSD de rentrée.
  • Faire le point sur l'équipe enseignante (transmission des PV d'installation si de nouveaux collègues sont nommés).
  • Faire le point sur les postes éventuellement non pourvus.
  • Faire le point sur les prévisions de congés longs.
  • Si un ou une PE stagiaire ou un·e alternant·e arrive dans l’école, demander les informations concernant sa formation, ses périodes de stage, l’annonce de ses visites.
  • Contacter la personne chargée de la coordination des  AESH et/ou du PIAL de votre secteur dans le cas où certaines situations d’accompagnement d’élèves en situation de handicap n’auraient pas été réglées pour la rentrée. 
  • Programmer avec l'Enseignant·e Référent·e Handicap (ERH), les équipes de suivi de scolarisation (ESS) dans la première période pour actualiser les PPS.
  • Préparer les demandes d’agrément si des interventions sont programmées dès le début d’année scolaire. À noter : les interventions extérieures sont autorisées par le directeur ou la directrice « sur la proposition de l'enseignant responsable des enseignements ou activités concernés ou après avoir recueilli son avis ». 
  • Pour les décharges fractionnables et mensuelles, proposer un calendrier à l’IEN et essayer d'obtenir que ce soit la même personne qui effectue ces journées. 
  • Vérifier l'application des nouveaux régimes de décharge pour les 20% de directeurs et directrices concerné·es cette année (30% à la rentrée 2021). En cas de décharge inférieure à 25 %, solliciter une aide à la rentrée auprès de l'IEN, conformément aux engagements ministériels
  • Mettre à jour ONDE : structure, admissions, radiations, répartition dans les classes... 

Pour les nouvelles directrices et nouveaux directeurs, n'oubliez pas de vous adresser à votre IEN afin d'obtenir votre clé OTP, sésame pour la gestion de vos élèves.

Prendre contact avec la mairie ou la communauté de communes pour
#
  • La mise en place du nouveau protocole sanitaire
  • Les effectifs et les dernières inscriptions
  • Les services périscolaires
  • Pour les rares écoles à 4 jours et demi actualiser l’organisation des temps d’activités TAP/NAP. Préciser les modalités d’organisation de ces temps notamment si des changements sont prévus : inscription des élèves, personnels, gestion des élèves après le temps scolaire, quelle organisation en cas d'absence d'un personnel d'animation, utilisation partagée des locaux, ... En maternelle en particulier, rencontrer les personnels municipaux responsables de ces accueils pour définir les modalités de transition entre les temps scolaires et périscolaires.
  • Les budgets et les commandes
  • Les demandes de travaux de dernière minute, mises en sécurité...

Il est indispensable, si les opérations de carte scolaire ne sont pas stabilisées, de transmettre les derniers chiffres des effectifs à la section départementale du SNUipp-FSU. Contacter également le SNUipp-FSU pour toute question concernant les affectations (postes vacants par exemple).

Du côté des familles #
  • Préparer une note de rentrée pour les familles pour rappeler : les horaires de l’école,  le protocole sanitaire (à paraitre normalement fin août), les règles de vie essentielles, le calendrier des vacances, les assurances, les autorisations diverses (sorties, droit à l'image...)
  • Prévoir les fiches de renseignements à remplir par les parents, les assurances scolaires, les inscriptions aux études surveillées... ,
  • Faire le point sur les différents dispositifs destinés aux élèves à besoins spécifiques : PAI, PAP, PPS...
  • Pour les PAI ou PAP, adresser un mot à chaque famille de l’école, celles concernées pourront ainsi se faire connaître.
  • Arrêter la date de la réunion de rentrée des parents d’élèves (réunion à programmer dans les quinze jours, si possible). Prévoir les modalités d'organisation en lien avec le contexte sanitaire (date, heure, salle...)
  • Rencontrer les parents élus et profiter de cette rencontre pour définir le bureau électoral et arrêter le calendrier des élections des représentants des parents d'élèves. Éventuellement arrêter le calendrier annuel des conseils d'école.  Il est possible d'introduire un vote "exclusivement par correspondance" en lieu et place d'un vote "à  l'urne et par correspondance".  La loi n°2021-1716 du 21 décembre 2021 prévoit que « L'élection des représentants des parents d'élèves au conseil d'école peut se faire par voie électronique sur décision du directeur d'école, après consultation du conseil d'école » mais aucun décret d'application n'est encore paru pour 2022.
  • Mettre à jour du panneau d’affichage et éventuellement le site internet : coordonnées de l’école, jour(s) de décharge du directeur ou de la directrice, liste des enseignants et enseignantes et niveaux de classe, compte-rendu du dernier conseil d’école, affiche Vigipirate, information sur les modalités d’organisation de la rentrée, informations et équipements au protocole sanitaire.
Du côté de l'équipe pédagogique et du fonctionnement de l'école #

L’organisation matérielle de l'école, les calendriers, l’information, les projets, se doivent d’être mutualisés, portés à la connaissance de l’ensemble de l’équipe enseignante et discutés collectivement quand c’est nécessaire. La transparence au sein de l’équipe est déterminante pour faciliter le fonctionnement collectif de l'école.

Réunir un premier conseil des maîtres et maîtresses #

Il sera l'occasion :

  • de faire le point sur les consignes reçues (ou pas) afin de mettre en place collectivement le protocole sanitaire et de distribuer les équipements adéquats (gel hydroalcoolique, masques). Il est nécessaire d'anticiper la fermeture d'une classe en cas d'élève positif au Covid, notamment les modalités d'information aux familles.
  • d'arrêter définitivement la structure de l’école en fonction des effectifs
  • Arrêter l’organisation de la rentrée : jours et/ou horaires échelonnés en maternelle ou pour les CP ? Accueil des parents dans les locaux ? Filtrage à l’entrée ?
  • d'organiser les échanges de services (pour l'enseignement des langues vivantes notamment)
  • d'organiser les services de surveillance de récréation, et des accueils au portail pour l'entrée et la sortie des élèves, la répartition des services et des emplois du temps des ATSEM, des services civiques et des services périscolaires le cas échéant...
  • de mettre en place une organisation en cas d’absence de PE : qui prévient l'inspection si le directeur ou la directrice n'est pas joignable ? Qui gère la répartition des élèves en fonction des effectifs de chaque classe ? Prévoir en début d'année des tables supplémentaires.
  • de régler l'utilisation des locaux et du matériel collectif (photocopieur, salles communes, téléphone, ordinateurs, matériel audio-visuel, BCD...) et des structures sportives.
  • d’organiser le fonctionnement de la coopérative scolaire
  • d'organiser l'emploi du temps des AESH, des différents personnels présent·es dans l'école ou intervenant·es extérieur·es
  • de planifier les diverses réunions de rentrée, lancer les projets pédagogiques, les éventuels projets de classes de découvertes
  • d'arrêter le calendrier (conseil des maîtres et maîtresses, de cycles, les concertations...) pour le trimestre
  • de remettre un exemplaire du projet d’école aux PE arrivant dans l'école. 
  • de relever et partager, si accord, les coordonnées téléphoniques de l'équipe
  • d'organiser ou préciser la circulation de l’information sous toutes ses formes au sein de l’école, surtout dans les grosses structures. Inviter les personnels à utiliser leur  mail professionnel pour distinguer vie professionnelle et vie privée et pour des raisons de protection des données numériques. 
  • de relire ensemble tous les documents remis aux parents pour validation de l'équipe et corrections éventuelles
  • de prendre connaissance, en équipe des PPRE, PAP, PAI et PPS de l'année précédente afin de les poursuivre au plus tôt, en les réajustant éventuellement, quitte à les abandonner s'ils ne s'avèrent plus nécessaires.
Sans oublier #
  • de rencontrer les membres du RASED, là où il en reste...et de les convier au conseil des maîtres et maîtresses
  • de prendre contact avec l'infirmière de l'éducation nationale, e médecin scolaire et/ou le médecin de PMI
  • de prendre contact, rencontrer les AESH, les intervenant·es extérieur·es et d’organiser les emplois du temps avec les collègues concerné·es
  • de mettre à jour le registre ''élèves'' de l’école, en procédant aux dernières admissions et radiations
  • de faire le point sur les fournitures, le mobilier, le matériel en général.
  • de penser à faire les éventuelles commandes collectives (cahiers d’appel, cahiers de liaison avec les familles pour chaque élève, papier...)
Sécurité des locaux et des personnes #
  • faire le tour des installations, si possible avec un responsable de la mairie, pour demander le cas échéant des travaux d'urgence (à confirmer par mail pour garder une trace écrite des demandes)
  • revoir les PPMS (alerte-intrusion et risques majeurs), revoir les consignes de sécurité et prévoir le premier exercice incendie avec l'équipe.

Les mesures de sécurité́ restent renforcées; des rencontres avec l’IEN et/ou les responsables sécurité́ locaux sont à prévoir.

Et #
  • Un affichage syndical dans la salle des maîtres et maîtresses permet de donner des informations aux personnels de l'école, de créer un espace collectif de discussion. Ceci aura d'autant plus d'importance cette année que les personnels seront amenés à voter du 1er au 8 décembre 2022 pour renouveler leurs délégué·es du personnel.
  • Pour toute question concernant les fonctionnement de l'école ou l'exercice de la fonction de direction, prendre contact avec sa section départementale.

Cette première “mise en jambes” donne un avant-goût de la charge de travail attachée tout au long de l’année à la direction d’école. Une charge de travail qui n’a cessé de s'accroître, de se diversifier, particulièrement depuis le début de la crise sanitaire. 
Suite à ses multiples interventions, le SNUipp-FSU a obtenu une revalorisation indemnitaire de 56,25 € bruts / mois pour tous les directeurs et directrices. Par ailleurs, en 2 rentrées scolaires, 55 % des directeurs et directrices ont vu leur temps de décharge augmenter. Ces premiers pas restent insuffisants, d’autant qu’aucun emploi d’aide ni aucun allègement des tâches n’est pour le moment mis sur la table, le précédent ministre ayant préféré avancer sur un statut pourtant massivement rejeté par la profession !
On est loin des modifications substantielles nécessaires qu'on exprimé sans détour les personnels dans la grande consultation du SNUipp-FSU au printemps 2022 : du temps, de l'aide, un véritable allègement des tâches et une formation de qualité.
Lors de son congrès national en juin 2022, le syndicat a adopté la revendication de plus de temps pour les équipes pour fonctionner ensemble, via une décharge supplémentaire pour le fonctionnement de l'école, attribuée à l'école, que le conseil des maîtres et maîtresses utilisera selon les modalités qu'il choisira.
Pour donner du poids à ces revendications, votez et faites voter pour les listes FSU et SNUipp lors des élections professionnelles qui se dérouleront du 1er au 8 décembre 2022.

Communique de la Fédération Syndicale Unitaire 3.5 % : le niveau du mépris

Les organisations syndicales de la fonction publique ont obtenu que le ministre de la fonction publique annonce enfin une revalorisation du point d’indice. Pour autant, les 3.5 % annoncés sont très en deçà de l’inflation, pour l'instant à 5,2% et annoncée très prochainement à 7%.

Après un quinquennat entier qui s’est acharné à maintenir le point gelé, cette augmentation ne saurait compenser les pertes ni réparer les conséquences lourdes pour les conditions de vie d'un grand nombre de personnels, en particulier les bas salaires et les plus précaires.

La situation inédite d'augmentation rapide du coût de la vie, cumulée à la dégradation résultant de 12 années de quasi-gel du point appelle pourtant une mesure d'une toute autre ampleur, avec une revalorisation d'urgence immédiate de 10% au moins pour préserver les conditions de vie de tou-tes les agent-es publics, et un plan pluriannuel de rattrapage des pertes subies.

Pour la FSU, la situation impose une négociation sur l'ensemble des grilles de rémunération et de carrière intégrant de nécessaires mesures pour permettre en particulier d'atteindre l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. C'est un enjeu de société, car il en va de l'attractivité des métiers de la fonction publique, et donc de l’existence de services publics répondant aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

La FSU considère donc ces 3,5% comme une étape largement insuffisante et qui en appelle une autre sans délai, tant cette augmentation est en décalage avec la réalité de l'évolution de coût de la vie. La FSU exige que soit rapidement concerté un mécanisme pérenne d'indexation des salaires sur l'augmentation des prix ainsi que l'ouverture de négociations portant sur les carrières et les rémunérations.

Les Lilas, le 28 juin 2022

Communique de la Fédération Syndicale Unitaire 3.5 % : le niveau du mépris

Les organisations syndicales de la fonction publique ont obtenu que le ministre de la fonction publique annonce enfin une revalorisation du point d’indice. Pour autant, les 3.5 % annoncés sont très en deçà de l’inflation, pour l'instant à 5,2% et annoncée très prochainement à 7%.

Après un quinquennat entier qui s’est acharné à maintenir le point gelé, cette augmentation ne saurait compenser les pertes ni réparer les conséquences lourdes pour les conditions de vie d'un grand nombre de personnels, en particulier les bas salaires et les plus précaires.

La situation inédite d'augmentation rapide du coût de la vie, cumulée à la dégradation résultant de 12 années de quasi-gel du point appelle pourtant une mesure d'une toute autre ampleur, avec une revalorisation d'urgence immédiate de 10% au moins pour préserver les conditions de vie de tou-tes les agent-es publics, et un plan pluriannuel de rattrapage des pertes subies.

Pour la FSU, la situation impose une négociation sur l'ensemble des grilles de rémunération et de carrière intégrant de nécessaires mesures pour permettre en particulier d'atteindre l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. C'est un enjeu de société, car il en va de l'attractivité des métiers de la fonction publique, et donc de l’existence de services publics répondant aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

La FSU considère donc ces 3,5% comme une étape largement insuffisante et qui en appelle une autre sans délai, tant cette augmentation est en décalage avec la réalité de l'évolution de coût de la vie. La FSU exige que soit rapidement concerté un mécanisme pérenne d'indexation des salaires sur l'augmentation des prix ainsi que l'ouverture de négociations portant sur les carrières et les rémunérations.

Les lilas, le 28 juin 2022

Le communiqué de presse

Interdire le droit à l’avortement c’est mettre des milliers de femmes en danger de mort !

Alors que la cours suprême des Etats Unis garantissait au niveau national le droit à l'IVG depuis 1973, elle vient de révoquer l'arrêt Roe V. Wade laissant dorénavant une prétendue « liberté » aux 50 Etats de juger de la légalité ou de l’illégalité de l'IVG sur son territoire. La FSU dénonce avec force ce recul historique et apporte son soutien à toutes les femmes et au peuple états uniens qui se soulèvent contre cette décision profondément réactionnaire.

Comme le révèlent les rapports de l'OMS et de l’ONU, les avortements clandestins provoquent environ 40 000 décès par ans et des séquelles physiques graves chez des milliers de femmes et de filles. Donc interdire l'IVG sécurisé et encadré c'est mettre en danger de mort des milliers de femmes. La FSU rappelle que le droit des femmes à disposer de leur corps constitue une de ses exigences fortes et une revendication du mouvement social. Elle continuera à lutter contre toutes formes de remises en cause de ce droit et pour son accès plein et entier ici et ailleurs.

Le président et le gouvernement français doivent se positionner clairement contre cette décision et aucune tergiversation ne sera acceptable. La FSU n’acceptera jamais le prétexte d'un agenda ou d'un contexte politique particulier car les droits des femmes en France et dans le monde représentent des enjeux majeurs d'égalité et de démocratie. Et au-delà des habituels slogans : le président doit maintenant inscrire dans la constitution française l'IVG comme un droit fondamental.
Forte des valeurs de solidarité internationale qu'elle porte, la FSU appelle à se mobiliser sur l’ensemble du territoire où seront organisés collectivement des rassemblements et des manifestations contre la décision de la cours suprême Etats-unienne et pour le droit à l'IVG.

Paris, le 25 juin

Le communiqué

 Stopper la pénurie organisée des personnels enseignants, une urgence

- 4 à Besançon, -7 à Amiens, -11 à Grenoble, -14 à Nancy-Metz, -62 à Paris… Le nombre d'académies en déficit de postes après les résultats du concours externe du CRPE va en grandissant. En Guyane, les résultats ne sont pas encore connus mais le nombre d’admissibles est déjà inférieur au nombre de postes proposés. A Versailles, ce sont 1006 postes qui sont perdus et 660 à Créteil, soit deux à trois fois plus que l’an dernier!

Dans toutes les autres académies, le nombre d'admis est insuffisant. Le recours à la liste complémentaire est nécessaire, le ministère doit l’autoriser de toute urgence.

Baisse drastique du nombre de candidates et candidats alliée à la hausse des demandes de rupture conventionnelles et de démission, la démonstration n’est plus à faire de la perte brutale d’attractivité du métier de PE. Cela résulte d’une politique délibérée du ministère faite de déclassement salarial, d’aggravation des conditions de travail, de déconsidération professionnelle et de dégradation de la formation initiale sur fond de volonté de développer les personnels contractuels au détriment des personnels fonctionnaires.

On sait d'ores et déjà que le recours aux personnels contractuels ne suffira pas. En attendant, si ce recours aux personnels contractuels s'avère incontournable, compte tenu de l'urgence, cela doit s'assortir de modules de formation dès cette année et la possibilité doit leur être offerte de passer un concours réservé spécifique pour la rentrée 2023 suivi d'une année de formation initiale pour leur titularisation.

Ce sont une fois de plus les élèves des familles populaires, ayant le plus besoin de l’école, qui subissent le plus fortement cette dégradation du service public d’éducation. Il est urgent de changer radicalement de politique.
Le SNUipp-FSU appelle à augmenter significativement les salaires, à améliorer les conditions de travail comme l'entrée dans le métier et à mettre en place des pré recrutements afin d'élargir les viviers de candidates et candidats aux concours de recrutement, de sécuriser les parcours et de démocratiser l’accès au métier. Les personnels et le service public d’éducation ont besoin de reconnaissance et de respect!

Un message fort que le syndicat portera rue de Grenelle lors de l’audience programmée avec le ministre mercredi 29 juin.

Le communiqué

 Stopper la pénurie organisée des personnels enseignants, une urgence

- 4 à Besançon, -7 à Amiens, -11 à Grenoble, -14 à Nancy-Metz, -62 à Paris… Le nombre d'académies en déficit de postes après les résultats du concours externe du CRPE va en grandissant. En Guyane, les résultats ne sont pas encore connus mais le nombre d’admissibles est déjà inférieur au nombre de postes proposés. A Versailles, ce sont 1006 postes qui sont perdus et 660 à Créteil, soit deux à trois fois plus que l’an dernier!

Dans toutes les autres académies, le nombre d'admis est insuffisant. Le recours à la liste complémentaire est nécessaire, le ministère doit l’autoriser de toute urgence.

Baisse drastique du nombre de candidates et candidats alliée à la hausse des demandes de rupture conventionnelles et de démission, la démonstration n’est plus à faire de la perte brutale d’attractivité du métier de PE. Cela résulte d’une politique délibérée du ministère faite de déclassement salarial, d’aggravation des conditions de travail, de déconsidération professionnelle et de dégradation de la formation initiale sur fond de volonté de développer les personnels contractuels au détriment des personnels fonctionnaires.

On sait d'ores et déjà que le recours aux personnels contractuels ne suffira pas. En attendant, si ce recours aux personnels contractuels s'avère incontournable, compte tenu de l'urgence, cela doit s'assortir de modules de formation dès cette année et la possibilité doit leur être offerte de passer un concours réservé spécifique pour la rentrée 2023 suivi d'une année de formation initiale pour leur titularisation.

Ce sont une fois de plus les élèves des familles populaires, ayant le plus besoin de l’école, qui subissent le plus fortement cette dégradation du service public d’éducation. Il est urgent de changer radicalement de politique.
Le SNUipp-FSU appelle à augmenter significativement les salaires, à améliorer les conditions de travail comme l'entrée dans le métier et à mettre en place des pré recrutements afin d'élargir les viviers de candidates et candidats aux concours de recrutement, de sécuriser les parcours et de démocratiser l’accès au métier. Les personnels et le service public d’éducation ont besoin de reconnaissance et de respect!

Un message fort que le syndicat portera rue de Grenelle lors de l’audience programmée avec le ministre mercredi 29 juin.

Le communiqué

 Stopper la pénurie organisée des personnels enseignants, une urgence

- 4 à Besançon, -7 à Amiens, -11 à Grenoble, -14 à Nancy-Metz, -62 à Paris… Le nombre d'académies en déficit de postes après les résultats du concours externe du CRPE va en grandissant. En Guyane, les résultats ne sont pas encore connus mais le nombre d’admissibles est déjà inférieur au nombre de postes proposés. A Versailles, ce sont 1006 postes qui sont perdus et 660 à Créteil, soit deux à trois fois plus que l’an dernier!

Dans toutes les autres académies, le nombre d'admis est insuffisant. Le recours à la liste complémentaire est nécessaire, le ministère doit l’autoriser de toute urgence.

Baisse drastique du nombre de candidates et candidats alliée à la hausse des demandes de rupture conventionnelles et de démission, la démonstration n’est plus à faire de la perte brutale d’attractivité du métier de PE. Cela résulte d’une politique délibérée du ministère faite de déclassement salarial, d’aggravation des conditions de travail, de déconsidération professionnelle et de dégradation de la formation initiale sur fond de volonté de développer les personnels contractuels au détriment des personnels fonctionnaires.

On sait d'ores et déjà que le recours aux personnels contractuels ne suffira pas. En attendant, si ce recours aux personnels contractuels s'avère incontournable, compte tenu de l'urgence, cela doit s'assortir de modules de formation dès cette année et la possibilité doit leur être offerte de passer un concours réservé spécifique pour la rentrée 2023 suivi d'une année de formation initiale pour leur titularisation.

Ce sont une fois de plus les élèves des familles populaires, ayant le plus besoin de l’école, qui subissent le plus fortement cette dégradation du service public d’éducation. Il est urgent de changer radicalement de politique.
Le SNUipp-FSU appelle à augmenter significativement les salaires, à améliorer les conditions de travail comme l'entrée dans le métier et à mettre en place des pré recrutements afin d'élargir les viviers de candidates et candidats aux concours de recrutement, de sécuriser les parcours et de démocratiser l’accès au métier. Les personnels et le service public d’éducation ont besoin de reconnaissance et de respect!

Un message fort que le syndicat portera rue de Grenelle lors de l’audience programmée avec le ministre mercredi 29 juin.

Le communiqué

 Stopper la pénurie organisée des personnels enseignants, une urgence

- 4 à Besançon, -7 à Amiens, -11 à Grenoble, -14 à Nancy-Metz, -62 à Paris… Le nombre d'académies en déficit de postes après les résultats du concours externe du CRPE va en grandissant. En Guyane, les résultats ne sont pas encore connus mais le nombre d’admissibles est déjà inférieur au nombre de postes proposés. A Versailles, ce sont 1006 postes qui sont perdus et 660 à Créteil, soit deux à trois fois plus que l’an dernier!

Dans toutes les autres académies, le nombre d'admis est insuffisant. Le recours à la liste complémentaire est nécessaire, le ministère doit l’autoriser de toute urgence.

Baisse drastique du nombre de candidates et candidats alliée à la hausse des demandes de rupture conventionnelles et de démission, la démonstration n’est plus à faire de la perte brutale d’attractivité du métier de PE. Cela résulte d’une politique délibérée du ministère faite de déclassement salarial, d’aggravation des conditions de travail, de déconsidération professionnelle et de dégradation de la formation initiale sur fond de volonté de développer les personnels contractuels au détriment des personnels fonctionnaires.

On sait d'ores et déjà que le recours aux personnels contractuels ne suffira pas. En attendant, si ce recours aux personnels contractuels s'avère incontournable, compte tenu de l'urgence, cela doit s'assortir de modules de formation dès cette année et la possibilité doit leur être offerte de passer un concours réservé spécifique pour la rentrée 2023 suivi d'une année de formation initiale pour leur titularisation.

Ce sont une fois de plus les élèves des familles populaires, ayant le plus besoin de l’école, qui subissent le plus fortement cette dégradation du service public d’éducation. Il est urgent de changer radicalement de politique.
Le SNUipp-FSU appelle à augmenter significativement les salaires, à améliorer les conditions de travail comme l'entrée dans le métier et à mettre en place des pré recrutements afin d'élargir les viviers de candidates et candidats aux concours de recrutement, de sécuriser les parcours et de démocratiser l’accès au métier. Les personnels et le service public d’éducation ont besoin de reconnaissance et de respect!

Un message fort que le syndicat portera rue de Grenelle lors de l’audience programmée avec le ministre mercredi 29 juin.

Le SNUipp-FSU, prenant appui sur l’enquête « écoles vitaminées à l’EPS » qu’il a menée avec le syndicat des professeurs d’EPS SNEP-FSU porte des revendications bien plus ambitieuses.

La publication

Cette crise de l’attractivité trouve son origine en grande partie dans le déclassement salarial et impacte directement les conditions de travail et l’exercice des droits (temps partiels, mutations…) des titulaires. Face à cette crise structurelle, la seule réponse Ministérielle est de revaloriser les contractuel·les et d’organiser des “job dating”.

Le SNUipp-FSU, réuni en congrès à Mulhouse, rappelle donc qu’il y a “urgence à augmenter significativement les salaires, à améliorer les conditions de travail comme l'entrée dans le métier et à mettre en place des prérecrutements”. Pour le syndicat “cela permettra alors de recruter des personnels sous statut de fonctionnaires à hauteur des besoins et de redonner du sens et de l’attractivité à notre métier !”

APPEL DU SNUipp-FSU Rendre le métier attractif : Un enjeu majeur pour le service public d’éducation

Enseigner est un métier qui n'attire plus. Le nombre d'admissibles aux épreuves du CRPE 2022 est historiquement bas dans quasiment toutes les académies, alors que dans le même temps, le nombre de demandes de démissions et de ruptures conventionnelles ne cesse de s'accroître. Le manque de personnels titulaires entraîne une restriction des droits (à muter, au temps partiel, à bénéficier de congés de formation etc.) privant ainsi les collègues de perspectives professionnelles et/ou personnelles. Ces reculs inacceptables participent à la dégradation des conditions de travail et à la désaffection du métier. Le déclassement salarial persistant contribue également à ce manque d’attractivité structurel. Le recrutement de nombreux personnels contractuels mieux rémunérés que les titulaires en début de carrière et d'étudiant·es n'ayant pas ou peu de formation avant de se retrouver en responsabilité de classe et d'élèves, fragilise le service public d'éducation. Les équipes se déstructurent au rythme des contrats, la stabilité se délite et avec elle les projets pédagogiques, l'accompagnement des élèves et de leurs familles.

Cette crise de l'attractivité, devenue structurelle, se produit après des années de casse de l'école publique. Et bien que la contractualisation du métier d’enseignant soit un phénomène ancien dans certaines académies, il va cependant atteindre un niveau inégalé dès la rentrée de septembre 2022 et se généraliser. Ce que d'autres services publics ont connu avant nous ne doit pas se reproduire sur l'école et sur le métier enseignant

Pour contrer cette désaffection grandissante et persistante, le ministre propose l’organisation de job dating : véritable déconsidération professionnelle pour le métier, les enseignant·es et le service public d'éducation. L’annonce récente de la mise en place de cellule de crise dans les rectorats au mois d’août relève de l’ineptie.

Pour le SNUipp-FSU, il y a urgence à rendre le métier attractif et des solutions existent!

Qu’il se place du côté de l’architecture de formation comme des revendications salariales, du recrutement comme des conditions de travail, ou encore de son volet pédagogique, le projet du SNUipp-FSU répond à la double question de l’accès au métier et du maintien dans la profession, enjeu majeur pour les années à venir. Il y a donc urgence à augmenter significativement les salaires, à améliorer les conditions de travail comme l'entrée dans le métier et à mettre en place des prérecrutements afin d'élargir les viviers de candidat·es aux concours de recrutement, de sécuriser les parcours et de démocratiser l’accès au métier. Cela permettra alors de recruter des personnels sous statut de fonctionnaires à hauteur des besoins et de redonner du sens et de l’attractivité à notre métier !

Paris, le 17 juin 2022

Le communiqué de la FSU

Les résultats du premier tour des élections législatives illustrent de nouveau la tripartition du paysage politique. L’abstention est à un niveau inédit, en particulier dans la jeunesse. Cela révèle une nouvelle fois la profondeur de la crise démocratique. Le choix fait par la majorité présidentielle de tenter d’anesthésier la campagne électorale pour masquer son projet de régression sociale est un facteur aggravant de cette situation.

La FSU s’alarme de la persistance de pourcentages de voix élevés s’étant portés sur les partis d’extrême droite, avec encore près d’un quart des voix. Le RN est désormais susceptible de constituer un groupe parlementaire. Pour le second tour, la FSU appelle de nouveau à ce que pas une voix n’aille se porter sur des candidat-es d’extrême droite, car leur programme est fondamentalement antisocial et libéral sur le plan économique, à l’exact inverse des valeurs d’égalité et de solidarité portées par le syndicalisme. La FSU appelle toutes les électrices et tous les électeurs, dont les abstentionnistes, à défaire toute possibilité d’élection de député-es pour le RN.

La FSU dénonce avec force l’amalgame fait entre la gauche et l’extrême droite dans les discours de membres de la coalition présidentielle «&nbspEnsemble&nbsp». La FSU appelle à ce que le débat public à l’occasion de ces élections législatives ne soit pas le théâtre de confusions entretenues à des fins politiciennes, et dont la conséquence serait de faciliter la stratégie dite de «&nbspdédiabolisation&nbsp» de l’extrême droite.

Les forces politiques soutenant le Président subissent un échec. Ceci démontre que les projets politiques contre les droits sociaux qu’elles portent sont largement réfutés par les urnes. C’est un encouragement pour construire les mobilisations et défendre les revendications.

Pour la première fois depuis l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, un Président élu pourrait ne pas avoir de majorité.

Pour la FSU, c’est le résultat du rejet massif des projets néo libéraux, autoritaires, écocides, injustes socialement, qui monte dans la population.

La FSU continuera, en vue du second tour, à populariser ses analyses sur la nocivité de ce projet pour les salarié-es, les privé-es d’emploi, les jeunes et les retraité-es (recul de l’âge de la retraite, compression salariale et des pensions, sous-financement des services publics, remise en cause du statut de fonctionnaire, lien entre le RSA et le travail gratuit, etc.). Aller voter doit permettre aussi d’empêcher qu’une telle politique ne s’applique !

Le rassemblement des forces de gauche a permis de faire émerger un projet alternatif de progrès social. C’est donc le troisième bloc électoral apparu lors de l’élection présidentielle qui apparaît en tête au soir de ce premier tour des élections législatives. Pour la FSU, un tel résultat montre qu’il existe dans le pays un espoir qui peut se constituer et se confirmer !

Forte de sa légitimité à s’exprimer et à revendiquer, la FSU entend donc poursuivre et amplifier les mobilisations pour convaincre dès maintenant que d’autres politiques économiques, sociales et environnementales sont possibles et nécessaires pour répondre aux revendications. Elle entend ainsi jouer tout son rôle d’organisation syndicale, en toute indépendance, et exprimer l’attente massive des salarié-es, des chômeur-euses, des jeunes et des retraité-es par des propositions progressistes qui soient inscrites dans les réalités du monde du travail, pour construire une société féministe, écologique et sociale, pour garantir les droits de toutes et tous, pour réduire drastiquement les inégalités, pour améliorer les conditions de vie en redistribuant les richesses, pour respecter la dignité de toutes et tous.

Pour sortir le pays de la crise dans laquelle il est plongé, c’est la justice sociale qui est à l’ordre du jour. Cela passe par la capacité à renforcer le mouvement social.

La FSU appelle aussi à se rendre aux urnes dimanche 19 juin pour le second tour de l’élection législative et à y porter haut les revendications !

Les Lilas le 13 juin 2022

Le communiqué de la FSU

L’INSEE vient d’annoncer une nouvelle progression de l’inflation, avec 5,2% en rythme annuel au mois de mai. Côté salaires dans la fonction publique, en revanche, toujours rien à l’horizon !

Les gouvernements, lors du précédent quinquennat, portent une très lourde responsabilité dans le déni de reconnaissance de l’engagement professionnel des agent-es publics et dans l’affaiblissement du niveau de leurs rémunérations.

Par leur obstination à maintenir la valeur du point d’indice gelée, par leur décision de décaler d’un an les mesures de carrières prévues par le protocole PPCR, ces gouvernements ont orchestré le déclassement salarial des agent-es et la pénurie de recrutements.

De même, reste inacceptable leur refus borné de mettre en œuvre des mesures générales qui, pourtant, sont les seules à même de donner un sens social et collectif aux carrières de la Fonction publique et à la reconnaissance du travail de ses agent-es pour l’intérêt général.

Les agent-es ne sont pas dupes ! Les mesures partielles prises çà et là, bénéficiant à certains personnels et pas à d’autres, n’ont aucune lisibilité et renforcent le légitime sentiment d’injustice.

A cette politique de non-reconnaissance salariale s’ajoute désormais une inflation galopante qui s’installe et progresse dangereusement (aujourd’hui à 5,2 %) faisant, dans la Fonction publique, dévisser les plus faibles rémunérations, celles des pieds de grille notamment.

Juste avant l’élection présidentielle, le gouvernement a dû concéder le fait que cette inflation justifiait désormais le dégel de la valeur du point d’indice…

Pour la FSU, ça suffit ! Assez tergiversé ! Assez de fadaises sur un prétendu système de rémunération qui serait à bout de souffle quand ceux-là même qui le prétendent sont ceux qui l’assèchent par une politique d’austérité salariale pour tous les agent-es publics !

Pour la FSU, c’est bien la cohérence et l’équilibre d’ensemble de la rémunération indiciaire qui doit être préservée par la revalorisation combinée de la grille et du point d’indice. La comparabilité des carrières et des rémunérations est une donnée structurante pour la mobilité choisie des personnels !

Pour préserver le pouvoir d’achat ! il faut immédiatement dégeler la valeur du point d’indice et la revaloriser à la hauteur commandée par l’inflation !

Pour reconnaître le travail essentiel des personnels de la Fonction publique pour l’intérêt général : il faut dès maintenant revaloriser l’ensemble de la grille indiciaire par une application uniforme d’un nombre significatif de points d’indice additionnels pour tout-es, à tous les échelons de tous les grades des corps et cadres d’emplois.

Pour faire reculer toutes les inégalités, notamment entre les hommes et les femmes, comme pour préserver le niveau de vie au moment de la retraite, il faut intégrer les primes dans la rémunération indiciaire.

La FSU est déterminée à ce que toutes les politiques d’apprentis-sorciers appliquées aux rémunérations des agent-es de la fonction publique soient stoppées sans délai !

Il est temps de revaloriser vraiment les rémunérations de tous les personnels de la Fonction publique !

Les Lilas le 31 mai 2022

Le SNUipp-FSU tient son 12ème congrès du 13 au 17 juin à Mulhouse. Durant une semaine, environ quatre cent congressistes, venus de tous les départements, débattent pour construire la feuille de route du syndicat pour les trois années à venir. Questions de métier, de droits des personnels et de renouvellement du syndicalisme sont au cœur des échanges. Des tables rondes nourrissent également les réflexions autour de différentes thématiques : l’internationale de l’inclusion, le syndicalisme et le lien avec les personnels, statut scolaire et laïcité.

Un anniversaire à fêter

C’est aussi l’occasion de fêter les 30 ans du SNUipp-FSU. Depuis sa création en 1992, le SNUipp-FSU porte un projet de transformation de l’école, en lien avec l’ensemble des travaux de la recherche, fondé sur le « toutes et tous capables » des élèves. Il construit avec la profession des rapports de force majoritaires au service de perspectives ambitieuses pour l’école, les élèves et les personnels.

A l’issue de ce congrès, une nouvelle équipe nationale sera élue pour mettre en musique la partition construite collectivement.

L'École publique est mise à mal depuis cinq ans. Réduction des moyens, contractualisation, mise en concurrence des écoles, … la situation actuelle n’est pas tenable et un plan d’urgence pour l'École est plus que jamais nécessaire.
Le SNUipp-FSU porte un projet éducatif ambitieux, qui trace les contours d’une école égalitaire œuvrant à l’émancipation individuelle et collective. Il met ce projet en regard des programmes des principales formations politiques aux législatives  qui portent des visions de l’éducation parfois diamétralement opposées.

Plus largement, à l’inverse de la politique néolibérale en vigueur qui privilégie les classes aisées au détriment des mécanismes sociaux (sécurité sociale, code du travail, services publics…), le SNUipp-FSU défend une société égalitaire, émancipatrice et durable. Dans un souci d’information, et fort de son indépendance syndicale, il analyse les propositions des différents blocs politiques candidats aux législatives, en regard de son projet de société.

Les résultats des élections législatives seront déterminants pour la politique éducative et sociale qui sera menée lors des prochaines années. Le SNUipp-FSU, appelle à s’exprimer massivement pour défendre une école ambitieuse et égalitaire, et plus largement une société durable, écologique et émancipatrice.

Être ambitieux pour l’école publique, c'est bâtir une société durable. Quel que soit le résultat de ces élections, le SNUipp-FSU continuera à porter ses revendications pour un service public d'éducation de qualité et pour une société plus égalitaire et émancipatrice.

La loi Rilhac de décembre 2021 imposait à chaque DASEN de créer au moins un référent ou une référente direction dans chaque département. Un récent décret encadre ces nouvelles missions, confiées par le DASEN (et sous son autorité) à un, une ou plusieurs directeurs et directrices…

Quelles attributions ?

Les missions des référent·es direction recouvrent plusieurs volets :

  • Être personnel ressource : «&nbspLe référent direction d'école assure l'accompagnement des directeurs d'école dans l'exercice de leurs missions en répondant à leurs demandes de conseil et d'appui méthodologique.&nbsp»
  • Mettre en place des échanges entre pair·es : «&nbspIl facilite la fluidité et la transversalité des échanges entre les directeurs d'école dans le département dans lequel il exerce. Il favorise la mutualisation des pratiques professionnelles entre directeurs.&nbsp»
  • Contribuer à la formation des directrices et directeurs : « Il contribue à la conception et à l'animation d'actions de formation des directeurs d'école.&nbsp»

Le ou la DASEN fixe tous les ans les axes prioritaires d’action par une lettre de mission.

Quelles conditions d'exercice ?

Les référent·es direction sont nommé·es pour une durée de trois années, renouvelable une fois. Durant ces périodes, à la demande du “directeur·trice référent·e" ou de l’administration, il peut être mis fin à la mission.

Une décharge spécifique, cumulable avec la décharge de direction d’école, doit être attribuée par l’administration. Les textes ne spécifient pas la hauteur de cette décharge, laissée donc à la seule appréciation du ou de la DASEN.

Aucune rémunération spécifique n’est prévue.

Comment candidater ?

Pour candidater, l’enseignant ou l’enseignante doit être sur un poste de direction et justifier d’au moins 4 années d’exercice dans cette fonction. Après publication d’une fiche de poste précisant missions, périmètre d’intervention et modalités de candidatures, ces dernières qui remplissent les conditions préalables sont auditionnées par une commission. La commission se compose de trois membres, choisi·es par le ou la DASEN avec obligatoirement un·e IEN et un·e directeur-ice (depuis au moins cinq ans).

Le ou la DASEN arrête ensuite la liste des candidat·es retenu·es dans « le respect de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.&nbsp»

Six mois avant la fin de leur mission, les référent·es direction seront évalué·es, lors d’un entretien sur la base des axes prioritaires fixés par le ou la DASEN. Le renouvellement n’est pas soumis à la procédure de candidature initiale.

Le SNUipp-FSU s’est toujours opposé à la mise en place de postes profilés, échappant aux règles du mouvement : il en est clairement le cas ici avec le choix laissé au DASEN.
La création de cette mission est en lien avec la loi Rilhac, instaurant «&nbspl’autorité fonctionnelle&nbsp» de la directrice ou du directeur. Cette loi ne répond en rien aux demandes de reconnaissance salariale, de temps et d’aide administrative que les personnels expriment légitimement, particulièrement suite à la surcharge liée à la situation sanitaire. Le syndicat en demande l’abrogation.

Les élections législatives sont un rendez-vous démocratique incontournable. Le SNUipp-FSU, qui porte un projet de transformation de l’école et de la société, met son projet en regard des propositions des trois grands blocs politiques sur 5 sujets phares : salaires, retraites, droit des fonctionnaires, Fonction publique, écologie…

Salaires : l'urgence d’une réelle revalorisation

Les enseignantes et les enseignants français·es sont moins bien payé·es que la plupart de leur·es homologues des autres pays de l’Union européenne. Considéré·es comme des cadres A, les PE, niveau Bac +5, ont une rémunération inférieure de 35% à celles des autres cadres A de la Fonction publique. Le décrochage salarial des personnels enseignants s’explique par une valeur du point d’indice quasiment gelée depuis 12 ans tandis que l’inflation atteignait 14% sur la même période.
De leur côté les AESH, obligés d’être à temps incomplet, sont rémunérés sur la base du Smic et sans perspective de carrière.

77% des professeurs des écoles et des AESH attendent une hausse des salaires.

Ce que porte le SNUipp et la FSU :

  • · Revaloriser la valeur du point d'indice immédiatement et indexer la valeur du point d’indice sur l’inflation. 
  • · Mettre fin aux inégalités salariales femmes/hommes.
  • · Des droits des personnels rétablis et améliorés (suppression du jour de carence, remise à plat des règles sur les autorisations d'absence…)
  • · Création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH

Ce que proposent les trois principaux blocs politiques :

NUPES Renaissance  RN · Rattraper et mettre fin au gel du point d’indice, revaloriser les grilles salariales en engageant une négociation avec les organisations syndicales

· Revaloriser le traitement des fonctionnaires et dégeler le point d’indice

· L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

· Créer un véritable service public d’accompagnement des élèves en situation de handicap, avec un nouveau corps de fonctionnaires, en formant et titularisant les actuels AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) · Mieux reconnaître les enseignant·es

· Proposer un pacte à tou·tes les enseignant·es  · Pas de dégel du point d'indice

· Préserver le statut de la fonction publiqueLa mobilisation des personnels, avec l’apparition du Covid, a mis en échec la tentative de réforme de 2019. Mais la question des retraites reste au cœur des préoccupations des français·es et des programmes des formations politiques. Retraites

Le SNUipp-FSU rappelle son attachement au système des retraites par répartition et au salaire continué que représente la pension, à un niveau élevé. Préserver et améliorer le système actuel est possible à condition de mettre en place d’autres sources de financement : meilleure répartition des richesses entre le capital et le travail, développement de l’emploi…

 

Ce que porte le SNUipp-FSU :

  • Droit au départ à 60 ans, voire avant pour les carrières longues
  • Un taux de remplacement de 75% basé sur la rémunération des 6 derniers mois avec une pension complète pour 37,5 annuités, la suppression de la décote et de la surcote 
  • La reconnaissance des années d’études et une amélioration de la situation des polypensionné·es
  • L’indexation des pensions sur les salaires

Ce que proposent les trois principaux blocs politiques :

NUPES Renaissance RN · Restaurer le droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous après quarante annuités de cotisation avec une attention particulière pour les carrières longues, discontinues et les métiers pénibles

· Indexer le montant des retraites sur les salaires

· Maintenir l’équilibre des retraites en soumettant à cotisation patronale les dividendes, participation, épargne salariale, rachats d’action, heures supplémentaires, en augmentant de 0,25 point par an le taux de cotisation vieillesse et en créant une surcotisation sur les hauts salaires · Recul de l’âge de la retraite à 65 ans en tenant compte de la pénibilité

· Renforcer la possibilité de cumuler emploi et retraites

· Pas de retraites en deçà de 1100 euros pour une carrière complète

· Tendre vers un régime universel pour les générations qui vont entrer sur le marché du travail  · Réindexer les retraites sur l’inflation

· Revaloriser le minimum vieillesse à 1 000 € par mois et augmenter les petites retraites.

· Refuser tout allongement de l’âge de départ à la retraite.

· Possibilité de partir à 60 ans pour les carrières longues Droits des fonctionnaires

La loi de transformation de la Fonction publique (LTFP) a profondément modifié les modalités de gestion de la carrière des personnels en réduisant le champ des compétences des commissions administratives paritaires (CAP). C’est la remise en question du paritarisme, tel qu’inscrit dans le statut général de la Fonction publique, et du droit pour les personnels à être représentés et défendus tout au long de la gestion de leur carrière et dans leurs missions. Les questions de mobilité ou d’avancement sont désormais sorties du dialogue avec les personnels élus et les règles décidées unilatéralement par l’administration dans des lignes directrices de gestion (LDG).

96 % des enseignants demandent des règles équitables et transparentes sur la gestion des personnels (mouvement, promotion…) étudiées en commission paritaire.

Ce que porte le SNUipp-FSU :

  • Abrogation de la loi de transformation de la fonction publique pour mettre en place une gestion des carrières transparente, juste et équitable.
  • Publication des tableaux d’avancement et des résultats du mouvement avec tous les éléments nécessaires pour comprendre les décisions prises (barèmes...) et s’assurer du respect des règles collectives.
  • Élaboration collective des règles et barèmes en s’appuyant sur des échanges réguliers avec les élu·es du personnel.
NUPES Renaissance  RN · Restaurer les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), augmenter leurs moyens et rendre leurs avis contraignants Service public

Les crises sanitaires, économiques, écologiques… comme les multiples mouvements sociaux (Gilets Jaunes, retraites ...) mettent en évidence les besoins de services publics renforcés, accessibles partout et pour toutes et tous. Les services publics, vecteurs d’émancipation, doivent répondre aux besoins des populations afin d’incarner les principes d’égalité et de fraternité.

97 % des enseignant·es se déclarent attaché·s à des services publics de proximité plus développés sur tous les territoires

Ce que porte le SNUipp-FSU :

  • Conquérir un système de santé qui tend vers le 100% de remboursement pour toutes et tous par la sécurité sociale financé par les cotisations sociales.
  • La réappropriation des services publics qui ont été abandonnés aux intérêts privés
  • Une augmentation conséquente et immédiate du budget de la recherche publique
  • Une augmentation conséquente et immédiate du budget de la recherche publique
NUPES Renaissance RN · Instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant à 100 % les soins de santé prescrits et en intégrant les complémentaires santé dans la Sécurité sociale

· Fonder un pôle public du médicament

· Reconstruire le service public hospitalier

· Actionner tous les leviers pour combattre les déserts médicaux · Poursuivre le sauvetage de l’hôpital Un plan de recrutement d’infirmiers et d’aides-soignants. Rendre l’hôpital plus humain  : moins de charges administratives pour les soignants, plus de responsabilités pour les paramédicaux et une place centrale des médecins dans la gouvernance.

· Lutter contre les déserts médicaux , avec des leviers à construire ensemble  : développement de la téléconsultation, permanences ponctuelles dans les territoires les moins dotés, régulation de l’installation… · Arrêter les fermetures des lits à l’hôpital public et des maternités.

· Agir contre les déserts médicaux grâce à des incitations financières fortes pour les soignants et augmenter le nombre de maisons de santé. Rupture écologique

Hausse généralisée des températures, phénomènes météorologiques extrêmes, extinction massive d’espèces… l'urgence climatique nous impose des changements économiques et sociaux majeurs et immédiats. Le dernier rapport du GIEC nous montre clairement que l‘humanité est en état d’urgence. Face à la perspective de +1,5° en 2030, avec dix d’avance, l’atteinte du pic des émissions de gaz à effet de serre est impérative dès 2025. Des leviers efficaces doivent donc être activés immédiatement.

Ce que porte SNUipp-FSU :

  • Changer de paradigme pour sortir du modèle productiviste et consumériste, incompatible avec la nécessité d’une transition écologique.
  • Développer des énergies propres
  • Renforcer l’efficacité énergétique
  • Changer les pratiques individuelles et collectives.
  • Investissement public massif
  • Mettre en place un cadre législatif contraignant notamment pour les entreprises

fezLe SNUipp, avec la FSU, participe aux grandes mobilisations pour exiger ces changements en faveur de la défense de l’environnement et de la biodiversité.

Ce que proposent les trois principaux blocs politiques :

NUPES Renaissance RN · Relever les ambitions climatiques de la France avec pour objectif une baisse de 65 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030

· Investir pour la bifurcation écologique et sociale de notre économie via  un plan d’investissement massif de 200 milliards d’euros sur cinq ans

· Planifier le passage à 100 % d’énergies renouvelables et la sortie du nucléaires

· Réformer les dotations et la fiscalité locale pour la rendre plus juste

· Annuler les cadeaux fiscaux accordés sans contrepartie aux plus grandes entreprises ces dix dernières années · Poursuivre la construction de 6 premières centrales nucléaires nouvelle génération, la multiplication par 10 de notre puissance solaire et l’implantation de 50 parcs éoliens
en mer d’ici 2050.

· 700 000 logements par an rénovés

· Une planification déclinée dans chaque territoire, dans chaque grand secteur économique

· Mise en œuvre d'une taxe carbone aux frontières de l’Europe pour éviter la concurrence déloyale · Assurer la transition vers une économie décarbonée autonome en énergie.

· Moratoire sur l’éolien et le solaire. Développement des énergies renouvelables. Relance du nucléaire et de la filière hydrogène, avec pour objectif la baisse du prix de l’électricité pour les ménages et l’industrie

· Détaxation partielle de l’impôt sur les carburants (TVA réduite de 20 % à 5.5 %)

Le Le SNUipp-FSU invite les personnels des écoles à s’exprimer massivement lors des élections législatives les 12 et 19 juin. Quel que soit le résultat de ces élections, il continuera à porter ses revendications pour une meilleure reconnaissance des personnels

Le communiqué du SNUipp-FSU :

Pas de futur pour l’expérimentation marseillaise !

Emmanuel Macron annonce une généralisation dès l’automne prochain de «&nbspl’école du futur&nbsp» alors que l’expérimentation marseillaise a tout juste débuté. Ce projet remet pourtant en cause gravement les principes égalitaires qui fondent l’école républicaine.

Alors que l’Education Nationale est au plus mal avec des inégalités scolaires renforcées, une crise d’attractivité qui perdure et s’accentue, des conditions de travail et d’enseignement dégradées… la première mesure annoncée après les élections présidentielles est de conforter un projet néolibéral qui va à l’encontre des besoins de l’école et des personnels.

Si les écoles en éducation prioritaire bénéficient de davantage de moyens, c’est dans la logique de donner plus à celles et ceux qui ont moins au vu de critères objectifs comme les catégories socio-professionnelle des familles. Ce n’est pas le cas pour ces 59 écoles où le seul critère est la rédaction d’un projet “innovant” et dont 21 ne sont même pas en Education prioritaire. Ces écoles bénéficient pourtant chacune d’un quart de décharge de direction et d’une partie de la dotation spécifique de 2,5 millions d’euros attribuée en fonction de leur projet sans clé de répartition définie. Pendant ce temps, la grande majorité des écoles en éducation prioritaire n’obtient aucun autre moyen supplémentaire tandis que la rénovation des 174 écoles délabrées de la ville débute très lentement.

Au sein de ces 59 écoles, le recrutement se fait désormais sous forme de poste à “exigence particulière” avec une commission où siège le ou la directrice et un ou une adjointe de l’école. Un fonctionnement qui déroge au système égalitaire de nomination jusqu’alors à l’œuvre d’autant que ces postes ne demandent pas de spécificité. Ce nouveau système entraîne de fait un nombre de postes non pourvus inédit dans certaines de ces écoles.

Cette expérimentation est à la fois une application avant l’heure de la loi Rilhac qui entend instaurer une forme de hiérarchie au sein des écoles et la fuite en avant du modèle des “contrats locaux d’accompagnement” qui contractualise l’octroi de moyens supplémentaires et débouche sur une école à plusieurs vitesses.

Sa généralisation entraînerait une mise en concurrence des écoles pour l’attribution de moyens, le démantèlement du système de nomination des personnels, la création d’un nouvel échelon hiérarchique et ouvrirait la voie à une possible adaptation locale des contenus scolaires… C’est cette feuille de route que vient de tracer aujourd’hui le président au nouveau ministre de l’éducation.
Le SNUipp-FSU réfute totalement cette vision de l’école. Le service public d’éducation doit répondre à plusieurs urgences déterminantes avec la nécessaire résorption des inégalités scolaires, de la crise historique du recrutement, du déclassement salarial des personnels… La rue de Grenelle doit répondre aux véritables enjeux de l’école.

Le SNUipp-FSU mobilisera les personnels pour s’opposer à ce projet néolibéral. Il appelle, dans un premier temps, la communauté éducative à s’emparer massivement des élections législatives pour faire entendre d’autres voix pour l’école publique.

Paris, le 2 juin 2022

  1. En finir avec le déclassement salarial
  2. Investir dans l’école, une urgence
  3. Construire une école inclusive
  4. AESH : gagner la reconnaissance d’un vrai métier
  5. Améliorer et conforter la direction et le fonctionnement de l’école

Le SNUipp-FSU porte un projet ambitieux pour une école émancipatrice et égalitaire. Attractivité, moyens, inclusion, AESH, direction et fonctionnement de l'école... Il livre son analyse sur ces différents thèmes des propositions des trois grands blocs candidats aux législatives, en lien avec les résultats de sa grande enquête dans laquelle près de 25 000 enseignant·es et plus de 2 000 AESH se sont exprimé·es.

En finir avec le déclassement salarial
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Depuis des années, et particulièrement en 2022, de nombreuses places au CRPE sont perdues faute de candidat. La perte d’attractivité et la désaffection pour le métier enseignant sont réelles. Rendre de nouveau le métier attractif est urgent et possible !

33% des enseignant·es envisagent de changer de métier.*

Ce que porte le SNUipp-FSU :

  • des salaires significativement augmentés ;
  • des pré-recrutements dès la première année de licence ;
  • une formation initiale rémunérée de 2 ans ;
  • des droits des personnels rétablis et améliorés.

Ce que proposent les trois principaux blocs :

NUPES RASSEMBLEMENT NATIONAL RENAISSANCE
  • Rattraper et mettre fin au gel du point d’indice, revaloriser les grilles salariales en engageant une négociation avec les organisations syndicales.
  • Adopter un plan pluriannuel de recrutement pour l’ensemble des concours, avec un dispositif de prérecrutement au métier d’enseignant favorisant l’accès des jeunes de tous les milieux sociaux, créer des écoles professionnelles de l’enseignement.
  • Revaloriser les salaires de 3% par an pour parvenir à une hausse de la grille indiciaire de “plus de 15%” sur 5 ans.
  • Prévoir une revalorisation du mérite dans le déroulement des carrières.
  • Proposer des missions complémentaires en échange de rémunération.
Investir dans l’école, une urgence
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L’école française a été largement sous-investie ces dernières années, ce qui entraîne un retard par rapport aux autres systèmes éducatifs dans les comparaisons internationales. Aujourd’hui près de 88 000 classes ont des effectifs supérieurs à 25, et même plus de 5 100 classes dépassent 30 élèves. L’allègement des effectifs, ciblé par le ministère sur certaines classes et surtout en REP et REP+ ne sera profitable que si l’ensemble des élèves en bénéficie. Cela suppose de créer les moyens à la hauteur des ambitions.

99% des enseignant·es pensent que la réduction des effectifs dans toutes les classes est efficace pour réduire les inégalités scolaires.*

Ce que porte le SNUipp-FSU :

  • plan d’urgence pour l'École sous la forme d’un engagement pluriannuel à hauteur de 90 000 postes ;
  • abaissement des effectifs dans toutes les classes : 24 élèves hors EP, 20 en EP, 20 dans les classes multi niveaux et dans le rural et 15 en PS et TPS ;
  • moyens de remplacement suffisants : au moins égaux à 10% des effectifs ;
  • abonder les postes spécialisés et reconstruire des RASED complets.

Ce que proposent les trois principaux blocs :

NUPES RAssemblement National renaissance
  • Réduire partout les effectifs par classe pour faire mieux que la moyenne européenne, qui est actuellement à 19 élèves par classe, en priorisant les classes de pré-élementaire, les lycées professionnels et les établissements relevant de l’éducation prioritaire.
  • Réduire les effectifs en prévoyant le dédoublement de toutes les classes de GS et CP et le plafonnement des effectifs à 20 élèves à partir du CE1.
  • Poursuite des classes dédoublées.
Construire une école inclusive
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En regard de l’objectif d’être plus inclusives, l’école n’a pas été dotée de moyens suffisants pour améliorer la scolarisation de tous les élèves. Le recrutement d’AESH, insuffisant en nombre, demeure le seul moyen dévolu à l’inclusion. Or les situations complexes que rencontrent les personnels demandent de la formation et des moyens collectifs pour y faire face.

L’inclusion est jugée mal prise en compte par l’institution scolaire par 96% des personnels enseignants, 73% des AESH et 53% des Français et Françaises.*

Ce que porte le SNUipp-FSU :

  • reconstitution de RASED complets sur tout le territoire ;
  • une véritable formation initiale et continue et un temps de concertation institutionnalisé ;
  • abandon des PIAL ;
  • augmentation du nombre de places en ESMS et en ULIS.

Ce que proposent les trois principaux blocs :

NUPES RASSEMBLEMENT NATIONAL RENAISSANCE
  • Rétablir les RASED dans le premier degré
  • Créer un véritable service public d’accompagnement des élèves en situation de handicap
  • Etablir un plan sur l’accès à la scolarité pour les enfants handicapés.
AESH : gagner la reconnaissance d’un vrai métier #

Les AESH représentent un personnel sur dix dans l’Education nationale. Ce sont des femmes à 93% et plus de 96% d’entre elles sont employées à temps incomplet : pour une quotité de travail de 24h hebdo, elles reçoivent 800€ nets à la signature de leur premier CDD. Sortir de la précarité ces personnels dont la mission est cruciale pour accompagner la réussite scolaire des élèves en situation de handicap doit devenir une priorité.

95% des AESH sont insatisfait·es de leurs salaires.*

Ce que porte le SNUipp-FSU :

  • Créer un nouveau corps de la Fonction publique ;
  • Augmenter les salaires ;
  • Garantir un temps complet à tous les personnels AESH ;
  • Assurer une véritable formation professionnelle.

Ce que proposent les trois principaux blocs :

NUPES RASSEMBLEMENT NATIONAL renaissance
  • nouveau corps de fonctionnaires, en formant et titularisant les actuels AESH
  • Permettre aux AESH de travailler 35H/semaine
Améliorer et conforter la direction et le fonctionnement de l’école
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Le suicide d’une directrice d’école en septembre 2019, puis la crise sanitaire, a révélé au grand jour la charge de travail et l’épuisement professionnel des directeurs et directrices d’école. Les réponses gouvernementales n’ont pas été à la hauteur, en ne rehaussant les quotités de décharge que pour une partie des écoles. Alors que la profession rejetait à 91% tout statut hiérarchique au sein de l’école, le vote de la loi Rilhac “créant la fonction de directrice ou de directeur d’école” et des expérimentations comme à Marseille remettent en cause le fonctionnement collectif de travail en profilant un nouveau rôle de “manager” pour les directeur·ices.

85% des PE souhaitent une organisation de l’école autour d’un·e directeur·trice “pair parmi ses pairs”.*

Ce que porte le SNUipp-FSU :

  • Un·e directeur·ice restant pair parmi les pairs, en dehors de tout statut hiérarchique ;
  • Création d’emplois statutaires à temps plein pour assurer une aide à la direction et au fonctionnement de chaque école ;
  • Amélioration du temps de décharge, dans chaque école ;
  • Allègement et suppression de tâches administratives.

Ce que proposent les trois principaux blocs :

NUPES RASSEMBLEMENT NATIONAL RENAISSANCE
  • Mettre en place une aide administrative et éducative aux directeurs d’école.
  • Améliorer le mode de décharge d’enseignement pour tous les directeurs d’écoles maternelle et élémentaire.
  • Donner plus de marge de manœuvre aux directeurs d’école et chefs d’établissement;
  • Leur donner plus de moyens, une meilleure rémunération, plus de capacité à prendre des initiatives et à recru

Le SNUipp-FSU invite les personnels des écoles à s’exprimer massivement lors des élections législatives les 12 et 19 juin.
Quel que soit le résultat de ces élections, il continuera à porter ses revendications pour un service public d'Éducation de qualité, où chaque élève peut s'émanciper et où chaque personnel est respecté, avec de bonnes conditions de travail et un salaire à la hauteur de l'importance des missions confiées.

* D'après les résultats de l'enquête "école et métier"

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