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La lettre :

Un peu partout dans le monde, les droits des femmes reculent sous la pression de mouvements réactionnaires et des droites radicales. Récemment, c’est au sein même de l’Union Européenne, en Pologne, que des lois restreignant l’accès à l’IVG ont été votées et sont à l’origine de la mort par septicémie d’une jeune femme de 26 ans à la suite d’un refus d’IVG.

Une prise en charge insuffisante

En France, grâce aux mouvements de « libération de la parole », les violences sexistes et sexuelles (VSS) sont dénoncées dans tous les domaines de la société. Force est de constater qu’elles persistent massivement, dans une société patriarcale où la culture du viol est banalisée. Cette année, déjà 101 féminicides sont recensés sur le territoire national.

Au-delà de la dénonciation légitime de ces violences, c’est une vraie politique publique de prise en charge de ces violences qui devrait exister, avec les moyens nécessaires, et qui ne se met pas réellement en place malgré les promesses du début de quinquennat.

Dans l’Éducation Nationale aussi

En termes de prise en charge de ces violences, le ministère de l’Éducation Nationale, responsable de la santé et de la sécurité des personnels, n’est pas à la hauteur. Il ne mène aucune politique volontariste de lutte contre ces violences alors que les textes réglementaires l’exigent.

La mise en place des plans d’action académique pour l’égalité professionnelle, qui comportent un axe spécifique de lutte contre les VSS, reste trop lente et trop disparate selon les académies. Encore trop peu d’académies ont nommé des représentant·es des personnels référent·es VSS au sein des CHSCT académiques et départementaux. La communication envers les personnels sur la prévention et la prise en charge de ces violences est quasi inexistante.

 

Il est fondamental de réaffirmer que rien n’est acquis pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Lutter contre le patriarcat et les violences sexistes et sexuelles qui en découlent est donc plus que jamais nécessaire. Le SNUipp-FSU appelle donc à se mobiliser massivement pour faire stopper ces violences et défendre un projet de société égalitaire entre toutes et tous.

Manifestation contre les VSS

Passez votre souris sur la région souhaitée pour plus d'informations.

La note de service annuelle  publiée dans le BOEN le 28 octobre 2021 fixe les modalités de participation aux permutations nationales. La saisie se fait par Internet (Iprof) via l’application SIAM.

Un nouveau mouvement "POP"

Nouveauté cette année : un mouvement national sur "postes à profil" (POP) est mis en place. Pour le SNUipp-FSU, ce mouvement non seulement ne résoudra pas les difficultés d’attraction de certains postes mais risque de pénaliser encore davantage les départements en grande difficulté. Il entérine un mouvement illisible et inéquitable en dehors de toutes règles, sans répondre aux nombreuses demandes de mutation insatisfaites. Le SNUipp-FSU en demande son abandon.

E-dossier permutations : se faire accompagner par le SNUipp-FSU !

Le SNUipp-FSU vous propose un e-dossier permutations avec tous les outils nécessaires au suivi de votre dossier et aux échanges avec vos délégué·es des personnels.

Webinaire "changer de département"

Le SNUipp-FSU a organisé un webinaire spécial "changer de département" pour faire le point sur les modifications de cette année et expliquer plus généralement le principe du mouvement interdépartemental, les outils, l'accompagnement possible, les recours etc.
A retrouver en ligne sur notre page Facebook.

Le calendrier DATES opérations  Jeudi 4 novembre  Ouverture de la plateforme Info mobilité accessible entre 9 h 30 et 19 h
au 01 55 55 44 44 Mardi 9 novembre 2021 à 12 heures (heure métropole) Ouverture des inscriptions dans l'application Siam Mardi 30 novembre 2021 à 12 heures (heure métropole) Clôture des inscriptions dans l'application Siam et fermeture de la plateforme Info mobilité À compter du mercredi 1er décembre 2021 Envoi par les services départementaux des confirmations de demande de changement de département dans la boîte électronique I-Prof du candidat Mercredi 8 décembre 2021 au plus tard Date limite d'envoi par les enseignants de leur confirmation de demande de changement de département et des pièces justificatives aux directions des services départementaux de l'éducation nationale (cachet de la Poste faisant foi) Mardi 18 janvier 2022 au plus tard Date limite de réception par les services départementaux des demandes tardives pour rapprochement de conjoints ou des demandes de modifications de la situation familiale Mercredi 19 janvier 2022 Affichage des barèmes dans Siam Du mercredi 19 janvier au mercredi 2 février 2022 Phase de sécurisation et de correction des barèmes par les DSDEN, sur sollicitation des enseignants concernés Lundi 7 février 2022 Les barèmes sont arrêtés définitivement par chaque IA-Dasen. Ils ne sont plus susceptibles d'appel Jeudi 10 février 2022 Date limite de réception par les services départementaux des demandes d'annulation de participation (cachet de la Poste faisant foi) Mardi 1er mars 2022 Diffusion individuelle des résultats aux candidats à la mutation (sur I-Prof)

“Augmenter les salaires, c’est urgent”, c’est ce que réclament dans un communiqué la FSU, la CGT, Solidaires et les mouvements de jeunesse FIDL, MNL, UNEF et UNL, dans un contexte de hausse de la précarité où “8 personnes sur 10 renoncent à s'acheter des vêtements, à profiter des loisirs pour payer logement et énergie” selon le dernier baromètre du Secours Populaire. Baisse de revenus du monde du travail et flambée des prix de l’énergie et des carburants complètent le tableau. Relayant la demande forte de revalorisation des salarié·es du public comme du privé, les organisations dénoncent également le gel des pensions de retraite et la non indemnisation de plus de la moitié des demandeuses et demandeurs d'emploi, qui vont subir de forts reculs de leurs prestations. Les organisations mettent en avant la situation des jeunes “qui continuent d’être relégués à des jobs précaires quand ils ont la chance d’en trouver un, mal payés” et qui pour beaucoup “vivent en dessous du seuil de pauvreté et dépendent de l’aide familiale ou des dispositifs de distribution de produits de première nécessité”.

Pour les organisations, les énormes profits que dégagent les plus grandes entreprises, qui octroient à leurs actionnaires des dividendes toujours plus élevés, doivent être affectés à l’augmentation générale des salaires en commençant par un relèvement conséquent du SMIC. “ Dans la fonction publique, l’État doit montrer l’exemple en prenant des mesures générales de revalorisation : dégel de la valeur du point d’indice, ajout uniforme de points sur les grilles, mesures de rattrapage des années de gel… La mise en œuvre réelle de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes doit devenir enfin effective.” De façon plus générale, augmenter les salaires “permet d’avoir des services publics de qualité et en proximité, notamment des soins de santé, de l’école à l’enseignement supérieur, les transports en commun…”

“Toutes et tous ont raison de se mobiliser avec leurs organisations syndicales pour exiger un meilleur salaire de base et des perspectives d'emploi stable et d’évolution professionnelle” concluent les organisations.

Concernant l’école primaire, les enjeux sont forts pour l’attractivité du métier, dans un contexte où les démissions augmentent de manière inquiétante. Les primes proposées par le gouvernement sont très largement insuffisantes pour améliorer la situation des enseignant·es.

Les missions et métiers de l’Education nationale sont antinomiques des idées portées par l’extrême-droite. Pour les 4 signataires de la tribune, il s’agit d’une conséquence logique car travailler au sein de ce Ministère « c’est faire sien l’héritage des Lumières, de la Révolution française, des conquêtes républicaines, contre l’obscurantisme et la pensée rétrograde. »
Et cela s’est vérifié lors des différents scrutins : En 2017, moins de 5 % des enseignant·es et des personnels de l’Education ont voté pour Marine Le Pen.

Car, « être un·e professionnel·le de l’Education, c’est assumer la ferme conviction que notre objectif est bien de former des citoyen·ne·s éclairé·e·s, et que la pédagogie, la bienveillance, la construction de la confiance avec les élèves et les familles, l’innovation ne sont pas des gros mots mais bien les leviers d’une école qui permette à toutes et tous de réussir. » Et l’extrême-droite est effectivement à l’opposé de tout projet émancipateur : elle « représente le courant le plus hostile au syndicalisme, à la démocratie sociale, aux acquis du mouvement ouvrier. »

D’ailleurs, les signataires rappellent que « L’extrême droite ne condamne jamais l’insuffisance des moyens attribués à l’Education. Jamais l’extrême droite ne parle des vraies difficultés des personnels qui ont vu leurs conditions de travail se dégrader. Jamais l’extrême droite ne porte un regard critique sur les inégalités scolaires et sociales des élèves qui n’ont cessé de se renforcer. ». Au contraire ils et elles pointent qu’« elle instrumentalise les craintes pour dénigrer l’école et ses personnels » et « fait de l’école un prétexte pour imposer sa vision xénophobe et sécuritaire de la société. »

C’est fort de ce constat que ces quatre organisations syndicales, au travers de leurs dirigeant·es, appellent « donc solennellement les personnels de l’Education nationale à faire front contre la montée de l’extrême droite et ses idées, sur nos lieux de travail comme dans le débat public. »

Bernard Lahire : « Les inégalités sociales vues à hauteur d'enfant »

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Menée de 2014à 2018 dans différentes villes de France par un collectif de 17 chercheurs auprès de 35 enfants âgés de 5 à 6 ans issus des différentes fractions des trois grandes classes sociales, une enquête inédite fait comprendre que les enfants vivent au même moment dans la même société, mais pas dans le même monde.
En sondant les effets de ce qui est accessible aux uns et inaccessible aux autres, loisible à certains et impensable pour d’autres, on entend éclairer les mécanismes profonds de la reproduction des inégalités dans la société française contemporaine, et ainsi apporter des connaissances utiles à la mise en œuvre de véritables politiques démocratiques.

Luc Abbadie : « Biodiversité et transition écologique : pourquoi et comment ? »

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La variabilité du vivant, ou biodiversité, est le produit d'une propriété fondamentale des êtres vivants : leur capacité quasi illimitée à se différencier les uns des autres et à s'adapter à leur environnement. Les organismes sont plus ou moins fortement liés les uns aux autres pour former des écosystèmes. Le degré de diversité biologique des écosystèmes naturels et artificiels est souvent liée à leur capacité de production ou de résistance aux perturbations. Cela a de nombreuses conséquences pour les humains en termes de conditions de vie et de production de ressources. Aujourd'hui, la biodiversité est engagée sur une trajectoire d'effondrement : les causes en sont connues, ce qui permet d'imaginer des réponses adaptées à cette situation de crise.

Jean-Louis Bianco & Nicolas Cadène : « La laïcité à l'école »

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La Laïcité, ciment de la République française fait l'objet de débats, de controverses. Après quelques repères historiques, Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadene rappellent ce qu’est la laïcité en droit, comment elle s'applique à l’école et quelles sont les visions politiques qui s’affrontent...

Laurence De Cock « Retrouver le chemin de l'émancipation par l'école »


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La crise sanitaire a joué le rôle de révélateur d’une école publique maltraitée et fragilisée par la frénésie de réformes. Désormais nous incombe la lourde gageure de réinventer et refonder une école à la hauteur des défis qui nous attendent, une école commune à tous les enfants, de la Maternelle à l’Université, un service public qui retrouve sa mission de démocratisation et d’émancipation.
Que faire pour ce que ces mots ne moulinent plus dans le vide et ne soient pas détournés et vidés de leur sens par la vague néolibérale dans laquelle nous nous débattons ?
Comment retrouver le sens et le goût de l’école publique ?

Guislaine David : Discours introductif
La loi Rilhac adoptée par le Sénat

La proposition de loi Rilhac a été adoptée par le Sénat le mercredi 20 octobre, dotant ainsi les directeurs et directrices d’une « autorité fonctionnelle ». Le Sénat est allé plus loin que l’Assemblée nationale en ajoutant une « délégation de compétences de l’autorité académique » du recteur ou du DASEN par laquelle « le directeur participe à l’encadrement du système éducatif  ». La proposition de loi n'ayant pas été voté dans les mêmes termes au Sénat qu'à l'Assemblée, une commission paritaire mixte sera convoquée le 16 novembre.

Loin de répondre aux besoins exprimés, la proposition de loi,avec l'autorité fonctionnelle, isolerait les directeurs et directrices d'école du reste de l'équipe tout en augmentant leur charge de travail. Lorsque la loi sera définitivement adoptée, il faudra encore se mobiliser lors de l'écriture des décrets d’application qui en préciseront la déclinaison concrète.

Une mobilisation qui s’amplifie à Marseille

L’annonce présidentielle à Marseille d’une expérimentation généralisable, de recrutement par les directeur·ices des PE a entraîné une forte mobilisation locale. A l’heure actuelle, 80 écoles ont annoncé publiquement refuser ce projet, et une pétition locale unitaire compte déjà près de 2 000 signatures.  L’Académie est d’ailleurs bien en difficulté pour mettre en musique les demandes présidentielles !

Loin de répondre aux besoins du terrain, alors que la vétusté du bâti scolaire marseillais est criante, cette expérimentation résonne avec la loi Rilhac et la volonté larvée du ministre de créer un statut hiérarchique de la direction d'école pourtant largement rejeté par l'ensemble de la profession.

Un dialogue social sans fin…

Les groupes de travail avec le ministère, initiés il y a deux ans, patinent encore et toujours sur les problématiques de temps et de moyens. La rue de Grenelle considère par exemple que la question des aides administratives est résolue par la mise en place des volontaires en service civique...
Les nombreuses interventions syndicales en faveur d'un plan pluriannuel d'augmentation des moyens, ont contraint le ministère à présenter un projet d’augmentation des décharges de direction à la rentrée 2022 après celui de cette rentrée. Le ministère envisageant plusieurs scénarios, la discussion est toujours en cours



Si les augmentations du temps de décharge sont bienvenues et attendues depuis longtemps, elles sont financées par redéploiement de moyens et sont trop parcellaires pour permettre des avancées dans toutes les écoles.

Le pari d’une nouvelle journée de grève pour les AESH n’était pas gagné d’avance. Et pourtant la journée du 19 a été une réussite. Réussite qui s’explique et appelle à des suites.

Le résultat d’un travail de fond

La journée du 19 octobre n’est pas sans précédent. Le 03 juin dernier déjà, une mobilisation avait permis de mettre sur le devant de la scène la situation de ces personnels, qui représentent plus d'un·e salarié·e sur dix de l’Education nationale. Les liens créés entre AESH, avec les autres personnels de l’école ; les discussions avec les parents d’élèves, le soutien des organisations syndicales dont le SNUipp-FSU ont permis de construire cett quie nouvelle initiative. Et les résultats sont à la hauteur : pourcentage de grévistes en hausse, manifestations plus massives sur l'ensemble du territoire, plus grande occupation de l’espace médiatique.
Loin d'être une mobilisation sans lendemain, c’est bien un mouvement de fond se construit.

Maintenir la pression sur le Ministère

Avec là la couverture médiatique de cette journée, la précarité subie par les AESH et institutionnalisée par le ministère s'affiche au grand jour. Alors que l’inclusion des personnes en situation de handicap devait être une des « causes » du quinquennat, les professionnels en charge de cette mission dans l’Éducation nationale ont des salaires sous le seuil de pauvreté. A cela s’ajoutent l’absence de reconnaissance professionnelle et la gestion humaine désastreuse au sein des PIAL.

La détermination des AESH, la solidarité très forte des professeurs des écoles, le soutien de l’opinion publique sont autant d’éléments qui somment le Ministère d'agir. Les maigres avancées de l’année passée sont insuffisantes. Il faut désormais qu’il réponde à la demande de suppression des PIAL, augmente massivement les salaires et ouvre des perspectives avec la création d’un corps d’accompagnant·e fonctionnaire d’état.

Continuer à se mobiliser pour faire avancer la création d'un vrai métier est une nécessité. L’engagement du SNUipp-FSU restera plein et entier pour gagner un autre avenir pour et avec les AESH.

Nous n'avons pas de problèmes avec les valeurs de la République, le ministre en a-t-il avec les fonctionnaires ?

Non, les suspicions et les propos menaçants du ministre à l’endroit des enseignant-es qui ne transmettraient pas les valeurs de la République ne sont pas recevables ! Ils sont même indignes de sa fonction ! 

Depuis des mois, le ministre de l’Éducation nationale s'invente des supposés ennemis de l'intérieur pour se construire une stature politique et un destin personnel. Comment un ministre de la République peut-il s'abaisser à de si basses manoeuvres, en
particulier en instrumentalisant une nouvelle fois la laïcité dont il fait un outil de division plutôt que de concorde ?

Le piège est grossier, le tuyau bien connu et ne parviendra pas à masquer les échecs de sa politique éducative :

– Payer les AESH en dessous du seuil de pauvreté, est-ce digne des valeurs de la
République ?
– Affaiblir le service public en supprimant des milliers de postes, est-ce digne des
valeurs de la République ?
– Saccager pour la seconde fois la formation de celles et ceux dont la mission est de
former des citoyennes et citoyens libres et éclairé-es, est-ce digne des valeurs de la
République ?

La FSU rappelle au ministre que c'est en reconnaissant aux fonctionnaires leur qualité de citoyen qu'on leur permet de faire vivre et de transmettre les valeurs de la République. 

La FSU exige que Jean-Michel Blanquer revienne publiquement sur ses propos insultants pour l’École et les personnels qui la font vivre.

Les Lilas, le 20 octobre 2021

Il y a un an, Samuel Paty, professeur d'Histoire-Géographie était assassiné par un terroriste, fanatisé par l’islamisme radical, parce qu’il avait présenté des caricatures dans un cours sur la liberté d’expression. Dans tout le pays, l’émotion exprimée était immense comme la stupeur de voir l’école touchée de plein fouet. La profession enseignante a été traumatisée par l’assassinat de l’un des siens qui faisait juste son travail, celui d’éveiller les élèves à la pensée et à l’esprit critique pour lutter contre tous les obscurantismes et être à l’abri de toutes pressions.

C’est bien l'École publique, celle qui éduque à la liberté d’expression, à l’égalité, à la laïcité qui était visée par ce crime odieux. Un an après l’hommage escamoté par le ministère, la communauté éducative doit pouvoir s’approprier comme elle l’entend la commémoration et la mémoire de Samuel Paty.

Mais au-delà des paroles politiques plus ou moins sincères, il faut aussi des actes. Des actes concrets pour que l’école publique puisse jouer pleinement et en toute sérénité son rôle émancipateur. Des actes qui permettent que les enseignant.es ne soient plus seul.es à porter les promesses de l’école de la République.

Aujourd’hui l’heure est au recueillement, demain elle doit être aux actes.

Vivre la pauvreté force à une dépendance et empêche de se projeter. Dépossédées de leur pouvoir d’agir, non reconnues dans leurs droits, les personnes en situation de pauvreté sont jugées et humiliées par une partie de la société. Ce qu’elles peuvent lui apporter n’est pas reconnu. Pourtant, leur expérience de la pauvreté leur a fait acquérir de nombreuses capacités, comme se débrouiller, résister ou s’adapter.

En retrouvant la voie de la formation et de l’emploi, des personnes sortent la tête de l’eau et retrouvent une sécurité matérielle, une fierté, reprennent confiance en elles et peuvent se sentir de nouveau capables, citoyennes à part entière. En s’engageant avec d’autres dans de multiples domaines, elles redeviennent parties prenantes de la vie de la société.

«&nbspC’est pourquoi&nbsp», communique le collectif, «&nbsple 17 octobre prochain, nous nous engageons pour faire reconnaître ce pouvoir d’agir des personnes les plus exclues. Des initiatives et des projets sont menés chaque jour avec des personnes en situation de pauvreté, montrant que cette mise au ban de la société n’est pas une fatalité ! »

A Paris, animations, concerts et actions de sensibilisation auront lieu tout au long de la journée du dimanche 17 octobre, sur le parvis du Trocadéro. A 16 heures, des personnes en situation de pauvreté et représentants associatifs y prendront la parole lors d’un temps retransmis en direct ici.

D’autres initiatives sont prévues partout en France.

Mobilisations et interventions des organisations syndicales ont contraint le ministère à ouvrir des discussions sur les salaires et à instaurer une grille de rémunération à avancement automatique pour les AESH, pour mettre fin aux inégalités de traitement selon les académies. Néanmoins les salaires demeurent très faibles, en-deça du seuil de pauvreté, avec un indice majoré plancher de 335, presque au niveau du SMIC.

Les revendications de réelle revalorisation salariale, de création d’un corps de fonctionnaires et d’amélioration des conditions de travail, notamment par l’abandon des PIAL, n’ont toujours pas de réponses concrètes.

Si l’action syndicale a permis que toutes les années d’AESH ou d’AED-AVS soient prises en compte lors du classement dans la nouvelle grille, ce n’est pas le cas des années sous contrat aidé (CUI CAE – PEC).
Les discussions sur le temps de travail des AESH ré-ouvertes, le ministère avance des pistes inacceptables pour faciliter l’accès à des emplois à temps complet. La multiplication des contrats auprès de plusieurs employeurs, en dehors du temps scolaire, ne répond en effet ni aux attentes des AESH ni à leurs missions. Pire cela participe de la non reconnaissance d’un métier et des personnes qui l’exercent.

Quant aux PIAL, leviers de mutualisation des moyens, ils dégradent les conditions de travail des AESH en leur imposant de suivre davantage d’élèves et d’intervenir sur plusieurs écoles, collèges et lycées.

Alors les organisations FSU, FNEC-FP-FO, CGT Éduc’action, SNALC, SUD éducation, SNCL-FAEN jugent nécessaire de poursuivre et d’amplifier la mobilisation pour :

  • augmenter les rémunérations des AESH sur toute la carrière, avec comme objectif l’alignement sur la grille de catégorie B ;
  • leur garantir la possibilité de contrats à temps complet pour vivre dignement de leur travail ;
  • abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens ;
  • créer un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH ;
  • donner accès à des formations qualifiantes à hauteur des missions d’inclusion ;
  • recruter les AESH qui font encore défaut pour permettre aux élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement à hauteur des besoins.
Les organisations syndicales appellent à mener le débat avec les personnels, pour construire le rapport de force et à faire du mardi 19 octobre une grande journée de grève et de mobilisation nationale. Les rassemblements prévus :

ABBEVILLE (80) - Rassemblement collège Millevoye, 12h15
AGEN (47) – Rassemblement DSDEN, 12h
AIX EN PROVENCE (13) - Rassemblement rectorat, 12h
ALENCON (61) - Rassemblement DSDEN, 10h45
AMIENS (80) - Rassemblement école Michel Ange, 12h15
ANNECY (74) – Rassemblement DSDEN, 14h30
ANNONAY (07) - RIS château, 14h
ARLES (13) - Rassemblement kiosque à musique, 12h
AVIGNON (84) - Rassemblement préfecture, 11h30
BAYONNE (64) - Rassemblement sous-préfecture, 12h30
BEAUVAIS (60) - Rassemblement DSDEN, 14h
BENET (85) – Rassemblement collège Marais Poitevin, 17h
BESANCON (25) - Rassemblement rectorat, 15h30
BEZIERS (34) - Rassemblement sous-préfecture, 12h
BLOIS (41) – Rassemblement pique-nique revendicatif, DSDEN, 11h30
BORDEAUX (33) – Rassemblement rectorat, 11h30
BOULOGNE-SUR-MER (62) – Rassemblement lycée Branly, 9h30
CAEN (14) – Rassemblement préfecture, 11h
CAHORS (46) – Rassemblement mairie, 12h
CARCASSONNE (11) – Rassemblement DSDEN, 10h30
CHALLANS (85) – Rassemblement collège Jacqueline Auriol, 17h
CHAMBERY (73) – RIS Maison des syndicats, 9h
CHANTONNAY (85) – Rassemblement inspection, 17h
CHARTRES (28) – Rassemblement DSDEN, 15h
CHATEAUROUX (36) - Rassemblement café débat DSDEN, 10h
CLERMONT-FERRAND (63) – Rassemblement rectorat, 11h30
DIGNE (05) - Rassemblement DSDEN, 11h
DIJON (21) - AG Bourse du travail, 14h le 20/10
DOMART-EN-PONTHIEU (80) - Rassemblement collège, 12h30
FOIX (09) – Rassemblement DSDEN, entre 12h et 14h
FONTENAY LE COMTE (85) – Rassemblement sous-préfecture, 17h
GAP (05) – Rassemblement lycée Dominique Villars, 14h
GARDANNE (13) - Rassemblement collège Gabriel Péri, 12h
GUÉRET (23) – Rassemblement DSDEN, 12h30
LA MOTHE ACHARD (85) – Rassemblement Collège Jacques Laurent, 17h
LA ROCHELLE (17) – Rassemblement Hôtel de Ville, 17h30
LA ROCHE SUR YON (85) – Rassemblement place Napoléon, 17h
LAVAL (53) – Rassemblement place du Jet d’eau, 11h30
LE MANS (72) – Rassemblement DSDEN, 11h
LES HERBIERS (85) – Rassemblement inspection, 17h
LES SABLES D’OLONNE (85) – Rassemblement collège Pierre Mauger, 17h
LILLE (59) – Manifestation rectorat, 14h30
LIMOGES (87) - Rassemblement rectorat, 12h30
LONS LE SAUNIER (39) - AG Lons le Saunier, Maison des syndicats, 12h
LORIENT (56) - Rassemblement inspection, 12h15
LUCON (85) – Rassemblement inspection, 17h
LYON (69) – Pique-nique militant, place Bahadourian, 12h30
LYON (69) Rassemblement rectorat, 15h
MARSEILLE (13) – Rassemblement escaliers Gare Saint Charles, 12h
MARSEILLE NORD (13) – Rassemblement mairie 13 et 14e, 12h
MARTIGUES (13) - Rassemblement inspection, 12h
MENDE (48) - AG et pique-nique militant, place du Foirail, 11h30
METZ (57) – Rassemblement DSDEN, 14h
MONTAIGU (85) – Rassemblement inspection, 17h
MONT DE MARSAN (40) – Manifestation DSDEN, 10h30
MONTPELLIER (34) - Manifestation place de la Comédie, 12h
MULHOUSE (68) - Stage, Lycée Montaigne, 9h
NANTES (44) – Rassemblement Nantes, DSDEN, 11h
NANCY (54) – Rassemblement rectorat, 14h
NARBONNE (11) – Rassemblement sous-préfecture, 10h30
NEVERS (58) – Rassemblement DSDEN, 16h45
NICE (06) – Rassemblement rectorat, 12h
NIORT (79) – Rassemblement DSDEN, 12h30
ORLEANS (45) – Rassemblement DSDEN, 12h30
PARIS (75) – Manifestation place E Rostand, 13h
PAU (64) - Rassemblement DSDEN, 12h30
POITIERS (86) - Rassemblement rectorat, 14h
PORT-DE-BOUC (13) - Rassemblement collège Paul Eluard, 12h
PRIVAS (07) - RIS Maison des syndicats, 14h
QUESTEMBERT (56) - Rassemblement inspection, 12h15
QUIMPER (29) – Rassemblement lycée Thépot, 11h
RENNES (35) – Rassemblement DSDEN, 17h30
ROMANS (26) – Rassemblement lycée du Dauphiné, 12h15-14h
ROYE (80) - Rassemblement collège, 12h30
SAINT-BRIEUC (22) – Rassemblement DSDEN, 17h
SAINT-ETIENNE (42) – Rassemblement DSDEN, 11h
SAINT-GILLES-CROIX-DE-VIE (85) – Rassemblement collège Garcie Ferrande, 17h
SAINT-LÔ - Rassemblement DSDEN, 17h30
SALON-DE-PROVENCE (13) - Rassemblement place Gambetta, 12h
STRASBOURG (67) – Stage syndical
TARBES (65) – Rassemblement mairie, 11h
TOULON (83) - Rassemblement DSDEN, 14h
TOULOUSE (31) – Manifestation bourse du travail, 12h
TOURS (37) - Rassemblement place Jean Jaurès, 17h30
TULLE (19) – Rassemblement DSDEN, 12h30
VALENCE (26) – Rassemblement DSDEN, 15h
VANNES (56) - Rassemblement DSDEN, 12h15
VITROLLES (13) - Rassemblement place de la Liberté, 12h

Cette année, le fonctionnement et le calendrier des permutations informatisées vont être bouleversés avec l'introduction d'un mouvement national sur des postes à profils, que les DASEN sont actuellement en train de cibler dans les départements.

Pour faire le point sur ces modifications, mais expliquer plus généralement le principe du mouvement interdépartemental, les outils, l'accompagnement possible, les recours, le syndicat propose un webinaire ouvert à toutes et tous !

RDV à 20h30 sur la page Facebook du SNUipp-FSU !

Le décret n°2021-1164 du 8 septembre 2021 prévoit une prise en charge partielle des cotisations payées en matière de complémentaire santé à partir du 1er janvier 2022. Il est prévu que cette prise en charge évoluera : les négociations continuent avec le ministère.

Qui est concerné ?

L’ensemble des fonctionnaires titulaires et stagiaires, les agent·es contractuel·les de droit public ou de droit privé de l'Etat sont concerné·es. Sont exclu·es de cette prise en charge les agents ou agentes en disponibilité (sauf disponibilité pour raison de santé).

Les retraité·es en sont exclu·es.

Quelles cotisations sont concernées ?

Toute cotisation versée par un agent ou une agente - aussi bien comme titulaire du contrat ou ayant droit - à une mutuelle, institution de prévoyance ou entreprise d’assurance ouvre droit au remboursement.

Quel montant ?

Le montant est fixé à 15 euros brut par agent·e et par mois. Il est mensuel et non proratisable : en cas de temps partiel ou d’emploi à temps incomplet (AESH notamment), le remboursement sera également de 15 € brut.

Procédure de demande

Une demande sera à effectuer auprès des services de l’Education nationale. Certaines mutuelles ont déjà envoyé l’attestation à transmettre à l’employeur, mais les services départementaux ne sont pas encore en mesure de gérer la réception de ces documents. Il convient donc de bien conserver ces attestations afin de pouvoir les transmettre au moment où l’administration en fera la demande.

Lors d'un groupe de travail sur les lignes directices de gestion ce jeudi 7 octobre, le ministère a avancé sur la mise en place d'un mouvement national pour le premier degré sur des postes à profil. 

Dans l'attente d'informations plus complètes, le SNUipp-FSU communique d'ores et déjà le  nouveau calendrier prévisionnel qui est largement avancé cette année :

  • jeudi 28 octobre : publication au BO des Lignes Directrices de Gestion définissant les règles du mouvement interdépartemental
  • du jeudi 4 au jeudi 18 novembre : période de candidature sur des postes à profils
  • du mardi 9 au samedi 20 novembre : ouverture du serveur de saisie des vœux au permutations informatisées

Un webinaire spécial permutations est prévu le mardi 9 novembre à 20H30. 

Le SNUipp-FSU dénonce l'instauration d'un mouvement national sur postes à profil qui risque d'amplifier les problèmes d'attractivité de certains départements. Ce mouvement parallèle ne permettra aucune transparence sur les changements de départements. Pire, il ne répondra pas à la faible satisfaction actuelle des permutations, et fera fi des priorités légales telles que les rapprochements de conjoint.es ou les situations de handicap. 

La proposition de loi « créant la fonction de directrice ou de directeur d'école » dite « loi Rilhac » a été votée à l'Assemblée nationale en deuxième lecture le mercredi 29 septembre. Elle vise à donner au directeur ou à la directrice « une délégation de compétences de l'autorité académique » et « une autorité fonctionnelle ». « Nous, directeurs et directrices, n’en voulons pas.  »

Ainsi est rédigé un appel signé par 50 premières directrices et directeurs des quatre coins de l’Hexagone, pour refuser la proposition de loi Rilhac. Des PE qui ne veulent pas être isolé·es de leurs collègues, avoir à leur imposer des choix de formations et des orientations pédagogiques. Ils et elles ne veulent pas recruter les autres enseignant·es et considèrent que cette proposition, qui ferait d’eux « des courroies de transmission entre le ministre et les collègues », ne répond pas aux demandes d’allègement, de temps, d’amélioration de la dimension collective dont l’école a besoin.

« Ce que nous demandons, ce sont des mesures et des réponses concrètes pour mener à bien nos missions et nous donner les moyens de travailler » affirment les signataires qui demandent l’abandon de la proposition de loi Rilhac et de l’expérimentation Macron à Marseille, une aide administrative statutaire dans chaque école, un réel allègement des tâches administratives, une décharge garantie pour chaque école et l’augmentation des quotités hebdomadaires de décharges de direction par l’attribution de postes spécifiques.

Ils et elles appellent « toutes les directrices et tous les directeurs qui se reconnaissent dans cette tribune à la signer à leur tour et à la diffuser ».

Le syndicat présentera les différentes possibilités qui s’offrent aux enseignant·es du 1er degré pour partir enseigner à l’étranger, les textes et les calendriers de recrutement. Des spécialistes de ces questions pourront conseiller les participant·es et répondre à leurs questions.

Adoptée par l’assemblée le 29 septembre, après son passage en commission, la proposition de loi Rilhac « créant la fonction de directrice ou de directeur d’école » marque un changement historique dans le fonctionnement des écoles.
Si la loi est définitivement adoptée, elle signera la fin de la gestion de l’école par un·e directeur·trice pair parmi les pairs. L’autorité fonctionnelle qui est actée dans l’article 1 leur délègue la responsabilité du « bon fonctionnement de l’école et de la réalisation des missions qui lui sont confiées». L’inclusion de la direction d’école dans la chaine hiérarchique, via la délégation de compétence des IEN, imposera à ces personnels un contrôle plus « serré » et en ferra le relai des injonctions institutionnelles. Le chemin vers une autorité de fait, avec une direction isolée, est tracé.

Aucune réponse aux demandes du terrain

Les moyens nécessaires au bon fonctionnement de l’école sont les grands absents de ce texte. L’attribution d’une aide administrative, tant attendue par les directeurs et directrices, est noyée dans une coresponsabilité de l’État et des collectivités, présageant un renforcement des disparités territoriales. Quant aux décharges, elles seront en fonction « du nombre des classes » mais aussi des « spécificités de l’école ». Une résonance très forte avec l’expérimentation marseillaise et une gestion contractualisée, au cas par cas, qui rompt avec les principes d’égalité qui régissent normalement l’institution. Cette loi ne répond donc en rien aux besoins de la direction d’école. Ce n’est pas étonnant, la profession ayant largement rejeté l’idée d’un statut hiérarchique lors de la consultation ministérielle en 2019.

Cette loi repassera en lecture au Sénat le 20 octobre prochain. Le SNUipp-FSU poursuivra son travail de mobilisation et d’information auprès des personnels et des parlementaires pour obtenir son abandon.

Annoncé le mercredi 23 septembre dernier, la levée du port des masques pour les seuls élèves du primaire prendra effet le 4 octobre dans 47 départements*. Cette annonce met de nouveau en lumière l’incohérence et le manque de projection de l’exécutif sur la gestion de la pandémie. Si tout le monde partage, évidemment, l’envie de se retrouver sans masque, cela ne peut se faire au détriment de la nécessaire prudence pour éviter tout rebond de l’épidémie.

Un indicateur contestable

Le gouvernement a fait le choix, pour établir sa liste, de prendre le seul taux d’incidence global avec le seuil de 50 qui fixe le droit ou non de « tomber le masque ». Or celui-ci ne rend pas compte de la contamination réelle des élèves. Ainsi, les élèves de moins de 12 ans ne bénéficiant pas de la couverture vaccinale, le taux chez les 6-10 ans est supérieur, et de loin, à celui de la population générale. Par ailleurs, un taux pris au niveau départemental, sans tenir compte de la densité de population par exemple, ne permet pas de répondre aux situations de clusters. Pourtant deux études montrent que le port du masque à l’école est le premier geste barrière pour les éviter et diminuer les contaminations.

Et les tests ?

Le Conseil scientifique préconise une campagne hebdomadaire et systématique de tests pour isoler seulement les élèves positifs et ainsi freiner l’épidémie. Le Ministère ne propose lui que des dépistages réactifs en cas de contamination à titre expérimental et uniquement dans une dizaine de départements. Il s’agit bien de la préconisation du Conseil scientifique… mais pour les élèves du secondaire, vacciné·es à 70 % et encore masqué·es ! On est donc encore très loin de la campagne nécessaire.

Le SNUipp-FSU demande donc au ministère une montée en puissance des tests salivaires pour les 6 millions d’élèves du primaire à qui n’en sont pour l’instant proposés que 300 000 par semaine alors qu’il en faudrait 20 fois plus pour mettre en place les préconisations du conseil scientifique. Le désir d’un retour à une vie normale, à l’école comme ailleurs est bien légitime. Mais il ne pourra se faire sans précautions indispensables pour préserver la santé et la sécurité de toutes et tous.

Liste des 47 départements où le masque ne sera plus obligatoire le 4 octobre :

L’Aisne, L’Allier, Les Ardennes, L’Aveyron, Le Calvados, Le Cantal, La Charente-Maritime, La Corrèze, La Côte-d’Or, Les Côtes-d’Armor, La Creuse, Les Deux-Sèvres, La Dordogne, L’Eure, Le Finistère, Le Gers, La Haute-Loire, La Haute-Marne, La Haute-Saône, L’Indre, L’Indre-et-Loire, L’Isère,Les Landes, Le Loir-et-Cher, La Loire, La Loire-Atlantique, Le Loiret, La Lozère, Le Maine-et-Loire, La Manche, La Marne, La Meurthe-et-Moselle, La Meuse, Le Morbihan, La Nièvre, L’Orne, Le Pas-de-Calais, La Saône-et-Loire, La Sarthe, La Seine-Maritime, La Somme, Le Tarn,Le Tarn-et-Garonne, La Vendée, La Vienne, Les Vosges, L’Yonne

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