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Loin du plan d’investissement indispensable pour faire face à l’état de délabrement des écoles de la cité phocéenne, la proposition marquante d'Emmanuel Macron de créer 50 écoles "laboratoire" pour expérimenter la liberté du choix des équipes enseignantes par les directeurs et directrices d’école a fait l’objet d’échanges entre les organisations syndicales et le ministre mardi 14 septembre.

La FSU a rappelé le décalage entre les annonces et les besoins exprimés par les équipes enseignantes, notamment pour remettre en état les locaux scolaires, mais aussi, son opposition au recrutement des équipes enseignante par la direction d’école. Une mesure hors sol qui conduirait à une déréglementation de l’école publique et créerait un statut de supérieur hiérarchique au sein des 50 écoles choisies.

Sans réponse

Le ministre n’a apporté aucune réponse aux questions très concrètes posées en particulier par les responsables syndicales du SNUipp et de la FSU des Bouches du Rhône. Rien concernant le budget alloué à ces 50 écoles, rien sur le bâti où 174 écoles seraient concernées, rien sur les critères de choix des écoles, rien sur le calendrier hormis l’objectif de l’avancer avant la mi-octobre, quand devrait avoir lieu une nouvelle visite présidentielle à Marseille.

Seule précision du ministre quant au recrutement des équipes enseignantes par les directions d’écoles : il se fera sous la forme de postes à profil et de commissions de recrutement. Les personnels actuellement en poste à titre définitif dans ces écoles pourront y rester, s’ils “adhèrent au projet”. Aucune autre modalité n’a été précisée.

Si le maître mot du ministre est « dialogue social », l’absence de réponses aux questions précises posées par la FSU le vide de sa substance, et donne le sentiment d’une improvisation dans l’urgence pour décliner concrètement les annonces présidentielles

Monde de l’exploit, de l’extraordinaire, du rêve, la piste aux étoiles semble parfois un peu démodée dans nos vies sédentaires. Cette année, le concours propose à toutes les classes, dès la maternelle d’en revisiter les codes, en permettant à chacun d’imaginer son propre cirque.

Un projet au long cours source de plaisir, de surprises et à la clé : une semaine en classe de découverte à gagner et de nombreux autres lots. Un jury composé de chaque partie prenante organisatrice se réunira et le palmarès sera rendu public lundi 28 mars.

Inscriptions jusqu'au 7 novembre

Les inscriptions se feront en ligne du lundi 13 septembre jusqu'au dimanche 7 novembre inclus.

Les classes inscrites auront jusqu'au dimanche 13 mars 2022 minuit pour envoyer leurs œuvres au SNUipp-FSU - Jeu concours « Quel cirque ! » 128 bd Blanqui, 75013 Paris.
Les œuvres numériques seront à envoyer par voie postale sur des clés USB ou par Internet à l'adresse mail : concours-snuipp@snuipp.fr

Ressources en ligne

Les enseignants trouveront de nombreuses ressources permettant de nourrir leur projet : « Cirque et arts plastiques » sur le site de la BNF
Autres ressources en ligne dans le règlement.

Liste des ouvrages des éditions partenaires

Didier Jeunesse
L'école des Loisirs
Rue du Monde 

  1. Les rendez-vous de carrière
    1. Les modalités
      1. La préparation
      2. Le déroulement
      3. Le compte-rendu d’évaluation professionnelle
      4. L’appréciation finale
      5. Les voies de recours
  2. Articulation entre rendez-vous de carrière et campagne d’avancement
    1. Avancement au sein de la classe normale
    2. Accès à la hors classe
    3. La classe exceptionnelle
  3. RDV de carrière : qui est concerné en 2020-2021 ?
    1. Pour la classe normale : rendez-vous de carrière aux 6e et 8e échelon
  4. L’accompagnement
    1. L’accompagnement collectif
    2. L’accompagnement individuel
Les rendez-vous de carrière #

Trois rendez-vous sont prévus durant la carrière, qui sont pris en compte pour l’accélération d’une année lors des passages aux 7ème et 9ème échelons de la classe normale et pour l’accès à la hors-classe. L’accès à la classe exceptionnelle, quant à lui, n’est pas soumis à rendez-vous de carrière.

Ces rendez-vous sont programmés :

  • dans la première année scolaire* complète suivant le passage au 6ème échelon (cela concerne donc les enseignant·es promu·es au 6ème échelon entre le 1er septembre 2020 et le 31 août 2021) ;
  • dans l’année scolaire* des 18 mois d’ancienneté au 8ème échelon (cela concerne donc les enseignant·es promu·es au 8ème échelon entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2021) ;
  • dans la première année scolaire* complète suivant le passage au 9ème échelon (cela concerne donc les enseignant·es promu·es au 9ème échelon entre le 1er septembre 2020 et le 31 août 2021).

* du 1er septembre au 31 août

Les modalités # La préparation #

Chaque enseignant·e est informé·e avant le début des vacances d’été de la programmation d’un rendez-vous de carrière pour l’année scolaire à venir. La date de la visite de l’IEN est annoncée 15 jours avant.
Un document de référence de l’entretien est proposé. Il peut être renseigné par l’enseignant·e et remis à l’IEN. Il n'est pas obligatoire.

Le déroulement #

Le rendez-vous de carrière comprend, pour les enseignant·es devant classe, une inspection suivie d’un entretien. Les PsyEN et les enseignant·es qui ne sont pas devant élèves ne sont concerné·es que par l’entretien.

Le compte-rendu d’évaluation professionnelle #

Il est rédigé par l’IEN qui complétera une grille nationale de onze compétences. Il propose un avis : « à consolider », « satisfaisant », « très satisfaisant » et une appréciation littérale. Un message sur Iprof et sur la messagerie professionnelle informe de la mise à disposition du compte-rendu du RDV de carrière dans l’application SIAE, dans le dossier Iprof. 

L’enseignant·e a quinze jours pour apporter par écrit ses observations.

L’appréciation finale #

Elle est émise par l’IA-DASEN qui s’appuie sur l’avis de l’IEN. Elle comporte 4 niveaux :

  •  « à consolider »
  • « satisfaisant »
  • « très satisfaisant »
  • « excellent »

Elle est notifiée entre le 1er et le 15 septembre de l’année scolaire suivante. Si, en raison d’une situation particulière, l’enseignant·e a bénéficié d'un rendez-vous de carrière après la période initiale prévue, l’appréciation finale sera notifiée au plus tard le 15 octobre. 

Les voies de recours #

Il est possible de demander la révision de son appréciation finale de la valeur professionnelle en présentant un recours gracieux dans un délai de 30 jours suivant la notification de l’appréciation.
En cas de réponse défavorable ou de non-réponse de l’IA-DASEN dans les 30 jours, il ou elle pourra saisir la CAPD dans un délai de 30 jours. Une CAPD sur les demandes de révision se tiendra préalablement à la constitution du tableau d’avancement. Les représentant·es des personnels du SNUipp-FSU siègent dans cette instance et pourront défendre votre dossier auprès de l’administration. Après saisine de celle-ci, l’IA-DASEN notifie l'appréciation finale définitive retenue.

Articulation entre rendez-vous de carrière et campagne d’avancement # Avancement au sein de la classe normale #

Le principe est celui d’une cadence unique sauf pour l’accession aux 7ème et 9ème échelons. Pour ces derniers, 30% des enseignant·es bénéficient d’une accélération de carrière d’un an. L’IA-DASEN établit la liste des personnels concernés par cette accélération.

Accès à la hors classe #

Tous les PE après deux ans d’ancienneté dans le 9ème échelon de la classe normale sont promouvables à la hors classe. Aucune demande n’est à déposer.

Le barème prend en compte :

  • L’appréciation portée par l’IA-DASEN sur la valeur professionnelle de l’agent·e : excellent = 120 points, très satisfaisant = 100 points, satisfaisant = 80 points, à consolider = 60 points (pour les PsyEN : 145 / 125 / 105 / 95).
  • L’ancienneté acquise dans l’échelon au 31 août 2022 correspond à un nombre de points :

 

La classe exceptionnelle #

Ce grade est créé depuis le 1er septembre 2017. Il n’y a pas de rendez-vous de carrière, seulement un avis émis par l’IEN et l’IA-DASEN arrête l’appréciation finale. Ils s’appuient sur l’ensemble du déroulement de la carrière et sur le CV I-prof. A partir de 2023, il devrait concerner 10% des effectifs du corps des professeurs des écoles. Aucune démarche n’est nécessaire pour être inscrit au tableau des “promouvables” à ce grade. Néanmoins, la vigilance est de rigueur afin de vérifier son inscription effective dès que l’on remplit les conditions. Pour cette vérification prendre contact avec la section SNUipp-FSU de son département.

L’accès est ouvert à hauteur de 80% des promotions à des personnels ayant accomplis 8 années sur des fonctions particulières*, qui forment un premier vivier. 20% au plus des promotions sont réservées à un second vivier constitué de personnels au dernier échelon de la hors classe. Une dérogation est mise en place de 2021 à 2023 pour les PE ouvrant le second vivier à celles et ceux qui sont au 7ème ou 6ème échelon de la hors-classe.

*Enseignants exerçant en Éducation prioritaire, directeurs d’école et chargés d’école, directeurs adjoint de SEGPA, conseillers pédagogiques départementaux ou de circonscription, directeurs ou de directeurs adjoint UNSS, maîtres formateurs, tuteurs de personnels enseignants stagiaires et PSY-EN, formateurs académiques, enseignants référents handicap. 

Un tableau d’avancement est établi au regard :

  • De l’appréciation finale du DASEN sur la valeur professionnelle de l’enseignant·e (excellent : 140 points, très satisfaisant : 90 points, satisfaisant : 40 points, insatisfaisant : 0 point)
  • Et de son ancienneté acquise dans l’échelon (3 à 48 points).
RDV de carrière : qui est concerné en 2020-2021 ? # Pour la classe normale : rendez-vous de carrière aux 6e et 8e échelon #

Les IEN inspecteront, en 2020-2021, les enseignant·es qui pourront bénéficier d’un avancement accéléré d’échelon au titre de l’année 2021-2022. 

Seront concernés :  

  • les enseignants promus au 6e échelon entre le 1er septembre 2019 et le 31 août 2020 ;
  • les enseignants promus au 8e échelon entre le 1er mars 2019 et le 1er mars 2020.
L’accompagnement #

L’accompagnement peut être individuel ou collectif, à la demande de l’enseignant-e ou à l’initiative de l’IEN. En pratique il reste peu mis en œuvre.

L’accompagnement collectif #

Il peut porter sur la conception et la mise en œuvre de projets ou dispositifs pédagogiques, sur l’évolution des pratiques pédagogiques et sur l’explicitation des orientations nationales et académiques en matière d’éducation.
Il peut également consister en une aide à la mise en place des programmes et à l’évaluation des acquis des élèves et permettre d’identifier les besoins de formation. Les équipes arrêtent, le cas échéant, les modalités d’un compte-rendu.

L’accompagnement individuel #

Il prend la forme d’une visite dans la classe suivie d’un entretien, il est destiné à valoriser les compétences identifiées, les besoins en formation et repérer les expertises spécifiques.

Le SNUipp-FSU revendique des changements d’échelon et de grade automatiques et au rythme le plus rapide pour toutes et tous. La hors-classe doit être accessible à toutes et tous et permettre aux PE ex instits qui n’y sont pas encore, d’être promues rapidement, avant leur départ à la retraite. Pour le SNUipp-FSU les échelons de la classe exceptionnelle doivent être transformées en échelons supplémentaires de la hors classe afin que tous les PE puissent approcher l’indice 1000 avant la retraite, sans condition.

L'UDA c'est trois jours de réflexions, de mise en commun de pratiques de classes et d’apports des travaux de la recherche proposés à l’ensemble de la profession enseignante. Un moment convivial dans un cadre agréable au bord de la Méditerranée pour parler métier et démocratisation de l’école avec plus d'une vingtaine de chercheurs et chercheuses. Une respiration salutaire et motivante où sont abordées les questions qui traversent le système scolaire sous les angles disciplinaires, sociétaux et pédagogiques.

De nouveau en présentiel, l’Université d’automne propose notamment des conférences sur les inégalités scolaires avec Bernard Lahire, la laïcité avec Jean Louis Bianco, Nicolas Cadène. Elle abordera aussi l’écrit avec Nathalie Bonneton, la géographie avec Xavier Leroux, la maternelle avec Véronique Boiron, Christophe Joigneaux et Christine Passerieux, l’EPS avec Claire Pontais. Alix Cosquer pour sa part parlera écologie, André Tricot numérique, Alexandre Ployer inclusion, Patrick Picard formation, Marc Douaire éducation prioritaire, Yves Reuter pédagogies différentes, …   Laurence de Cock en sera le grand témoin.

Pour construire du collectif et alimenter la réflexion en faveur d’une école ambitieuse pour toutes et tous, inscriptions en ligne mercredi 15 septembre dès 14h.

Défendre une direction et des équipes malmenées

La situation dramatique des écoles de Marseille est instrumentalisée pour, sous couvert d’expérimentation généralisable, dénaturer profondément le fonctionnement actuel de l’école publique. Malgré le rejet de la profession, le Président défend l'instauration d'un statut qui isolerait la direction de l’équipe enseignante.

Avec toujours plus de tâches administratives, des demandes incessantes de l’administration, dans un contexte sanitaire où les écoles ont tenu grâce à leur investissement et leur réactivité, les directrices et directeurs d’école sont particulièrement malmené·es. Loin de répondre aux véritables besoins, le ministère tente d'avancer à grands pas sur l’autorité hiérarchique depuis de nombreux mois. 

Les cadres communs doivent être respectés : unité du Service public, égalité de traitement pour les personnels et les élèves...

Pour  la direction d’école, il faut avancer :  allègement des tâches recentrées sur l’animation et la coordination de l’équipe pédagogique, mise en place d'aides administratives et temps de décharges suffisant !

Sortir de l'impasse sanitaire

Alors que le variant Delta a changé la donne, les écoles ne sont pas équipées en capteurs de CO2, aucun masque chirurgical n’est distribué aux élèves et aux personnels... La rue de Grenelle fait reposer l’ensemble de ces efforts sur les collectivités et les familles, favorisant ainsi les inégalités. Par ailleurs, aucune campagne significative de dépistage n’est mise en place.
Tout cela est géré sans anticipation et sans aucune prise en compte du réel avec un mépris total par un Ministre qui communique à la profession principalement via les médias et toujours dans l’urgence.

Un recrutement conséquent est nécessaire pour permettre un allègement des effectifs, des moyens pour le remplacement ou pour accompagner des difficultés d’apprentissage accentuées par un contexte sanitaire perturbateur.

Exiger une vraie revalorisation pour toutes et tous

Alors que les personnels tiennent l’école à bout de bras, les annonces salariales d’un Grenelle « historique », selon le Ministre, sont largement en dessous des attentes.
La seconde tranche de la prime d’attractivité ne concerne que 58 % des enseignants. Et encore le Ministère parle d’augmentation pour un montant de moins de 30 euros nets par mois pour les échelons 5 à 9.
En euro constant, entre 2010 et 2021, avec l’inflation conjuguée au gel du point d’indice, c'est l'équivalent de deux mois de salaires qui ont été perdus par les enseignant·es.

Un plan pluriannuel de rattrapage et d'augmentation sans contrepartie est nécessaire !

Tourner le dos à la politique éducative du Ministre

Alors que régulièrement, les équipes sont confrontées à des difficultés dans la gestion de leur classe : gestion de la difficulté scolaire ou de comportement des élèves, aucune aide n’est proposée aux enseignants. Manque de personnel spécialisé de RASED, AESH, psychologue, infirmière, assistante sociale, absence de formation continue, ils se retrouvent seuls sans réel moyen. C’est une véritable équipe pluriprofessionnelle qu’il nous faut dans nos écoles pour ne pas se retrouver isolés dans certaines circonstances.

Par ailleurs, alors que le contexte aurait nécessité une forte prise en compte des inégalités scolaires, le ministre persiste à réduire l’enseignement à des prétendus fondamentaux, renonçant ainsi à une culture partagée émancipatrice pour toutes et tous.
Il promeut une école de l’individualisation, tout en mettant à mal le métier ; la liberté pédagogique est remise en cause et le contrôle des PE est renforcé par des évaluations normées imposées aux élèves, une inflation de guides et une refonte de la formation.

Pour une école ambitieuse pour toutes et tous, il est indispensable de partir des demandes et besoins du terrain pour tourner le dos à la politique éducative du Ministre.

Les mobilisations contre les retraites, celles dans l’éducation au printemps 2019 et décembre 2020, celles des AESH en juin dernier ont permis la création de postes et des revalorisations. Mais elles restent partielles et très insuffisantes, loin de la revalorisation nécessaire au vu de la perte du pouvoir d'achat subi depuis une décennie. L’individualisation des carrières, la hiérarchisation rampante telles les mesures annoncées sur Marseille instrumentalisant une situation d'urgence ou le retour de la loi Rilhac au parlement, continuent de vouloir redessiner le fonctionnement de l’école. 

Dans le même temps, les politiques éducatives actuelles renforcent les inégalités scolaires en tournant le dos à une culture partagée ambitieuse et émancipatrice. En imposant des "fondamentaux" guidés par des évaluations normatives, des formations recadrées et des pratiques d'individualisation, la rue de Grenelle affaiblit le métier enseignant. Pourtant, consacrer 7,7% du PIB à l'éducation permettrait une dotation supplémentaire de 25 milliards d'Euros. De quoi ouvrir le champ des possibles.

Protection sanitaire affaiblie

Enfin, alors que les personnels tiennent le service public d'éducation depuis le début de la pandémie, la contagiosité dans le milieu scolaire est minimisée, milieu scolaire où les enfants, au vu de leur âge, ne sont pas vaccinés. Alors que le variant Delta a changé la donne et que des médecins alertent sur la nécessité de protéger la santé des élèves, les choix des niveaux du protocole restent sans critères, les capteurs de CO2 sont peu présents dans les écoles faute d'un plan national, les tests ne constituent pas une réelle stratégie de dépistage. La protection des écoles constitue pourtant un enjeu de santé publique.

Les raisons de se mobiliser le 23 septembre ne manquent pas.
Pour un plan d’urgence dans l’éducation, pour les postes, les salaires, l’amélioration des conditions de travail, le SNUipp avec la FSU, la CGT, sud éducation et FO appellent les personnels à se mettre en grève.

Communiqué de Presse

En déplacement à Marseille, le Président de la république s’est livré à une véritable provocation en reprenant à son compte les refrains libéraux de transformation de l’école primaire.

Loin du nécessaire plan d’investissement attendu dans le bâti pour la rénovation d’écoles marseillaises délabrées, Emmanuel Macron entend donc dénaturer profondément le fonctionnement actuel de l’école publique. Ainsi les enseignantes et enseignants des quartiers difficiles de Marseille ne seraient pas « motivés » et devraient être « recrutés » par les directeurs d’école !

Au prétexte de traiter les difficultés de l’école à faire réussir les élèves issus des familles populaires, l’annonce de cette expérimentation sur 50 écoles marseillaises comme dans « plusieurs autres quartiers de la République » et sa généralisation possible à terme remettent sur le devant de la scène la question du statut hiérarchique de la direction d’école.

Loin de traiter des questions de fond comme le bâti scolaire, les conditions de travail, les moyens de fonctionnement ou encore l’attractivité des postes, le Président de la République se cantonne, sous couvert d’expérimentation, à une mesure explosive et largement rejetée par la profession comme l’a montré à nouveau l’enquête ministérielle réalisée en décembre 2019.

Les écoles ont besoin, à Marseille comme ailleurs, d’effectifs réduits dans toutes les classes, de personnels spécialisés de Rased et d’équipes pluri-professionelles renforcées ainsi que d’une formation de qualité à la hauteur des besoins.

Le fonctionnement de l’école a besoin de directrices et directeurs dont les tâches sont allégées et recentrées sur l’animation et la coordination de l’équipe pédagogique, d’aide administrative et de temps de décharge suffisant.

Cette annonce présidentielle opportuniste lance de la plus mauvaise des façons le débat sur l’école dans la campagne présidentielle. Elle coïncide également avec le second passage au parlement programmé en septembre de la proposition de loi Rilhac, téléguidée par le ministère et largement rejetée par la profession enseignante.

Les personnels sont appelés à se mobiliser pour mettre en échec ce projet qui dérégulerait le fonctionnement actuel de l’école. La grève du 23 septembre en sera une occasion et permettra également de poser la nécessité d’un tout autre projet pour l’école.

Le 26 août dernier, le ministère de l’Education a publié sur les réseaux sociaux une campagne de communication sur la laïcité dont l’affichage est prévu dans les établissements scolaires et dans la rue à la rentrée. Huit visuels sur lesquels on voit des élèves en classe, en récréation et dans des activités périscolaires. Des enfants issus pour la plupart de la diversité. On peut lire par exemple sous la photo d’un garçon blanc agrippé au rebord d’une piscine à côté d’une petite fille noire : « Permettre à Sacha et Neissa d’être dans le même bain. C’est ça la laïcité. » Une vision falsifiée qui renvoie les élèves à leur identité en donnant l’impression « que la laïcité est faite pour ceux qui ne sont pas « Français de souche » », souligne la Vigie de la Laïcité.

Cette campagne ne fait pas référence aux fondements de la laïcité. En effet, la liberté de conscience et sa manifestation dans les limites de l'ordre public, la neutralité de l'État et de ses agent·es, l'égalité de toutes et tous devant la loi sans distinction de religion ou conviction, en sont absentes. Elle mélange la question de l’identité, par des assignations stéréotypées de couleur de peau et de prénom, à celle de la laïcité et renforce ainsi « l’idée que les menaces contre la liberté de conscience seraient liées aux différentes origine ».

La FSU rappelle ainsi via un communiqué son opposition à toute instrumentalisation de la laïcité et souligne ses priorités  : « reconnaître le travail poursuivi avec détermination par les enseignant-es et les agent-es pour donner à l’école sa finalité d’émancipation par les savoirs et la raison. Soutenir ce travail autant dans la réalité de ses difficultés quotidiennes que par une formation qui, dans le cadre des principes de 1905, accepte le pluralisme des analyses et favorise l’apaisement des débats. » Enfin, pour la FSU « la question de la laïcité est indissociable de celles de l’égalité des droits et de la justice sociale. Elle renouvelle sa revendication d’un investissement majeur dans le service public largement plus favorable à la défense des valeurs d’une république laïque et sociale qu’une stratégie de communication des plus ambiguës. »

  • "Agir pour que l'École (...) permette à tous les enfants et tous les jeunes de se préparer à faire les choix personnels, professionnels et citoyens qui jalonnent la vie humaine" 
  • " Militer pour un système éducatif gratuit, laïque et inclusif qui lutte contre les inégalités et accueille tous les enfants quels que soient leurs besoins", "Promouvoir un véritable service public de l'éducation favorisant les coopérations (...)"
  • "Promouvoir un véritable service public de l'éducation favorisant les coopérations"
  • " Agir pour que l'École (...) permette aux générations à venir d'être mieux armées pour relever les défis de notre temps : transition écologique, place du numérique..."

Voilà les 4 défis à relever et pour lesquels un appel à mobilisation est lancé. Partant du constat d'une capacité à agir conjointement pendant la crise sanitaire, associations, mouvements pédagogiques, collectivités, parents engagé·es se prononcent pour un renouveau du service public d'éducation. Dans un contexte dégradé, où l'individualisme et le rejet menacent notre démocratie, pour le collectif "Ambition Éducation", il n'y a pas de fatalité : l'école doit permettre de faire disparaitre les inégalités sociales et scolaires.

Ambition Education invite tous les acteurs et actrices à "soutenir une conception de l'action éducative fondée sur le principe de la confiance en l'autre et dans des cadres collectifs", "réaffirmer que tous les être humains sont capables et éducables" et "construire un renouveau du service public d'Éducation"

Réunies par le Ministre mercredi 25 août, les organisations syndicales étaient attendues pour faire le point sur le « Grenelle ». Après un discours où le ministre s’est auto-congratulé, un nouveau scénario de revalorisation pour 2022 a été présenté.

Des annonces chiffrées toujours insuffisantes

Celui-ci permettrait à 58 % des enseignantes et enseignants de voir leur fiche de paie évoluer en 2022.
Voilà la forme que cela prendrait :

Scénario de revalorisation retenu Salaire net mensuel À partir de mai 2021 Scénario pour l’année 2022 Echelon 1 Classe Normale 1432 1432 1432 Echelon 2 Classe Normale 1623 1722,71 1779,71 Echelon 3 Classe Normale 1650 1739,03 1796,03 Echelon 4 Classe Normale 1699 1763,10 1805,85 Echelon 5 Classe Normale 1755 1804,86 1833,36 Echelon 6 Classe Normale 1815 1850,61 1879,11 Echelon 7 Classe Normale 1916 1951,61 1980,11 Echelon 8 Classe Normale 2059 2059 2087,50 Echelon 9 Classe Normale 2183 2183 2211,50 Echelon 10 Classe Normale 2329 2329 2329 Echelon 11 Classe Normale 2495 2495 2495

Par ailleurs, le Ministre a confirmé que les annonces du mois de juillet dernier restaient valables : prise en charge à hauteur de 15 euros par mois par agent·es de la complémentaire santé, comme pour l’ensemble des fonctionnaires, légère augmentation des possibilités de promotion à la hors-classe, développement de l’action sociale mais  sans budget, ni contenu bien définis.

Pour le SNUipp-FSU, le compte n’y est toujours pas. Avec 42 % des enseignantes et enseignants non-concerné·es, la revalorisation actée pour février 2022 laisse beaucoup trop de personnels sur le bord de la route. 
Ces augmentations, 28,5 euros nets mensuels des échelons 5 à 9, ne permettent en outre à aucun moment de répondre au gel quasi-continu du point d’indice depuis 2010 qui a aboutit, conjugué aux hausses des cotisations retraites, à une perte de pouvoir d’achat de près de 17%. En 2021, par rapport à 2010, c'est l'équivalent de deux mois de salaires qui ont été perdu par les enseignant·es.

Enfin en augmentant seulement quelques échelons et de façon différenciée, on assiste à un phénomène de lissage des salaires qui fait qu’en 13 ans de carrière, l’augmentation sera de 201 euros au lieu de 293 avant la première « prime d’attractivité ».

Le SNUipp-FSU rappelle que pour répondre structurellement à la question du pouvoir d’achat des personnels de l’Éducation Nationale, d’une loi de programmation pluriannuelle, avec une revalorisation des grilles indiciaires est nécessaire pour rattraper le retard de 600 euros mensuels au bout de 15 ans d’ancienneté avec la moyenne des pays de l’UE
Et, dès maintenant, il faut décréter le doublement de l’ISAE et une prime d’équipement de 500 euros annuels.

Les autres chantiers se poursuivent

Le Ministre entend poursuivre le reste des chantiers ouverts pour y réaffirmer ses principes en termes de vision du métier et des carrières. Sans en préciser les contours, le développement des profilages de est ainsi à l’ordre du jour. De même, l’exemple de la direction d’école a été mis en avant. Se félicitant de l’augmentation des décharges de direction ainsi que du régime indemnitaire actés pour cette rentrée, le ministre entend poursuivre les travaux sur le « statut des directeurs » et indique également que la loi Rilhac va revenir à l’Assemblée dans les prochaines semaines. Il confirme ainsi sa volonté d’un emploi fonctionnel pour la direction qui introduirait une hiérarchie au sein des écoles.

Cette perspective déstabiliserait les équipes, assujettirait encore plus les personnels à la hiérarchie, modifierait profondément le sens des métiers… au détriment des besoins notamment en temps et en aide administrative au fonctionnement de l’école.

Et les AESH ?

Si le SNUipp-FSU acte positivement la mise en place d’une grille et d’un avancement automatique, il y a un pas entre ce qui s’est fait et ce dont les personnels ont besoin puisque la plupart des salaires augmenteront de moins de 5 euros nets en septembre. Le ministère ne répond pas non plus à l’exigence d’une revalorisation au niveau d’une grille de fonctionnaire de catégorie B.
Plus largement, comment parler de carrière sans mettre en place des commissions paritaires pour échanger avec des représentant·es des personnels ? Comment parler de gestion des ressources humaines sans entendre le rejet des PIAL sur le terrain ?

Si le Ministre se félicite, pour le SNUipp-FSU le compte n’y est pas. Une revalorisation de tous les personnels implique un plan de programmation budgétaire ambitieux pluriannuel et à la hauteur de l’investissement de celles et ceux qui tiennent l’école. C'est un des enjeux de la grève unitaire dans l'éducation du jeudi 23 septembre.

En cette fin de vacances scolaires, la circulation du virus est jugée "intense" par Santé Publique France. Pourtant les écoles reprendront avec un protocole sanitaire en deçà de celui du mois de juin. 

Le variant Delta et la vaccination ont changé la donne de l'épidémie ces derniers mois. Le taux d'incidence chez les 0-9 ans a fortement augmenté (128 contre 30 en 2020) de même que son rôle dans la transmission, en particulier en école primaire puisque les plus jeunes ne sont pas vaccinés. "Le fait que le variant Delta soit davantage transmissible, y compris en extérieur, fait consensus", explique Michaël Rochoy, médecin membre du collectif "Du côté de la science", dans une interview à Fenêtres sur cours. Et "comme plus de personnes sont contaminées, en particulier chez les non-vaccinées, il y a de fait plus d'enfants touchés" précise-t-il. L'institut Pasteur estime qu'une contamination sur deux concernerait les enfants et adolescents à l'automne.

Pour une prévention sérieuse

L'école est un espace où se côtoient nombre d'enfants venus de cercles familiaux et sociaux nombreux. Elle est de plus un lieu avec des salles de classe aux effectifs peu adaptés à la distanciation, sans système d'aération pour la plupart. S'y ajoute le temps de la récréation et de la restauration scolaire, moments où le masque n'est pas porté. Affirmer avec aplomb et répétition que "les écoles seront simplement des lieux de circulation comme les autres " et qu'elles resteront ouvertes toute l'année ne suffira pas à protéger.  

Dans une tribune du Monde, des médecins et enseignant.es, dont le SNUipp-FSU, appelaient à une prise en compte sérieuse de la situation. En choisissant le niveau 2 parmi les quatre déclinaisons des protocoles, identique sur tout le territoire, le ministre ne prend pas en compte la diversité de circulation du virus et s'entête dans un déni dangereux. Le port du masque est maintenu en intérieur, mais il est suspendu en extérieur, alors que le variant Delta s'y diffuse davantage que l'Alpha du printemps dernier. Les brassages de divers groupes sont possibles sur les temps de repas. En bref, on lève les mesures lors des activités les plus à risque, quitte à d'annihiler les effets des mesures de non brassage respectées au sein des classes. 
De plus, malgré les annonces sur une aide (non chiffrée) aux collectivités pour doter les établissements de capteurs de CO2, peu d'écoles en bénéficieront à la rentrée. Rien non plus sur un équipement en purificateurs d'air ni pour accompagner l'installation de systèmes d'aération qui pourtant permettraient de prévenir d'autres contaminations telle que la grippe. 
Quant aux tests de dépistage, leur nombre insuffisant et leur organisation assez aléatoire et ponctuelle ne constituent pas une mesure adaptée pour éviter des fermetures de classes en cascade. C'est une véritable stratégie de tests deux fois par semaine qu'il faudrait développer pour une prévention efficiente. C'est d'ailleurs une demande du Conseil scientifique qui indique dans sa note d'alerte du 20 août que "les études de modélisation suggèrent qu'une adhésion de 50% de la population scolaire à un dépistage bihebdomadaire permettrait de garder les classes ouvertes si les enfants trouvés infectés sont renvoyés à leur domicile."
Reste le principe d'une fermeture de classe dès le premier cas identifié, une mesure heureusement conservée. 

Pour maintenir le service public d'éducation ouvert, ce sont bien des mesures de prévention contraignantes qu'il faut mettre en œuvre, en les différenciant selon les territoires en fonction de l'état de l'épidémie. Même si chacun et chacune aspire à retrouver des relations et une école d'avant pandémie, la rentrée doit se faire dans les meilleures conditions possibles en assurant la sécurité des
élèves, des personnels et des familles, et par là même de la population. 

  1. Protocole sanitaire
  2. EPS
  3. Prime d’attractivité
  4. Direction
  5. Maternelle : nouveau programme
  6. Education prioritaire
  7. .Indemnité REP+
  8. Avancement
  9. AESH
  10. Formateurs et formatrices : modification du CAFIPEMF
  11. Congé paternité : petit pas vers l'égalité
Protocole sanitaire #

Les écoles de la métropole font la rentrée scolaire avec un protocole de niveau 2. Le cadre sanitaire repose sur 4 scénarii selon le degré de circulation du virus. Quel que soit le scénario, l’accueil des élèves est à temps plein, la classe est fermée pour 7 jours dès le premier cas Covid et les apprentissages se poursuivent à distance. Le port du masque en intérieur est obligatoire pour tous les personnels ainsi que l’aération des salles sans capteur de CO2 ni purificateur d’air.

Il est obligatoire en intérieur pour les élèves d’élémentaire à partir du niveau 2 et en extérieur à partir du niveau 3 pour les personnels et élèves d’élémentaire. Le brassage, la pratique de l’EPS et le fonctionnement de la cantine évoluent selon les niveaux.

Pour beaucoup de médecins, le niveau 2 du protocole  n’est pas adapté à la gravité de la situation sanitaire. Face à la circulation accrue du variant Delta, d’autres mesures s’imposent, particulièrement à l’école où les élèves ne sont pas vaccinés : campagne massive de dépistage des élèves, recrutement de PE pour assurer les remplacements et allègement des effectifs dans toutes les classes.

EPS #

«30 min d’activités physiques quotidiennes », c’est ce que devront pratiquer chaque jour, tous les élèves, pour lutter contre les conséquences de la pandémie. Le ministère ne précise pas sur quel temps auront lieu ces activités et entretient la confusion entre enseignement
de l’EPS, sport et activité physique.
Une circulaire publiée le 1er juillet fait des propositions sur l’EPS et la pratique des activités physiques mais ne donne pas plus d’éléments sur la mise en œuvre de l’aisance aquatique pour les maternelles et le Savoir Rouler A Vélo (SRAV) pour les élémentaires.

Cette communication ne remplace en rien la formation initiale et continue que nécessite l’enseignement de l’EPS et ne règle pas les problèmes d'accès aux infrastructures sportives.

Prime d’attractivité #

Une prime d'attractivité est instaurée en mai 2021 pour les agents PE, Psy-EN, titulaires ou contractuels, pour les échelons 1 à 7 du grade de classe normale. Elle est dégressive suivant l’échelon. Elle est versée mensuellement sous le titre « prime grenelle ». Dégressive, elle lisse les carrières. Son montant brut est de 116,67 € pour l’échelon 2 et diminue jusqu’à 41,67 € pour l’échelon 7 de la classe normale. Cette prime ne concerne que 31% des enseignant·es.

Le compte n’y est pas. Le ministère continue de creuser d’un côté le fossé avec l’entrée dans le métier et de lisser un peu plus les carrières de l’autre. 

En savoir plus :

Direction #

Alors que les directrices et directeurs d’école continuent d’être fortement sollicités, avec une charge de travail qui ne cesse de croître avec la gestion de la crise sanitaire, le ministre et le Parlement souhaitent  confier à ces personnels plus de responsabilités via une « autorité fonctionnelle »: une mesure aux antipodes des besoins exprimés par la profession.

Augmentation des décharges de direction pour seulement 30% des écoles :

  • Ecoles 1 classe : passent de 4j /an à 6j /an
  • Ecoles 2-3 classes : passent de 10j /an à 12j /an
  • Ecoles 9 classes élém + prim : passent de 1/3 /semaine à ½ /semaine
  • Ecoles 13 classes élém + prim : passent de 1/2 /semaine à ¾ /semaine

L’indemnité de responsabilité de 450€ brut, allouée à la rentrée 2020 pour les directrices et directeurs d’école, est pérennisée et sera versée mensuellement, soit un montant de 37,50 € brut par mois. Cette indemnité reconnaît en partie l’augmentation de la charge de travail de la direction d’école liée à la gestion de la crise sanitaire mais est bien loin d’une revalorisation légitime et importante qui doit concerner tous les personnels.
Le calendrier annuel des tâches de direction, avec identification de périodes blanches, promis en 2020 devrait être diffusé aux écoles.

Ces premières mesures demeurent insuffisantes. La mise en avant de l’autorité fonctionnelle, petit détour vers l’autorité hiérarchique,  instaurerait un emploi spécifique dans les écoles totalement déchargées.

En savoir plus :

Maternelle : nouveau programme #

Pas de changements majeurs dans ce nouveau programme de l’école maternelle qui conserve ses missions et ses spécificités d’enseignement : évaluation positive, rôle du jeu, construction du nombre, place du langage, de la littérature jeunesse, des activités physiques et artistiques…

L’introduction de quelques attendus de cycle 2 (étude des phonèmes, relations exhaustives lettres/sons...) doit attirer la vigilance des PE afin de ne pas imposer trop vite et trop tôt des apprentissages qui mettraient en difficulté les élèves, notamment celles et
ceux issus des familles populaires.

  La version disponible sur eduscol fait apparaître toutes les modifications par rapport au texte de 2015.

La maternelle conserve ses spécificités: principe d’éducabilité de toutes et tous, évaluation positive, prise en compte des différences de rythme et développement, progressivité au sein du cycle, part limitée de la phonologie, place du jeu, de la littérature jeunesse, de l’écriture inventée… Des anticipations de certains attendus du cycle 2 (notamment en phonologie) restent cependant problématiques.L’introduction d'attendus de cycle 2 doit attirer la vigilance des PE afin de ne pas imposer trop vite et trop tôt des apprentissages qui mettraient en difficulté les élèves, notamment celles et ceux issus des familles populaires

En savoir plus :

Education prioritaire #

Le bilan de la carte de l’éducation prioritaire n’a pas été effectué par le MEN en 2019 comme cela aurait dû être fait. Par contre les Contrats Locaux d’Accompagnements (CLA) seront mis en place à la rentrée 2021 dans trois académies pilotes.Des écoles hors éducation prioritaire ont été retenues, après appel à candidature, dans trois académies (Aix-Marseille, Nantes et Lille) pour expérimenter des contrats locaux d’accompagne m e n t ( C L A ) . Celles-ci bénéficieront de moyens supplémentaires Contrats locaux d’accompagnement durant trois années. Subordonnée à la réalisation d’objectifs, cette attribution de moyens est source d’instabilité, d’inquiétudes et met en
concurrence les écoles. La généralisation possible des CLA, dès septembre 2022, menacerait à terme le label REP.

L’enveloppe budgétaire de l’éducation prioritaire doit partir  des besoins des écoles. Une véritable politique pour d"onner plus à ceux qui ont moins" doit se fonder sur des critères socio-économiques objectifs et transparents, concertés .

En savoir plus :

.Indemnité REP+ #

Le décret n° 2015-1087 du 28 août 2015 est modifié pour intégrer :

  • l'indemnité en éducation prioritaire est de 144€ net par mois en REP et de 426€ net par mois en REP+ (part fixe)
  • La part modulable en REP+ : Sous couvert de reconnaissance de l’engagement professionnel collectif des équipes, le
    ministère introduit une part variable de l’indemnité REP+. Son montant annuel de 200,
    360 ou 600€ net sera versé «sur la base d’objectifs à atteindre ». Les personnels d’une même école recevront le même montant. 

Cette mise en concurrence des écoles risque de nuire au travail d’équipe et creuse encore l’écart entre REP et REP+.

En savoir plus :

Avancement #

Hors classe 18%, c’est le ratio des PE arrivés au moins à la 2ème année du 9ème échelon pouvant accéder à la hors classe à la rentrée 2021. Il était précédemment de 17%. Cette mesure ne règle cependant pas le nécessaire accès de tous les PE à l’indice terminal du corps en fin de carrière.

Classe exceptionnelle : un décret autorise de façon temporaire jusqu'en 2023 l’accès à la classe exceptionnelle les enseignant·es du 1er degré et psyEN au 6ème et 7ème échelons de la hors classe au titre du 2nd vivier.

Cette augmentation du nombre de promotions à la hors classe et la modification du vivier de la classe exceptionnelle sont des mesures indispensables mais qui ne règlent pas le nécessaire accès de tous les PE à l’indice terminal du corps en fin de carrière.

AESH #

Un seul point d’indice supplémentaire est accordé aux AESH en début de carrière, soit 4,69€ brut mensuel. L’avancement devient automatique tous les trois ans. Le déroulé de carrière est amélioré avec une progression d’environ 233€ net au bout des 11 niveaux que compte la nouvelle grille de rémunération. Une avancée qui reste très en-deça d’une
reconnaissance à la hauteur des missions essentielles assurées par les AESH.

Un nouveau corps de catégorie B de la Fonction publique doit être créé pour reconnaître les missions exercées par les AESH. Il doit s’accompagner d’un meilleur salaire, de l’assurance d’un temps complet, de réelles perspectives de déroulement de carrière, d’une formation professionnelle avec la garantie de meilleures conditions de travail.

En savoir plus :

Formateurs et formatrices : modification du CAFIPEMF #

Le CAFIPEMF se déroule sur un an. Les épreuves sont centrées sur le français et les maths et la spécialisation ne sera possible qu’au bout de trois ans. La visite de classe est rétablie mais le mémoire est abandonné éloignant les candidat·es d’une posture
réflexive alimentée par la recherche, au risque de laisser place à la seule pédagogie du modèle.

En savoir plus :

Congé paternité : petit pas vers l'égalité #

À compter du 1er juillet 2021, le congé de paternité est porté à 25 jours calendaires pour
une naissance unique et à 32 pour une naissance multiple. 4 jours consécutifs et incompressibles font immédiatement suite au congé de naissance et les 21 ou 28 jours restant en cas de naissances multiples pourront être pris en deux parties dont les durées ne pourront être inférieures à cinq jours.

Une rentrée sous le signe du variant delta


Même si le ministre aime faire cette comparaison, l'école n'est pas dans la configuration de l’an dernier : le variant delta est beaucoup plus contaminant avec un taux d’incidence multiplié par 5. Le niveau de protocole annoncé dans la presse n'est pas adapté, d’abord parce qu’il n’est pas corrélé à un seuil épidémique, ensuite parce qu’il est identique quel que soit le niveau d’incidence dans les départements.

« Avec ce protocole, il y a fort à parier que l’école sera perturbée dès les premières semaines de l’année avec des fermetures de classes qui débuteront assez rapidement en fonction des départements les plus touchés. » affirme Guislaine David, co-secrétaire générale du SNUipp-FSU et porte-parole.

Une politique de tests efficace accompagnée d'une campagne de communication en direction des familles sont nécessaires pour éviter les fermetures de classes à venir. Les collectivités locales n’ont pas à supporter le coût de l'équipement des classes en capteurs de CO2, que le Ministère doit donc prendre en charge.  De la même manière, des masques chirurgicaux doivent être fournis aux personnels comme aux élèves. Des règles claires pour la restauration scolaire doivent être définies afin de limiter la distanciation physique et éviter les brassages.  Enfin, le niveau du protocole doit être corrélé au niveau d’incidence.

Quel bilan de la politique éducative ?

De façon générale, la politique menée depuis 2017 aura mécontenté et déstabilisé la profession :  modification des programmes, avalanche de guides, suppression des Plus de maîtres, remise en cause de l'éducation prioritaire,  gestion de la crise sanitaire, réforme de la formation initiale, réforme du CAFIPEMF... Sans compter une communication du ministère uniquement par voie de presse.

La politique de la rue de Grenelle n'a pas réussi à diminuer les inégalités scolaires, voire les a renforcées. L'imposition de pratiques pédagogiques fragilise les équipes et remet en cause la professionnalité enseignante. La dépense par élève reste inférieure de 12% à la moyenne des pays de l’OCDE. La comparaison en terme d’effectifs par classe et de taux d’encadrement montre également  le retard de la France par rapport aux autres pays de l’OCDE.

Réformes multiples,  manque de personnels remplaçants et spécialisés, de médecin scolaire... les raisons de réclamer un plan d’urgence pour l’école ne manquent pas.

Direction d’école : des propositions qui ne répondent pas aux besoins

Depuis  longtemps la direction d’école est un sujet sensible où la question du statut hiérarchique revient comme éternel serpent de mer. Ce dossier illustre le fonctionnement d’un ministre qui agit seul et ne répond pas aux besoins exprimés la profession.

Début juillet, le ministre a franchi la ligne rouge en annonçant en fin de discussion la création d’un emploi spécifique pour les directrices et directeurs totalement déchargés.

Aujourd’hui menacée, la fonction de direction d’école doit être réaffirmée et reconnue, tout en maintenant l’absence d’autorité hiérarchique dans les écoles. Pour mieux faire fonctionner les directions d’école et donc les écoles, l' augmentation des temps de décharge,  l'allègement des tâches, l'aide administrative... sont nécessaires

Salaires : un dossier  brulant

La revalorisation salariale historique n'aura pas été au rendez-vous. Seules deux mesures ont été prises : une prime d'équipement informatique de 150 euros et une prime d'attractivité qui ne concerne que 58% des PE. Ces mesures restent très insuffisantes en l'absence d'un plan pluriannuel de revalorisation.  Plusieurs éléments montrent pourtant l'urgence d'une réelle revalorisation des salaires des PE : gel du point d’indice depuis 11 ans, baisse du pouvoir d'achat de 17% (sur cette même période), salaires des PE inférieurs aux enseignant·es des autres pays européens.

Quant aux salaires des AESH, les mesures restent très en-deçà d'une reconnaissance à la hauteur des missions essentielles assurées par ces personnels.

La question salariale reste pleine et entière pour tous les personnels. Elle n'est pas sans conséquence sur l’attractivité du métier et des difficultés de recrutement récurrentes rencontrées ces dernières années.

Voir ou revoir la conférence de presse : Le dossier de presse :


 

  1. Du côté des partenaires institutionnels
    1. Prendre contact avec l’inspection de l'Éducation nationale (IEN et équipe de circonscription)
    2. Prendre contact avec la mairie ou la communauté de communes pour
  2. Du côté des familles
  3. Du côté de l'équipe pédagogique et du fonctionnement de l'école
    1. Réunir un premier conseil des maîtres et maîtresses
    2. Sans oublier
    3. Sécurité des locaux et des personnes
    4. Et

à quelques jours de la pré-rentrée, revue de détail des multiples choses à faire pour préparer ce moment important. Une forme de check-list qui, si elle ne prétend pas à l'exhaustivité, pourra sans doute être utile...

Du côté des partenaires institutionnels # Prendre contact avec l’inspection de l'Éducation nationale (IEN et équipe de circonscription)
#
  • Vérifier la date de la réunion de rentrée des directeurs et directrices de la circonscription.
  • Relever les évolutions des effectifs de rentrée pour la carte scolaire (croiser les données école/mairie/IEN), prendre contact avec sa section départementale du SNUipp-FSU en vue du CTSD de rentrée.
  • Faire le point sur l'équipe enseignante (transmission des PV d'installation si de nouveaux collègues sont nommés).
  • Faire le point sur les postes éventuellement non pourvus.
  • Faire le point sur les prévisions de congés longs.
  • Si un ou une PE stagiaire ou un·e alternant·e arrive dans l’école, demander les informations concernant sa formation, ses périodes de stage, l’annonce de ses visites.
  • Contacter la personne chargée de la coordination des  AESH et/ou du PIAL de votre secteur dans le cas où certaines situations d’accompagnement d’élèves en situation de handicap n’auraient pas été réglées pour la rentrée. 
  • Programmer avec l'Enseignant·e Référent·e Handicap (ERH), les équipes de suivi de scolarisation (ESS) dans la première période pour actualiser les PPS.
  • Préparer les demandes d’agrément si des interventions sont programmées dès le début d’année scolaire. À noter : les interventions extérieures sont autorisées par le directeur ou la directrice « sur la proposition de l'enseignant responsable des enseignements ou activités concernés ou après avoir recueilli son avis ». 
  • Pour les décharges fractionnables et mensuelles, proposer un calendrier à l’IEN et essayer d'obtenir que ce soit la même personne qui effectue ces journées. 
  • Vérifier l'application des nouveaux régimes de décharge pour les 30% de directeurs et directrices concerné·es. En cas de décharge inférieure à 25 %, solliciter une aide à la rentrée auprès de l'IEN, conformément aux engagements ministériels
  • Mettre à jour ONDE : structure, admissions, radiations, répartition dans les classes... 

Pour les nouvelles directrices et nouveaux directeurs, n'oubliez pas de vous adresser à votre IEN afin d'obtenir votre clé OTP, sésame pour la gestion de vos élèves.

Prendre contact avec la mairie ou la communauté de communes pour
#
  • La mise en place du nouveau protocole sanitaire
  • les effectifs et les dernières inscriptions
  • les services périscolaires
  • Pour les rares écoles à 4 jours et demi actualiser l’organisation des temps d’activités TAP/NAP. Préciser les modalités d’organisation de ces temps notamment si des changements sont prévus : inscription des élèves, personnels, gestion des élèves après le temps scolaire, quelle organisation en cas d'absence d'un personnel d'animation, utilisation partagée des locaux, ... En maternelle en particulier, rencontrer les personnels municipaux responsables de ces accueils pour définir les modalités de transition entre les temps scolaires et périscolaires.
  • les budgets et les commandes
  • Les demandes de travaux de dernière minute, mises en sécurité...

Il est indispensable, si les opérations de carte scolaire ne sont pas stabilisées, de transmettre les derniers chiffres des effectifs à la section départementale du SNUipp-FSU. Contacter également le SNUipp-FSU pour toute question concernant les affectations (postes vacants par exemple).

Du côté des familles #
  • Préparer une note de rentrée pour les familles pour rappeler : les horaires de l’école,  le protocole sanitaire, les règles de vie essentielles, le calendrier des vacances, les assurances, les autorisations diverses (sorties, droit à l'image...)
  • Prévoir les fiches de renseignements à remplir par les parents, les assurances scolaires, les inscriptions aux études surveillées... ,
  • Faire le point sur les différents dispositifs destinés aux élèves à besoins spécifiques : PAI, PAP, PPS...
  • Pour les PAI ou PAP, adresser un mot à chaque famille de l’école, celles concernées pourront ainsi se faire connaître.
  • Arrêter la date de la réunion de rentrée des parents d’élèves (réunion à programmer dans les quinze jours, si possible). Prévoir les modalités d'organisation en lien avec le contexte sanitaire (date, heure, salle...)
  • Rencontrer les parents élus et profiter de cette rencontre pour définir le bureau électoral et arrêter le calendrier des élections des représentants des parents d'élèves. Éventuellement arrêter le calendrier annuel des conseils d'école. à  noter : petit changement concernant l'organisation des élections,  un arrêté en modifie certaines modalités. Il introduit notamment la possibilité "sur décision du directeur d'école, après consultation du conseil d'école", d'introduire un vote "exclusivement par correspondance" en lieu et place d'un vote "à  l'urne et par correspondance". 
  • Mettre à jour du panneau d’affichage et éventuellement le site internet : coordonnées de l’école, jour(s) de décharge du directeur ou de la directrice, liste des enseignants et enseignantes et niveaux de classe, compte-rendu du dernier conseil d’école, affiche Vigipirate, information sur les modalités d’organisation de la rentrée, informations et équipements au protocole sanitaire.
Du côté de l'équipe pédagogique et du fonctionnement de l'école #

L’organisation matérielle de l'école, les calendriers, l’information, les projets, se doivent d’être mutualisés, portés à la connaissance de l’ensemble de l’équipe enseignante et discutés collectivement quand c’est nécessaire. La transparence au sein de l’équipe est déterminante pour faciliter le fonctionnement collectif de l'école.

Réunir un premier conseil des maîtres et maîtresses #

Il sera l'occasion :

  • de faire le point sur les consignes reçues (ou pas) afin de mettre en place collectivement le protocole sanitaire et de distribuer les équipements adéquats (gel hydroalcoolique, masques). Il est nécessaire d'anticiper la fermeture d'une classe en cas d'élève positif au Covid, notamment les modalités d'information aux familles.
  • d'arrêter définitivement la structure de l’école en fonction des effectifs
  • Arrêter l’organisation de la rentrée : jours et/ou horaires échelonnés en maternelle ou pour les CP ? Accueil des parents dans les locaux ? Filtrage à l’entrée ?
  • d'organiser les échanges de services (pour l'enseignement des langues vivantes notamment)
  • d'organiser les services de surveillance de récréation, et des accueils au portail pour l'entrée et la sortie des élèves, la répartition des services et des emplois du temps des ATSEM, des services civiques et des services périscolaires le cas échéant...
  • de mettre en place une organisation en cas d’absence de PE : qui prévient l'inspection si le directeur ou la directrice n'est pas joignable ? Qui gère la répartition des élèves en fonction des effectifs de chaque classe ? Prévoir en début d'année des tables supplémentaires.
  • de régler l'utilisation des locaux et du matériel collectif (photocopieur, salles communes, téléphone, ordinateurs, matériel audio-visuel, BCD...) et des structures sportives.
  • d’organiser le fonctionnement de la coopérative scolaire
  • d'organiser l'emploi du temps des AESH, des différents personnels présent·es dans l'école ou intervenant·es extérieur·es
  • de planifier les diverses réunions de rentrée, lancer les projets pédagogiques, les éventuels projets de classes de découvertes
  • d'arrêter le calendrier (conseil des maîtres, de cycles, les concertations...) pour le trimestre
  • de remettre un exemplaire du projet d’école aux PE arrivant dans l'école. 
  • de relever et partager, si accord, les coordonnées téléphoniques de l'équipe
  • d'organiser ou préciser la circulation de l’information sous toutes ses formes au sein de l’école, surtout dans les grosses structures. Inviter les personnels à utiliser leur  mail professionnel pour distinguer vie professionnelle et vie privée et pour des raisons de protection des données numériques. 
  • de relire ensemble tous les documents remis aux parents pour validation de l'équipe et corrections éventuelles
  • de prendre connaissance, en équipe des PPRE, PAP, PAI et PPS de l'année précédente afin de les poursuivre au plus tôt, en les réajustant éventuellement, quitte à les abandonner s'ils ne s'avèrent plus nécessaires.
Sans oublier #
  • de rencontrer les membres du RASED, là où il en reste...et de les convier au conseil des maîtres et maîtresses
  • de prendre contact avec le médecin scolaire et/ou le médecin de PMI
  • de prendre contact, rencontrer les AESH, les intervenant·es extérieur·es et d’organiser les emplois du temps avec les collègues concerné·es
  • de mettre à jour le registre ''élèves'' de l’école, en procédant aux dernières admissions et radiations
  • de faire le point sur les fournitures, le mobilier, le matériel en général.
  • de penser à faire les éventuelles commandes collectives (cahiers d’appel, cahiers de liaison avec les familles pour chaque élève, papier...)
Sécurité des locaux et des personnes #
  • faire le tour des installations, si possible avec un responsable de la mairie, pour demander le cas échéant des travaux d'urgence (à confirmer par mail pour garder une trace écrite des demandes)
  • revoir les PPMS (alerte-intrusion et risques majeurs), revoir les consignes de sécurité et prévoir le premier exercice incendie avec l'équipe.

Les mesures de sécurité́ restent renforcées; des rencontres avec l’IEN et/ou les responsables sécurité́ locaux sont à prévoir.

Et #
  • Un affichage syndical dans la salle des maîtres et maîtresses permet de donner des informations aux personnels de l'école, de créer un espace collectif de discussion.
  • Pour toute question concernant les fonctionnement de l'école ou l'exercice de la fonction de direction, prendre contact avec sa section départementale.

Cette première “mise en jambes” donne un avant-goût de la charge de travail attachée tout au long de l’année à la direction d’école. Une charge de travail qui n’a cessé de s'accroître, de se diversifier, particulièrement depuis le début de la crise sanitaire. Suite aux multiples interventions du SNUipp-FSU, le ministre n’a augmenté légèrement la décharge qu’à 30% des directeurs et directrices, et l’indemnité exceptionnelle de 450€ perçue en 2020 est pérennisée de façon mensualisée. Aucun emploi d’aide ni aucun allègement des tâches n’est pour le moment mis sur la table, le ministre préférant avancer sur un statut pourtant massivement rejeté par la profession !
On est loin des modifications substantielles nécessaires pour revaloriser la fonction qu'exige le SNUipp-FSU et qu'expriment sans détour les personnels dans les réunions syndicales : du temps, de l'aide, un véritable allègement des tâches et une formation de qualité. 

TRIBUNE (parue dans le journal Le Monde le 19/08/2021)

A deux semaines de la rentrée, face à un variant Delta fortement contagieux et circulant intensément chez les enfants et les adolescents, une action ferme est attendue pour protéger leur santé dans les établissements scolaires.

Le variant Delta se propage actuellement à grande vitesse chez les plus jeunes. Au Royaume-Uni, il s’est principalement diffusé à partir des enfants : plus d’un million d’élèves ont été absents au cours du dernier mois d’école. Aux Etats-Unis, 121 000 cas d’enfants et d’adolescents ont été rapportés la seule semaine dernière.

En France, dans les Landes, à la veille des vacances, le taux d’incidence en milieu scolaire dépassait déjà, de très loin, celui des adultes, même chez les 3-5 ans. Cet été, les clusters se sont multipliés de façon alarmante dans les centres aérés et les colonies de vacances. Le 2 août, le taux d’incidence chez les 0-9 ans était déjà très élevé, dépassant le seuil de 200 pour 100 000 dans trois régions, alors que leur taux de positivité est le double de celui de la population générale.

Fermeture des classes au premier cas

Le taux d’hospitalisation des 0-19 ans augmente dans les pays où le variant Delta est majoritaire. Aux Etats-Unis, jusqu’à 1,9 % des enfants testés positifs sont hospitalisés dans certains Etats. Dans celui de Géorgie, 7 enfants sur 100 000 sont actuellement à l’hôpital pour Covid-19. En France, au cours de l’année écoulée, 1,2 % des 0-9 ans testés positifs ont été hospitalisés et le nombre d’hospitalisations est aujourd’hui le double de celui de l’année dernière à la même date, celui des 10-19 ans, le quadruple.

Le Covid-19 peut aussi entraîner des complications à moyen terme. Selon la littérature scientifique et les données gouvernementales britanniques, entre 2 % et 8 % des enfants infectés présentent des symptômes persistants. Des séquelles ou des complications à long terme de la maladie, peut-être encore inconnues, ne peuvent en outre être exclues. Enfin, si les décès demeurent très rares, ils existent et sont autant de drames dont le nombre pourrait augmenter avec une circulation virale plus importante.

Les alertes se multiplient partout dans le monde. Aux Etats-Unis, au Canada, en Inde, au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne… les pédiatres et les sociétés savantes appellent à protéger davantage les moins de 12 ans. A notre tour, aujourd’hui, de tirer la sonnette d’alarme.

Des mesures efficaces de prévention des contaminations doivent être adoptées dès la rentrée. Le protocole publié le 28 juillet définit un cadre de fonctionnement des établissements scolaires avec quatre niveaux de mesures : il faut, sans plus tarder, définir leur niveau territorial d’application, les indicateurs épidémiologiques, ainsi que les seuils déclenchant le passage d’un niveau à l’autre.

Il nous apparaît aujourd’hui impensable, pour la majorité des départements français, d’envisager une reprise au « niveau 2 » du protocole sanitaire, alors que le taux d’incidence chez les 0-19 ans est cinq fois supérieur à celui de la rentrée 2020. Par ailleurs, à ce jour, il ne peut exister un « niveau 1 », où le masque pourrait être retiré en école élémentaire. Enfin, la fermeture des classes au premier cas identifié à l’école élémentaire reste nécessaire et devrait être étendue à tous les niveaux.

Purificateurs d’air

La prévention de la transmission par aérosols reste largement insuffisante dans ce protocole, qui n’a pas évolué en dépit d’un virus plus fortement transmissible. Les fenêtres doivent être bien plus fréquemment ouvertes et la recommandation d’équiper les établissements de détecteurs de CO2 ne peut suffire : cela doit être la règle. Aucune mesure ne vise les cantines, le recours à des purificateurs d’air n’est même pas mentionné.

Cet été, l’Irlande, le Québec ont équipé toutes les classes de détecteurs de CO2, pendant que New York, Philadelphie et Francfort installaient des purificateurs dans les leurs. La Finlande, l’Autriche, des Länders allemands et des Etats américains financent également l’installation de ces dispositifs.

D’autres défaillances sont à pointer : le sport en intérieur, activité à haut risque de transmission, reste autorisé jusqu’au « niveau 3 » – qui correspond vraisemblablement à une circulation virale importante – et la distanciation continue d’être promue « lorsqu‘elle est matériellement possible », pendant que des pays comme l’Italie et l’Espagne réduisent les effectifs de leurs classes.

Autre point d’alarme : l’absence d’une véritable stratégie de dépistage telle que recommandée par les différentes instances sanitaires internationales. D’autres pays sont, là aussi, mieux préparés : par exemple, l’Autriche a conditionné, depuis l’année dernière, l’enseignement en présentiel à la réalisation d’autotests, deux ou trois fois par semaine, obtenant des faibles taux de contamination dans ses établissements.

A l’heure où le variant Delta éloigne la possibilité de l’immunité collective par la seule vaccination, les scientifiques de nombreux pays appellent à y associer des mesures barrières non pharmaceutiques. L’Italie et les Etats-Unis ont d’ores et déjà annoncé des plans d’urgence de respectivement 2,9 milliards d’euros et 122 milliards de dollars [104 milliards d’euros] pour prévenir la diffusion du Covid-19 dans leurs établissements scolaires.

En France, après dix-huit mois de pandémie, l’école ne doit pas rester le talon d’Achille de la stratégie sanitaire. Nos enfants ont déjà payé un lourd tribut lors de cette crise, préservons dès maintenant leur scolarité et leur santé de risques évitables.

Igor Auriant , médecin réanimateur; Thierry Baubet , psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, université Sorbonne-Paris-Nord, 93; Amina Ayouch-Boda , psychologue clinicienne, hôpital Saint-Antoine (AP-HP); Francis Berenbaum , chef du service rhumatologie, hôpital Saint-Antoine (AP-HP); Nadine Bertoni , psychiatre; Eric Billy, chercheur en immuno-oncologie; Fabienne Blum , docteur en pharmacie; Matthieu Calafiore , médecin généraliste; Franck Clarot , médecin légiste, radiologue; Dominique Costagliola , directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), membre de l’Académie des sciences; William Dab , épidémiologiste, ancien directeur général de la santé (2003-2005); Guislaine David , cosecrétaire générale et porte-parole du syndicat des enseignants du premier degré français SNUipp-FSU; Corinne Depagne , pneumologue; Jonathan Favre , médecin généraliste; Germain Forestier , professeur des universités; Mélanie Heard , responsable du pôle santé du think tank Terra Nova; Irène Kahn Bensaude , pédiatre, ancienne présidente du CDOM 75 (conseil départemental de la Ville de Paris de l’ordre des médecins); Christian Lehmann , médecin généraliste, écrivain; Jérôme Marty, médecin généraliste, président de l’Union française pour une médecine libre (UFMLS); Cyril Mazubert , médecin généraliste; Andréea-Cristina Mas , Collectif de malades Covid-19 au long cours; Patrick Mercié , médecine interne et immunologie clinique, CHU de Bordeaux; François-Xavier Moronval , médecin urgentiste; Gilles Pialoux , infectiologue, hôpital Tenon (AP-HP); Catherine Nave-Bekhti , secrétaire générale du syndicat général de l’éducation nationale SGEN-CFDT; Noémie Pérez , pédiatre; Michaël Rochoy, médecin généraliste; Hélène Rossinot , médecin spécialiste de santé publique; Barbara Serrano , consultante indépendante et maîtresse de conférences associée à l’université de Versailles-Saint-Quentin; David Simard , docteur en philosophie, chercheur associé au laboratoire LIS, faculté de santé de l’université Paris-Est-Créteil; Laurence Webanck , médecin rhumatologue; Elisa Zeno , PhD, ingénieur de recherche; Florian Zores , cardiologue; Mahmoud Zureik , épidémiologie et santé publique, université de Versailles-Saint-Quentin

Ce sont des centaines de milliers de personnes qui se trouvent aujourd’hui frappées par cette catastrophe. La situation est très grave, empirée encore par l’insécurité politique, sociale et sanitaire sans précédent en Haïti. Elle pourrait encore s’aggraver, plusieurs tempêtes tropicales s’approchant de l’île et étant susceptibles de s’abattre sur elle dans les prochains jours.

Solidarité Laïque s’investit auprès des populations haïtiennes depuis près de trente ans. Ses équipes locales agissent actuellement pour coordonner une action de soutien aux populations des départements les plus touchés. Il est prévu de doter 30 000 élèves de kits scolaires dès fin septembre.

Pour soutenir Haïti, faire un don en ligne !

Le communiqué Pour une autre gestion de la crise sanitaire : anticiper, favoriser la vaccination, investir dans les services publics

Après 18 mois de crise sanitaire, la sortie de crise s’éloigne : nous sommes désormais dans une 4ème vague. Le gouvernement, qui a souvent pris des décisions sans tenir compte des avis des médecins et des scientifiques, porte une lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.

La vaccination est nécessaire pour combattre l'épidémie. C'est le cas à l'échelle mondiale, raison pour laquelle la FSU s'implique dans la campagne pour la levée des brevets pour permettre l'accès à la vaccination le plus rapidement possible pour l'ensemble de l'humanité. Or, le Président de la République continue à s'y opposer.

En France, un pass sanitaire est obligatoire à l’entrée de certains lieux. La date du 15 septembre est donnée comme date butoir d’obligation vaccinale pour certaines professions. Les délais sont scandaleusement courts quand on sait qu’il faut plusieurs semaines entre les deux injections, que les rendez-vous ont été pendant longtemps et sont de nouveau aujourd’hui saturés, faute de stocks suffisants, et que l’accès à la vaccination n’est pas une évidence pour un certain nombre de populations en particulier les plus fragiles (difficultés à prendre un rendez-vous sur internet, etc.).

La FSU n’a cessé de réclamer une priorité de vaccination pour les personnels qui le souhaitaient, d’autant que les professions des services publics sont souvent fortement exposées au virus. Or, les pseudo priorités comme celles prétendument données aux enseignant.es pour se faire vacciner, n’ont jamais eu lieu.

User de la coercition et de la pression sans développer tous les outils d’une politique de prévention et de protection est inefficace. Il faut aussi convaincre, étendre la politique vaccinale, informer : aucune campagne d’information simple et accessible n’a été faite sur la vaccination et ses enjeux. Cette carence se paye très cher aujourd’hui et renforce la défiance et les tensions. La FSU dénonce fermement les propos et les actes antisémites et racistes des manifestations du week-end dernier.

Il faut aujourd’hui à la fois accélérer l’élargissement de la couverture vaccinale et améliorer les conditions de protection des agent.es et des usager.es dans les services publics. Des mesures comme la levée du jour de carence en cas d’effets secondaires du vaccin, sa suppression a minima en temps d'épidémie, ou encore le fait de faciliter la vaccination sur le temps de travail pourraient participer de cet effort et in fine emporter la conviction. Les ministères concernés doivent aussi apporter des plans de protection des agent.es et des usager.es : aération, moyens supplémentaires, organisation des services, etc. Encore une fois, rien n'est prêt si ce n'est les mesures disciplinaires pour les personnels, ce qui ne correspond pas à la situation sanitaire qui demanderait l'adhésion des agent.es : les mesures coercitives risquent d'engendrer, à l'inverse de l'objectif recherché, incompréhension et mécontentement. Le gouvernement répète les mêmes erreurs, sans écouter les représentant.es des personnels.

Enfin, la FSU dénonce la manière dont le président de la République a remis sur la table, en même temps que les annonces sanitaires, la réforme de l’assurance chômage ou encore celle des retraites. Profiter de la situation pour mener à bien des réformes régressives, anti sociales et faire payer la crise aux travailleurs-euses n'est pas acceptable. La crise a au contraire montré le besoin de protections collectives et le manque d’investissements dans les services publics, à commencer par l’hôpital et le système de santé. C’est à cela qu’il faut travailler pour sortir enfin de cette crise. La FSU appellera à se mobiliser pour une rentrée sociale, pour défendre les droits sociaux et les libertés.

La proposition était la suivante : 

  • Les 6 heures de conseils d'écoles étaient maintenus
  • Le temps de formation pouvait passer de 18 à 30H00
  • Les 36h d’APC ainsi que les 48h de travaux en équipe pédagogique pourraient être diminuées en fonction de l’élaboration de projets, de classe ou d’école, ou de formation supplémentaire. Ainsi, certaines enseignantes et enseignants, désigné·es par la directrice ou le directeur, pourraient se voir investi·es d’une mission particulière et bénéficier d’une réduction des APC.

Le SNUipp-FSU a rappelé son mandat sur la fin des APC pour que les équipes puissent s'approprier ce temps en fonction des besoins de l'école. C’est une première étape vers la révision du décret de 2014 sur les obligations réglementaires de service en faveur d’une amélioration des conditions de travail que porte le SNUipp-FSU. Alors que la durée véritable du travail des PE est de 42h en moyenne par semaine et que celles-ci consacrent 20 jours de leurs vacances à préparer l’organisation et les programmations d’une année scolaire, les équipes doivent disposer de l’autonomie sur les 108h et les formations doivent véritablement répondre aux besoins exprimés par les agent·es, et non être une extension des constellations ou autres formations imposées sur les fondamentaux.
Le SNUIpp-SU s'est alarmé de ce que la directrice ou le directeur puisse décider seul·e d'une modulation de la répartition des 108H pour lesquelles l'autonomie de l'équipe sur leur utilisation est la règle.

Le Dgesco a rappelé le rôle du conseil des maîtres et admis que le maintien de l’arbitrage de la directrice ou du directeur était inutile. A la demande du SNUipp-FSU que l’extension de 12h ne pouvait être gagée que sur les APC, il a indiqué vouloir étudier la question, les avis des OS étant partagés. Par ailleurs, l’école reste dépositaire de son projet et si des échanges avec l’IEN devaient avoir lieu sur les 108h «ce ne sera pas à fin de validation ».

Le SNUipp-FSU revendique une remise à plat du dispositif. Il continue de porter la question d’une véritable réduction du temps de travail et de son organisation au service de la réussite des élèves.

L’année scolaire écoulée a été bouleversée par la circulation importante du virus dans les écoles qui a conduit à un nombre conséquent de contaminations parmi les élèves et les personnels. Les données chiffrées à travers les 35 points de situation hebdomadaire du ministère en rendent compte, pour partie seulement, les écarts restant importants avec celles de Santé publique France.
Sans anticipation, le ministère s’est borné à réagir au fil de l’année en prenant des mesures sanitaires pas toujours adaptées à la situation, par exemple le principe de non-brassage ne s’est réellement appliqué qu’à partir du mois de mars dernier.

Il s’agit maintenant de préparer la rentrée prochaine face à la menace d’un variant Delta qui circule bien davantage parmi la population non vaccinée, ce qui est le cas de la totalité des élèves des écoles primaires.

Les mesures permettant le respect des gestes barrières doivent être en vigueur dès début septembre avec notamment les quatre principales :

  •  Non brassage des élèves avec le maintien de la fermeture de classe dès le premier cas de covid identifié ou la fermeture de classe en cas de non-remplacement d’un·e enseignant·e absent·e
  • Prévention des transmissions aériennes avec le port du masque en milieu clos
  • Campagne massive et régulière de dépistage des élèves à l’aide de tests salivaires 
  • Equipement de détecteurs de CO2 et engagement de travaux pour une aération efficace des salles de classe.

Par ailleurs, alors que la circulaire de rentrée du ministre prévoit que « toutes les écoles et tous les établissements mettront donc en place un plan de continuité pédagogique sur la base des plans déjà publiés au niveau national, pour assurer la continuité des apprentissages dans l'hypothèse où la circulation particulièrement active du virus ou toute autre situation obligerait à prendre des mesures ciblées (fermeture ponctuelle ou réduction de la jauge des élèves accueillis », aucune consigne n’a été donnée aux équipes alors que la fin de l’année est effective. A quel moment et sur quel temps de préparation les équipes devront-elles mettre en place ce plan ?

La réunion prévue à la mi-juillet avec le ministère pour préparer la rentrée n’y suffira pas…

Rémunérations : enveloppe contrainte à répartir selon les scénarios

Malgré une enveloppe annoncée de 400 millions d’euros, le Ministère a dans un premier temps présenté trois scénarios possibles puis deux autres d’augmentation des enseignantes et enseignants pour un montant de seulement 245 millions d’euros. 

Le ministère ne prévoit pas d’augmenter la prime d’équipement informatique, le reste de l’enveloppe devrait concerner les personnels administratifs, de santé ou sociaux.

La revalorisation des enseignant·es (titulaires comme contractuel·les) ne se fera que via la seule prime d’attractivité et, selon le scénario retenu, ne touchera que les personnels des échelons 2 à 9 au mieux. 

Si le ratio « pro/pro » d’accès à la hors classe est déjà passé à 18% en 2021 augmentant ainsi les possibilités de dérouler une carrière sur deux grades, les changements envisagés pour l’accès à la classe exceptionnelle ne permettront ni d’augmenter le nombre de promotion. Il est envisagé d'élargir les fonctions relevant du vivier 1 : enseignant·es en pénitentiaire, conseiller-ères en formation continue et enseignant·es en CLA. Au final cela concernera très peu de personnels...

Salaire Net Mensuel Avec prime d'activité 2019-2020 Avec prime d'activité 2020-2021
Scénario 1
Avec prime d'activité 2020-2021
Scénario 2
Avec prime d'activité 2020-2021
Scénario 3
 Avec prime d'activité 2020-2021 Scénario 4 Avec prime d'activité 2020-2021 Scénario 5  Échelon 1 Classe Normale 1432 1432 1432 1432 1432  1432 1432  Échelon 2 Classe Normale 1623 1722,71 1797,46 1779,71 1786,79  1758,29  1786,79 Échelon 3 Classe Normale 1650 1739,03 1813,78 1796,03 1803,11 1774,61   1803,11 Échelon 4 Classe Normale 1699 1763,1 1830,76 1812,93 1820,10 1798,68   1812,93 Échelon 5 Classe Normale   1755 1804,86   1858,27  1844,02 1854,69  1833,36   1847,61  Échelon 6 Classe Normale  1815 1850,61  1896,94  1886,19  1886,19 1879,11  1886,19  Échelon 7 Classe Normale  1916 1951,61   1987,19  1987,19  1980,11  1980,11  1980,11 Échelon 8 Classe Normale   2059  2059  2059  2094,58  2087,5  2087,50 2080,33   Échelon 9 Classe Normale  2183  2183  2183  2183  2183  2211,50  2197,25  Échelon 10 Classe Normale 2329   2329  2329  2329  2329 2329   2329  Échelon 11 Classe Normale  2495 2495   2495  2495  2495 2495   2495

Pour le SNUipp-FSU, le compte n’y est pas. Certes, les revenus des collègues concerné·es pourraient augmenter mensuellement de 14,25 à 163 euros selon le scénario retenu mais de l’aveu même du ministère, entre 57% et 42 % des collègues ne seront pas concerné·es. 

Quel que soit le scénario, le Ministère continue de creuser d’un côté le fossé avec l’entrée dans le métier et de lisser un peu plus les carrières de l’autre (dans le scénario 1, l'écart entre l'échelon 2 et l'échelon 8 ne seraient plus que de 262 € au lieu de 432€ auparavant).

En l’absence d’une revalorisation de la valeur du point d’indice, gelé depuis 2010, cette plus faible progression salariale en début de carrière serait totalement « grignotée » au fil du temps par l’inflation.

Suite à l’intervention du SNUipp-FSU pour dénoncer qu’une fois de plus les stagiaires sont oubliés, le ministère a annoncé une prime d’attractivité spécifique pour certains stagiaires mais pas pour tous et toutes. Les conditions d’entrée dans le métier ne seraient-elles pas les mêmes pour toutes et tous ?

Le SNUipp-FSU défend la revalorisation de tous les personnels mais pour cela, il faudrait dégager une vraie enveloppe budgétaire, ambitieuse, un plan de programmation sur plusieurs années : à la hauteur de l’investissement de celles et ceux qui tiennent l’école.

Mobilité : mesurette cache misère

Face aux difficultés des enseignant-es d'obtenir un temps partiel sur autorisation, de changer de département, de concilier vie professionnelle et vie personnelle, la rue de Grenelle propose quelques mesurettes :

  • développement de cellule de Mobilités dans chaque académie aux missions floues
  • améliorer le reclassement des personnels ayant eu une carrière dans le secteur privé
  • améliorer le détachement (aucune mesure concrète proposée pour le moment)
  • expérimentation d'un stage d'observation et de pratique accompagnée dans un établissement européen de quelques jours, uniquement pour les étudiants en master MEEF

Le point le plus sensible parmi ces annonces serait la possibilité de contourner le mouvement interdépartemental par la mise en place d'un mouvement spécifique national.

Ce mouvement, hors barème et sur profilage, concernerait des postes requérant des « compétences particulières ou une aptitude à exercer dans un contexte particulier : ruralité, isolement géographique, enseignement particulier... ».
Ce mouvement permettrait de changer temporairement de département. Une titularisation dans ce nouveau département serait envisageable à l'issue d'une durée de trois ans sur ce poste.

Ces propositions ne répondent absolument pas aux besoins des personnels. Alors que le taux de satisfaction aux permutations est en chute presque constante depuis dix ans, le ministère ne fait pas le choix de prendre à bras le corps ce problème : créer un mouvement interdépartemental "bis" pour quelques postes sera loin de répondre aux attentes et créera de nouvelles inégalités et frustrations liées au profilage.

Le Ministère reste fidèle à sa ligne de conduite : beaucoup de communication, des silences et très peu d'avancées concrètes. C'est pourtant d'un vrai plan d'urgence dont l'école a besoin. Il est plus qu'urgent de l'entendre.

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