actu site SNUIpp national

SNUipp-FSU Blog Posts
S'abonner à flux actu site SNUIpp national

La foire aux questions du ministère de la Fonction publique différencie clairement la situation des personnels placés en quatorzaine de celles et ceux qui sont malades de la Covid. Ainsi lorsqu'un personnel est en quatorzaine pour avoir été identifié comme un cas contact il bénéficie d'une autorisation spéciale d'absence, en attente des résultats du test, lorsque le travail à distance n'est pas possible pour la mission qu'il exerce. Par contre, les personnels atteints par la Covid sont placés en congé maladie ordinaire. Et de fait, depuis le 1er septembre, ils se verront retirer une journée de carence dans cette dernière situation...

En cas de fermeture de crèche, école ou collège de son enfant 

Le gouvernement a annoncé des mesures de chômage partiel pour les parents dans une situation de garde d'enfants qui devraient se traduire par des autorisations spéciales d'absences (ASA) dans la fonction publique. Les textes fixant précisément cette modalité ne sont pas encore parus mais les ASA devraient être délivrées à la condition que les deux parents soient dans l'impossibilité de travail à distance ou de télétravail et sur présentation d'un justificatif de fermeture de l'établissement. Un dispositif qui devrait être rétroactif à compter du 1er septembre.
Cette disposition devrait également s'étendre aux enfants désignés cas contacts, dans l'attente des résultats d'un test ainsi qu'aux enfants malades de la Covid. 

Mercredi 9 septembre s'est tenu le premier groupe de travail, rue de Grenelle pour échanger sur la direction d’école et plus précisément sur la question des décharges et de l’application de la dernière circulaire publiée au BO le 27 août dernier. Les représentants du ministre ont tenu à rappeler qu’il s’agissait d’un dossier prioritaire et ont commencé par lister les mesures mises en place à cette rentrée : deux journées de formation annuelles, allègement des tâches, possibilité de décharge ponctuelle, confiance sur l’organisation des 108h, recrutement supplémentaire de services civiques et prime de rentrée de 450€.

Sur les décharges

Le ministère propose une réflexion autour d’une grille multicritères pour l’attribution des quotités de décharge. Il souhaite prendre en compte les prises de responsabilités multiples du directeur par des temps de décharge supplémentaires. Au-delà du nombre de classes, des éléments de contexte de l’école, tels que les élèves à besoins éducatifs particuliers, la présence d’une ULIS ou autres dispositifs, l’implication dans les dispositifs péri ou extrascolaires, la coordination d’un PIAL, ou l’accueil des néo-titulaire, pourraient être pris en considération. Attention toutefois, ont prévenu les représentants du SNUipp-FSU, à maintenir des critères nationaux objectifs et équitables sur tout le territoire. 

L’ensemble des organisations syndicales a également réaffirmé la nécessité de revoir à la hausse les décharges pour toutes les écoles, avec une attention particulière aux écoles de « 3 classes et moins » et celles comptant plus de 14 classes. À la demande de temps, le ministère répond par une proposition d’augmentation indemnitaire pour les écoles de 3 classes et moins.  « Mais si une revalorisation est nécessaire elle ne doit pas être mise en balance avec la demande de temps, plus que légitime  », ont réaffirmé les représentants syndicaux. 

Quelques précisions :
  • Les deux journées de formation ne seront pas planifiées durant les vacances scolaires et le SNUipp-FSU a demandé que celles-ci n’empiètent pas sur les temps de décharge.
  • Les groupes départementaux réunis par les DASEN devront inclure les organisations syndicales.
  • Le décret sur les obligations réglementaires de service n’évoluera pas dans un premier temps ce qui pose la problématique de la mise en conformité avec la circulaire parue au BO le 27 août qui spécifie : « les directeurs d’école ont, avec les équipes pédagogiques, la pleine responsabilité de la programmation et de la mise en œuvre des 108h dans le respect de la répartition réglementaire ». Une mesure pourtant à concrétiser dans les textes pour que les écoles puissent reprendre la main sur l’organisation du travail en équipe.

 À l’issue de ce groupe de travail, aucun engagement n’a été pris mais le ministère devrait faire des propositions lors de la prochaine rencontre, le 23 septembre. 

Pour le SNUipp-FSU, un budget plus important doit être consacré à la direction d’école, l’augmentation des temps de décharge doit se faire pour toutes les écoles et sans contrepartie. Enfin la prime annoncée de 450€ doit être étendue à tous les personnels en charge de direction durant la fin de l’année scolaire dernière et pas uniquement à celles et ceux en fonction cette année.

Le communiqué 

Après avoir été loué·es pour leur sens de l’intérêt général et leur efficacité durant le pic de la crise épidémique, les agent·es de la Fonction publique figurent parmi les grand·es oublié·es du plan de relance gouvernemental.
Dans la continuité de sa décision de maintenir le gel de la valeur du point d’indice, le gouvernement confirme ainsi sa volonté de poursuivre la mise en œuvre des mêmes politiques régressives déjà en cours avant le confinement.
Or, pour nos organisations, la crise sanitaire, économique et sociale appelle des changements radicaux.
Il faut une rupture profonde en matière salariale. Dans le public comme dans le privé, le travail doit être reconnu à la hauteur de sa valeur, des richesses qu’il crée, des services rendus pour l’intérêt général. Avec plus de 17 % de perte de pouvoir d’achat de la valeur du point d’indice depuis 2000, après une décennie quasi-ininterrompue de gel, la situation n’est plus tolérable. Avec les personnels, nos organisations exigent des mesures fortes et générales d’augmentation des salaires et un plan de rattrapage des pertes accumulées. Elles exigent aussi l’égalité salariale entre les femmes et les hommes et la reconnaissance des métiers à prédominance féminine.
Il faut un changement radical en matière d’emploi. La crise qui plonge dans le chômage des centaines de milliers de nos concitoyen·nes, et qui frappe d’abord les précaires et en particulier les jeunes, illustre une nouvelle fois combien il est dangereux et rétrograde de favoriser la précarité de l’emploi. C’est pourtant précisément ce à quoi s’emploie le gouvernement qui, avec la loi de Transformation de la Fonction publique dont nous demandons toujours l’abrogation, ouvre grandes les vannes du recrutement contractuel et de la précarité. Notre pays, ses habitant·es, ont besoin de stabilité, de sécurité de l’emploi, de capacité à se projeter vers l’avenir dans la sérénité. La précarité n’est pas une solution d’avenir mais un fléau à combattre ! Nos organisations exigent les créations d’emplois nécessaires afin d’assurer le bon exercice des missions.

La situation épidémique appelle des politiques cohérentes et des moyens à la hauteur. Il est absurde et dangereux de maintenir le jour de carence dans la Fonction publique, au risque de pousser des agent·es ayant des symptômes à continuer de venir travailler pour ne pas perdre d’argent. Il est inacceptable que les coûts personnels du télétravail et les frais d’entretien des équipements de protection ne fassent pas l’objet de mesures compensatoires pour tous les agents concernés. Il est inconcevable que l’imputabilité professionnelle de la Covid19 ne soit toujours pas reconnue pour les agent·es tombé·es malades alors qu’elles et ils sont à leur poste de travail. Le contexte sanitaire appelle enfin l’arrêt du processus de suppression des CHSCT et le respect plein et entier des libertés syndicales et des prérogatives des représentantes et représentants des personnels.

Face à la crise écologique, les services publics sont une réponse, que ce soit pour la définition de politiques publiques priorisant le respect de l’environnement, pour le contrôle du respect des normes environnementales, pour une recherche publique qui permette de progresser dans la connaissance de l’ensemble de ces phénomènes et de définir des solutions, pour l’éducation aux enjeux environnementaux ou encore pour la formation aux métiers qui permettront d’assurer la transition de notre modèle économique.
Il faut enfin rompre avec les politiques d’austérité qui coupent dans les budgets publics au bénéfice des grandes entreprises et de leurs actionnaires. Un avenir de progrès passe par un renforcement des protections collectives et des services publics.

Pour toutes ces raisons, et plus globalement pour l’expression des revendications, nos organisations appellent les agents de la Fonction publique à participer à la journée unitaire d’action interprofessionnelle du 17 septembre et à se réunir pour décider des formes à lui donner : grève, rassemblements, manifestations, etc.

Paris, le 8 septembre 2020

Ce sont des masques en tissu qui ont été distribués dans les écoles à cette rentrée pour être portés par tous les personnels présents dans les écoles. Des masques qui ne sont efficaces, selon l'aveu même des autorités de santé, que dans le cas où ils sont portés par l'ensemble des personnes en contact, ce qui n'est pas le cas dans les écoles, puisque les élèves n'en portent pas. Le SNUipp-FSU s'adresse solennellement au ministre pour réclamer que soient donnés aux personnels des masques chirurgicaux. 

Le communiqué du SNUipp-FSU Des masques chirurgicaux dans les écoles pour protéger élèves et personnels

Après une semaine de rentrée scolaire, alors que la circulation épidémique est en hausse dans tous les départements, les élèves comme les personnels ne sont pas protégés. Le ministère fournit des masques en tissu or selon l’aveu même des autorités de santé, ce masque n’est efficace que lorsqu’il est porté par toutes les personnes en contact. A l’école primaire, le masque est porté uniquement par les personnels, ce qui ne permet pas de les protéger ainsi que les élèves de la propagation du virus.

Ainsi, selon l’ARS de Bretagne, le port des masques en tissu par les enseignants et enseignantes est “une protection insuffisante et les enfants” et les enseignants “seront donc considérés comme « contacts à risque » si un enfant de leur classe est testé positif au Covid 19. De même l’ensemble des enfants d’une classe sera considéré comme contact à risque si un personnel est testé positif ”. Ce manque de protection entraînera automatiquement la fermeture de la classe, et bien souvent également de l’école car les conditions actuelles ne permettent pas un non-brassage, et contribuera à la propagation de l’épidémie dans la société.

A l’heure, où les cas positifs se multiplient dans les écoles et que, contrairement à ce qu’il avait été affirmé précédemment, les élèves sont contaminés et contaminants, il est urgent de prendre des mesures pour protéger tous les personnels et les élèves.

L’ARS de Bretagne préconise de doter les enseignants de masques chirurgicaux. Le SNUipp-FSU demande au ministre de mettre immédiatement en œuvre cette préconisation dans toutes les écoles.

Paris, le 10 septembre 2020

Bien sûr « évaluer les progrès ou l’absence de progrès d’un élève, ou il en est par rapport à des attendus est quelque chose de très important. » rappelait André Tricot, professeur de psychologie cognitive et spécialiste de l’évaluation, venu aux universités d’automne du SNUipp-FSU. Et il est facile d’imaginer même pour le commun des mortels que les élèves sont observés, écoutés, entendus par les enseignants et les enseignantes qui les accueillent tous les jours. Ces « informations recueillies dans des temps formels et informels donnent une idée assez juste d’où en est l’élève dans ses apprentissages », soulignait-il.
Un an auparavant, dans les colonnes de fenêtres sur cours, Olivier Rey, chargé de recherche et responsable à l’unité Veille & Analyses de l’Institut français de l’éducation, questionné sur l’utilité de ces tests s’interrogeait : « Pense-t-on vraiment que les professeurs des écoles vont disposer d’informations dont ils ne disposaient pas jusque-là ? N’y-a-t-il pas un risque de redondance ou d’abandon des prélèvements par observation ? Cela ne va-t-il pas pousser les enseignants à une forme de passivité sur cette question ? ». Et du côté des PE, le sentiment général qui se dégage est encore plus négatif. Les centaines de témoignages recueillis par le SNUipp-FSU montrent que ces tests CP et CE1 sont jugés inappropriés aux connaissances des élèves, stigmatisants, compliqués à mettre en œuvre, chronophages pour les élèves comme pour les enseignants, difficilement restituables aux élèves comme aux parents et au final se révèlent comme une énorme … perte de temps.

Lassitude 

Aussi est-il difficile de comprendre l’entêtement de ce ministère à maintenir coute que coute des évaluations qui ne servent pas aux principaux intéressés ou si peu. Cela s’avère une perte de temps et d’argent, alors qu’il y aurait bien d’autres priorités en cette rentrée particulière.
Ces évaluations standardisées sont devenues au bout de trois ans le symbole du manque de confiance de la rue de Grenelle envers les enseignantes et les enseignants des écoles. C’est pourtant bien elles et eux qui font la classe au quotidien et qui ont su tenir la barque et la tiennent encore à bout de bras, souvent livrés à eux-mêmes, dans la crise épidémique toujours en cours.
Et si on laissait faire les enseignants et les enseignantes, monsieur le ministre !

Dans un courrier commun l'ensemble des organisations syndicales représentatives de la fonction publique se sont adressé à la ministre afin de demander que soit prise en compte la situation sanitaire particulière pour l'ensemble des fonctionnaires. 

  • Abrogation de la journée de carence
  • La reconnaissance de l'imputabilité au service lors de la contraction de la Covid19
  • La fourniture de masques en nombre suffisant et de qualité
  • La tenue régulière des CHSCT avec les représentants et représentantes du personnel pour suivre la situation sanitaire.

Le courrier indique notamment que « l'argument de la "lutte contre l'absentéisme" qui semble être la justification de cette mesure est totalement erroné, plusieurs études et évaluations ont démontré que le jour de carence ne réduit pas le nombre de jours d'absence au global, un report s'effectuant sur des arrêts plus longs. Cette mesure génère un report du recours aux soins, ce qui est délétère pour la santé de l'agent.e, coûteux pour la sécurité sociale et peut favoriser la transmission des pathologies, en particulier en situation épidémique. »

Le courrier à la ministre 

Madame la Ministre,

Nous souhaitons vous alerter sur un certain nombre de demandes immédiates dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire.

Concernant le jour de carence, nous nous étions adressés à plusieurs reprises au précédent gouvernement. Ces interventions avaient conduit à une suspension de ce dispositif de fin mars à début juillet. De manière incompréhensible, ce dispositif a été rétabli le 11 juillet. L'argument de la « lutte contre l'absentéisme » qui semble être la justification de cette mesure est totalement erroné, plusieurs études et évaluations ont démontré que le jour de carence ne réduit pas le nombre de jours d'absence au global, un report s'effectuant sur des arrêts plus longs. Cette mesure génère un report du recours aux soins, ce qui est délétère pour la santé de l'agent.e, coûteux pour la sécurité sociale et peut favoriser la transmission des pathologies, en particulier en situation épidémique. En tant qu'incitation à se rendre au travail malgré des troubles somatiques ou psychiques, elle envoie un message à contre-courant des préconisations sanitaires les plus élémentaires devant inciter les agent.e.s, au moindre symptôme, à consulter et pour la COVID-19 à se faire dépister. Elle contrevient ainsi à la prévention de l'épidémie puisqu'elle est une incitation à minorer tout symptôme, y compris de la COVID-19, afin d'éviter le prélèvement d'une partie du traitement. Nous vous demandons donc l'abrogation définitive du jour de carence et, dans l'immédiat, la prolongation de sa suspension.

Ensuite, l'absence de reconnaissance de l'imputabilité au service du fait d'avoir contracté la COVID-19 est contreproductif pour favoriser l'engagement des agent.e.s pour le service public. Pendant cette période épidémique, les agent.e.s ont priorisé l'exercice de leurs missions de service public au péril de leur santé et même de leur vie. La reconnaissance attendue, c'est au moins de leur faciliter les voies d'accès à leurs droits. Prévoir l'imputabilité au service du COVID-19 est indispensable pour maintenir cet engagement, ce d'autant que selon les dernières données, les nouvelles contaminations s'effectuent en particulier en milieu professionnel.

Afin de prévenir un nouveau développement de l'épidémie, nous vous demandons que, conformément aux termes de la circulaire du Premier Ministre du 1er septembre 2020, les employeurs assurent effectivement la fourniture de masques en quantité suffisante pour tous les agent.e.s de tous les versants.

Enfin, nous attirons votre attention sur la nécessité de convoquer régulièrement les CHSCT dans tous les services et administrations, et vous rappelons notre opposition à leur suppression dénoncée par l'ensemble des organisations syndicales.

Comptant sur une réponse rapide de votre part.

Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l'expression de nos salutations respectueuses.

Luc Farré
Secrétaire Général de l'UNSA Fonction Publique

Christian Cumin
Président de l'Interfon CFTC

Nathalie Makarski
Présidente de la Fédération des Services Publics CFE-CGC

Pascal Kessler
Président de la FA-FP

Baptiste Talbot
Coordinateur de la CGT Fonction Publique

Gaëlle Martinez
Déléguée Générale de Solidaires Fonction Publique

Christian Grolier
Secrétaire Général de l'UIAFP-FO

Benoît Teste
Secrétaire Général de la FSU

La période de confinement, sans lien avec l'extérieur, loin de l'école, des amis, des salles de sport ou des lieux publics a révélé une vie bien incomplète. Ce nouveau concours invite « les classes à se transformer en architectes et bâtisseurs de demain : à elles de concevoir ou de rêver des habitations différentes, plus faciles à vivre, plus ouvertes, mieux adaptées aux évolutions futures. En bref, imaginer un domicile pour l'avenir, tout en s'inspirant du passé. »

Maisons animales, maisons mobiles ou encore maisons insolites, les élèves pourront rivaliser d’inventivité pour construire leur habitation idéale au travers de livre, album, jeu, récit, affiche, film, bande dessinée, création en volume, enregistrement sonore, vidéos…

À la clé, un séjour en classe de découverte à Port Leucate, des tablettes tactiles et de nombreux ouvrages de littérature jeunesse.

Inscriptions à partir du 7 septembre

Les inscriptions sont ouvertes à compter du 7 septembre et jusqu’au 25 octobre inclus.

Les classes inscrites auront jusqu’au 21 mars 2021 minuit pour adresser leur œuvre par voie postale au SNUipp-FSU, jeu concours « Comment j’ai inventé ma maison», 128 boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris.
Pour les œuvres numériques et tout contact, s’adresser à concours-snuipp@snuipp.fr

Ressources en ligne

Les enseignants trouveront de nombreuses ressources permettant de nourrir leur projet :

Sur le site de la BNF : Ces ressources sont aussi disponibles et téléchargeables sur Eduthèque.

Listes d'ouvrages des éditions partenaires

Rue du monde

L'école des loisirs

Glénat

Didier jeunesse

Père Fouettard

Ces 100 milliards sont répartis en trois tiers, pour la compétitivité des entreprises, la cohésion sociale et la transition écologique. Mais cette répartition constitue davantage  "un soutien aux entreprises, y compris les plus grosses qui n’ont pas toutes des problèmes de trésorerie", selon le communiqué commun de syndicats, associations et mouvements citoyens, dont la FSU, ATTAC , Greenpeace ou OXFAM. 

« Un cinquième du plan est ainsi consacré à une réduction « d’impôt de production » alors que ce type de politique a rarement favorisé les investissements utiles et ne seront d’aucun secours pour sauver les salarié•e•s de centaines de milliers de licenciements en cours ou à venir  » , précise le communiqué

Services publics et plus fragiles, les oubliés du plan

De plus, cette baisse de recette risque d'accentuer la pression sur le budget, certainement au détriment des services publics et de l’aide aux plus fragiles.

Une épargne supplémentaire de 100 milliards a été constatée chez les ménages depuis le début de la crise, le gouvernement ne prévoit de ce fait que peu d'aide pour les ménages. Or, l’épargne ne concerne pas tous les ménages et la crise a aggravé les inégalités sociales et précarisé les salarié-es les plus pauvres. 1 milliard d’euros seulement seront destinés aux plus fragiles, soit 1% du plan de relance.

De même, aucune relance des services publics n’est envisagée. Malgré leur utilité prouvée au cours de la crise sanitaire, ils ne bénéficient que de peu d’investissement. L'école par exemple ne bénéficiera que d'une aide, non précisée, pour la rénovation thermique de bâtiments publics, d'une amélioration de la qualité des cantines et de 131 millions d'euros pour la continuité pédagogique. Alors que  pour répondre aux problèmes mis en exergue au cours de cette crise sanitaire, économique et sociale, investir  massivement dans les secteurs de la recherche, de l’éducation et de la santé serait une nécessité. 

Des alternatives crédibles, désirables et réalisables

Quant à l'écologie les mesures restent insuffisantes (un milliard par an sur deux ans seulement pour la rénovation énergétique des logements).  Pour le collectif, ces mesures " assorties d’aucune conditionnalité sociale ou environnementale  privent un peu plus les collectivités de fonds pour modifier en profondeur les modes de transports, de production, d’agriculture ou de logement."   Elles ne permettent pas une transformation écologique et risquent d’abonder des activités incompatibles avec les limites planétaires.

Ces syndicats (dont la FSU), associations et mouvements populaires et citoyens, ont des propositions "pour des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire". Les mesures d’urgence du collectif unitaire « Plus Jamais Ça » constituent des premières pistes en ce sens. 

Le communiqué unitaire ici

Référence pour bon nombre d’enseignantes et d'enseignants ou encore de formatrices et formateurs, les cahiers pédagogiques sont dans le paysage éducatif depuis 75 ans avec un premier numéro paru en 1945. La revue est portée par l'association des « CRAP» (cercle de recherche et d’action pédagogique) qui réunit des personnels de l'enseignement, de la formation et de la recherche de la maternelle à l'université. 

Chaque mois, la revue propose des dossiers approfondis sur des questions vives de l'actualité de l’éducation. « Profs : exécutants ou concepteurs ? », « l’autorité éducative » ou encore « droits des enfants, droits des élèves » … pour ne citer que quelques dossiers des plus récents. Les CRAP se trouvent aujourd’hui dans une situation économique très difficile qui menace l’existence même de la revue.

Plus de soixante personnalités, dont Philippe Meirieu, Eric Debarbieux ou encore Viviane Bouysse parmi bien d'autres, appellent à soutenir l’association et sa publication dans une tribune publiée sur Mediapart. « Pour ceux qui sont attachés à la présence et l’action de cette revue dans le paysage pédagogique, qui pensent que la combinaison des réflexions sur les pratiques et les apports des chercheurs est utile, il est important d’aider la revue à passer ce mauvais cap, en s’abonnant ou en faisant abonner son établissement scolaire, en diffusant cet appel largement ».

Pour les soutenir en s'abonnant : 

Zircon - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.