CARTE SCOLAIRE : 24 POSTES POUR LE 37?

14-01-2021

Dotation par académies (1er degré -16 décembre 2020) : proposition de 24 postes pour l'INDRE ET LOIRE Lire plus >
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Un groupe de travail se tiendra au Rectorat mardi 12 janvier pour la répartition des moyens dans les départements de l'Académie.
Dans le document préparatoire, l'Indre et Loire a une dotation de 24 postes.

Pour la rentrée 2021, l’académie va mettre en œuvre les priorités nationales:

•Dédoublement des classes de Grande Section prioritairement en REP+
•Poursuite  du  plafonnement  des  classes  à  24  élèves  en  GS -CP  et  CE1  hors éducation prioritaire
•Accompagnement  des  territoires  ruraux  :  aucune  fermeture  d'école  sans  accord du maire.
•Evolution des décharges de direction
•Prise en compte de l’évolution de la démographie des élèves

 

 

Répartition des mesures de rentrée 2021

Cher

-9

Eure et Loir

2

Indre

0

Indre et Loire

24

Loir et Cher

-2

Loiret

17

Plan autisme

3

Acad

35


Le 16 décembre, au cours du CTM, le ministre a présenté la répartition de la dotation en postes pour chaque académie.

L'INTERVENTION DE LA FSU-SNUipp


Ce CTM est l’occasion de faire le point sur le mensonge des 1 688 créations de postes dans le 1er degré pour la rentrée 2020. A grand renfort de communication, le ministère avait concédé 1 248 emplois en mars venant s’ajouter aux 440 déjà prévus. Le bilan de rentrée envoyé en amont de cette réunion pointe ce que nous avions commencé à soulever lors du dernier CTM : en réalité le premier degré ne bénéficiera pas de 1 688 postes supplémentaires, mais seulement de 1 379,50 moyens d'enseignement supplémentaires. Par un tour de passe-passe consistant à répercuter des emplois de stagiaires comptant comme des demi-moyens d'enseignement, la dotation complémentaire de 1 248 emplois a subitement fondu de 308,50 postes. Que dire de la priorité accordée au primaire dont le ministre a fait large presse ? Cela sape encore plus la confiance des enseignant-es en la sincérité des intentions du Ministre.

D'ailleurs nous aimerions savoir comment vont se répercuter ces mesures correctives dans la mesure où 1 688 postes ont été effectivement créés à la rentrée dans les départements et quelles seront les conséquences sur la préparation de la rentrée 2021 avec 308,50 postes en moins car déjà consommés…

Le temps du constat est nécessaire :

- Les emplois tels qu’ils sont répartis ne laissent pas ou peu de marges de manœuvre. Même si la sécurité sanitaire l’exigeait, il serait aujourd’hui impossible d’alléger les effectifs des classes ou de travailler par petits groupes car le dispositif de « plus de maîtres que de classes » a presque entièrement disparu.

Pas plus qu’il n’est possible de remplacer la totalité des enseignant-es malades ou placé-es à l’isolement car les moyens de remplacement disponibles n’y suffisent pas. Cela a des conséquences sur la scolarité des élèves, sur le respect des missions de certain-es enseignant-es dépêché-es en urgence dans les classes (RASED, CPC…) ou sur le maintien des formations. Le SNUipp-FSU dénonce la précarité des recrutements pour 3 mois d’enseignant-es contractuels sans formation.

- Le suivi des élèves pâtit d’un manque de moyens. Alors qu’ils sont indispensables pour réduire les inégalités scolaires, les RASED sont rarement complets quand ils ne sont pas tout simplement absents dans certaines zones.

- Le manque d’autres personnels dans les écoles. L’alourdissement de la charge des directrices et directeurs d’école s’est aggravée depuis le retrait des emplois dédiés à l’aide administrative et au fonctionnement de l’école. Tout comme le constat est fait régulièrement du manque d’accompagnant-es d’élèves en situation de handicap.   


Avec 22,2 élèves par classe, la France se situe au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE qui s’élève à 21,1 élèves par classe et de celle de l’UE 23 à 19,8 élèves par classe. La création de 2 039 ETP prévus pour le 1er degré au budget 2021 ne permettra pas de financer l’ensemble des priorités malgré une baisse des effectifs.

·         Améliorer les décharges de direction : 600 ETP ;

·         Accueillir plus d’élèves en lien aux restrictions de l’instruction en famille : 420 ETP (cf. étude d’impact loi, scolarisation dans le 1er degré public de 19 200 supplémentaires) ;

·         Dédoubler les classes de GS en éducation prioritaire ;

·         Alléger les effectifs à 24 élèves dans les classes de CP et GS ;

Concernant les AESH, le volume d’emploi prévu, 4 000, est insuffisant pour à la fois prendre en compte l’augmentation des besoins d’aide humaine et l’amélioration des quotités de travail des AESH actuellement en exercice. Mais le principal problème de ces recrutements c’est qu’ils seront effectués hors titre 2, dans ce contexte, comment croire à l’engagement de l’EN à reconnaître les AESH ?

Aujourd’hui il ne suffit pas de constater les inégalités scolaires mises en lumière par la crise sanitaire mais bien de les combattre durablement.

Pour le SNUipp-FSU, l’urgence impose un autre projet pour l’École et un investissement sur le long terme. Il doit reposer à la fois sur un abaissement des effectifs des classes pour des meilleures conditions d’apprentissage, sur un abondement de postes nécessaires au bon fonctionnement du service, dont les postes de remplaçants, et sur une revalorisation des métiers d’enseignant et d’AESH.
 
Si le gouvernement engage des mesures d’urgence pour la santé, vote des aides massives pour aider les secteurs économiques touchés par la crise, tout en se privant de 10 milliards d’euros de recettes fiscales, alors l’École peut aussi bénéficier d’un plan d’urgence. Le SNUipp-FSU exige un engagement sur plus de moyens et sur un plan pluriannuel de rattrapage pour faire réussir l’école primaire, largement sous-investie par rapport aux autres pays de l’OCDE.

Pour la rentrée 2021, ce sont 2489 postes en plus qui sont annoncés nationalement pour le 1er degré. Parmi ceux-ci, 220 postes sont mis en réserve « pour faire face aux ajustements qui s’avéreraient nécessaires en cours de gestion ».
Les 2269 postes sont répartis ainsi :

Académies Dotation   Académies Dotation
Aix-Marseille
+ 190
  Montpellier
+ 140
Amiens
+ 35
  Nancy-Metz
0
Besançon
0
  Nantes
+59
Bordeaux
+ 75
  Nice
+ 95
Caen
+ 25
  Orléans-Tours
+35
Clermont-Ferrand
+10
  Paris
+10
Corse
0
  Poitiers
0
Créteil
+ 340
  Reims
0
Dijon
0
  Rennes
0
Grenoble
+ 25
  Strasbourg
+95
Lille
+120
  Toulouse
+50
Limoges
0
  Versailles
+350
Lyon
+200
     
France métropolitaine : + 1989
Guadeloupe
0
  Mayotte
+ 155
Guyane
+ 125
  Réunion
0
Martinique
0
     
DOM : + 280
Sous TOTAL : + 2269
Réserve + 220
TOTAL : + 2489

Carte de la répartition nationale

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