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Les dates affichées sont les dates de valeur. Selon le fonctionnement de votre établissement bancaire, il peut y avoir un décalage de 24 heures sur  les relevés bancaires.


Redoublement, le retour ? S'il existait encore dans les classes, il ne devait être proposé qu'à titre exceptionnel depuis la loi d'orientation de 2013 et son taux avait fortement baissé. Un nouveau décret était présenté ce 14 décembre au Conseil supérieur de l'éducation, dans le but d'en assouplir les modalités. Un signal fort en direction des familles, mais une mesure qui passe à côté des véritables enjeux si l’on veut vraiment lutter contre l’échec scolaire.

À côté du sujet

Tous les travaux de la recherche en éducation, toutes les études comparatives internationales montrent son inefficacité sur les progrès des élèves et son impact psychologique négatif sur les enfants. Le Cnesco le rappelait également en 2015 : « Le redoublement n'a au mieux pas d'effet et peut même s'avérer nocif pour la réussite scolaire des élèves et pour le développement de leur estime de soi. » Il contribue également à creuser les inégalités puisqu'il touche majoritairement les élèves de milieux défavorisés. Sur le terrain, les équipes enseignantes savent en revanche combien les dispositifs pédagogiques, aidés de moyens supplémentaires tels que le Rased et le Plus de maîtres, peuvent apporter des réponses à la difficulté scolaire, bien plus que le redoublement qui ne s’intéresse pas aux causes de ces difficultés. Mais là-dessus, le ministre n’a rien à proposer.

Saison des vœux

Au cours des discussions du CSE, la FSU a présenté un vœu soutenu par le SE-Unsa, le Sgen-CFDT et la FCPE, revendiquant qu’au lieu d’une mesure inutile et inefficace « soient apportées des réponses pour que l'école puisse prendre en charge la difficulté scolaire. » Il demande « une baisse des effectifs par classe dans toutes les écoles, le rétablissement des RASED, le déploiement du plus de maîtres que de classes et une formation des enseignants au repérage de ce qui fait obstacle aux apprentissages à l'intérieur de la classe et à la construction de réponses pédagogiques adaptées. »

Les votes

- Sur le vœu présenté par la FSU : Pour 47 Contre 1 Abstention 11 Refus de vote 9

- Sur le texte du décret Redoublement : Pour 11 Contre 42 (Dont le SNUipp et la FSU) Abstention 13 Refus de vote 9

Comment créer les conditions pour que l’école porte à tous les niveaux le message de l’égalité entre les filles et les garçons et participe à modifier la division sexuée des rôles dans la société? C'est la question abordée dans ce dossier de Fenêtres sur cours avec des reportages dans deux écoles qui travaillent particulièrement cette déconstruction des stéréotypes et les interviews des universitaires Sylvie Ayral et Johanna Dagorn, mais aussi de nombreuses ressources pour les PE.
Six pages à consulter sur:

Strasbourg, en bordure du Rhin, avec ses 280.000 habitants est la capitale française …du vélo. Avec 600 kilomètres de pistes cyclables, 19000 arceaux de stationnement, 6000 Vélhop (vélos en libreservice) et plus de 310.000 deux-roues chez les particuliers, elle est aussi en 4e position des villes cyclables européennes. Fait rare qui éclaire la politique volontariste qu’il mène sur ces dossiers, Roland Ries, maire socialiste, est en charge des transports mais aussi des mobilités et des déplacements. « Je souhaite faire comprendre aux Strasbourgeois que l’on peut choisir un modèle de développement compatible avec une réelle attention à l’environnement, à la qualité de vie et à la santé. Privilégier les modes de déplacement actifs comme le vélo ou la marche constitue aussi un enjeu de santé publique » explique l’édile. « Deux ans après la signature de la COP21 en 2015, c’est l’ensemble des politiques publiques d’un territoire qui doit arriver à changer la donne » poursuit Alain Jund, adjoint écologiste à l’urbanisme et à la transition écologique « L’un des objectifs du plan climat 2030 de l’Eurométropole est l’évolution des modes de déplacement. La part modale des déplacements en voiture est de 46%, nous voulons atteindre 32% en 2030 et doubler la part du vélo qui est actuellement de 8%. ». Des programmes sont en cours de réalisation pour développer les infrastructures et l’intermodalité, favorisée par une politique tarifaire solidaire.

Et le vélo dans tout ça ?

 «La part de ceux qui ne font pas de vélo est stable à 49%, ceux qui en font en font plus, mais comment toucher ceux qui n’en font pas ? » se demande Jean-Baptiste Gernet, adjoint aux mobilités actives. Un plan d’action des mobilités actives (PAMA) sera présenté début 2018 pour encourager l’usage du vélo et la marche à pied dans toute l’agglomération de 500 000 habitants . «Nous développons les déplacements familiaux pour aller à l’école et Vélhop qui a une délégation de service public, met en libre service le vélo cargo deux places. Pour allonger les distances de déplacement, ils vont proposer de « tester » le vélo électrique. Nous organisons un challenge « Au boulot à vélo » et encourageons les entreprises qui favorisent les déplacements à vélo ». Selon l’Insee en 2015, 16% des Strasbourgeois se rendaient au travail à vélo contre 2% à l’échelle nationale. Mais les conflits d’usage jettent une ombre sur ce tableau idyllique. Au petit matin, Théo sort de la gare son vélo à la main. « J’habite vers Haguenau à 35 kms de Strasbourg, mais après 7h, difficile de caser son vélo dans le train. Avant il y avait des wagons spéciaux. Et puis à Strasbourg, les camions stationnent sur les pistes cyclables.» ronchonne-t-il. Alice qui quitte la gare à pied s’énerve : « Il faut repenser la ville et laisser le trottoir aux piétons car certains cyclistes y roulent comme des fous. En plus beaucoup ne respectent pas les feux rouges.». À Strasbourg, des associations comme Bretz’selle et Vélostation développent des ateliers d’auto-réparation et concoctent de nombreuses ballades. Tout comme
CADR67, qui propose, dans les quartiers périphériques défavorisés, le vélo-école à ceux qui n’ont jamais fait de vélo pour leur offrir plus d’autonomie. Le Comité d’Action Deux Roues milite depuis plus de quarante ans pour la promotion du vélo à Strasbourg et sur l’ensemble du Bas-Rhin. Et tout n’est pas rose. Fabien Masson, son directeur affirme : « On rencontre la ville et l’Eurométropole deux fois par an pour parler sécurité, faire des propositions et soumettre des projets mais on a du mal à reprendre de la place sur la voiture. L’état devrait plus s’engager alors que la prime aux vélos électriques a été supprimée et que l’indemnité kilométrique vélo n’est que facultative. ».

La communauté éducative se mobilise

Les habitudes se prennent quand on est jeune et la ville de Strasbourg n’oublie pas l’école. Des élèves de CE2 et ceux de l’ULIS de l’école du Ziegelwasser située en Rep+ sortent emmitouflés et casqués pour effectuer deux parcours vélo dans la cour. L’un des quatre parcs de 25 vélos fournis par la Ville de Strasbourg et gérés par la circonscription de Strasbourg 2 a été révisé par l’enseignant d’Ulis David Herrmann. Véronique Martin, CPC, raconte : « Une école dispose des vélos pendant une période pour les élèves du CE2 au CM2. Certaines classes s’engagent dans le permis cycliste qui comporte une sortie en milieu non protégé vers l’école suivante. La formation EPS pour les enseignants inclut la technologie autour du vélo mais également la santé ». Régis Guinta, chef du service périscolaire éducatif complète : « Des classes de découverte sont animées par le service des sports. Le Centre d’éducation routière propose une piste de prévention routière qui sensibilise chaque année plus de 5000 enfants.» Pierre Bertrand, CDP EPS du département explique : « Avec ces activités pédagogiques et la création de parcs à vélos, plus en plus d’enfants viennent à l’école à vélo. Les parents ont moins peur et les enfants sont plus autonomes...les activités de roule font partie des programmes ». Nicolas Kastendeutsch a passé la vitesse supérieure avec ses élèves de CM2. Il organise chaque année une classe transplantée dont tous les déplacements se font à vélo. « L’année dernière, les élèves ont fait plus de 100 kilomètres. Il y a eu une bonne préparation physique, un travail sur la technique du vélo, les techniques collectives de conduite mais aussi beaucoup d’activités en maths, en arts plastiques... ». Et les élèves de la classe ont tout compris. « Quand c’était difficile, on s’encourageait » se souvient Jade. « On sait rouler sur une route » complète Aysenur. « Le vélo c’est économique, on n’achète pas l’essence» affirme Ilyès. « À vélo, on est plus en liberté, on profite mieux et on voit la nature différemment et puis ça pollue moins » continue Célia avant qu’Oriane ne conclue « Si ça continue, les arbres ne vont pas rester vivants ».


Choukri Ben Ayed, professeur de sociologie à l'université de Limoges, était l'invité de la 17e Université d'automne du SNUipp-FSU. Dans le cadre de ses recherches, il s'est intéressé aux inégalités scolaires dont la recherche évolue en fonction des dispositifs mis en place. Des zones d'ombre demeurent cependant dans certains champs comme le lien entre préscolarisation et réussite scolaire. L'impact des dispositifs hors l'école sur les parcours sont difficilement mesurables.

Dans ses recherches il a constaté un grand flou sur la répartition locale en direction de l’Éducation prioritaire des dotations de l’État. De même, les mesures nationales pour plus de mixité sociale ne sont pas toujours répercutées sur le terrain.

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Cnews sur les évaluations Pirls

Sur la compréhension de l’écrit, le SNUipp-FSU sur Cnews déplore le creusement des écarts entre bons lecteurs et élèves en difficulté: "L'école répercute les inégalités sociales".

VousNousIls et L'Express sur la dictée

Dans une longue interview au blog, le SNUipp-FSU regrette les propositions du ministre aux évaluations Pirls: "La dictée n'aide en rien à la compréhension de l'écrit. Le message est le même dans L'Express : "Pirls révèle que les élèves français savent décoder, c'est-à-dire qu'ils savent que les lettres font certains sons, mais ils ont du mal à comprendre un texte, à prendre une information et à la restituer, à faire le lien entre la langue écrite et parlée."

L'AFP sur les propositions du ministre aux évaluations Pirls

De nombreux médias ont interrogé le SNUipp-FSU sur les propositions du ministre suite aux mauvais résultats en compréhension de l'écrit des élèves français. AInsi l'AFP a été repris dans Libération : «La réponse apportée est très en deçà de ce qu’on peut attendre devant un tel choc». De même sur Europe 1.

La Croix sur la liberté pédagogique des enseignants

Le journal rappelle que face aux injonctions les enseignants ont encore leur liberté pédagogique...

Roland Goigoux a consacré une grande partie de son travail de recherche à la lecture. Il vient de publier une vaste étude sur l'influence des pratiques d'enseignement de la lecture et de l'écriture sur la qualité des premiers apprentissages. 

Il était présent cette année à la 17ème Université d'automne du SNUipp-FSU pour exposer les grandes lignes des résultats de sa recherche. 

Loin des polémiques inutiles, Roland Goigoux par son travail de chercheur alimente une réflexion toujours vivante et bien utile pour les enseignantes et les enseignants qui font l'école au quotidien. 

Le 9 décembre marquera le 112e anniversaire de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État. En garantissant le respect de la liberté de conscience et l’affirmation de valeurs communes, cette loi a eu pour effet de renforcer le principe fondateur de laïcité, base de l’enseignement public français dès 1882. 

La loi de 1905, très importante pour la cohésion sociale, est toutefois régulièrement soumise à interprétations abusives et restrictives, en particulier dans la sphère scolaire. De nombreuses remises en cause sont apparues au fil des années. Citons les polémiques relatives à la présence de repas de substitution dans les cantines, ou la circulaire Chatel de 2012 qui avait débouché sur la saisine du Conseil d’État. A la lecture de l’avis rendu, le SNUipp-FSU écrivait : « La circulaire de Luc Châtel ne peut donc être lue comme une interdiction systématique des mamans voilées lors des sorties scolaires ». Ce sont bien les personnels de l’école qui sont soumis au devoir de neutralité, et non les usagers. Trop souvent, la laïcité sert malheureusement de prétexte pour stigmatiser les populations issues de l'immigration.

C'est pourtant bien la bataille pour l'école laïque qui a permis d'aboutir à la République laïque. Mais les atteintes perdurent comme les régimes concordataires, le statut d’Alsace Moselle où l’enseignement religieux est pris sur les 24 heures de classe ou l'utilisation de fonds publics pour traiter les écoles privées de la même manière que l’école publique.

En 2013 paraissait la Charte de la Laïcité à l'école, suivie en 2015 d’un livret qui indiquait « des pistes pour faire comprendre et vivre la laïcité ». En 2017, Jean-Michel Blanquer annonce la mise en place d’une « cellule laïcité » au sein du ministère. Constituée de juristes et d’experts, elle devra répondre aux « revendications religieuses et communautaires dans les établissements scolaires » et « aider les communautés éducatives à trouver les meilleures solutions afin que les valeurs de la République soient pleinement respectées et soient au centre de l’école. » Qu’apportera cette cellule aux référents laïcité déjà présents dans les académies, dont l’action mériterait sans doute d’être mieux connue ?

Pour le SNUipp-FSU, la laïcité doit s’enseigner, mais elle doit avant tout se vivre au quotidien dans les classes. Il s’agit en effet de construire des valeurs universelles, d'instruire le débat pour que les élèves se les approprient. Mais la laïcité est au cœur même de notre République. En choisissant de ne pas s'exprimer, le Président de la République laissera donc le ministre de l’éducation en première ligne... Une esquive qui renvoie une nouvelle fois à l’école une question qui concerne l'ensemble de la société.

La classe normale

L’avancement se fait désormais à une cadence unique contrairement aux années précédentes où il existait 3 vitesses (grand choix, choix, ancienneté).
Pour l’accès à deux échelons, le 7e et le 9e , 30% des collègues promouvables bénéficieront d’une accélération de carrière d’une année.
Les barèmes départementaux seront constitués des notes pédagogiques, éventuellement corrigées, et de critères choisis au niveau départemental.
Les élues et élus du SNUipp-FSU à la CAPD doivent pouvoir bénéficier de toutes les informations pour contrôler ces opérations. Pour cela, les fiches de contrôle renseignées par les personnels sont une aide précieuse pour vérifier les documents de l’administration et pour assurer transparence et équité.

La hors classe

Pour l’accès à la hors classe au 1er septembre 2018, les opérations se dérouleront selon de nouvelles modalités. Une concertation avec le ministère se déroulera au cours du premier semestre pour arrêter les éléments de barème qui serviront à classer les collègues.
Le barème sera composé de points en fonction de l’avis arrêté par l’IA-DASEN et de l’ancienneté détenue dans l’échelon.
Ces discussions n’auront pas de conséquences sur les volumes de passage à la hors classe qui poursuivront leur progression jusqu’en 2020. Nous vous tiendrons informés dès que les groupes de travail se seront tenus.

La classe exceptionnelle

Un troisième grade est créé à partir du 1er septembre 2017 : la classe exceptionnelle. Les collègues qui étaient à la hors classe au 31 août 2017 et qui répondent à certaines conditions pourront y accéder. Il faut :

- soit avoir exercé pendant 8 années continues ou pas en éducation prioritaire ou sur certaines fonctions : direction d’école ou chargé de classe unique, direction adjointe de SEGPA, conseiller pédagogique, maitre-formateur, référent handicap, enseignement supérieur.

 - soit être au dernier échelon de la hors classe (actuellement le 6e).

 Les collègues éligibles devront candidater du 8 au 22 décembre 2018 sur i-prof .  Ne pas hésiter à contacter la section départementale du SNUipp pour toutes questions que vous vous posez à ce sujet : suis-je éligible?  Dois-je candidater ? Quelles sont mes chances d’être promu ?  Les services académiques vérifieront que les candidats répondent bien aux conditions requises. Les IEN proposeront un avis (excellent, très satisfaisant, satisfaisant, insuffisant) qui sera arrêté par l’IA-DASEN en janvier. Un barème prenant en compte l’avis et l’ancienneté dans l’échelon détenu permettra de classer les promouvables dans un tableau d’avancement.  Les CAPD se tiendront début février 2018.

Des fermetures de postes à redouter ?

Avec la contrainte de dédoubler les CP de REP, les CE1 de REP+ et peut-être les CE1 de REP, la dotation nationale de 3 881 postes ne suffira pas. Il faudra à nouveau supprimer des postes existants, les postes de « plus de maîtres que de classe », largement ponctionnés à cette rentrée, mais également d’autres types de postes, tels les postes de remplaçant, les postes classes….Des restructurations d’écoles peuvent également être à craindre, comme des fusions d’écoles, ou encore certains regroupements d’écoles dans les zones rurales. Il ne fait aucun doute que, pour permettre de mettre en œuvre les mesures ambitieuses du ministère sans suffisamment de moyens spécifiques prévus à cet effet, tous les leviers permettant de « récupérer » des postes seront actionnés.

Une carte à suivre et à défendre avec le SNUipp-FSU

Les élus  du personnel SNUipp-FSU dans les comités techniques spécialisés départementaux (CTSD), argumenteront sur les conséquences néfastes d’un tel redéploiement pour la qualité du service public d’éducation. Pour cela ils ont besoin de tous les éléments quantitatifs et qualitatifs qui leur serviront à argumenter dans les instances de concertation et à intervenir pour les écoles visées par une mesure de carte scolaire ou les écoles demandant une ouverture de poste. A cet effet, le SNUipp,  dans chacune de ses sections départementales, mobilise tous ses moyens pour recenser les informations issues du terrain : mail et téléphone, réseaux sociaux , mais aussi un site internet dédié (e-carte scolaire). Il invite dès à présent enseignantes et enseignants à se saisir de ce dispositif pour défendre avec efficacité la situation de chaque école

  1. Qui est éligible à la classe exceptionnelle ?
    1. Un premier vivier au titre des fonctions
    2. Un deuxième vivier au titre de l'ancienneté dans le grade
  2. Qui examine les candidatures ?
    1. Cas particuliers
  3. Les éléments du barème
    1. L'appréciation de l'IA/DASEN
  4. L'ancienneté dans la plage d'appel
  5. Ordre d'examen des candidatures
Qui est éligible à la classe exceptionnelle ? # Un premier vivier au titre des fonctions #

Pour en faire partie, il faut être PE au moins au troisième échelon de la hors-classe au 31 août 2017 et avoir été affecté pendant huit années (continues ou pas) en éducation prioritaire ou sur certaines missions : direction d'école, direction adjointe de SEGPA, chargé de classe unique, conseiller pédagogique, PEMF, référent handicap, enseignant dans le supérieur. Les années d'exercice doivent être entières. Les services à temps partiel sont pris en compte comme une année entière. 

Attention ! Il est nécessaire de faire acte de candidature en remplissant une fiche de candidature sur le portail de services i-prof

Un deuxième vivier au titre de l'ancienneté dans le grade #

Il suffit pour en faire partie d'être au dernier échelon de la hors-classe (aujourd'hui le sixième). Dans ce cas , il n'y a pas de démarche particulière à effectuer.

Qui examine les candidatures ? #

Les PE voient leur situation examinée dans le département où ils exercent au 1er septembre 2017.

Cas particuliers #
  • Les PE affectés à Saint-Pierre-et-Miquelon ou à Wallis-et-Futuna relèvent de leur département d'origine.
  • Les PE en situation de détachement (dans l'enseignement supérieur, auprès d'une administration ou d'un organisme implanté en France, à l'étranger, ou mis à disposition) relèvent également de leur département d'origine. 
  • Les PE mis à disposition de la Nouvelle-Calédonie ou de la Polynésie française voient leur situation examinée par le département où ils exercent durant le rattachement.
  • S'agissant des agents en position de détachement ou mis à disposition, la fiche d'avis doit être renseignée et visée par le supérieur hiérarchique.

Les éléments du barème # L'appréciation de l'IA/DASEN #

Excellent : 140 points

Très satisfaisant : 90 points

Satisfaisant : 40 points

Insatisfaisant : 0 points

Le pourcentage des appréciations « Excellent » au titre des années 2017 et 2018 s'élève à :

- 15% maximum des candidatures recevables pour le premier vivier
- 20% maximum des éligibles pour le second vivier.

Le pourcentage des appréciations « Très satisfaisant » au titre des années 2017 et 2018 est fixé à :
- 20% maximum des candidatures recevables pour le premier vivier
- 20% maximum des éligibles pour le second vivier

L'ancienneté dans la plage d'appel #

Pour la campagne 2017, il est tenu compte de l'échelon de changement de grille au 1er septembre 2017 et de l'ancienneté conservée dans cet échelon à la même date.

GRILLE D'ÉQUIVALENCE Échelon et ancienneté au 01/09/17
(après reclassement) Valorisation de l'ancienneté dans la plage d'appel (sauf avis insatisfaisant) 3e échelon HC sans ancienneté 3 3e échelon entre 1j et 11 mois 29j 6 3e échelon entre 2 ans et 2 ans 11 m 29 j  9 4e échelon sans ancienneté 12 4e échelon entre 1 j et  11 mois 29j 15 4e échelon entre  1 an et 1 an 11 m 29j 18 4e échelon entre 2 an et 2 ans 5 mois 29 j 21 5e échelon sans ancienneté 24 5e échelon entre 1j et 11 mois 29j 27 5e échelon entre 1 an et 1 an 11 mois 29j 30 5e échelon entre 2 a et 2 ans 11 mois 29j 33 6e échelon sans ancienneté 36 6e échelon entre 1j et 11 m 29 j 39 6e échelon entre 1 an et 1 an 11 m 29 j 42 6e échelon entre 2 ans et 2 ans 11 mois 29 j 45 6e échelon anc. égale ou supérieure à 3 ans 48 Ordre d'examen des candidatures #

Pour chacun des professeurs d'école éligibles :

  • si leur candidature au titre du premier vivier est recevable, la situation sera examinée au titre des deux viviers ;
  • si leur candidature au titre du premier vivier n’est pas recevable, la situation sera examinée au titre du second vivier ;
  • s'ils ou elles n’ont pas fait acte de candidature au titre du premier vivier, leur situation sera examinée au titre du second vivier.
Le communiqué PIRLS : les propositions du ministre à côté des enjeux

Les résultats de l’étude PIRLS* sont préoccupants pour l’école française.
Directement impliqué dans les politiques éducatives évaluées par cette étude, notamment les programmes de 2008, Jean-Michel Blanquer fait un diagnostic qui passe totalement à côté des enjeux. Pour remédier aux difficultés de compréhension en lecture, les propositions qui consistent à préconiser une dictée quotidienne, de la lecture à haute voix, à suggérer une kyrielle d’évaluations, à imposer une méthode ou un manuel “magique” et neuf heures de formation annuelles consacrées à la lecture ne répondent en rien au défi posé.

Pour le SNUipp-FSU, cette réponse du ministre est hors-sujet. L’étude Pirls, qui souligne la difficulté des élèves français dans la compréhension fine des textes et non dans les activités de déchiffrage, invite au contraire à dépasser les querelles de méthodes et les visions simplistes, pour mieux outiller les enseignantes et les enseignants en développant notamment une formation continue de qualité qui croise leur expertise à l’ensemble de la recherche.

Pour sortir d’une spirale négative réactivée à chaque nouveau rapport ou évaluation internationale, pour s’attaquer aux inégalités scolaires et permettre à tous les élèves de réussir, il est plus que temps d’investir massivement dans l’école, à la même hauteur que les pays comparables qui réussissent mieux que nous. Cela permettrait d’alléger les effectifs de toutes les classes, de développer les dispositifs d’aide aux élèves en difficulté, de remettre en place une véritable formation continue… Et il faut, plus largement, engager des politiques fortes s’attaquant aux inégalités.

Il faut préserver l’école des polémiques, assurer une continuité des politiques éducatives, conforter et accompagner les enseignantes et enseignants qui agissent au quotidien pour bâtir une école permettant de faire réussir tous les élèves.

* Tous les cinq ans, ce baromètre mesure dans cinquante pays les performances en lecture à la fin de la quatrième année de scolarité obligatoire (CM1 pour la France). Avec un total de 511 points, contre 520 en 2011, les élèves français sont désormais nettement distancés par rapport à la moyenne des pays de l'Union européenne (540). Alors que l’étude pointe une amélioration générale des résultats, la France affiche une baisse de 14 points depuis 2001, pendant que le score moyen des 24 pays européens de Pirls progressait de 6 points.

Paris le 6 décembre 2017

Proposés à l’ensemble des agents de la Fonction publique sous conditions de ressources, les différents dispositifs de l’action sociale interministérielle déploient de nombreuses prestations sur différents aspects de la vie quotidienne tels que le logement, la restauration collective, les crèches, la culture ou les vacances. Des dispositifs gérés au sein du comité interministériel d'action sociale (CIAS) et de ses déclinaisons locales, les sections régionales interministérielles d’action sociale (SRIAS). Des instances au sein desquelles les organisations syndicales représentent les agents de l’État.

Les syndicats mobilisés

Or, toutes ces dernières années, les budgets alloués à cette action sociale ont été lourdement amputés - moins 6,5 millions d’euros rien que sur l'exercice 2017 - et les lourdeurs administratives, aggravées par des réformes successives, ont progressivement mis à mal son fonctionnement. Dans un quatre pages unitaire, les organisations syndicales alertent les agents de l’État sur cette situation et font des propositions.

Lire le quatre pages

Le cabinet du ministre l'a confirmé au SNUipp-FSU :  l'indemnité pour mission particulière des enseignants référents handicap (ERH) sera bien versée à tous à hauteur de 2500 € comme s'y était engagé le précédent gouvernement. Mais il a fallu toute la pugnacité du syndicat pour que cet engagement soit tenu. En effet, dans un premier temps l'initiative avait été laissée aux recteurs sur le montant attribué qui pouvait donc varier du simple au double, de 1250 à 2500 €, et cette question avait créé légitimement beaucoup de remous dans les départements chez les enseignants référents.  

Au mois d'octobre dernier le SNUipp-FSU s'était déjà adressé dans un courrier au ministre de l'Éducation nationale afin de lui demander d'honorer l'engagement de ses prédécesseurs. 

Enfin entendus 

Sans réponse,  le SNUipp-FSU a été à l'initiative d'un courrier syndical unitaire adressé au 1er ministre en lui rappelant que le Président avait déclaré le handicap grande cause nationale et que les personnels qui s'y engagent pleinement dont les ERH "chargés de l’application et du suivi des Projets personnalisés de scolarisation, sont un maillon essentiel de la réussite de la scolarisation des élèves en situation de handicap ". Ilsdevaient donc voir leur travail reconnu aussi par la revalorisation salariale. 

C'est maintenant chose faite et c'est une bonne nouvelle pour toutes les enseignantes et les enseignants référents qui agissent au quotidien pour assurer une scolarisation réussie aux élèves en situation de handicap en faisant le lien entre l'école, les familles et les MDPH. 

Le SNUipp-FSU est intervenu à plusieurs reprises déjà pour obtenir une véritable revalorisation de 1200 euros pour les professeurs des écoles, quel que soit leur lieu d’exercice. Le 19 octobre dernier, il a interrogé les services de la direction des ressources humaines du ministère sur la suppression du versement de l’ISAE aux directrices et directeurs adjoints qui sont chargés de SEGPA dans certaines académies.

En effet, le Décret n° 2013-790 du 30 août 2013 instituant l’ISAE indique que l’attribution de cette indemnité est liée à l'exercice effectif des fonctions enseignantes et de direction y ouvrant droit, en particulier au suivi individuel et à l'évaluation pédagogique des élèves, au travail en équipe et au dialogue avec les familles.

LE SNUIpp-FSU demande le respect des engagements du ministère. Ce dernier va engager une étude juridique car il n’avait pas prévu au départ de verser cette indemnité à ces personnels qui ont pourtant vocation à la percevoir comme l'ensemble de leurs collègues professeurs d'école. Le SNUipp-FSU explore toutes les voies pour aboutir sur ce dossier qu'il a mis entre les mains de son expert juridique.

« Les responsabilités et les tâches liées à la direction d’école ne cessent de s’alourdir : mise en place des PPMS et des alertes attentat intrusion, inclusion des élèves en situation de handicap et suivi des équipes éducatives, mise en place des CP dédoublés, gestion des conflits et mise en œuvre d’actions de prévention, application des nouvelles réglementations d’encadrement des activités sportives...»

Ainsi débute la lettre adressée le 28 novembre dernier par le SNUipp-FSU au ministre de l' éducation . Le syndicat s'inquiète de la charge de travail toujours accrue des directrices et directeurs et de l'empilement des tâches administratives effectuées aux dépens de l'animation pédagogique des élèves, élément clé du bon fonctionnement de l'école au service de la réussite des élèves. 

« De plus, à cette rentrée scolaire, l’aide administrative à la direction et au fonctionnement de l’école qui était assurée par des contractuels en contrat aidé, a été supprimée dans les départements où elle subsistait », souligne le SNUipp qui réitère ses revendications pour les directrices et directeurs :  davantage de temps , notamment en termes de décharges de services, une formation qui développe leur capacité à dynamiser la réflexion collective et les projets communs et des tâches mieux définies et mieux reconnues.

Lire le courrier complet

Plus de 80% de participation en moyenne dans les 70 écoles françaises à l'étranger qui ont répondu à l'enquête du SNUipp-FSU, le mouvement de protestation Hors de France a été très suivi. À Budapest, Delhi ou Ottawa, les enseignants ont témoigné d'une même colère face aux coupes drastiques dans le budget de l'EFE, Agence pour l'enseignement français à l'étranger qui scolarise dans 230 établissements  près de 350 000 élèves du primaire jusqu'au Bac dont plus d'un tiers de Français.
Une baisse de 33 millions d'€ a en effet été annoncée en octobre par le gouvernement, ce qui représente 10% du budget total de l'agence. La mobilisation s'est traduite par des courriers aux parents, aux élus, des piquets de grève avec distribution de tracts à l'entrée des écoles ou encore des assemblées générales massives, réunissant souvent primaire et secondaire.

Des postes de détachés en moins

"Cela contraint l'AEFE à prévoir des suppressions massives de postes d'enseignants détachés pour les trois prochaines années. Pour cette rentrée 2018, 80 postes d'expatriés et 100 postes de résidents seront supprimés et au moins autant pour chacune des années suivantes", avait ainsi alerté le SNUipp dès le 3 novembre dans un communiqué (lire ci-dessous).

Les conséquences sur les écolages, les frais de scolarité, mais aussi sur les personnels et le service public sont très préoccupantes pour le SNUipp : "Les familles auront du mal à supporter de nouvelles hausses des écolages, les personnels titulaires seront précarisés et le risque est grand de voir de nombreux établissements prendre leur autonomie suite à des déconventionnements." Le risque de privatisation de ce service public est donc réel, tout comme est entamé ainsi le rayonnement de la France à l'étranger pourtant cher au gouvernement dans ses déclarations d'intention.

Malgré cette mobilisation et le vote en contre des syndicats, le conseil d'administration de l'AEFE a adopté ce budget restrictif et le ministère des Affaires étrangères a confirmé la baisse de la dotation, assurant que « les suppressions de postes ne toucheront pas d’enseignants en cours de contrat ».
Les actions continuent jusqu'au vote du budget à l'Assemblée avec reconduction de la grève comme au Maroc, des manifestations, le port de brassard ou les "récréations en noir" pour symboliser cette mise à mal de l'enseignement français à l'étranger.

La création de l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE) pour les enseignants du premier degré, puis son augmentation à 1 200 euros, ont participé d’une première prise en compte du déclassement salarial des professeurs des écoles. « Cependant cette reconnaissance de leur investissement ne concerne pas la totalité des enseignants, une partie d’entre eux en est partiellement ou totalement exclue », déplore le SNUipp-FSU dans un courrier adressé le 30 novembre au ministre de l’Éducation nationale.

Des injustices à corriger

C’est le cas pour les personnels qui du fait d’un exercice en service partagé, comme les PEMF, ne perçoivent qu’une partie de l’ISAE.
C’est aussi le cas des secrétaires de CDOEA, des enseignants mis à la disposition des MDPH, de ceux qui exercent en milieu pénitentiaire, en classe relai ou en centre éducatif fermé, de ceux affectés au CNED (à la différence de leurs collègues du 2nd degré) et en ERPD, des coordonnateurs REP et des conseillers pédagogique ; autant de missions qui n’ouvrent pas droit aujourd’hui au versement de l’ISAE.
Enfin, une partie des des enseignants de SEGPA, d’EREA ou d’Ulis-collège voient même leur rémunération baisser du fait du remplacement par cette même ISAE d’une indemnité qui leur était plus favorable. Le SNUipp-FSU invite ces derniers  à s'adresser à leurs parlementaires.

Pour le syndicat, il s'agit bien d'une injustice envers « des agents de l’État qui au quotidien s’investissent pour la réussite des élèves.  » Il demande donc au ministre « de permettre à l’ensemble des professeurs des écoles et des instituteurs de bénéficier de cette revalorisation de 1 200 euros. »

Redoublement, le retour? S'il existait encore dans les classes, il devait l'être à titre exceptionnel depuis la loi d'orientation de 2013 et son taux avait fortement baissé. Proposé par le conseil des maîtres en cas de "ruptures importantes dans les apprentissages scolaires", il pouvait être refusé par les familles. Un nouveau décret présenté ce 29 novembre en commission spécialisée sera discuté au Conseil supérieur de l'éducation le 14 décembre., dans le but d'en assouplir les modalités. Si pour le premier degré, cela ne modifie pas les choses en profondeur mais envoie un signal fort en direction des familles et des équipes et pourrait faire repartir à la hausse les maintiens.

En effet, après "un dialogue préalable avec les représentants légaux de l’élève" et l'avis de l'IEN, le conseil des maîtres pourra proposer un redoublement "dans le cas où le dispositif d'accompagnement pédagogique mis en place n'a pas permis de pallier les difficultés importantes d'apprentissage rencontrées par l'élève". Les familles peuvent toujours opposer un recours en commission départementale d'appel. Un seul maintien sera possible en élémentaire et aucun en maternelle.

Une fois de plus le ministre surfe sur une partie de l'opinion publique avec des déclarations du type: "Il y a quelque chose d'absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant les retards". Sur le terrain, les équipes enseignantes savent combien les dispositifs pédagogiques, aidés de moyens supplémentaires tels que le Rased et le Plus de maîtres, peuvent apporter des réponses à la difficulté scolaire, bien plus que le redoublement, dont l'impact psychologique sur les élèves peut être terrible. De nombreuses études internationales ont fait la preuve de l'inefficacité des maintiens sur les progrès des élèves et accentuent les inégalités. En France son taux reste l'un des plus élevés d'Europe: 22% des élèves ont redoublé au moins une fois avant l'âge de 15 ans, soit le double de la moyenne des pays développés, selon la dernière enquête PISA de 2015. 

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