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Le rapport « Pour un système universel de retraite » a finalement été présenté le 18 juillet par Jean-Paul Delevoye, Haut-commissaire et ce document, remis en plein été à l'exécutif confirme la volonté d’instaurer un régime de retraites par points. Un système individuel qui suscite beaucoup d’inquiétude « accentuée par une forte incertitude sur le montant des pensions en raison principalement de la variation possible de la valeur du point », dénonce la FSU.

L’âge de départ est officiellement maintenu à 62, mais il s'agit d'une possibilité tout à fait virtuelle puisqu'un système de « malus bonus » pénalise toute personne partant avant 64 ans. La FSU dénonce ce report de l’âge de départ à la retraite qui avance masqué derrière un « âge d’équilibre » en-dessous duquel une décote s’appliquerait et ce même avant 2025.

Baisse des pensions

La FSU alerte également le gouvernement sur « les conséquences dangereuses d’un tel système qui, en renonçant au calcul des pensions sur les six derniers mois dans la Fonction publique et en intégrant des primes très inégales comme par exemple dans la Fonction publique territoriale voire inexistantes comme pour le corps enseignant, provoquerait mécaniquement une baisse importante du niveau des pensions. » 

Autres reculs annoncés : ce qui concerne les droits familiaux, les pensions de réversion ou encore les droits nouveaux pour les aidants… qui, en l’état, « ne garantissent pas les améliorations affichées et renvoient à d’hypothétiques concertations ultérieures. »
La FSU s'oppose à toute régression pour les personnels salariés, les fonctionnaires en particulier, dont le corps enseignant, second et premier degré, malmené par ces propositions. Elle demande au gouvernement de « donner rapidement ses arbitrages afin de pouvoir mener dans les meilleurs délais les discussions non pas sur le rapport mais sur le projet gouvernemental de réforme. » Dans ce cadre, elle a demandé, avec l'ensemble des fédérations de fonctionnaires (excepté FO), une réunion spécifique Fonction publique à Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics. 

La FSU continuera à défendre l’intérêt collectif et celui en particulier des fonctionnaires dont elle portera leurs revendications. Elle les engage à intervenir et se manifester pour faire valoir leurs droits. Un numéro spécial de sa revue nationale Pour se consacrera à ce dossier à la rentrée, avec analyse des projets gouvernementaux et contre-propositions pour un système réellement « universel » et plus juste ne laissant personne sur le bas-côté.

à n’en pas douter, les mobilisations multiformes et inscrites dans la durée des enseignantes et des enseignants des écoles, mais aussi des parents d’élèves et de nombreuses municipalités ont pesé sur les débats parlementaires autour de la loi dite de « l’école de la confiance ».
La suppression des EPLESF, celle de la mise en place d’une forme d’autorité hiérarchique des directeurs et directrices sur leurs collègues, celle de la suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme sont autant d’évolutions à mettre au crédit de ces mobilisations.
Pour autant, d’autres dispositions néfastes restent inscrites dans cette loi qui fera l’objet d’un vote solennel les 2 et 4 juillet à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Ce qui a été sorti de la loi

Exit les EPLESF

C’est le sujet qui avait cristallisé les mécontentements : les Établissements publics locaux d’enseignement des savoirs fondamentaux (EPLESF) ne verront pas le jour, leur création ayant été définitivement supprimée de la loi à l’issue des débats parlementaires.

Discriminations

Exit aussi, la suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme ou encore l’interdiction faite aux mamans voilées d’accompagner les sorties scolaires. Deux mesures que le Sénat avait tenté d’introduire et qui ont été finalement biffées lors de la commission mixte parlementaire (CMP), en charge d’harmoniser le texte voté par l’Assemblée nationale et celui sorti du Palais du Luxembourg.

Hiérarchie

Supprimé également, l’article 6 ter ajouté par le Sénat et qui prévoyait que les PE soient sous l’autorité de la directrice ou du directeur d’école qui participerait à leur évaluation.

Ce qui est maintenu

Liberté d’expression

L’article 1 de la loi évoquant « l’exemplarité » des enseignants est maintenu. C’est la liberté d’expression des personnels qui se voit ainsi mise en cause, avec la mise en place d’une forme d’obligation de réserve.

Maternelle à 3 ans

L’instruction obligatoire dès trois ans : c’était l’objet originel de cette loi. Une disposition de peu de portée concrète sur la scolarisation des jeunes enfants, 98% d’entre eux étant déjà scolarisés à cet âge. Et à Mayotte comme en Guyane, les seuls départements où elle aurait pu avoir un sens, elle est reportée aux calendes grecques.
En revanche, il reste prévu que les collectivités locales participent au financement des écoles maternelles privées, à hauteur de 150 millions d’euros et sans contrepartie, notamment en termes d’exigence de mixité sociale.

Une école à deux vitesses

Est maintenue aussi, la création des Établissements publics locaux d’enseignement international (EPLEI). Ces structures regroupant école, collège et lycée auront un recrutement d’élèves sur profil socialement et culturellement discriminant : la bonne maîtrise d’une langue étrangère. Une petite partie des élèves pourra échapper à ce recrutement sur profil, mais se voit officialisé la mise en place d’un système éducatif public à deux vitesses.

Évaluation encadrée

Un Conseil d’évaluation de l’école est créé en lieu et place du Cnesco, organisme indépendant dont la qualité du travail faisait pourtant référence dans la communauté éducative. Si la composition de ce nouveau Conseil d’évaluation a légèrement évolué au cours du débat parlementaire, il restera bien sous la tutelle étroite de la rue de Grenelle et ne devrait pas contester outre mesure la politique éducative du ministre.

Formation

Les Espé se transforment quant à eux en Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (Inspé). Des instituts dont les programmes de formation des personnels seront élaborés par les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur avec en ligne de mire une nouvelle réforme de la formation initiale dont on ignore à ce jour les contours.
Seule certitude, les assistantes et assistants d’éducation dans ces Inspé se verront bien « confier progressivement des fonctions de soutien d’accompagnement, d’éducation et d’enseignement ».

Nombre de ces dispositions législatives « vont à l’encontre d’un service public d’éducation garant de la lutte contre les inégalités et acteur de la démocratisation de la réussite scolaire. », prévenait le SNUipp-FSU à l’issue des débats parlementaires. Et même adoptée, cette loi « n’en reste pas moins rejetée massivement par les enseignantes et les enseignants des écoles ».
Pour le syndicat, réclamer avec les personnels un autre projet pour l’école, qui réponde à ses véritables besoins et à ses enjeux d’avenir reste donc à l’ordre du jour.

Carole Rackette, la capitaine allemande du navire Sea Watch, a décidé de forcer le blocus des eaux italiennes pour approcher l’île de Lampedusa et y débarquer les 42 personnes migrantes bloquées à bord depuis quatorze jours.

« Un acte d’humanité et courageux », salue la FSU qui dénonce l’attitude du gouvernement de M. Salvini qui a empêché le bateau d’accoster mettant ainsi en péril la vie des personnes à bord. La jeune capitaine et les responsables du Sea-Watch risquent désormais des poursuites pour aide à l’immigration clandestine. « L’Europe ne peut accepter cela  », continue la fédération. L'UE est face à ses responsabilités pour faire respecter les droits de l’Homme. « Il est urgent qu’elle mette en oeuvre une politique européenne migratoire digne de ce nom  ». 

Humanité

La FSU, forte des valeurs de solidarité internationale, dénonce « l’attitude des états de l’Union Européenne qui ne s’engagent pas pour faire preuve d’humanité pour des femmes, des hommes et des enfants en détresse  ». Elle demande également que les moyens nécessaires pour répondre à l’accueil des personnes migrantes soient mis en place au niveau européen afin de rendre effective la liberté de circulation telle qu’elle est inscrite à l’article 13 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme.

« Mettre en lumière les droits des enfants et en favoriser la connaissance », tel est l'objectif du kit pédagogique édité par ATD Quart Monde à l'occasion des 30 ans de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Il s'adresse en priorité aux enfants de 7 à 13 ans mais aussi aux plus jeunes avec de nombreux supports pédagogiques et activités adaptées permettant de travailler ces droits fondamentaux : droit à l'éducation, droit à la liberté d'information, droit d'avoir un nom, une nationalité, une identité...

Les 32 pages regroupent des informations claires mais aussi des jeux, des puzzles et toutes sortes d'activités qui vont de l'atelier d'écriture poétique à la photo. Des outils utilisables tout au long de l'année.

Le dossier téléchargeable ici

Depuis son arrivée, le ministre de l'éducation nationale réduit la lecture à la syllabique, minorant l'importance de la compréhension et du sens mis dans les activités.
La publication éditée par dix organisations dont le SNUipp-FSU décrypte les prescriptions ministérielles, en les confrontant aux travaux de la recherche. Elle revient sur la complexité de cet apprentissage et le rôle crucial qu'ont les enseignantes et enseignants des écoles pour concevoir les apprentissages. Cette publication permet de les conforter dans leur professionnalité, d'apporter des arguments pour expliquer aux parents que l'acte de lire n'est pas si simple et dénoncer les discours ministériels. 

Le 4 pages

Les organisations partenaires de cette publication

L'AFEF, Association française pour l'enseignement du français
Les CRAP-Cahiers pédagogiques
La FCPE, fédération des conseils de parents d'élèves
Le GFEN, Groupe français d'éducation nouvelle
L'ICEM, Institut coopératif de l'école moderne
La Ligue de l'enseignement
Le SE-UNSA
Le SGEN-CFDT
Le SNPI-FSU
Le SNUipp-FSU

Le courrier

Paris, le 26 juin 2019

Monsieur Jean-Michel BLANQUER
Ministre de l’Éducation nationale
110 rue de Grenelle
75357 Paris Cedex 07

Monsieur le Ministre,

La quasi-totalité de la France métropolitaine est placée en « alerte canicule » jusqu’à la fin de la semaine.

Si l’ensemble de la communauté éducative a bien pris la mesure des recommandations ministérielles en la matière, malheureusement, pour la majorité des écoles, ces recommandations sont largement insuffisantes quand les locaux sont mal isolés, quand l’accès à l’eau est insuffisant au regard du nombre d’élèves, quand les baies vitrées couplées à une exposition des bâtiments plein sud ne possèdent aucun store ni rideau… La liste des facteurs, qui ne manqueront pas d’aggraver la situation, est malheureusement conséquente.

De plus, une alerte à la pollution aux particules fines va selon toute vraisemblance se rajouter à l’alerte canicule sur une bonne partie de notre territoire.

Nous vous demandons, avec les collectivités locales, d'assumer votre responsabilité face à ce genre de situation inquiétante. Ainsi, nous vous demandons de diffuser rapidement des consignes rappelant la possibilité de procéder partout où cela s'avère nécessaire, notamment là où les équipes enseignantes l'estiment indispensable, à la fermeture des écoles. Dans ce cas, il appartient aux municipalités d'organiser des accueils pour les enfants qui ne peuvent être pris en charge dans leurs familles.

Il y urgence afin que chacun puisse s'organiser.

Enfin, il s'agit également de tirer les leçons de l'expérience actuelle pour anticiper au mieux les incidences des évolutions climatiques tant sur les élèves que les personnels, mais aussi pour envisager les mesures à prendre pour les bâtiments. C'est pourquoi, nous souhaitons être associés aux réflexions qui sont ou seront menées par vos services.

Nous comptons sur votre compréhension et nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos respectueuses salutations.

Francette POPINEAU, co-secrétaire générale du SNUipp-FSU, 
Patrick DESIRÉ, secrétaire général de CGT Éduc’Action C
Carla DUGAULT, co-présidente de la FCPE
Stéphane CROCHET, secrétaire général du SE-UNSA
Catherine NAVE-BEKHTI, secrétaire générale du SGEN-CFDT
Fatna SEGHROUCHNI, co-secrétaire fédérale de SUD-Éducation

Le guide orange sur la lecture en CP « ne peut prétendre commander les pratiques enseignantes », écrit le SNUipp-FSU au ministre de l'éducation nationale ce 24 juin, « Il n'est ni une note de service, ni une circulaire qui donneraient aux enseignantes et enseignants des instructions auxquelles se conformer. » Ce sont bien les programmes qui restent la référence. Ces programmes qui rappellent combien l'apprentissage de la lecture est un acte complexe dont aucune composante de doit être minorée. Or la centration du ministère sur le simple décodage encodage oublie tout un pan des apprentissage, celui de la compréhension et du sens mis dans les activités.

Liberté pédagogique

Cette focalisation sur le déchiffrage se retrouve dans le guide orange CP qui ne peut constituer donc qu'un outil que chaque PE est libre de consulter ou non. La liberté pédagogique inhérente au métier, permet à chaque maître et maîtresse d'organiser les enseignements comme il lui semble le plus pertinent, selon ses élèves et ses progressions en respectant les programmes et instructions officielles. Cette liberté concerne bien évidemment également le choix de travailler avec un manuel ou sans. En aucun cas, des IEN ne doivent donc faire pression pour que soit achetée telle ou telle méthode. 

L'école « de la confiance » chère au ministre doit donc être celle de la confiance en la professionnalité enseignante. Enseigner est un métier de conception et non d'exécution. « Il en va de la réussite de nos élèves. »

Le courrier

Le courrier

S'il y a bien une donnée qui ne devrait pas échapper à l’Observatoire des rémunérations enseignantes du ministre c'est bien celle-ci. c'est en bas du tableau que l'on retrouve toujours les niveaux de rémunérations des enseignantes et enseignants français selon le regard de l'éducation 2018, publié par l'OCDE.
Ainsi après 15 ans d’exercice, en 2017, avec 2637 € brut mensuel, le salaire des PE se situaient 33 % en-dessous de la moyenne de leur homologues des onze pays comparables.

Cliquer pour agrandir 

Les salaires ne connaissent pas le réchauffement

Le dégel n’aura duré qu’un an. En janvier 2017 le point d’indice a connu une augmentation de 1,2%, après un blocage de six années. Mais en 2018 le gouvernement a de nouveau décidé le gel de la référence indiciaire des agents de la fonction publique et il est fort à craindre que l'annonce de la poursuite du blocage soit à l'ordre du jour du rendez vous salarial du 2 juillet prochain.
Depuis 1998, le coût de la vie a augmenté deux fois plus vite que les salaires des enseignants de l’école primaire et les cotisations retraites ont connu une augmentation régulière chaque mois de janvier depuis 2010. Aussi c’est aujourd’hui à plus de 15% qu’est estimée la perte de pouvoir d’achat des PE dans un contexte où l’Insee a constaté une inflation de 2% pour l’année 2018 et l’estime à 1,2% pour l’an prochain. 

Rémunérations inférieures aux cadres de la Fonction publique

Pourtant classés en catégorie A, les enseignants perçoivent des rémunérations très inférieures aux cadres de la Fonction publique et du secteur privé. En raison d’indemnités qui constituent plus de 30% de leur rémunération, certains agents classés en catégorie B ont une rémunération moyenne supérieure à celle des professeurs des écoles. En comparaison les primes et indemnités des enseignants du 1er degré constituent 7% de leur traitement. Cette question risque de pénaliser lourdement les enseignants dans le cas de la mise en place d’un régime de retraite par point prenant en compte salaires, primes et indemnités.

Écarts avec le second degré.

Depuis 1990, les professeurs des écoles sont recrutés au même niveau que celui des professeurs certifiés. Ce même niveau de recrutement affichait l’ambition d’une égale reconnaissance du métier enseignant. Mais la différence de rémunération avec les enseignants du second degré existe toujours : elle s’explique par un régime indemnitaire plus important dans le second degré, par l’ajout d’heures supplémentaires (quasi-inexistantes dans le 1er degré) et par un accès à la hors classe plus favorable. Le passage de l’ISAE de 400 à 1200€ en 2016 et un taux d’accès à la hors classe qui a triplé depuis 2012 pour les PE ont permis de réduire cet écart mais pas de le combler.

Ces chiffres sont connus de tous, le SNUipp-FSU n’a de cesse de les rappeler mais il nous faudrait un « observatoire » pour s’en assurer semble considérer le ministre. Peut-être faut-il lui appeler qu’il n’est pas besoin d’ajuster des jumelles. Ces chiffres le syndicat ne les invente pas, ils sont publiés chaque année et disponibles par une simple requête sur un moteur de recherche.
Alors l'augmentation c'est pour quand ? 

Bugs à répétition, règles chamboulées, autant dire que le mouvement 2019 ne se déroule pas de façon sereine. Depuis le début des opérations, le SNUipp-FSU a été mobilisé à tous les niveaux pour que les mutations se fassent dans la transparence, l’équité de traitement et pour défendre au mieux les droits des personnels, notamment dans le cadre des instances paritaires (CAPD et groupes de travail).

En dix questions

Aujourd’hui, et pour donner à voir au ministère les conséquences concrètes des modifications des procédures du mouvement qui méconnaissent totalement les réalités locales et empêcher que cette pagaille se reproduise l’an prochain, le SNUipp-FSU recueille l’avis des personnels. Un avis qu’il portera auprès du ministère pour revendiquer une remise à plat des procédures.

Remplir l'enquête

Pour la 8e année consécutive, les concours PE ne font pas le plein : le nombre d'admissions est en-dessous du nombre de places offertes sur le territoire : 858 postes perdus d'ores et déjà sur l'ensemble des concours dont 851 soit 99 % dans les seules académies de Créteil et Versailles. Dans ces académies régulièrement déficitaires, les concours supplémentaires, avec 700 places de plus offertes, ne suffiront pas à combler les manques. Les résultats risquent d'être les mêmes à Mayotte et en Guyane dont les résultats ne sont pas encore connus.

Les difficultés de recruter perdurent donc et s'accroissent puisqu'en 2018, l'écart entre admissions et places offertes étaient de 775 et en 2017 de 500. Dans le même temps, le nombre de personnes sur listes complémentaires du concours externe diminue: 682 cette année contre 808 en 2018.

Des personnels formés dans les classes


Il est donc plus que probable que l'administration ait recours aux personnels contractuels. C'est-à-dire sans la formation nécessaire ni statut.

Pour le SNUipp-FSU, cette situation est inacceptable : il faut dans les classes des personnels formés, rémunérés à la hauteur de la mission. Il s'est une nouvelle fois adressé au ministère dans un courrier pour réclamer, à court terme, l'ouverture des listes complémentaires. Mais, à plus long terme, c'est une réelle réflexion qui doit s'engager sur l'attractivité du métier avec une entrée progressive dans la profession, des salaires équivalents à ceux des autres pays de l'OCDE et une formation solide.

Pour la 8e année consécutive, les concours PE ne font pas le plein : le nombre d'admissions est en-dessous du nombre de places offertes sur le territoire : 858 postes perdus d'ores et déjà sur l'ensemble des concours dont 851 soit 99 % dans les seules académies de Créteil et Versailles. Dans ces académies régulièrement déficitaires, les concours supplémentaires, avec 700 places de plus offertes, ne suffiront pas à combler les manques. Les résultats risquent d'être les mêmes à Mayotte et en Guyane dont les résultats ne sont pas encore connus. 

Les difficultés de recruter perdurent donc et s'accroissent puisqu'en 2018, l'écart entre admissions et places offertes étaient de 775 et en 2017 de 500. Dans le même temps, le nombre de personnes sur listes complémentaires du concours externe diminue: 682 cette année contre 808 en 2018.

Des personnels formés dans les classes

Il est donc plus que probable que l'administration ait recours aux personnels contractuels. C'est-à-dire sans la formation nécessaire ni statut.

Pour le SNUipp-FSU, cette situation est inacceptable : il faut dans les classes des personnels formés, rémunérés à la hauteur de la mission. Il s'est une nouvelle fois adressé au ministère dans un courrier pour réclamer, à court terme, l'ouverture des listes complémentaires. Mais, à plus long terme, c'est une réelle réflexion qui doit s'engager sur l'attractivité du métier avec une entrée progressive dans la profession, des salaires équivalents à ceux des autres pays de l'OCDE et une formation solide.

Le courrier

Monsieur le Ministre,

De fortes canicules sont annoncées pour cette semaine. Nous nous étonnons de la communication tardive du ministère et de l’absence de mesures mises en place pour y faire face. Les recommandations d’usage envoyées aux écoles rappelant les consignes sur les risques d’exposition à la chaleur ne suffiront pas à faire face aux conséquences de la canicule dans les écoles.

En effet, dans bien des cas, le bâti ne permet pas d’y répondre : absence de volets ou de stores, notamment sur les baies vitrées, locaux mal isolés, points d’eau insuffisants ou trop loin des classes, cours sans ombre, absence de climatisation ou de brumisateur… Dans ces conditions « gardez les enfants dans une ambiance fraîche » comme le recommande le ministère est impossible.

Les enseignants sont inquiets du bien-être et de la santé de leurs élèves, comme de leurs conditions de travail, et se posent la question de faire classe dans ces conditions. Quelles réponses concrètes leur apportez-vous ? Vont ils être contraints de faire valoir leur droit de retrait pour protéger leurs élèves ?

Rapidement, il conviendra d’envisager un groupe de travail sur ces questions des conditions de travail pendant les températures extrêmes, de s’atteler sérieusement à une adaptation du bâti scolaire existant comme au cahier des charges des constructions d’écoles pour prendre en compte ces conditions climatiques qui vont être de plus en plus fréquentes au vu du réchauffement climatique. Un autre sujet à prendre également à bras le corps.

Dans l’attente, nous vous demandons d’informer l’ensemble des enseignants des écoles, de répondre aux questions qui se posent en prenant les mesures adaptées et d’alerter les municipalités sur la nécessité de répondre aux demandes des écoles.

Les recommandations ministérielles ici.

Un courrier d'alerte a été envoyé lundi 24 juin par la FSU aux personnes représentant la direction des ressources humaines et le ministère au CHSCT, Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

« En comparaison de leurs voisins européens les PE français sont assez peu satisfaits de leur formation initiale, réclament une formation continue sur la prise en compte des élèves à besoins éducatifs particuliers et manifestent un sentiment d’efficacité personnelle dégradé».  
C’est ce qui ressort de la note publiée par la DEPP au mois de juin à partir de l’enquête internationale « Talis » menée par l’OCDE en février-mars 2018. Elle établit une photo inédite du métier enseignant dans les écoles primaires françaises. Une enquête qui, pour la première fois, a interrogé un panel de personnels des écoles primaires dans quinze pays, dont six au sein de l’Union européenne.

Selon l’enquête, peu regrettent leur choix de carrière (7%). Et même si un sur cinq souhaite changer d’école, ils sont tout de même neuf sur dix à exprimer que dans l’ensemble leur travail leur donne satisfaction.

Pour autant, ils pointent un certain nombre d’insatisfactions notamment en regard de la formation initiale et continue dont ils peuvent bénéficier. Un manque qui explique sans doute le fait que les enseignants et enseignantes françaises se situent dans le bas du tableau concernant leur sentiment d’efficacité personnelle. Ils et elles ne sont ainsi qu’un tiers à « s’estimer très efficace pour expliquer les choses autrement ou amener les élèves à se rendre compte qu’ils peuvent avoir de meilleurs résultats scolaires ».

Gestion de classe

Les PE se situent globalement dans la moyenne s’agissant des pratiques à la gestion de classe. « Ils et elles sont toutefois légèrement plus nombreuses que leurs collègues européens à indiquer perdre du temps d’enseignement à cause de comportements perturbateurs de certains élèves ou à souligner que leur classe est perturbée par beaucoup de bruit », indique l’enquête. Une indication qui est sans doute, en partie, à mettre en rapport avec les effectifs dans les classes qui sont parmi les plus élevés des pays comparables.

Pour que la formation continue

Aussi les personnels des écoles françaises réclament-ils davantage de formation sur des objets comme l’utilisation du numérique dans les apprentissages ou encore la prise en compte des élèves à besoins éducatifs particuliers et ce, dans des proportions bien plus importantes que leurs homologues européens. Un signal sans appel qui vient confirmer une fois de plus l’urgence à développer une formation continue digne de ce nom.

Car si un tiers des répondants français a pu bénéficier d’une formation continue, contre la moitié dans les autres pays, ils ne sont par contre que 16% à exprimer un avis positif sur la qualité de cette formation, contre un tiers chez leurs voisins européens…

Décidémment il y a urgence. Urgence à développer des plans de formation continue qui partent des besoins réels des équipes et s’appuient sur les avancées de toute la recherche pédagogique. Une formation qui doit se faire sur le temps de travail et privilégier des méthodes de recherche-action à partir d’objets de travail définis par celles et ceux qui font la classe et l’école au quotidien. Et ce n'est certainement pas en prévoyant des temps de formation hors sol sur les temps de vacances que l'on fera évoluer la situation, sauf à vouloir seulement faire du chiffre et de l'affichage.  

C’est au bénéfice des élèves de la République démocratique du Congo, où trop d’enfants sont encore privés d’éducation, qu’est organisée la « rentrée solidaire » qui démarre en septembre.
Solidarité laïque , ONG de développement de l’éducation dont le SNUipp-FSU est membre, propose comme chaque année aux classes d’organiser une collecte de fournitures scolaires qui seront ensuite distribuées dans les écoles de ce pays parmi les plus pauvres du monde. L’occasion aussi de faire vivre dans les classes un projet concret d’éducation à la solidarité.

Système par points d’ici à 2025, décotes avant 64 ans, allongement des durées de cotisation… plus le projet gouvernemental se dévoile, plus il inquiète. Plusieurs points augurent d’un recul des droits pour les personnels salariés en général, les fonctionnaires en particulier et encore plus dans l’Éducation nationale, aggravant les inégalités femmes-hommes. 

Premier recul : le système par points annoncé pour 2025. Il prévoit de remplacer les 42 régimes actuels par un régime universel dans lequel « chaque euro cotisé ouvrira les mêmes droits ». Mais lesquels ? En effet, les cotisations seront remplacées par des points, cumulés tout au long de la carrière mais dont la valeur peut varier. Au moment de partir en retraite, ce sera donc l’inconnu. Le montant de la pension dépendra de la valeur de ces points à ce moment-là et il sera calculé sur l’ensemble de la carrière et non plus les 25 meilleures années ou les six derniers mois. Cela pénalisera toutes les interruptions de carrière, comme pour une maternité. Les simulations de la FSU montrent d’ailleurs une chute du montant des pensions par rapport au système actuel, notamment pour le corps enseignant, de plusieurs centaines d’euros.

Reculs

Ensuite, un recul de l’âge de départ à la retraite avance masqué. Promis, il reste à 62 ans, a redit Emmanuel Macron dans sa conférence de presse du 25 avril. Mais ce n’est qu’à 64 ans qu’il serait possible de partir à taux plein, ont évoqué plusieurs ministres. Et le Premier ministre l’a confirmé le 12 juin. Résultat, c’est bien deux années de plus qu’il faudra travailler si cette décision est prise. Car sinon, des décotes supplémentaires s’ajouteront à celles pour trimestres manquants.
Enfin, l’allongement des durées de cotisation arriverait plus vite que prévu, selon les « ajustements » évoqués par le Président. Ainsi la génération née en 1961 devrait cotiser 42,5 ans voire 43 et non plus 42 comme actuellement et ainsi de suite. En clair : travailler plus pour gagner moins. La FSU alerte sur ce projet, particulièrement défavorable aux fonctionnaires. Et poursuit les mobilisations pour un projet plus juste.

Un an après, alors que rien n’a bougé ou presque, la JPA, l’UNAT et Solidarité Laïque ont décidé d’élargir le cercle de soutien et de relancer la question des vacances sur la scène publique. Ainsi mouvements complémentaires de l’école, associations représentants les familles, organisateurs de séjours et syndicats, dont le SNUipp-FSU, se sont regroupés dans un appel pour constater que la crise sociale d’envergure que traverse notre pays n’a fait que souligner encore davantage l’importance du départ en vacances.
Ils rappellent que 40% des français ne partent pas en vacances dont 3 millions d’enfants, alors même que les français considèrent très majoritairement à plus de 80% que cela est indispensable pour leurs enfants et pour eux-mêmes. « Une assignation à résidence » évoque même le texte pour rappeler que « ne pas pouvoir partir en vacances renvoie à son propre statut et renforce le sentiment d’injustice ». 

Dépasser les constats

Et pour dépasser le constat, tous ces acteurs font une série de propositions adressées à la classe politique et dirigeante comme celle « d’instaurer un fond national d’aide au départ pour ceux qui ne partent jamais » ou encore de « consacrer une part obligatoire de la masse salariale à cette question dans toutes les entreprises ». Enfin, les signataires de l’appel souhaitent « mieux faire connaître les dispositifs d’aide au départ en vacances qui existent déjà » mais également « accorder des aides aux organisateurs de séjours qui pratiquent des tarifs différenciés ».

Toute une série de constats, de propositions et de mesures qui seront notamment débattus dans le cadre d’une rencontre organisée à l’assemblée nationale le 21 juin prochain.

Le communiqué

Les nombreuses et massives mobilisations enseignantes depuis la mi-mars, soutenues par les parents d’élèves et les élus, ont fortement pesé sur la commission mixte paritaire devant statuer sur le projet de loi Blanquer pour l’école. 

La suppression de l’article créant les établissements publics locaux d'enseignement des savoirs fondamentaux (EPLESF) en est un résultat De même, de nombreux amendements sénatoriaux de nature à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école comme l’article 6 ter plaçant les enseignants et les enseignantes sous l’autorité de la directrice ou du directeur devant les évaluer ou encore l’interdiction faite aux mamans voilées d’accompagner les sorties scolaires ne figurent pas dans le texte final. Le compromis trouvé entre les sénateurs et les députés a dû aussi tenir compte de cette forte mobilisation.

S’il permet de conserver quelques éléments fondateurs de la culture scolaire de l’école primaire, tous les dangers n’ont pas été écartés. Ainsi, la volonté de limiter la liberté d’expression des enseignants, les cadeaux faits à l’école privée, la création d’établissements locaux d'enseignement international réservés aux classes sociales favorisées et actant une école à plusieurs vitesses, la porte ouverte aux remplacements assurés par des étudiants sans concours ni formation, la suppression de l’organisme indépendant d’évaluation des politiques éducatives (Cnesco)… demeurent. 

Ces évolutions vont à l’encontre d’un service public d’éducation garant de la lutte contre les inégalités et acteur de la démocratisation de la réussite scolaire. Même si la loi Blanquer est finalement adoptée, elle n’en reste pas moins rejetée massivement. Les enseignantes et enseignants des écoles se sont mobilisés et se mobiliseront encore pour réclamer un autre projet pour le service public d’éducation qui réponde aux enjeux et aux besoins de l’école.

Paris, le 14 juin 2019

Le communiqué

Jeudi 13 juin se réunit la commission mixte paritaire, devant trouver un accord sur le projet de loi Blanquer pour l’école.

Les nombreuses et massives mobilisations enseignantes depuis la mi-mars, soutenues par les parents d’élèves et les élus, ont permis la suppression dans la version du Sénat de l’article créant les établissements publics locaux d'enseignement des savoirs fondamentaux (EPLESF).

Le SNUipp-FSU demande à la commission mixte paritaire de ne pas réintroduire cet article et de revenir sur les nombreux amendements sénatoriaux de nature à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école.

Il en va ainsi de l’article 1 renforcé qui limite encore davantage la liberté d’expression, mais aussi de l’interdiction faite aux mamans voilées d’accompagner les sorties scolaires au motif que « le temps scolaire doit demeurer un espace où aucun signe religieux ostentatoire ne doit être exposé aux élèves » ou encore la porte ouverte aux remplacements assurés par des étudiantes et étudiants sans formation, avant d’avoir eu le concours. Enfin, l’article 6 ter place les enseignants et les enseignantes sous l’autorité de la directrice ou du directeur qui les évaluerait.

Les enseignantes et enseignants des écoles s’opposent également à l’ensemble de la politique éducative conduite actuellement, notamment les injonctions pédagogiques et le déni de professionnalité que traduisent les évaluations, ou tout récemment la circulaire de rentrée publiée le 29 mai dernier.

La gestion calamiteuse des personnels incarnée par les dysfonctionnements du mouvement (affectations pour septembre) inquiète et met en péril une préparation sereine de la rentrée.

Pour toutes ces raisons, le SNUipp-FSU alerte sur le décalage entre les décisions ministérielles et la réalité du terrain. On ne peut pas penser l’école sans celles et ceux qui la vivent et la font. Les personnels des écoles se sont mobilisés, se mobilisent et se mobiliseront encore pour réclamer un autre projet pour le service public d’éducation afin de s’attaquer aux inégalités scolaires et démocratiser ainsi la réussite de tous les élèves.

Paris, le 13 juin 2019

« Une allocation de formation est attribuée aux personnels qui bénéficient lors des périodes de vacances de classe, d’actions de formations professionnelles. » C’est ainsi par décret que le ministère a ouvert la porte à la possibilité d’actions de formation continue obligatoires pour les personnels pendant le temps de vacances. Des formations rémunérées à hauteur de 120€ brut par jour et ne pouvant dépasser cinq journées annuelles précise le texte présenté au comité technique ministériel (CTM) du mercredi 12 juin.
Un décret qui a recueilli un vote en contre de l’ensemble des organisations syndicales qui avaient notamment demandé qu’y soit inscrit la notion de volontariat.

Les organisations syndicales présentes, dont le SNUipp-FSU, ont rappelé que les enseignants effectuaient déjà un service à temps plein avec une partie de travail invisible. Plus de 44h par semaine ont même conclu toutes les enquêtes institutionnelles ou syndicales qui ont été réalisées sur le sujet et en moyenne 11 journées de travail sur le temps de vacances a conclu une enquête de la DEPP. Ainsi, il est bon de rappeler que les vacances des élèves ne correspondent pas au temps de vacances des personnels des écoles qui assurent des tâches de préparation, corrections, rencontres, bien au-delà des 108 h inscrites dans les obligations réglementaires de service.

L’idée même que la formation continue puisse se faire sur le temps de vacances montre à quel point l’institution refuse d’investir sérieusement dans la formation de ses personnels en faisant l’économie de moyens de remplacements réservés à cet effet. Quelle autre profession accepterait de partir en formation sur son temps de vacances ? Le SNUipp-FSU rappelle que celle-ci doit se faire sur le temps de service et que le ministère doit veiller à maintenir les moyens en remplacement nécessaire pour qu’elle puisse se dérouler sans nuire à la continuité du service public d’éducation.

« Les services publics permettent la redistribution d’une part importante de la richesse nationale, participent à l’aménagement du territoire et sont une condition essentielle du développement économique et social du pays. » À l’occasion d’un colloque organisé le 12 juin à Paris, la FSU a redit son opposition au projet de loi dit de transformation de la Fonction publique et lancé un appel au respect du statut général des fonctionnaires, à réaliser les investissements et les recrutements nécessaires pour satisfaire les besoins et à défendre des services publics de qualité pour toutes et tous sur tout le territoire. 

L’appel

Face aux défis du XXIe siècle, la Fonction publique est indispensable !

Si les inégalités restent trop fortes en France, sans les services publics la situation serait encore plus critique. C’est déjà la remarque qu’avaient faite tous les observateurs lors de la crise financière et économique de 2008.
Les services publics permettent la redistribution d’une part importante de la richesse nationale. Ils participent à l'aménagement du territoire et sont, avec 72% des investissements publics réalisés par les collectivités territoriales, une condition essentielle du développement économique et social du pays.
Les services publics de l’Éducation, de la santé, du contrôle sanitaire, de la protection des citoyens et citoyennes, de la justice, de la culture, de l’environnement... ont permis une augmentation de l’espérance de vie, du niveau de qualification, une amélioration des conditions de vie de chacun et chacune.

Animés par les principes d’égalité, d’indépendance et de responsabilité, guidés par les valeurs de justice, de laïcité et de solidarité, ils participent à la cohésion sociale du pays.

Dans chacun de ses versants, État, Territorial ou Hospitalier, la Fonction publique fait vivre ces services. Elle est ainsi la clé de voûte de notre modèle social en assurant aux citoyen-nes la permanence, la proximité, l'accessibilité aux différents services publics.

La FSU est opposée au projet de loi dit de transformation de la Fonction publique.

Pour que notre modèle social continue de jouer tout son rôle, pour qu’il tienne cette promesse d’égalité qui est la sienne, pour qu’il réponde mieux aux besoins de la population, qu’il contribue à relever les défis de société qu’ils soient écologiques, économiques sociaux, culturels ou démocratiques, pour qu’il permette l’aménagement du territoire afin que personne ne se sente abandonné, à contrario de ce projet de loi, il est nécessaire et urgent de conforter l’action publique en lui permettant d’évoluer.

Cela passe notamment par :

• un dialogue social respectueux des organisations syndicales,
• un pilotage non vertical des services, tenant compte de l’expertise des agent-es et de l’avis des usager-es,
• une amélioration conséquente de la formation des agent-es,
• des investissements et des recrutements d’emplois statutaires de qualité à la hauteur des besoins des services publics,
• le respect du Statut général des fonctionnaires qui constitue autant de droits et obligations pour les agent-es que de garanties pour les usager-es.

La FSU reste et restera engagée pour défendre les services publics et la Fonction publique en lui permettant de continuer à s’adapter aux besoins comme elle a toujours su le faire depuis 1946.

La FSU reste engagée pour défendre les agent-es et obtenir le respect de leur travail, de leur qualification et de leur engagement professionnel si précieux et utile au bon fonctionnement des services.

La FSU reste engagée pour défendre des services publics de qualité sur tout le territoire répondant aux besoins des usager-es.

Elle appelle toutes et tous les agent-es, les usager-es, les élu-es à défendre aujourd’hui et demain la Fonction publique.

FSU - Paris - 12 juin 2019

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