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Toute l'actualité pédagogique, administrative, revendicative des PEGC et du collège dans la revue du secteur national des PEGC du SNUipp-FSU. Retrouvez le dernier numéro en téléchargement

Le Parisien sur la lecture

Le journal interroge la nouvelle annonce du ministre sur la lecture avec entretien avec Bernard Pivot et analyse du SNUipp-FSU: «Peut-être pourrait-il budgéter de nouvelles pistes, comme favoriser la rencontre entre élèves et écrivains, ou monter des ateliers d'écriture qui encouragent la lecture ? Mais tout cela a un coût».

BFM sur le manque d'attractivité du métier

Reportage sur la crise de recrutement notamment dans les académies de Créteil, Versailles, Amiens, en Guyane. 

France info

Le point presse du SNUipp sur la persistance de la crise de recrutemement et les solutions du SNUipp a été relayé dans de nombreux médias, notamment France info, l'AEF, l'AFP, France 3, le Café pédagogique, France info, l'OZP, Ouest France.

VousNousIls

Le blog a consacré plusieurs articles à l'enquête annuelle du SNUipp auprès des professeurs stagiaires sur leur formation et leur entrée dans le métier.

C dans l'air sur les raisons de la grève du 10

Le magazine de France 5 a consacré deux émissions lundi 9 et mardi 10 au mouvement de grève des fonctionnaires et des enseignants en particulier afin d'en analyser les raisons. A 45 min 40 et à partir de 15 min 30.

«Gérer les enseignants autrement, une réforme qui reste à faire » Le titre du rapport traduit bien la tonalité du récent rapport publié par la Cour des comptes. Un document à charge pour le gouvernement sortant qui dénonce de nouveau une gestion des enseignants marquée par « l’immobilisme », « les rigidités », « l’uniformité ». Pour les magistrats, les réformes menées dans l’Éducation nationale ces cinq dernières années « n’ont pas permis une transformation en profondeur de la gestion des professeurs ». La Cour des comptes met en regard les 54 000 postes créés, les nouvelles indemnités, la mise en place du parcours rémunérations et carrières avec l’absence de « contreparties » demandées aux enseignants en matière d’organisation et de temps de travail. « L’État n’a pas mis à profit cet effort budgétaire important pour procéder à des réformes structurelles », assène-t-elle.

A côté du sujet

Que propose la vénérable institution pour enfin transformer notre système éducatif ? Elle se borne à rappeler des préconisations déjà présentes dans son précédent rapport de 2013. Parmi elles, l’annualisation du temps de travail, le renforcement du pouvoir des directeurs et des chefs d’établissement allant jusqu’au recrutement des personnels, le développement des postes à profil, l’amélioration du lien école-collège avec l’affectation possible de PE au collège… Une posologie d’inspiration libérale bien éloignée de la vérité du terrain et des préoccupations des enseignants, exception faite du rappel de la nécessité de la mise en place d’une vraie formation continue. Et si on conseillait aux sages de la rue Cambon d’aller se frotter à la réalité des établissements scolaires avant de se lancer dans l’écriture ?

"A l'école, travailler avec la difficulté. Un enjeu complexe, des pistes à approfondir", tel est l'intitulé du colloque national organisé par le SNUipp jeudi 23 novembre à Paris. Sont prévues les interventions de Jacques Bernardin, président du Gfen, de Stanislas Morel, sociologue, de Florence Savourin, psychologue et de Jeanne Moll, maître de conférences honoraire en sciences de l'éducation mais aussi des tables rondes. Inscriptions en ligne ou auprès de la section départementale du SNUipp:

Il y aura fallu de multiples interventions du SNUipp-FSU et du SNES-FSU ainsi qu’une pétition en ligne déjà signée par près de 1 000 psychologues. Le ministère de l’Éducation nationale a confirmé au SNUipp qu'un accord interministériel vient d'être acté afin que le nouveau régime indemnitaire du corps des PsyEN soit mis en œuvre, même si la publication des textes réglementaires n'a pas encore eu lieu. La paye d'octobre sera donc la première dans le corps des PsyEN et inclura l’ensemble des indemnités liées à l’exercice dans ce nouveau corps.

Élections en novembre

Cette histoire à rebondissements illustre l’importance d’une défense efficace et opiniâtre des personnels. En novembre, les psychologues de l’Éducation nationale devront élire celles et ceux qui les représenteront dans les commissions administratives paritaires académiques et nationale. Le SNUipp-FSU et le SNES-FSU présenteront des listes communes partout en France.

Insuffisamment préparés à prendre la responsabilité d'une classe, stressés, surchargés : les professeurs des écoles stagiaires jugent sévèrement leur formation et les conditions de leur entrée dans le métier. C'est ce que révèlent les résultats de l'enquête 2017 du SNUipp-FSU auprès des enseignants en début de carrière. 

Les chiffres de la rentrée montrent également la persistance de la crise de recrutement pour devenir professeurs des écoles. De nombreuses académies restent déficitaires et l'embauche de contractuels ne peut être une solution acceptable. Le SNuipp demande le recrutement des lauréats sur listes complémentaires ainsi que des pré-recrutements de qualité. C'est ce qu'il a expliqué lors d'un point presse ce mercredi 11 octobre.

12 000 à Lyon, 10 000 à Bordeaux, 9 000 à Rouen, c’est par dizaines de milliers que les manifestants ont défilé partout en France le 10 octobre à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales de fonctionnaires. « Pour une Fonction publique de progrès social, pour l’augmentation du pouvoir d’achat, pour l’emploi public », résumait la banderole de tête du défilé parisien. La mobilisation était particulièrement forte à l’Éducation nationale avec près de la moitié des enseignants des écoles en grève, protestant contre le gel annoncé de leur salaire, le retour du jour de carence et le possible report du calendrier d’application de l’accord de revalorisation des carrières.

Un avertissement à prendre en compte

Les conditions d’exercice du métier étaient aussi au cœur de leurs revendications, avec la suppression des emplois aidés devenus indispensables au bon fonctionnement des écoles et un sentiment plus global de manque de considération. Un manque de considération auquel les déclarations à l’emporte-pièce du ministre de l’Éducation ne sont pas totalement étrangères. Cette mobilisation réussie est en tout cas un avertissement à ne pas prendre à la légère alors que le rendez-vous salarial est repoussé au 16 octobre prochain. La balle est désormais dans le camp du gouvernement.

Le communiqué

Mardi 10 octobre près d’un enseignant des écoles sur deux sera en grève pour dénoncer les mesures négatives annoncées par le gouvernement au détriment des fonctionnaires :

  • nouveau gel du point d’indice alors que l’inflation est prévue à la hausse détériorant ainsi leur pouvoir d’achat qui depuis 2010 a perdu 9%. Les salaires des enseignants du primaire sont déjà inférieurs de 22% à leurs homologues des pays de l’OCDE après 15 ans de carrière ;
  • rétablissement du jour de carence, injuste, car majoritairement compensé pour les salariés du privé et inefficace, car reportant et amplifiant la durée des arrêts maladie ;
  • possible report du calendrier d’application de l’accord de revalorisation des carrières PPCR.

Le projet de budget marque également une rupture en renouant avec des suppressions d’emplois dans la Fonction publique. Dans le premier degré, il acte une baisse des places aux concours qui hypothèque des recrutements en nombre suffisant pour la rentrée 2018. C’est un mauvais signal pour les étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement. Et depuis la rentrée ce sont 23 000 emplois aidés qui retournent au chômage à la fin de leur contrat, privant les écoles de leurs apports indispensables dans l’accompagnement des élèves en situation de handicap et l’aide administrative à la direction d’école.

En regard de cela, certaines mesures fiscales sont emblématiques de choix politiques. Ainsi la réforme de l’ISF qui bénéficie aux 340 000 contribuables les plus aisés coûtera 3,2 milliards d’euros au budget de l’État. Cette même somme permettrait pourtant de revaloriser les salaires des 5,5 millions de fonctionnaires avec une inflation à 1,8%. Le gouvernement marque ainsi clairement sa préférence entre les plus riches et ceux qui font fonctionner les services publics.

C’est pour cela que près de la moitié des enseignants seront en grève et que de nombreuses écoles seront fermées à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales enseignantes.

Paris, le 9 octobre 2017

AFP: "Les neurosciences, marotte du ministre de l'éducation ou piste pour apprendre mieux?"

L'agence reprise dans Libération ou TV5 monde  s'interroge sur le recours récurrent aux neurosciences pour tout expliquer des apprentissages. "Le sentiment aujourd’hui, c’est que Jean-Michel Blanquer prend parti pour les neurosciences, qui lui permettent de légitimer sa politique", remarque Francette Popineau, co-secrétaire générale, "on ne peut pas considérer une seule voix royale, qui permettrait de répondre à toutes les problématiques posées à l’école".

Blog L'Instit humeurs sur FranceinfoTV

Lucien Marboeuf, enseignant et auteur du blog L'Instit humeurs hébergé sur la plateforme FranceinfoTV, analyse la comm du ministre et sa volonté d'apparaître sans étiquette politique. "Pour l’instant, le grand public n’y voit que du feu, mais déjà le premier cercle commence à sourciller. D’après Le Monde, « certains, au sein du gouvernement, mettent déjà en garde contre des positions « trop conservatrices » affichées Jean-Michel Blanquer », met-il en garde.

Libération, grève mardi dans les services publics

Le journal annonce la mobilisation de mardi 10 octobre pour défendre les services publics.

Une campagne mondiale qui porte ses fruits

La Coalition mondiale contre la peine de mort, dont la FSU est membre, mène un travail d'éducation et des actions de plaidoyer qui visent d'une part, à dénoncer le caractère inhumain de la peine capitale, et d'autre part à démontrer son inefficacité en terme de dissuasion. Ces actions ont contribué à la diminution sensible des exécutions à travers le monde.
Il y a 40 ans, seuls 16 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes. À partir des années 1980, une dynamique générale en faveur de l’abolition de la peine de mort a émergé et s’est résolument poursuivie jusqu’à aujourd’hui. En 2017, ce sont 141 pays qui sont abolitionnistes en droit ou en pratique. Pourtant, en 2016, 23 pays ont encore procédé à des exécutions

Campagne 2017 : pauvreté et justice, un duo mortel

Ce sont la Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite, l’Irak et le Pakistan qui exécutent le plus. Dans les pays où la peine de mort est couramment appliquée, la Coalition dénonce la corrélation entre la peine de mort et la pauvreté. L’accès à la justice est inégalitaire, les accusés sont souvent marginalisés de par leur statut social, ils manquent de ressources sociales et économiques, ainsi que de relations politiques pour assurer une défense.
Ainsi, selon une enquête réalisée aux États-Unis en 2007, 95 % des personnes dans le couloir de la mort étaient issues de milieux défavorisés. En Arabie saoudite, les personnes pauvres de nationalité étrangère sont particulièrement désavantagées.

Au bout de 15 ans de carrière, les enseignant français du primaire ont un manque à gagner de 1 393 € par mois par rapport à la moyenne des enseignants de pays comparables ayant un meilleur système éducatif comme l'Allemagne, l'Irlande ou encore la Belgique.

Ce que nous voulons ? Un métier reconnu et rémunéré à sa juste valeur ce qui suppose tout de suite le rattrapage des pertes de pouvoir d'achat avec une revalorisation conséquente de la valeur du point d'indice.

Le rétablissement du jour de carence en cas de congé maladie représente une double peine pour les fonctionnaires : en plus de constituer une nouvelle amputation de leur pouvoir d'achat, venant s'ajouter à celles dues au gel de la valeur du point, à l' augmentation des cotisations retraites, il punit les agents, considérant qu'ils sont coupables d'être malades.

Le jour de carence est injuste

Parler d'équité avec le privé est injuste puisque pour de nombreux salariés du privé les jours de carence sont compensés par l'employeur. Une étude menée par l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé, publiée en 2009 montrait ainsi que 66% des salariés bénéficient d’une prise en charge du délai de carence par leur prévoyance entreprise. Dans la fonction publique en revanche, pas de compensation financière.

Le jour de carence est inefficace

Les données comparatives pour les salariés du privé le confirment, il conduit à différer l'arrêt de travail et à dégrader davantage l'état de santé du salarié. Les arrêts sont donc moins nombreux mais plus longs. De plus, des liens entre les absences pour raison de santé et les mauvaises conditions de travail sont établis.

Pour le SNUipp-FSU, réduire les inégalités n'est donc pas une affaire d' alignement sur les conditions les plus défavorables. Il faut au contraire mieux protéger les salariés du privé qui sont les moins bien couverts et exiger la fin des jours de carence, dans le privé comme dans le public !

Une décision inacceptable 

Alors que les écoliers et les enseignants viennent de poser leur cartable, ce sont 23157 CUI, selon les chiffres du ministère, qui n’ont pu franchir les grilles de l’école lors de cette rentrée scolaire. – 1585 sur l’académie d’Aix-Marseille, -394 sur celle de Poitiers ou encore -2331 à Lille. Après les annonces qui ont largement occupé l’actualité estivale c’est maintenant l’heure des comptes et de la confrontation au réel. La volonté affichée du gouvernement de réduire les dépenses publiques coûte que coûte vient nier les missions essentielles pour l’école que remplissaient ces personnels.

Fin de l'aide administrative à la direction d'école

Dans l’éducation nationale, la mesure touche prioritairement les personnes mis à la disposition des écoles pour l’aide à la direction. Qui va devoir quitter sa classe à chaque sollicitation pour aller ouvrir le portail que ce soit pour des familles en retard, des livraisons ou encore des visites de sécurité ? Qui va répondre au téléphone et aux nombreuses sollicitations qui arrivent toute la journée dans les écoles ? C'est une décision inacceptable dans un contexte d'alourdissement des tâches des directrices et directeurs. 

Des actions en cours 

Une pétition en ligne 

Des actions spécifiques dans les départements 

Et bien sûr une présence massive dans les défilés du 10 octobre...

Le SNUipp-FSU réclame le maintien et le retour de ces personnels sur leurs emplois. Ils doivent pouvoir bénéficier d'une formation qualifiante dans la perspective d'un emploi statutaire. Dans le même temps, nous demandons que toutes les écoles bénéficient d'une aide administrative pérenne.

Dans un courrier commun adressé au ministre de l’Éducation nationale, les neuf associations et syndicats*, dont le SNUipp-FSU, représentant les psychologues de l’Éducation nationale s’alarment des conditions d’organisation de la formation des stagiaires. Dans certaines académies, ceux-ci se voient refuser leur stage en pratique accompagnée de 14 semaines dans des académies limitrophes aux centres de formation, contrairement aux engagements pris par le ministère. « Cette situation, outre qu’elle introduit des inégalités importantes dans le traitement des stagiaires et rend très difficile pour certains d’entre eux la compatibilité avec une vie de famille, complique la vie des équipes », déplorent les signataires. Les organisations demandent qu’un groupe de suivi de la mise en place de la formation soit constitué très rapidement afin de tirer les enseignements du déroulement de cette année et de l’améliorer. Elles réclament enfin un groupe de travail pour que soit examinée la chaîne fonctionnelle et hiérarchique des PsyEN.

*Association des Conseiller.e.s d'orientation-Psychologues, Éducation nationale – France, Association des Enseignants-Chercheurs de Psychologie des Universités, Association Française des Psychologues de l’Éducation Nationale, Fédération Française des Psychologues et de Psychologie, Société Française de Psychologie, SE-Unsa, SNES-FSU, Syndicat National des Psychologues, SNUipp-FSU

« Nous soussignés réclamons que le versement de toutes les indemnités dues aux Psy-EN soit effectif sur le traitement du mois d’octobre avec rattrapage des sommes dues. » Le SNUipp-FSU et le SNES-FSU lancent une pétition en ligne pour que les engagements pris par le ministère sur le nouveau régime indemnitaire des psychologues de l’Éducation nationale soient tenus. Ils demandent également que dans l’attente de la signature de ces nouveaux textes, les indemnités jusque-là perçues par les psychologues des écoles et les CO-Psy leurs soient versées dans leur intégralité, avec une régularisation sur la paye d’octobre.

Le communiqué

Pour la première fois depuis six ans, le budget de l’Éducation nationale ne bénéficiera d’aucune création de postes. Avec l’ajout notable de la mission « jeunesse et vie associative », il franchit certes la barre symbolique des 50 lmilliards hors pensions, mais les acrobaties de présentation peinent à masquer un manque cruel d’ambition.

Si 3 881 créations de postes devant élèves sont bien annoncées pour le premier degré, ces créations proviennent des recrutements effectués en 2017. Elles seront financées au détriment des collèges et des lycées qui vont subir la suppression de 2 600 postes d’enseignants et de 200 postes de personnels administratifs. Ce budget en trompe l’œil camoufle l’absence globale de création de postes.

La priorité au primaire claironnée par le ministre aura donc bien du mal à se concrétiser et se concentrerait sur le seul dédoublement des CP en REP qui coûtera 3 400 postes. Les élèves de REP+ en CP dédoublé cette année se retrouveraient ainsi dans un CE1 « ordinaire » à la rentrée prochaine, alors que l’efficacité des effectifs réduits suppose de la continuité. L’absence de locaux disponibles, bien réelle par ailleurs, sert de prétexte à l’insuffisance des moyens créés pour dédoubler l’ensemble des 12 000 classes de CP et CE1 en éducation prioritaire.

L’essentiel des créations étant consacré au dédoublement, comment dès lors abaisser le nombre d’élèves dans les autres classes, enrayer les problèmes de remplacement, abonder les postes de Rased, poursuivre le dispositif prometteur du « plus de maîtres », développer la scolarisation des moins de trois ans et remettre en place une véritable formation des enseignants ?

Cerise sur le gâteau et pour la première fois depuis 2011, le nombre de postes offert au concours 2018 du premier degré baisserait de 2161. C’est un changement de cap majeur qui hypothèque des recrutements en nombre suffisant pour la rentrée suivante.

Par ailleurs ce projet de budget acte la suppression de plusieurs dizaines de milliers d’emplois aidés, renvoyant ces salariés au chômage sans apporter aucune solution à la poursuite des missions qu’ils exerçaient. Cette suppression va dégrader l’accompagnement des élèves en situation de handicap et confirme la fin annoncée de l’aide administrative à la direction d’école.

La priorité au primaire ne peut se payer de mots, elle a un coût. Comme l’a souligné le dernier rapport de l’Ocde, l’école primaire française est largement sous-investie, elle doit faire l’objet d’un engagement financier massif pour engager les transformations nécessaires d’une école toujours marquée par des inégalités insupportables. Le projet de budget ne répond pas à cet enjeu de société.

Paris, le 29 septembre 2017

Le communiqué

Pour la première fois depuis six ans, le budget de l’Éducation nationale ne bénéficiera d’aucune création de postes. Avec l’ajout notable de la mission « jeunesse et vie associative », il franchit certes la barre symbolique des 50 milliards hors pensions, mais les acrobaties de présentation peinent à masquer un manque cruel d’ambition.

Si 3 881 créations de postes devant élèves sont bien annoncées pour le premier degré, ces créations proviennent des recrutements effectués en 2017. Elles seront financées au détriment des collèges et des lycées qui vont subir la suppression de 2 600 postes d’enseignants et de 200 postes de personnels administratifs. Ce budget en trompe l’œil camoufle l’absence globale de création de postes.

La priorité au primaire claironnée par le ministre aura donc bien du mal à se concrétiser et se concentrerait sur le seul dédoublement des CP en REP qui coûtera 3 400 postes. Les élèves de REP+ en CP dédoublé cette année se retrouveraient ainsi dans un CE1 « ordinaire » à la rentrée prochaine, alors que l’efficacité des effectifs réduits suppose de la continuité. L’absence de locaux disponibles, bien réelle par ailleurs, sert de prétexte à l’insuffisance des moyens créés pour dédoubler l’ensemble des 12 000 classes de CP et CE1 en éducation prioritaire.

L’essentiel des créations étant consacré au dédoublement, comment dès lors abaisser le nombre d’élèves dans les autres classes, enrayer les problèmes de remplacement, abonder les postes de Rased, poursuivre le dispositif prometteur du « plus de maîtres », développer la scolarisation des moins de trois ans et remettre en place une véritable formation des enseignants ?

Cerise sur le gâteau et pour la première fois depuis 2011, le nombre de postes offert au concours 2018 du premier degré baisserait de 2161. C’est un changement de cap majeur qui hypothèque des recrutements en nombre suffisant pour la rentrée suivante.

Par ailleurs ce projet de budget acte la suppression de plusieurs dizaines de milliers d’emplois aidés, renvoyant ces salariés au chômage sans apporter aucune solution à la poursuite des missions qu’ils exerçaient. Cette suppression va dégrader l’accompagnement des élèves en situation de handicap et confirme la fin annoncée de l’aide administrative à la direction d’école.

La priorité au primaire ne peut se payer de mots, elle a un coût. Comme l’a souligné le dernier rapport de l’Ocde, l’école primaire française est largement sous-investie, elle doit faire l’objet d’un engagement financier massif pour engager les transformations nécessaires d’une école toujours marquée par des inégalités insupportables. Le projet de budget ne répond pas à cet enjeu de société.

Paris, le 29 septembre 2017

  1. A nouveau corps, nouvelles commissions paritaires
  2. Un vote par correspondance
  3. Une avancée historique
  4. Une question pour le vote ?
A nouveau corps, nouvelles commissions paritaires  #

Le statut de la fonction publique impose que tous les personnels appartenant à un corps désignent en leur sein des représentantes et des représentants pour siéger dans les commissions administratives paritaires. Des instances chargées d'assurer le bon déroulement des opérations administratives telles que les promotions ou le mouvement mais aussi dans lesquelles les élus du personnel portent la voix de la profession auprès de l'administration. Ces commissions paritaires seront réunies à l'échelle académique ce qui constitue un changement pour les psychologues du 1er degré. 

Un vote par correspondance  #

Le matériel de vote sera envoyé au domicile de tous les personnels pendant les vacances de la Toussaint. Le vote peut se faire dès réception du matériel et dans tous les cas avant la date du mardi 28 novembre, date limite de réception des votes. 

Une avancée historique  #

Le SNUipp-FSU et le SNES-FSU ont très largement contribué à la création du corps unique des Psychologues de l’Éducation nationale. C’est l’aboutissement d’une longue bataille syndicale pour assurer la reconnaissance pleine et entière de la place et de l’apport des psychologues dans l’ensemble du système éducatif.
Les psychologues de l’Éducation nationale ont un rôle important à jouer auprès des élèves, de leurs familles, auprès des équipes pluri-professionnelles, pour réduire les inégalités scolaires et au-delà les inégalités sociales.
Écoute, suivi, médiation, tout ce qui vise à favoriser l’épanouissement et le développement psychologique et social des enfants et des adolescents, leurs conditions d’études, leur réussite scolaire et l’élaboration progressive de leurs projets d’avenir sont essentiels pour lutter contre les déterminismes.
La création du nouveau corps des Psychologues de l’Éducation nationale reconnaît l’ensemble de ces missions et conforte les spécificités de chaque spécialité : éducation développement et apprentissages (EDA) dans le 1er degré, éducation développement et conseil en orientation scolaire et professionnelle (EDO) dans le 2nd degré tout en renforçant la coordination entre psychologues pour la liaison CM2-Sixième.

Une question pour le vote ?   #

N'hésitez pas à contacter votre section départementale du SNUipp-FSU

Ou envoyez un message à : electionspsy@snuipp.fr 

  1. Le PPCR remis en cause ?
  2. 23 000 emplois aidés supprimés
  3. Augmentation de la CSG
  4. Nouveau gel du point d'indice
  5. Jour de carence : injuste et inefficace

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement porte atteinte aux droits sociaux, aux protections des salariés, aux services publics .  Sous prétexte de favoriser l’emploi et de réduire le déficit budgétaire, des efforts sont demandés aux salariés, aux jeunes, aux femmes, aux retraités, aux précaires, aux bénéficiaires de l’APL…. tandis que des mesures favorisent les plus riches, notamment les actionnaires et les entreprises comme la baisse de l’ISF, sans s’attaquer vraiment à la fraude et à l’évasion fiscale. 

Traditionnelle variable d'ajustement des politiques d'austérité, les fonctionnaires sont à nouveau en première ligne. Le SNUipp-FSU, dans un 4 pages spécial téléchargeable ici détaille toutes les bonnes raisons qu'ont les agents de la fonction publique à se mobiliser massivement le 10 octobre prochain.

Le PPCR remis en cause ? #

Cet accord conclu avec le précédent gouvernement constitue un début de revalorisation, certes insuffisant, mais qui permet une amélioration des carrières. Le ministre de l’Action publique a annoncé le « possible décalage» d’un an à partir de janvier 2018 des prochaines mesures PPCR prévues jusqu'en 2020, ce qui serait une trahison de l’engagement de l’État.
Il faut s’opposer à ce report et exiger une amélioration des rémunérations qui permette un rattrapage progressif des pertes de pouvoir d’achat depuis 2010 dans un calendrier plus resserré.

Se mobiliser le 10 octobre c’est obliger l’État à tenir ses engagements et rappeler la réalité des salaires enseignants en France

23 000 emplois aidés supprimés #

Le gouvernement a annoncé la diminution drastique des emplois aidés. Dans l’Éducation nationale, ce plan social se traduit par une suppression de 23 157 emplois et un retour brutal à Pôle emploi pour ces salariés. Malgré la priorité donnée à l’accompagnement des élèves en situation de handicap, des milliers d’élèves ont dû faire la rentrée avec peu ou pas d’accompagnement. Ces suppressions d’emplois signent aussi la fin de l’aide administrative à la direction d’école, inacceptable dans un contexte d’alourdissement des tâches des directrices et directeurs.

Se mobiliser le 10 octobre c’est exiger le renouvellement de ces contrats dans l’attente d’un plan de formation et de qualification solide et de la création d’emplois pérennes.

Augmentation de la CSG #

Le gouvernement s'était engagé à augmenter de 1,7 % la CSG (contribution sociale généralisée) et à supprimer les cotisations sociales chômage. Cela constitue une augmentation de pouvoir d’achat pour les salariés du privé, mais pas pour les fonctionnaires contrairement aux engagements de campagne.
Les retraités dont la rémunération est supérieure à 1 200 euros subiraient une perte sèche, la revalorisation des pensions de 0,8 % au 1er octobre ayant pour seul objectif de compenser l'inflation avec un gel des pensions qui dure depuis 2014.

Se mobiliser le 10 octobre c’est s’opposer au recul du pouvoir d’achat des enseignants

Nouveau gel du point d'indice #

La valeur du point d’indice était déjà restée gelée de juillet 2010 à juillet 2016 avant une mesure de dégel de 1,2% obtenue en 2016 dans le cadre du protocole PPCR, notamment par l’intervention déterminée de la FSU.
Le gouvernement a annoncé un nouveau gel en 2017 et également en 2018 : c'est inacceptable. Les fonctionnaires ont déjà subi près de 9% de perte de pouvoir d’achat depuis 7 ans, en tenant compte de l’inflation et de l’augmentation de la retenue pour la retraite sur le traitement brut. C’est en moyenne une baisse de plus de 1% par an sur le salaire net à payer !
Par exemple, dans les années 1980, un enseignant en début de carrière gagnait l'équivalent de 1,8 Smic par mois, il n’en gagne plus aujourd’hui que 1,25.

Se mobiliser le 10 octobre, c’est peser sur le « rendez-vous salarial » fixé par le ministre.

Jour de carence : injuste et inefficace #

Le rétablissement du jour de carence en cas de congé maladie représente une double peine pour les fonctionnaires : en plus de constituer une nouvelle amputation de leur pouvoir d’achat, venant s’ajouter à celles dues au gel de la valeur du point, à l’augmentation des cotisations retraites, il punit les agents, considérant qu’ils sont coupables d’être malades. Et cela est renforcé pour les enseignants, particulièrement exposés aux maladies et ne bénéficiant d’aucune médecine de prévention.

Se mobiliser le 10 octobre, c’est refuser la double peine en cas de maladie

Pour dénoncer ces mesures inacceptables et peser sur les choix du gouvernement, le  SNUipp et la FSU, avec tous les syndicats de la Fonction publique , appellent les agents à se mettre en grève et à manifester massivement le 10 octobre prochain.

Non seulement la simplification des tâches administratives est loin d’être réellement effective mais la suppression de l’aide administrative aux directrices et directeurs d’école complexifie davantage leurs missions.

Parce que la direction c'est l'affaire de tous, parce que l’équipe enseignante refuse d’avoir un directeur isolé accaparé par des tâches administratives, Le SNUipp-FSU propose d'engager une démarche collective en conseil des maîtres par le vote d'une motion à envoyer au DASEN et à l'IEN avec copie au SNUipp. Les directeurs et directrices pourront s'appuyer sur cette démarche pour ne plus renvoyer bon nombre de documents inutile au bon fonctionnement de l'école.

Liste non exhaustive à adapter en fonction des réalités locales 

On ne renvoie plus 

- Ce qui est déjà connu de l’administration conformément au protocole de simplification national: De manière générale, on ne communique pas les informations déjà connues.

Exemples : Organisation de l’école (Enquêtes effectif, répartition pédagogique), Informations concernant les personnels déjà connus (habilitation langue vivante, éléments concernant la carrière des enseignants déjà disponibles dans des bases de données).

- Ce qui relève du contrôle : Le directeur n’a pas à intervenir entre les collègues et l'IEN sur tout ce qui concerne la carrière des enseignants des écoles et la gestion individuelle.


Exemples :
  • Tableau des 108 heures : faire confiance aux enseignants. Le directeur n’est pas le garant des ORS des collègues.
  • Congés maladie : inutilité de la fiche d’accompagnement avec avis du directeur, les enseignants peuvent renvoyer directement leur arrêt maladie à l'IEN.
  • Autres demandes d'autorisations d’absence : avis du directeur inutile
  • Les compte-rendus des conseils de cycle et de conseils des maitres sont gardés à disposition mais n'ont pas à être renvoyés.
  • Dans les relations avec les collectivités territoriales on ne traite que ce qu’on considère comme nécessaire au bon fonctionnement de l’école à la réussite des élèves et à la sécurité dans le respect de nos obligations de service.

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