SNUipp national

SNUipp-FSU Blog Posts
S'abonner à flux SNUipp national
Le communiqué Budget 2019 : l'école primaire faussement dotée

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer vient de préciser les chiffres du budget de l’Éducation nationale pour 2019. Ils vont affaiblir le service public d’éducation.

2 600 suppressions de postes prévues dans le second degré et 400 emplois de moins pour les personnels administratifs. Les conditions d’enseignement vont se dégrader dans les collèges et les lycées où la hausse des effectifs d’élèves se poursuit. Les services administratifs déjà au bord de l’asphyxie vont connaître des difficultés accrues pour gérer les personnels.

Dans le même temps, le ministre annonce environ 1 900 créations de postes dans le premier degré avec pour ambition de terminer le dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+. Ces créations ne suffiront pas à y parvenir puisqu’il aurait fallu prévoir 4 000 postes supplémentaires. Comme la baisse démographique ne permettra pas de compenser les manques, et on ne pourra éviter la suppression des « Plus de maîtres que de classes» encore existants, la fermeture de nombreuses classes ou l'insuffisance de postes d’enseignants spécialisés.

Cette dotation ne permettra pas d’améliorer la qualité d’enseignement notamment dans les 104 000 classes de notre pays qui comptent plus de 25 élèves ou encore les quelque 6 700 classes de plus de 30 élèves ? Tous les voyants sont au rouge avec un sous-investissement chronique dans le budget de l’éducation et des effectifs bien supérieurs à la moyenne des pays de l’OCDE. Or, la création de 1 900 postes ne représente qu’une hausse de 0,6% des moyens d’enseignement pour le primaire…

La question des moyens, si elle n’est pas la seule réponse, reste incontournable pour améliorer significativement la réussite de tous les élèves. Ce projet de budget 2019 montre que le gouvernement, au-delà des discours convenus, n’a pas la volonté de déclencher le véritable saut qualitatif dont notre école a besoin.

Le SNUipp-FSU, aux côtés de l’ensemble des enseignants continuera à exiger des moyens à hauteur des enjeux, avec en premier lieu le combat contre les inégalités scolaires. Revoir cette politique budgétaire et éducative sera au cœur de son engagement dans les mobilisations à venir et ce dès le 9 octobre prochain.

Paris, le 21 septembre 2018.

La lettre ouverte

Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale,

L’école de la confiance ne peut se construire sans dialogue social avec les membres de la communauté éducative, y compris les élèves, premiers concernés par les réformes que vous engagez. Or, depuis l’installation de votre ministère nous avons fait le constat de nombreux manquements à ce dialogue : concertation et consultations absentes ou bâclées dans l’urgence ou sans aucun impact sur les décisions ; mesures mises en place dans la précipitation ; méthodes de travail en Conseil supérieur de l’éducation qui ne permettent pas à ses membres de jouer pleinement leur rôle de représentants (calendriers non respectés, ordres du jour tardifs ou modifiés, projets de textes envoyés en dernière minute, durée incompatible avec des échanges approfondis, non-prise en compte des amendements et votes majoritaires …). Si la majorité des organisations du CSE ont choisi de boycotter ou de quitter la séance du 12 juillet, c’est parce que cette instance, pourtant indispensable pour construire et mettre en oeuvre les réformes dont notre système
éducatif a besoin, est devenue le théâtre d’un déni de démocratie.

Monsieur le Ministre, il est temps de mettre en cohérence vos propos et la méthode employée. La confiance ne se décrète pas, elle se construit, notamment par le débat. L’école ne peut pas changer sans les premiers concernés ; lutter contre les inégalités et faire réussir tous les élèves nécessitent l’implication de tous, autour de projets partagés. C’est le sens de la communauté éducative.
En cette rentrée 2018, nous vous exhortons à la concertation et au respect du Conseil supérieur de l’éducation. De nombreux chantiers sont en cours et ne peuvent être menés sans prendre le temps nécessaire pour recueillir les expertises de chacun. Ce sont les conditions indispensables pour faire de l’école un lieu d’émancipation et de réussite de tous les élèves.

CFDT, Sgen CFDT, Fep CFDT, CGT Educ’action, FAGE, FCPE, FSU, Snuipp FSU, Snes
FSU, Snep FSU, Snesup FSU, Snuep FSU, UNEF, UNL, UNSA Education, Se UNSA,
Snpden UNSA, Sien UNSA, A&I UNSA, Snies UNSA, Snmsu UNSA, SNPTES.

« Cinq heures d’activités pédagogiques complémentaires seront dégagées pour permettre aux professeurs de saisir les réponses de leurs élèves. Les saisies pourront intervenir jusqu’au 11 octobre. » Dans une lettre adressée au SNUipp le 17 septembre, Jean-Michel Blanquer reconnait implicitement les difficultés concrètes posées aux équipes d’écoles dans la mise en œuvre des évaluations CP et CE1 et en desserre le calendrier en repoussant la date de saisie des réponses du 28 septembre au 12 octobre.
Il les invite par ailleurs à prendre le temps de cette saisie des réponses sur celui des APC. S’il s’agit d’un premier bougé de la part du ministre, pour le SNUipp, les questions de fond sur les finalités de ces évaluations standardisées restent posées.

Moratoire

Pas de réponse aux questions posées sur les risques d’instrumentalisation de ces tests, risques que le syndicat avait évoqué dans sa lettre au ministre du 13 septembre.
Pas de réponse non plus sur la nature des remédiations qui seraient proposées, et qui pourraient bien être exclusivement calées sur les partis-pris ministériels en matière d’apprentissage de la lecture et des mathématiques.
Pas de réponse enfin quant aux répercussions possibles de ces évaluations sur les pratiques pédagogiques des enseignantes et des enseignants de maternelle.

Le SNUipp réitère donc sa demande de moratoire et appelle les équipes pédagogiques, via une motion à adopter en conseil des maîtres, à reprendre la main sur ces évaluations. Il les invite à en sélectionner les items qu’elles jugent utiles, à ne pas les faire passer dans l'immédiat. Il les engage aussi à ne pas saisir les réponses et à faire remonter les besoins de terrain.

Depuis plusieurs années, c’est à un véritable matraquage qu’est soumis le pouvoir d’achat des retraités : création de taxes telles que les 0,5% de CRDS et les 0,3% de CASA, suppression de la demi-part fiscale aux veuves, fiscalisation du supplément de 10% de pension, gel de la pension de 2013 à 2017 puis en 2018 et augmentation de la CSG. Aujourd’hui, le gouvernement annonce la fin de l’indexation des pensions sur les prix et une revalorisation des pensions de seulement 0,3 pour 2019 et 2020, alors que les prix ont augmenté de 2,3% ces douze derniers mois.
Pour les organisations syndicales et associatives de retraités réunies dans le « groupe des 9 », ce n’est pas acceptable.

Une nouvelle fois, elles appellent ensemble les retraités à manifester massivement les 3 et 18 octobre prochains pour exiger :

  • la suppression de la hausse de la CSG qui pénalise les retraités de 4,5 milliards d’euros et fait baisser le taux de remplacement de 2,5 % en net pour les retraités depuis cette hausse. Nous demandons l’inscription de cette mesure dans le PLFSS 2019 ;
  • la revalorisation de toutes les pensions, par la fin du gel des pensions, le rattrapage des pertes subies, le refus du 0,3 % 2019-2020 ;
  • l’indexation des pensions sur les salaires et un minimum de pension au SMIC pour une carrière complète ;
  • le maintien des pensions de réversion, sans conditions de ressources ;
  • la prise en charge de la perte d'autonomie à 100% par la sécu et ouverture d'un droit universel dans le cadre du service public.

Elle les invite également à signer la pétition en ligne qui sera remise aux parlementaires le 3 octobre prochain.

Le communiqué de la FSU

Le Premier ministre vient d’annoncer la fin de l’indexation des pensions sur les prix au nom de la « maîtrise des dépenses » et pour « privilégier la rémunération de l’activité et rompre avec l’augmentation indifférenciée des allocations ». L’abandon de l’indexation sur les salaires au profit de l’indexation sur les prix mise en œuvre par les précédentes réformes des retraites a déjà porté un coup rude aux retraité-es puisque leur pension se dévalorise par rapport au revenu des actifs. Ce phénomène a été aggravé par le report des dates de revalorisation.

Après le gel des pensions en 2018, la revalorisation sera de +0,3% en 2019 et 2020 alors que l’inflation est de 2,3% en un an. Cette nouvelle attaque contre les retraité-es s’ajoute à une série de mesures régressives qui ont sérieusement dégradé leur pouvoir d’achat.

La FSU rappelle que la hausse de 1,7 point de la CSG depuis janvier 2018 se traduit par une perte moyenne de 500 euros par an pour 9 millions de retraité-es.

Au printemps, le gouvernement avait annoncé des mesures spécifiques pour 100 000 retraité-es, mais le rapport parlementaire d’application de la loi fiscale n’a pas trouvé trace de l’application de cette mesure. Ce rapport confirme également qu’une majorité de retraité-es ne sera pas concernée par la suppression progressive de la taxe d’habitation prétendument destinée à « compenser » la hausse de la CSG.

Le gouvernement décide aujourd’hui d’une nouvelle perte de pouvoir d’achat des retraité-es. Cette décision prépare-t-elle de nouvelles mesures régressives pour l’indexation des pensions dans la future réforme des retraites ?

« Il faut contenir les dépenses » martèle sans relâche le Premier ministre. Mais une fois de plus, le gouvernement élude la question d’un meilleur partage des richesses et poursuit sa politique libérale en faveur des plus riches. Quid de la suppression de l’ISF ? Des profits du CAC 40 qui se sont envolés cette année y compris pour des entreprises qui licencient ?

La FSU dénonce le refus du gouvernement de revaloriser les pensions des retraité-es. Elle demande des mesures immédiates pour améliorer leur pouvoir d’achat qui passent par une revalorisation significative des pensions calculées à minima sur l’inflation, le retour à une indexation calculée sur les salaires, la suppression de l’augmentation de la CSG et l’augmentation des APL.

Elle appelle également les retraité-es à poursuivre la signature des pétitions pour la suppression de l’augmentation de la CSG et à participer massivement aux deux journées d’action prévues les 3 et 9 octobre prochains.

Les livrets d'évaluations nationales CP et CE1 arrivent dans les écoles et provoquent la consternation. Items inadaptés, temps de passation limité, aides non autorisées, elles vont inévitablement mettre les élèves en difficulté et ne permettront pas de mieux les faire réussir. Qui plus est, elles cantonnent les enseignantes et enseignants à la saisie des résultats, se trouvant ainsi dépossédés de leur analyse. 

Le communiqué Évaluations : l’échec programmé

Alors que le ministre généralise à cette rentrée les évaluations à différents niveaux de la scolarité, le dévoilement du contenu des tests des CP et CE1 est très inquiétant. En ne respectant pas les apprentissages réels des élèves issus des programmes de maternelle de 2015 et de cycle 2 de 2016, ces évaluations placeront artificiellement la majorité d'entre eux en situation d'échec et de stress important.

Le SNUipp-FSU constate que de nombreuses activités sont inadaptées tant du point de vue de leur contenu que de leur présentation ou des conditions de passation imposées. Des durées d'exercices strictement limitées et irréalistes seront trop souvent génératrices de stress et l'interdiction d'aide et d'explication contrariera inévitablement la relation pédagogique en construction par les enseignants avec leur classe et leurs élèves. De nombreuses propositions contiennent ce qu'on est bien obligé d'appeler des pièges et relèvent davantage de compétences expertes que de compétences exigibles à ces niveaux de la scolarité. 

Alors que la recherche recommande le recours à la manipulation dans les apprentissages des jeunes élèves, la seule modalité papier-crayon est pourtant convoquée bien qu'elle ne soit pas encore complètement maîtrisée par les élèves sortant de maternelle.
Alors qu'à l'école primaire de nombreux apprentissages se font en lien direct avec le contexte de la classe, ce qui permet ainsi de leur donner tout leur sens (prénoms, albums de la classe, expériences dans l'école ou dans le quartier...), la standardisation de ces évaluations évacue de fait toute cette dimension du travail des classes. Cela ne répondra pas à un des enjeux soulevés par les dernières enquêtes internationales : améliorer la compréhension.

Les enseignants, écartés de la phase d'élaboration de ces évaluations, le seront également pour la phase d'analyse des résultats de leurs propres élèves dont ils n'auront pas à corriger les tests. C'est pourtant eux les mieux à même d'identifier les obstacles auxquels sont confrontés les élèves dans leurs apprentissages et d'y apporter des réponses. Le SNUipp-FSU dénonce le fait que ce protocole, articulé aux différentes prescriptions concernant la lecture, fera glisser le métier d'enseignant d'un métier de conception vers un métier de simple exécution. 

Le SNUipp-FSU affirme que ces évaluations ne permettront en aucun cas de faire mieux réussir les élèves. Ce n'est pas en alarmant les familles et en renvoyant les enseignants à leur inefficacité présumée que le ministre œuvre pour l'école de la confiance. En voulant faire entrer de force le système éducatif et ses personnels dans la culture de l'évaluation et le pilotage par les résultats, il expose les jeunes élèves au risque d’échec précoce et cultive la méfiance de leur famille envers l’école.

Le SNUipp-FSU dénonce ce procédé et invite tous les enseignants à informer largement les familles sur la véritable nature de ces évaluations. Il s’est adressé aujourd’hui au ministère pour demander un moratoire afin de surseoir à leur passation. Par ailleurs, il appelle les équipes à reprendre la main sur l'évaluation, acte inhérent à la fonction d'enseignant, à ne pas les faire passer dans l’immédiat, ne pas saisir les réponses et à faire remonter les besoins de terrain.

Paris, le 13 septembre 2018

Pour le SNUipp-FSU, ces évaluations sont mal conçues : items inadaptés, temps limité, stress, aides non autorisées. De plus les enseignants sont cantonnés à la saisine des résultats, se voyant ainsi dépossédés de leur analyse. Considérant que ces évaluations ne peuvent être utilisées au bénéfice des apprentissages, le SNUipp-FSU adresse au ministère une demande de moratoire dans le but de surseoir à leur passation. De même, il a décidé de les rendre publiques et d'informer la profession pour l'aider à les analyser. Il appelle les équipes pédagogiques, via une motion à adopter en conseil des maîtres, à reprendre la main sur ces évaluations : sélections d'items, refus de passation dans l'immédiat. Il les engage à ne pas saisir les réponses et à remonter les besoins de terrain.

Les livrets d'évaluations et guides du maître  Pour le CP : guide du maître, français 1, français 2, maths  Pour le CE1 : guide du maître, français 1, français 2, maths En vidéo

Le communiqué du SNUipp-FSU

Obsédé par la culture de l’évaluation, le ministre de l’Éducation nationale n’aura pas manqué de se pencher sur celle de la France, livrée par le dernier rapport de l’OCDE « Regards sur l’éducation 2018 ». Il brosse cette année encore un portrait peu flatteur d’un système éducatif français sous-investi par l’État qui consacre au primaire 15% de ressources en moins que dans les autres pays membres de l’OCDE. Derrière la sécheresse des tableaux et des graphiques, se dessine un système éducatif qui reste plus marqué qu’ailleurs par les inégalités sociales de destin scolaire. 

Ce sous-investissement trouve des traductions dans les conditions concrètes de l’exercice du métier d’enseignant, avec par exemple un nombre d’élèves par classe plus important que dans les pays comparables, notamment en maternelle avec 23 élèves en moyenne, huit de plus qu’ailleurs. Autre particularité pointée par le rapport, la faiblesse des salaires des enseignantes et des enseignants des écoles, couplée à un temps de travail supérieur à leurs homologues de l’Union européenne. 

Les experts de la rue de Grenelle, adeptes d’un « retour aux fondamentaux », n’auront également pas manqué de remarquer que ces mêmes fondamentaux occupent déjà près de 60% du temps d’enseignement dans les écoles françaises, loin devant les autres pays comparables et qui réussissent pourtant mieux aux évaluations internationales.
Toutes ces données montrent une nouvelle fois que pour faire réussir tous les élèves et mieux reconnaitre les enseignants dans leur professionnalité, c’est bien un investissement sérieusement réévalué dans l’école qui s’impose. Cela passe par des créations de postes, de la formation initiale et continue pour les personnels, des salaires revalorisés et de la confiance à l’égard de celles et ceux qui font la classe au quotidien. C’est ce que le SNUipp-FSU portera, avec les enseignants, dans les discussions budgétaires qui vont s’ouvrir.

Paris, le 12 septembre 2018

Suite au rendez-vous manqué des Assises de la maternelle, la communauté éducative se retrouve le 17 novembre à la Bourse du travail de Paris pour une grande journée qui portera son ambition pour la maternelle. Une quinzaine d'associations et de syndicats dont le SNUipp-FSU, l'AGEEM, le GFEN, la FCEP, l'ICEM... mettront en lumière les démarches éducatives, pédagogiques, didactiques, éthiques et les conditions nécessaires à une entrée de qualité des enfants dans les savoirs et les apprentissages. Un sujet d'autant plus d'actualité que le ministère a annoncé son intention de revoir les programmes du cycle 1, alors que ceux de 2015 répondent aux attentes de la profession d'une école bienveillante, adaptée au jeune âge, alliant savoirs et épanouissement des élèves. L'imposition de "repères annuels" remettrait également la notion de cycle.

Une école première

L'école maternelle est une école à part entière, école première où l'on apprend et où l'on vit ensemble. L'école est un sujet éminemment politique, qui doit prendre en compte les approches plurielles et être mis en débat dans la société. Les organisations syndicales, les mouvements pédagogiques, les associations qui s'engagent sur le terrain, nous sommes capables de penser le métier collectivement. Ce Forum de l'école maternelle a donc été construit pour donner la parole à « celles et ceux qui la font vivre » et s'adresse à toutes les personnes engagées, enseignants, professionnels, experts, formateurs, membres d'associations, parents, élus...

L'école maternelle accueille tous les élèves, prend en compte leur diversité et vise la réussite de tous. Sur quels leviers s'appuyer pour arriver à faire « ce qu'il faudrait faire » pour y parvenir ? Quels obstacles ? Quels savoirs professionnels sont en jeu ? Avec quels partenariats ? La richesse et la complexité viennent de la diversité des cultures des différents métiers, des savoirs sur l'enfant et l'élève, de la coopération avec les parents, de l'état actuel des recherches en sciences de l'éducation et dans de nombreux autres domaines de la psychologie, de la sociologie, de l'analyse du travail...

Quatre axes de travail

Face à ces défis, le Forum de l'école maternelle permet directement de discuter ces idées. La journée ne suffira sans doute pas à épuiser le débat mais elle donnera l'opportunité de croiser les regards, d'échanger les points de vue et de penser ensemble. Conférences, ateliers, tables rondes, témoignages, échanges s'articuleront autour de quatre axes:
- Qu'est-ce que l'on fait à l'école maternelle ?
- Quels savoirs, quels apprentissages ?
- Quelles problématiques liées aux différents métiers et partenariats ?
- Comment réduire les inégalités ?

Programme complet et modalités d'inscription prochainement.

« Explorer la figure de l’animal à travers les âges et les représentations et dans ses relations complexes avec l’être humain. Car à la fois étranger et familier, repoussoir et miroir, l’animal nous parle aussi et surtout de nous. »

"L'animal dans tous ses états", c’est le thème de la nouvelle édition du concours de création plastique et littéraire, organisé par la Bibliothèque nationale de France (BnF) et le SNUipp-FSU, en collaboration avec la Ligue de l’enseignement, le Café pédagogique et de nombreux éditeurs de littérature de jeunesse. 

Un beau projet à faire vivre dans la classe avec à la clé un séjour en classe de découverte, une tablette, des livres et de nombreux autres lots.

Trois axes d'exploration

Les classes sont invitées à explorer le thème autour de trois axes : l’animal inconnu, l’animal familier et l’animal humanisé. Les œuvres réalisées, format papier, photo, numérique doivent s’accompagner d’une fiche pédagogique expliquant la démarche.
Des ressources seront prochainement disponibles sur le site de la BnF, ainsi que des visites et des ateliers conçus pour les élèves.

Inscriptions à partir du 10 septembre

Les classes peuvent s'inscrire du 10 septembre au 21 octobre inclus ici.

Les classes inscrites auront jusqu’au 10 mars 2019 minuit pour adresser leur œuvre par voie postale au SNUipp-FSU, jeu concours « L’animal dans tous ses états », 128 boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris.
Pour les œuvres numériques et tout contact, s’adresser à concours-snuipp@snuipp.fr

La feuille de route gouvernementale concernant l’Éducation nationale vient d’être rendue publique et nombre de points inquiètent. Sous prétexte d’économies, les fonctionnaires, dont les enseignants, sont dans le viseur au travers des quatre chantiers.

« Rénover les instances de dialogue social »

En voulant fusionner les instances, le risque est grand d’en réduire l’importance. Le rôle des CAPD, et CHSCT est pourtant essentiel dans la carrière des personnels concernant leurs affectations, les changements de départements, leur déroulement de carrière ou encore toutes les questions touchant à la  santé au travail.

« Élargir le recours au contrat »

L’objectif a le mérite d’être clair mais avec des incidences graves dans les classes. Recourir à des personnes non formées pour enseigner, en contrat précaire n’est certainement pas ce que porte le SNUipp-FSU. Ce recours va croissant dans les académies et chaque année de nouvelles emboîtent le pas. Il est temps de trouver une solution à la crise de recrutement qui perdure.

« Renforcer la rémunération au mérite »

Dans les écoles, cela passe notamment par la prime REP+ avec une part variable : 1000 € pour toutes et tous mais les 2000 € restant seraient attribués selon les « projets et progrès des élèves ». Sur quels critères ? Le SNUipp-FSU demande un même traitement de tous les PE en éducation prioritaire renforcé.

« Mieux accompagner les évolutions professionnelles »

Si l’idée semble attrayante, derrière l’arbre se cache la forêt des 120 000 suppressions d’emploi prévues par Emmanuel Macron dans la Fonction publique en favorisant les « départs volontaires » et une mobilité qui dans les faits manque de budgets (congés formation…)

La feuille de route de l'Éducation nationale

La feuille de route de l’Éducation nationale adossée à celle de la Fonction publique se décline quand à elle en trois axes.
Tout d’abord la mise en place d’une « culture de l’évaluation » selon les termes ministériels. Des évaluations standardisées s’imposent dans tous les CP et CE1 à cette rentrée, sans concertation et les PE en classe sont réduits à appliquer les consignes strictes puis à remonter les résultats en ligne. Quel objectif ? Quelles suites donner à ces évaluations ? Le SNUipp-FSU rappelle qu’elles doivent être au service des enseignants et des élèves et non un moyen de contrôle.
Deuxième axe : la nouvelle organisation en treize académies pour suivre le découpage en treize régions avec à la clé là aussi des économies de postes.
Enfin, la nouvelle politique de ressources humaines que le gouvernement veut introduire dans l’EN se traduit par l'augmentation des postes à profil, un pilotage très individualisé de la profession, une formation continue hors temps scolaire…  Des modifications sont prévues pour la formation initiale (place du concours avancé, pré-recrutements sans rémunération, davantage de responsabilité de classe). Sur ces questions le SNUipp-FSU a ses propositions, il entend bien les faire entendre dans les semaines à venir, aux côtés des autres syndicats de la FSU. Les réponses doivent être à la hauteur des enjeux de l’école : réussite scolaire de tous, réduction des inégalités, formation et rémunération des enseignants, inclusion réussie.

« À force de ne pas juger les professeurs, ça fait quinze ans qu’on flingue 20% d’une génération. C’est criminel. »

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, n’est jamais en peine d’une formule choc et vient encore de le montrer sur les antennes d’Europe 1. Afin d’installer dans l’opinion publique l’idée du salaire au mérite pour les enseignants, il les accuse de « flinguer » 20% d’une génération d’élèves. Rien que ça !
La ficelle est un peu grosse quand les difficultés de l’école française, qui échoue particulièrement à faire réussir ceux qui sont les plus éloignés de la culture scolaire, sont connues depuis bien longtemps.

De vraies difficultés

20% des élèves, c’est vrai, buttent aujourd’hui sur les compétences indispensables pour réussir leurs études puis leur vie professionnelle. M. Griveaux, plutôt que d’accuser les enseignants, serait bien inspiré de consulter tous les rapports et comparaisons internationales qui pointent la France comme mauvaise élève de la classe occidentale, tant en termes d’investissement pour son école qu’en fonction de critères comme le nombre d’élèves par classe, la trop grande focale mise sur les enseignements fondamentaux, la formation continue exsangue ou encore la trop faible rémunération de ses enseignants, particulièrement à l’école primaire.

École de la confiance ?

M. Griveaux ignore par ailleurs que les enseignants sont évalués. La dernière réforme de l’évaluation définit des rendez-vous de carrière ainsi qu’un accompagnement par les inspecteurs de l’éducation nationale. Pour autant, la seule pédagogie, même régulièrement évaluée, ne peut résoudre des difficultés culturelles, sociales qui nécessitent des politiques publiques fortes.

Qui peut penser que les enseignants n’ont pas à cœur de faire réussir leurs élèves ? Ils s’y attachent tous les jours avec opiniâtreté et conviction mais avec les moyens dont ils disposent.
Depuis un an, la petite musique de l’école de la confiance est présente partout dans les médias. M. Griveaux lui donne un écho très particulier. Pour le SNUipp-FSU, la confiance ça commence par du respect. Notamment pour les personnels.

Exit le bulletin de salaire qu’on récupère chaque mois dans un casier de la salle des maîtres, dès septembre, les enseignantes et les enseignants des écoles devraient avoir directement accès au précieux document via internet sur le site ensap.gouv.fr . Un « espace numérique propre, créé et administré par la direction générale des finances publiques et selon des modalités garantissant la sécurité et l'intégrité des données, leur confidentialité et leur accessibilité ».
Prudente, l’administration devrait toutefois poursuivre les envois "papier" durant les six prochains mois, le temps que le dispositif soit opérationnel dans tous les départements et de régler de toujours possibles bugs…

On y trouve quoi ?

Outre différentes informations liées à la retraite, déjà accessibles, l’espace numérique archivera désormais aussi les bulletins de salaire, les décomptes de rappel et les attestations fiscales, des pièces consultables, téléchargeables et imprimables à volonté. Les documents enregistrés dans cet espace numérique seront conservés tout au long de la carrière de l'agent et jusqu'à la fin de la cinquième année suivant celle de la liquidation de ses droits à pension.
Par ailleurs, la consultation et l’impression de ces documents doivent être possibles depuis les lieux d’exercice et l’administration est tenue de mettre à la disposition des agents « les équipements nécessaires leur permettant d’avoir accès à leur espace numérique sécurisé depuis leur lieu de travail », précise le texte réglementaire.

Dérogations

Toutefois, et à la demande de l’agent, la remise de la fiche de paie en format papier est possible durant la durée où celui-ci se trouve dans les situations suivantes :

- Pour les fonctionnaires, celles et ceux placés en congés maladie ordinaire, CLM, CLD

- Pour les personnels contractuels, qui quoi qu’il en soit n’auront accès à cette plateforme numérique qu’à partir du 1er avril 2019, ceux placés en congés maladie, congés de grave maladie, congés suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle.

A noter que le congé maternité est écarté de ces dispositions dérogatoires pour lesquelles les personnels concernés adressent leur demande au service qui assure leur paie. Ils doivent notamment préciser l'adresse à laquelle les bulletins de paie doivent leur être communiqués. Cette dérogation prend fin soit dès que les conditions qui la motivent ne sont plus réunies, soit à la demande de l’agent.

Rappelons-le, l'éducation à l'égalité et l'éducation à la sexualité existent depuis longtemps à l'école, il n'y a rien de nouveau. Évidemment, Il ne s'agit pas de parler de pratiques sexuelles en primaire, encore moins de travaux pratiques... Il s'agit bien d'une éducation au respect entre les personnes, afin de prévenir et d'empêcher les violences sexistes etou homophobes et les agressions sexuelles, notamment sur les enfants, avec quelques notions scientifiques sur la reproduction animale et humaine et la promotion d’une culture de l’égalité. 

Ces séances doivent répondre aux questions que se posent les élèves en insistant sur les relations affectives entre les personnes. Il doit s’agir prioritairement d’une « éducation affective, d’une éducation relationnelle de l’être humain, susceptible d’évoquer les questions relatives à la diversité » . Cette éducation doit aborder de manière « humanisante » l’éventail des comportements relationnels, être en mesure d’évoquer l’hétérosexualité et les discriminations sexistes, l’homosexualité et l’homophobie, et œuvrer, par la connaissance, à combattre préjugés ou angoisses personnelles bien souvent à l’origine des attitudes de rejet. 

On pourra écouter sur le sujet, Être et savoir sur France Culture, animée par Louise Touret, qui y a consacré son émission de rentrée du dimanche 2 septembre : Qui a peur de l'éducation à la sexualité ? 

Ou encore l'excellente chronique de Sophia ARAM sur France inter, lundi 3 septembre, intitulée « le retour de la rumeur » . Parce qu'il faut bien en rire un peu. 

Par ailleurs des outils pour la classe sont disponibles sur Eduscol et permettent de préciser les contenus et les enjeux de l'éducation à la sexualité 

Le SNUipp-FSU a également produit des brochures sur l'égalité filles-garçons ou encore l'éducation contre l'homophobie. Des outils qui se veulent un levier d’action pour que l’école progresse sur le chemin de l’égalité et qu’elle remplisse mieux sa mission pour la réussite et l’émancipation de toutes et tous.

Compréhension en lecture, calcul et résolution de problèmes, ateliers philo, plasticité cérébrale, inclusion... plus de 25 interventions sont au programme de la 18e Université d'automne du SNUipp-FSU qui se tiendra du vendredi 19 au dimanche 21 octobre au bord de la Méditerranée, à Port-Leucate dans l'Aude.

Ces trois journées de conférences, organisées en partenariat avec la Ligue de l'enseignement et la MGEN, sont toujours des moments privilégiés d'échanges entre le monde enseignant et la recherche, l'occasion de prendre du recul sur les pratiques et toutes les questions de métier.

Parmi les invités cette année, Sylvie Cèbe et Nathalie Bagilet témoigneront du travail conjoint PE-universitaires pour concevoir des outils didactiques. Sylvie Plane, ancienne vice-présidente du Conseil supérieur des programmes analysera l'impact des ajustements ministériels sur les programmes 2016 et de nombreuses autres interventions nourriront la profession.

En une demi-journée les places en lignes sont parties et une liste d'attente a été ouverte.

à suivre également le programme complet puis les relais sur Facebook , Twitter et le numéro spécial de Fenêtres sur cours .
Hashtag : #udasnuipp

En une demi-journée les places en lignes sont parties. Une liste d'attente est ouverte à partir de lundi via ce lien.

Compréhension en lecture, calcul et résolution de problèmes, ateliers philo, plasticité cérébrale, inclusion... plus de 25 interventions sont au programme de la 18e Université d'automne du SNUipp-FSU qui se tiendra du vendredi 19 au dimanche 21 octobre au bord de la Méditerranée, à Port-Leucate dans l'Aude.

Ces trois journées de conférences, organisées en partenariat avec la Ligue de l'enseignement et la MGEN, sont toujours des moments privilégiés d'échanges entre le monde enseignant et la recherche, l'occasion de prendre du recul sur les pratiques et toutes les questions de métier.

Parmi les invités cette année, Sylvie Cèbe et Nathalie Bagilet témoigneront du travail conjoint PE-universitaires pour concevoir des outils didactiques. Sylvie Plane, ancienne vice-présidente du Conseil supérieur des programmes analysera l'impact des ajustements ministériels sur les programmes 2016 et de nombreuses autres interventions nourriront la profession.

En une demi-journée les places en lignes sont parties. Une liste d'attente est ouverte à partir de lundi via ce lien.

à suivre également le programme complet puis les relais sur Facebook , Twitter et le numéro spécial de Fenêtres sur cours .
Hashtag : #udasnuipp

Compréhension en lecture, calcul et résolution de problèmes, ateliers philo, plasticité cérébrale, inclusion... plus de 25 interventions sont au programme de la 18e Université d'automne du SNUipp-FSU qui se tiendra du vendredi 19 au dimanche 21 octobre au bord de la Méditerranée, à Port-Leucate dans l'Aude.

Ces trois journées de conférences, organisées en partenariat avec la Ligue de l'enseignement et la MGEN, sont toujours des moments privilégiés d'échanges entre le monde enseignant et la recherche, l'occasion de prendre du recul sur les pratiques et toutes les questions de métier.

Parmi les invités cette année, Sylvie Cèbe et Nathalie Bagilet témoigneront du travail conjoint PE-universitaires pour concevoir des outils didactiques. Sylvie Plane, ancienne vice-présidente du Conseil supérieur des programmes analysera l'impact des ajustements ministériels sur les programmes 2016 et de nombreuses autres interventions nourriront la profession.

En une demi-journée les places en lignes sont parties. Une liste d'attente sera ouverte à partir de lundi sur le site via un lien.

à suivre également le programme complet puis les relais sur Facebook, Twitter et le numéro spécial de Fenêtres sur cours.

Compréhension en lecture, calcul et résolution de problèmes, ateliers philo, plasticité cérébrale, inclusion... plus de 25 interventions sont au programme de la 18e Université d'automne du SNUipp-FSU qui se tiendra du vendredi 19 au dimanche 21 octobre au bord de la Méditerranée, à Port-Leucate dans l'Aude.

Ces trois journées de conférences, organisées en partenariat avec la Ligue de l'enseignement et la MGEN, sont toujours des moments privilégiés d'échanges entre le monde enseignant et la recherche, l'occasion de prendre du recul sur les pratiques et toutes les questions de métier.

Parmi les invités cette année, Sylvie Cèbe et Nathalie Bagilet témoigneront du travail conjoint PE-universitaires pour concevoir des outils didactiques. Sylvie Plane, ancienne vice-présidente du Conseil supérieur des programmes analysera l'impact des ajustements ministériels sur les programmes 2016 et de nombreuses autres interventions nourriront la profession.

Inscriptions en ligne

Les inscriptions se font uniquement en ligne sur ce lien.

Attention, les places partent très vite. L'année dernière encore, l'Université d'automne a affiché complet : plus de 400 enseignantes et enseignants y ont participé. Les inscriptions seront prises dans leur ordre d'arrivée.

Le programme complet sera édité prochainement. Sur place, les pages Facebook et Twitter relaieront l'événement et un numéro spécial de Fenêtres sur cours rendra compte des travaux. 

La forme et le contenu de ces évaluations détermineront aussi bien les contenus d’apprentissage à privilégier que les méthodes que le ministère cherche à imposer dans la suite logique des circulaires sur le français et les mathématiques, parues au printemps dernier.
Le protocole proposé pour les CP que le SNUipp n’a pu consulter à ce jour que par écran interposé lors du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) du mois de juin, dépossède les enseignants aussi bien de la conception des items que de l’analyse des résultats. Ainsi toutes les réponses seront à saisir en ligne « tels qu’elles auront été produites par les élèves » et une application nationale traitera les données pour délivrer ensuite des résultats et des pistes de remédiation.

Lire : Nouvelles évaluations, comment ça marche ?  

Des évaluations instrumentalisées

Or comme le dit le sociologue Pierre Merle intervenant à l’ESPE de Bretagne, « penser que le travail pédagogique du professeur dans sa classe puisse être piloté par des évaluations nationales manifeste une méconnaissance du travail pédagogique effectif que le professeur doit réaliser ». Il observe, à l’inverse des besoins réels de la classe que « les évaluations standardisées font souvent l’objet d’une instrumentalisation politique et d’interprétations sommaires conduisant le ministère par exemple à recentrer davantage les apprentissages sur les ‘’fondamentaux’’ ».

Lire l'interview complète de Pierre Merle 

La France n’est pas la première à vouloir mettre en place une politique éducative qui s’appuie sur des évaluations standardisées. Depuis plus de trente ans, dans les pays anglo-saxons, elles agissent fortement sur le travail enseignant et ont conduit à la pédagogie tant décriée du « teach to test », dans laquelle les enseignements sont principalement centrés sur la réussite aux tests. Des tests dont les résultats ont ensuite une forte incidence sur les crédits alloués aux écoles…ou les salaires des enseignants.

Lire : Teaching to the test 

Évaluer pour classer

Ces « évaluations classantes », dit Bernard Rey, professeur en sciences de l’éducation, « faites à partir de critères et d’indicateurs nationaux » ne peuvent que permettre de « comparer les résultats des élèves entre eux sans regard et analyse de l’origine de leurs erreurs ». 

Lire : L’interview complète de Bernard Rey 

Aussi, bien loin du modèle d’une « école bienveillante et de la confiance », pourtant martelée tous les quatre matins sur les ondes par le locataire de la rue de Grenelle, ce type d’évaluation ne permet pas de valoriser ce que l’élève sait ou sait faire ni de lui montrer ses progrès ou le chemin qui lui reste à parcourir.

Ces évaluations pourraient bien n’être qu’un instrument à des fins politiciennes tout en dépossédant les enseignants de leur professionnalité. Une véritable évaluation formative ne peut être que conçue et analysée par les enseignants qui doivent l’inscrire dans un projet de classe et d’école. Celui-ci permet de prendre en compte le contexte d’exercice au plus près des besoins des élèves pour véritablement favoriser et démocratiser la réussite de tous.

Le SNUipp-FSU réaffirme que les enseignants sont des professionnels concepteurs et non de simples exécutants. Dans une véritable école « de la confiance », ni les élèves ni les enseignants ne doivent être soumis au stress permanent d’une évaluation à laquelle ils n’accordent que peu de sens. Des évaluations par échantillon peuvent être nécessaire pour analyser un système éducatif, mais elle ne saurait se confondre avec l’évaluation formative, conçue et analysée par les enseignants pour conduire les apprentissages.
Les évaluations proposées en cette rentrée ne répondent ni à l’une ni à l’autre de ces préoccupations.

Des évaluations à forts enjeux

Installées depuis trente ans dans les pays anglo-saxons, des évaluations standardisées agissent fortement sur le travail enseignant. Aux états-Unis, en l’absence de programmes fédéraux, les évaluations exercent un fort contrôle sur les enseignants dont la rémunération et l’affectation peuvent dépendre des résultats.
En Angleterre, dans le contexte d’une dérégulation de la carte scolaire, les protocoles standardisés participent d’une mise en concurrence des écoles. Des indicateurs publics nourrissent les stratégies de fréquentation des familles. Cette pression indirecte favorise l’émergence de pratiques pédagogiques uniformisées, orientées vers l’amélioration des données chiffrées.

Quelles conséquences ? 

Les effets pervers de ce type d’évaluations sont bien connus de la recherche. Le management par les résultats des élèves conduit parfois les enseignants à mettre en œuvre des stratégies de contournement, comme le bachotage ou le non-respect des consignes de passation. On observe également une tendance à la réduction du curriculum scolaire : les disciplines concernées sont privilégiées au détriment des autres. Cet appauvrissement des enseignements renforce les inégalités sociales dans l'accès aux savoirs et à une culture partagée. Les élèves les plus en difficulté sont souvent mis à l'écart et risquent davantage encore de basculer dans le décrochage scolaire.
L’imposition d’outils standardisés entretient également la déprofessionnalisation d’un corps enseignant démotivé car dessaisi de l’acte d’évaluer, partie intégrante du métier.

Des évaluations à fort enjeux

Installées depuis trente ans dans les pays anglo-saxons, des évaluations standardisées agissent fortement sur le travail enseignant. Aux Etats-Unis, en l’absence de programmes fédéraux, les évaluations exercent un fort contrôle sur les enseignants dont la rémunération et l’affectation peuvent dépendre des résultats.
En Angleterre, dans le contexte d’une dérégulation de la carte scolaire, les protocoles standardisés participent d’une mise en concurrence des écoles. Des indicateurs publics nourrissent les stratégies de fréquentation des familles. Cette pression indirecte favorise l’émergence de pratiques pédagogiques uniformisées, orientées vers l’amélioration des données chiffrées.

Quelles conséquences ? 

Les effets pervers de ce type d’évaluations sont bien connus de la recherche. Le management par les résultats des élèves conduit parfois les enseignants à mettre en œuvre des stratégies de contournement, comme le bachotage ou le non-respect des consignes de passation. On observe également une tendance à la réduction du curriculum scolaire : les disciplines concernées sont privilégiées au détriment des autres. Cet appauvrissement des enseignements renforce les inégalités sociales dans l'accès aux savoirs et à une culture partagée. Les élèves les plus en difficulté sont souvent mis à l'écart et risquent davantage encore de basculer dans le décrochage scolaire.
L’imposition d’outils standardisés entretient également la déprofessionnalisation d’un corps enseignant démotivé car dessaisi de l’acte d’évaluer, partie intégrante du métier.

Pages

Zircon - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.