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Avec la FSU, pour la Fonction publique
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Le gouvernement annoncé vendredi 20 mai s’inscrit en parfaite continuité avec le précédent. Le candidat Macron avait promis un gouvernement social et écologique, au final, il n’est ni l’un, ni l’autre. Ainsi, l’écologie n’apparaît qu’en cinquième et seizième position sur dix-sept dans l’ordre protocolaire de présentation des ministres, comme un symbole de la relégation de ces dossiers derrière les ministères régaliens, actant une forme de renoncement coupable et de reniement des promesses électorales. Les dossiers de la transition écologique et de la transition énergétique sont séparés, le lien avec l’industrie, l’agriculture, l’emploi ou les solidarités (autres ministères) n’est pas fait. Alors que la question est cruciale, les ministères du logement et des transports disparaissent. Le tout constitue un signal très négatif, au mieux de non-compréhension des enjeux, au pire de négligence assumée. Les questions environnementales et climatiques demandent une prise en charge globale, et une primauté sur les autres sujets : il y a urgence et l’occasion est une fois de plus manquée. Les positions favorables au modèle agricole dominant du nouveau ministre Marc Fesneau (s’étant prononcé par exemple contre l’interdiction du glyphosate en 2018), et par ailleurs le fait que lors de la passation à peine 3 mots aient été prononcés sur l’enseignement agricole public, nous font d’ores et déjà craindre la poursuite d’une prépondérance des lobbies dans la gouvernance de ce ministère.

Education, enseignement supérieur, justice : continuité !

A l’Education nationale, la nomination de Pap Ndiaye est certes un symbole de rupture. Mais le symbole ne fait pas tout : le programme éducatif porté par le candidat Macron (nouveau pacte enseignant, mise à mal de la voie professionnelle, autonomie, etc.) s’inscrit dans la droite, très droite ligne du quinquennat précédent et est donc synonyme de mise à mal du service public d’Education et de renoncement à la démocratisation de notre système éducatif. Par ailleurs, les urgences salariales et de recrutement doivent être traitées à la fois rapidement, en revalorisant les salaires, et par des mesures de fond pour assurer l’avenir de nos professions et du service public.

Dans l’enseignement supérieur et la recherche, la nouvelle ministre était auparavant présidente d’université et avait à ce titre travaillé le dossier LPR et en particulier les chaires juniors. On peut donc craindre qu’elle souhaite amplifier cette politique. Pour la FSU, il faudrait au contraire une réorientation de cette politique qui ne fait qu’organiser la concurrence des universités entre elles au détriment du service public et de la recherche.

Au ministère de la Justice, c’est la rupture dans la continuité, avec le même Garde des sceaux, lequel fait l’objet d’une procédure pour prise illégale d’intérêts. En outre, il ne modifiera pas une seule virgule du Code de Justice pénale pour les mineurs, texte hautement procédural qui engendre de la maltraitance tant chez les adolescent-es que les professionnel-les.

Fonction publique : il y a urgence !

Si la FSU se félicite qu’un ministère de plein exercice soit dédié à la Fonction publique, elle rappelle là aussi les urgences qui doivent y être traitées : revalorisation de la valeur du point d’indice et mesures générales pour les salaires et les carrières, égalité professionnelle entre les femmes et les hommes pour laquelle des mesures concrètes doivent être prises, abrogation de la loi dite de transformation de la Fonction publique qui a mis à mal la gestion de la mobilité et de l’avancement des personnels et aggravé les conditions d’emploi de nombreuses et nombreux agent-es (précarité accrue, allongement du temps de travail et remise en cause du droit de grève).

La FSU rappelle qu’elle est totalement opposée à un nouveau recul de l’âge légal de départ à la retraite, et qu’elle combattra toute réforme qui irait en ce sens. Le dossier des retraites serait confié à Olivier Dussopt dans le cadre du ministère du travail. Cela nous inquiète sur la capacité de ce ministre à créer les conditions du dialogue avec les partenaires sociaux en général et avec les représentant-es de la Fonction publique en particulier. La FSU interviendra auprès de lui pour porter son exigence de retour à une retraite à 60 ans à taux plein, elle mènera bataille par tous les moyens pour s’opposer à toute régression dans les droits à pension.

La FSU, engagée pour une société plus juste !

Au final, la mesure des urgences écologique, sociale, démocratique et féministe n’est pas prise en compte alors que le président Macron a reconnu le 24 avril que le résultat du vote l’obligeait. Au contraire, la composition de ce gouvernement sonne comme l’annonce de la poursuite par Emmanuel Macron de sa politique de casse sociale : nouvelle réforme des retraites, travail gratuit exigé des allocataires du RSA, poursuite du démantèlement des services publics, fragilisation de l’éducation. Dans la période de 3 semaines qui nous sépare de l’élection législative, la FSU continuera donc de mettre les enjeux sociaux au centre du débat public, en toute indépendance vis-à-vis des partis politiques mais avec la volonté de nourrir les dynamiques de progrès social et avec la volonté de porter au plus haut les revendications du monde du travail afin qu’elles se traduisent en mesures législatives et réglementaires. Elle appelle à aller voter massivement à l’élection législative, pour battre inconditionnellement l’extrême droite, mais aussi à rejeter massivement les forces portant les politiques néolibérales qui ont causé des dégradations considérables, augmenté les inégalités et qui contribuent à diffuser et favoriser la progression des idées d’extrême droite. Elle mettra tout en œuvre pour empêcher les projets régressifs de voir le jour et construira les mobilisations nécessaires pour leur faire échec.

 

Les Lilas le 24 mai 2022

L’article La feuille de route très libérale du nouveau gouvernement est apparu en premier sur Fédération Syndicale Unitaire.

La publication des résultats d’admissibilité aux concours externes montre que dans le premier comme le second degré, le nombre de nouvelles enseignantes et nouveaux enseignants réellement recruté-es sera très inférieur au nombre de postes ouverts aux concours.

Le ministère affirme que cette situation a été anticipée et que les élèves auront toutes et tous des enseignant-es devant elles et eux à la rentrée. Sa volonté inavouée est pourtant bien de favoriser le recours aux contractuel-les que pourtant les rectorats peinent à recruter. Finalement, de très nombreuses classes se retrouveront sans professeur-e à la rentrée.

Depuis 6 mois, le ministère refuse de publier les chiffres des inscrit-es aux différents concours. Il s’est donc évertué à cacher l’ampleur des effets de la réforme qu’il a imposée à toute la profession, alors que le vivier de candidat-es ne cesse de se réduire depuis 20 ans.

Aucun dispositif censé accompagner la réforme (PPPE, alternant-es-contractuel-les, AED en préprofessionalisation) ne fait le plein. Les résultats parus ces derniers jours prouvent que la crise de recrutement est systémique faute, notamment, de réelle revalorisation et d’amélioration des conditions de travail.

Pourtant la FSU avait alerté sur les conséquences structurelles immédiates de la réforme. Le ministère, en niant l’expertise de la FSU, prouve son mépris du service public d’éducation (enseignant-es et élèves).

Il est urgent de réagir pour assurer un recrutement à hauteur des besoins : revalorisation du salaire ; concours supplémentaire transitoire et report des postes inscrits au budget et non pourvus sur la session suivante ; systématisation des listes complémentaires ; amélioration des conditions de travail, de formation et d’entrée dans le métier avec un retour à un mi-temps pour toutes et tous dès la rentrée ; des moyens pour la formation et l’accompagnement des stagiaires.

La FSU confirme son mandat de l’instauration de prérecrutements massifs sans contrepartie de service, seule solution pour générer un flux suffisant de candidatures, et l’instauration d’un plan pluriannuel de recrutements.

L’heure est grave, et c’est le principe du recrutement par concours qui est remis en cause et menacé. La FSU réaffirme qu’elle y est attachée dans un objectif d’égalité d’accès au service public d’éducation sur tout le territoire.

Les Lilas le 20 mai 2022

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L’article Le recrutement des enseignant-es : une urgence à traiter pour le nouveau ministre de l’Education nationale est apparu en premier sur Fédération Syndicale Unitaire.

Le 19 mai 2022, sous le numéro 456425, le Conseil d’Etat a rendu sa décision à la suite du recours unitaire de la CGT, de la FSU et de Solidaires Fonction Publique, concernant le décret d’application relative à la négociation et aux accords collectifs dans la Fonction publique. Cette décision clôt favorablement ce combat judiciaire et syndical en confortant très largement notre analyse par une décision d’annulation partielle du décret. C’est sans conteste un revers pour l’administration qui s’arc-boutait sur des positions portant atteinte à la liberté syndicale et au droit de participation des travailleurs. Nous ne manquerons pas de nous servir de cette décision dans les négociations en cours et à venir pour rappeler à l’administration qu’elle ne doit pas excéder les limites clairement posées par le Conseil d’Etat.

Pour rappel, l’essentiel de nos critiques dénonce que ces textes qui réservent aux seules organisations syndicales représentatives et signataires d’un accord collectif l’initiative de leur dénonciation et de leur révision, et ce même après des nouvelles élections modifiant la représentativité. Comme il n’existe pas de dispositions permettant d’adhérer à un accord postérieurement à sa signature, une organisation syndicale non-signataire ne pourrait pas demander à modifier l’accord, quand bien même elle serait devenue représentative et majoritaire. Et une organisation syndicale signataire mais devenue minoritaire ne pourrait pas non plus ni dénoncer ni demander à modifier. Blocage qui signifierait que seuls les employeurs publics pourraient modifier un accord ou le dénoncer ! Scandaleux !

Un comité de suivi obligatoire ne doit pas s’apparenter à l’ouverture de nouvelles négociations

Même si le Conseil d’Etat considère que ce caractère obligatoire n’est pas illégal, il rappelle que le comité de suivi ne doit pas excéder ses prérogatives et doit se contenter de suivre la simple mise en œuvre de l’accord. Il ne doit pas s’apparenter à de nouvelles négociations. Ce garde-fou est fondamental afin de ne pas laisser l’administration outre-passer ses pouvoirs !

L’initiative de la révision d’un accord est possible pour une organisation syndicale représentative même non signataire

Sur ce point le revers de l’administration est évident. Dans le prolongement de notre QPC favorable, le Conseil d’Etat réaffirme clairement que réserver aux seules organisations syndicales représentatives signataires l’initiative de la révision porte atteinte aux principes du Préambule de la constitution de 1946 relatif à la liberté syndicale et au droit de participation des travailleurs. Ainsi en ajoutant une condition non prévue par la loi, l’administration a été prise la main dans le sac de vouloir restreindre le droit à la négociation collective des organisations syndicales.

En revanche sur la dénonciation d’un accord la décision est très critiquable, le combat doit continuer …

Tirant les conséquences de la précédente QPC jugeant conforme à la Constitution les dispositions réservant aux seules organisations syndicales représentatives signataires la possibilité de dénoncer un accord, le Conseil d’Etat se contente d’en prendre acte. Mais nous savons que lors de l’audience publique, le rapporteur public avait largement démontré l’incohérence et l’absurdité des dispositions contestées. En effet contrairement à ce que suggère l’Administration, une organisation syndicale devenue représentative n’ayant pas pu auparavant signer un accord (faute du caractère représentatif) ne pourra pas adhérer à un accord (faute de texte prévoyant ce processus d’adhésion) et ne pourra donc pas le dénoncer. Cela signifie donc que seuls les employeurs publics pourront dénoncer un accord si les signataires ont perdu leur représentativité ! En termes d’égalité des armes dans la négociation collective, c’est une aberration alors même que la dénonciation demeure un outil indispensable dans le rapport de force. Faire de la négociation dans la Fonction publique un levier de progrès social nécessite que les organisations syndicales représentatives soient à armes égales face à l’employeur public ! Nos organisations continueront de se battre sur tous les terrains pour que le gouvernement entende la légitime revendication des agent.es de la Fonction Publique !

Paris, le 20 mai 2022

20.05.2022 CP Unitaire - Services Publics
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L’article Pour une négociation à armes égales au service du progrès social dans la Fonction Publique (acte III et fin) est apparu en premier sur Fédération Syndicale Unitaire.

Madame Elisabeth BORNE
Première Ministre

Hôtel de Matignon
57 rue de Varenne
75007 PARIS

Paris, le 18 mai 2022

Madame la Première Ministre,

Vous prenez vos fonctions dans un contexte où plus que jamais nous avons besoin d’un service public de l’Education renforcé. Or l’Ecole publique et laïque a subi de profonds bouleversements ces dernières années. La multiplication des réformes imposées à marche forcée et le manque chronique de moyens ont dégradé les conditions de travail des personnels et des élèves. Une politique salariale inadaptée aux défis des rémunérations des personnels a conduit à un recul du niveau de vie des personnels. Les personnels aux plus faibles rémunérations en particulier les AESH, les AED, la plupart des contractuels se trouvent dans une précarité inacceptable. Le déficit d’attractivité des métiers de l’Education nationale et de l’Enseignement agricole public s’amplifie année après année.

La situation pour la prochaine rentrée est inquiétante. Avec la chute importante du nombre de présents aux concours de recrutement : des personnels vont manquer pour la rentrée 2022. Ceci alors que celles et ceux en postes dans les écoles, les établissements et les services sont épuisés par les réformes à marche forcée du dernier quinquennat et inquiets des projets annoncés.

Dans ce contexte, nos organisations FSU, UNSA Education, FNEC FP-FO, SGEN-CFDT, CGT Educ’action, SNALC, Sud Education, SNCL-FAEN, FO-EA, CGT Agri, SUD Rural Territoires et FCPE, considèrent que des mesures doivent être prises de toute urgence.

Il est nécessaire de mobiliser des moyens notamment en pérennisant partout où elles existent les listes complémentaires en y recourant en première intention. Il faut également dès maintenant renouveler les contractuels mobilisés pour assurer les remplacements cette année.

Dans l’immédiat, nous demandons un moratoire sur les suppressions de postes présentées dans les comités techniques malgré l’avis défavorable des organisations syndicales. Les dotations doivent être abondées pour tous les personnels.

Il est essentiel également de redonner de la force à l’Ecole publique, trop de fermetures d’écoles sont constatées sur l’ensemble des territoires.

Au titre des priorités à engager dès le début du quinquennat, nous vous confirmons notre exigence d’une revalorisation ambitieuse des salaires pour tous les personnels non seulement pour compenser la perte de pouvoir d’achat depuis plusieurs années mais pour redonner de l’attractivité aux métiers des services publics d’Education, sans conditionnement à des tâches supplémentaires, dans le respect des statuts et du droit à un déroulement de carrière. Dans un contexte d’inflation importante, le point d’indice doit être revalorisé dans les plus brefs délais, afin de rattraper les pertes subies depuis des années.

Enfin, le projet de réforme des retraites annoncé est inacceptable et nous vous confirmons notre hostilité à tout nouveau recul de l’âge légal pour pouvoir partir en retraite.

Soyez assurée, Madame la Première Ministre, que nous sommes déterminés dans la défense de l’Ecole publique, de ses personnels et des élèves. Nous serons particulièrement attentifs à la prise en compte de la voix des personnels et des parents d’élèves dans les premières décisions du gouvernement au regard de l’urgence de la situation.

Veuillez agréer, Madame la Première Ministre, l’expression de nos salutations respectueuses.

22 05 18 - Courrier intersyndical à la Première Ministre - EN et EA
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L’article Courrier intersyndical des organisations de l’Education nationale et de l’Enseignement agricole public adressé à la Première Ministre est apparu en premier sur Fédération Syndicale Unitaire.

Paris le 17 mai 2022

Monsieur le Président,

Madame la Première ministre,

Ces deux dernières années en particulier, la nécessité des services publics pour la population et l’engagement sans faille des agents publics ont été reconnus et salués

Pour autant, force est de constater que la traduction concrète et à la hauteur nécessaire de cette reconnaissance n’est pas au rendez-vous.

En ce tout début de quinquennat, nos organisations syndicales CFE CGC, CFTC, CGT, FA, FO Etat, FSU, Solidaires et UNSA de la Fonction publique estiment que des mesures importantes doivent être prises sans attendre.

C’est pourquoi, dans le cadre d’une démarche unitaire inédite justifiée par la hauteur des enjeux, elles ont décidé de vous solliciter en ce début de mandat.

La première des urgences est celle des salaires et du pouvoir d’achat. La situation actuelle en la matière est inacceptable.

Le traitement minimum court après le SMIC, les personnels émargeant aux plus faibles rémunérations sont de plus en plus nombreux·ses, les qualifications sont peu ou mal reconnues et les déroulements de carrière sont dégradés, voire n’existent tout simplement plus.

La cause principale de cet état de fait résulte de la quasi-absence d’augmentation et de mesures générales depuis douze ans.

Pierre angulaire des salaires des agentes et agents de la Fonction publique, le point d’indice doit en conséquence être fortement revalorisé et dans les plus brefs délais.

Par ailleurs, nous considérons que la mise en place d’un dispositif d’indexation de la valeur du point sur l’évolution du coût de la vie aurait toute sa pertinence. L’amélioration de tous les niveaux de la grille indiciaire et des carrières par des mesures générales est également un impératif du début du quinquennat.

Au titre des urgences, compte tenu des pistes évoquées durant la campagne électorale, nous vous confirmons notre hostilité à tout nouveau recul de l’âge légal pour pouvoir partir à la retraite.

De même, nous défendons sans ambiguïté le régime particulier des fonctionnaires notamment le code des pensions civiles et militaires (CPCM) et la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL).

Ces deux priorités, dont le caractère immédiat motive leur mise en exergue dans ce courrier, ne sont évidemment pas les seules questions qu’il convient d’aborder et auxquelles il sera nécessaire d’apporter des réponses satisfaisantes.

Attachées aux valeurs et principes portés par le Statut Général et à la Fonction publique de carrière comme garanties pour les usagers de missions publiques de qualité exercées de manière impartiale, nos organisations syndicales souhaitent pouvoir faire évoluer d’autres dossiers tout à fait structurants.

Il en est ainsi, notamment, des mesures à prendre pour avancer plus vite vers l’égalité professionnelle, des dispositions à mettre en œuvre pour restaurer la grille indiciaire et redonner de l’amplitude aux carrières, celles permettant de réduire la précarité de l’emploi ou encore des moyens pour le service public, ainsi que des conditions d’exercice de la démocratie sociale et de la représentation des personnels.

Cette mandature étant annoncée avec une large dimension sociale, nous ne pourrions comprendre que cette lettre n’ait pas de réponse concrète dans les délais les plus brefs.

Pour notre part, nous sommes d’ores et déjà disponibles afin de négocier les réponses positives qui ne sauraient être différées.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, Madame la Première ministre, l’expression de nos salutations respectueuses.

2022.05.17 - courrier intersyndical - PR-PM
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Après le suicide de Doona, étudiante trans de Montpellier en septembre 2020 et celui d’Avril en décembre 2020, celui de Dinah en octobre 2021, victime de lesbophobie, nous apprenons celui d’un élève trans au Mans. Si des actions ont été mises en place par le ministère au cours du mandat écoulé, si un plan de mobilisation contre la haine et les discriminations anti-LGBT a été édicté, la politique des cinq dernières années a trop souvent été teintée d’ambiguïtés et les moyens ont trop souvent manqué.

 Un bilan mitigé

En septembre 2021 sortait enfin une circulaire pour l’accueil des enfants trans à l’école. Si cette circulaire constitue une avancée non négligeable, il aura fallu le suicide d’une jeune trans à Lille et toute la pugnacité du Collectif et des associations pour que le travail soit initié au sein du ministère sur le sujet. Le Collectif ne peut se satisfaire de politiques publiques qui ne sont que dans la réaction au lieu de travailler à la prévention.

Si, sur l’ensemble des sujets LGBTI, des formations, notamment nationales, commencent à avoir lieu, elles n’ont pas l’ampleur nécessaire afin de rattraper les longues années de lacunes à ce sujet.

De plus, la réforme de la formation initiale lancée et plébiscitée par le ministère est dénuée de bon sens : dès septembre 2022, une grande partie des personnels stagiaires sera à temps complet dans les établissements, privée ainsi de formation : comment affirmer la priorité de la formation sur ces sujets et « en même temps » priver de formation les personnels ?

Le Collectif se félicite de la création, dans certaines académies, d’observatoires de lutte contre les LGBTIphobies, il est temps de les étendre à l’ensemble du territoire !

Des actions fortes et ambitieuses à mettre en place

 Le Collectif appelle la/le future ministre de l’Éducation Nationale à organiser un véritable plan de prévention à destination des personnels et des élèves sur le sujet des LGBTIphobies. Pour être ambitieux, le ministère doit :

– relancer dans les établissements des campagnes de prévention ambitieuses visibles et exploitables pour toutes et tous les élèves,

– faire en sorte que les trois séances d’éducation à la sexualité annuelles, leviers des luttes contre les LGBTIphobies, soient une réalité dans les établissements scolaires,

– généraliser dans toutes les académies les observatoires de lutte contre les LGBTIphobies,

– revenir à une véritable formation initiale, enseigner et éduquer sont des métiers qui s’apprennent et la prévention des LGBTIphobies exige que les personnels soient formés à ce sujet,

– offrir une véritable formation continue sur le sujet, celle-ci ne doit plus reposer sur la bonne volonté de collègues déjà sensibles au sujet,

– mener une politique de ressources humaines qui intègre la protection et le soutien des personnels, des affaires récentes démontrent que les personnels victimes ont souvent du mal à être reconnus et accompagnés.

Aujourd’hui encore, à Montpellier, à Lille, à Mulhouse, au Mans et ailleurs les LGBTIphobies mettent en péril la vie de nos élèves et étudiant.e.s. Il y a urgence à établir un plan de lutte contre ces discriminations à l’école.

Le 17 mai 2022

Lutte contre les LGBTIphobies l’Éducation Nationale peut largement mieux faire
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Appel à la mobilisation pour un monde d’égalité, un monde de paix !

Ce 17 mai, journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, est importante dans la lutte pour l’égalité et contre les discriminations. Après deux années de pandémie, les vies militantes associative et syndicale notamment pour les personnes LGBTQI+, reprennent enfin leur cours. Il est temps aussi de remettre leurs revendications en avant !

Celles-ci n’ont trouvé que peu de places dans les expressions politiques des échéances électorales nationales de 2022 qui n’ont fait émerger aucune proposition forte en la matière dans le débat public. Pourtant, le monde du travail demeure un des lieux d’expression des discriminations et notamment des LGBTphobies : injures, harcèlements, mépris, « outing » forcés, inégalités de traitement ou d’avancement de carrière, etc. Le niveau de protection des salarié∙es est toujours très insuffisant.

Années après années, les chiffres concernant les victimes de discriminations restent bien trop élevés, comme l’exposent régulièrement la Défenseure Des Droits (DDD) ou SOS Homophobie.

En effet, les résultats du dernier baromètre du DDD sont alarmants et sans appel :

  • 1 personne sur 5 dans la population générale a déjà subi une discrimination. Les jeunes (18 – 34 ans) sont beaucoup plus discriminés que la population générale : 1 jeune sur 3 a subi une discrimination, et 1 jeune sur 2 l’a subie au moment de chercher un emploi ou dans le déroulé de carrière.
  • 61 % des jeunes considèrent que les personnes sont souvent ou très souvent discriminées en raison de l’identité de genre ; 60% en raison de l’orientation sexuelle et 46% en raison du sexe.

D’après le rapport annuel de SOS homophobie, le travail est le 4ème lieu (après internet, les lieux publics et l’entourage familial) où les LGBTphobies sont le plus recensées. Ce constat est probablement sous-évalué au regard des signalements moins fréquents concernant le travail et surtout si l’on considère que près de 50% des LGBT qui ont été victimes de discriminations dans leur vie, l’ont été au moment du recrutement ou sur leur lieu de travail

Les employeurs ont l’obligation d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses et de prohiber les actes discriminatoires.

Il est urgent de mettre en place une négociation annuelle obligatoire, des outils effectifs et contraignants de lutte contre les discriminations, de suivi et prévention des discriminations, du harcèlement, mais aussi, de former et sensibiliser les salarié∙es et les directions sur ces questions afin d’obtenir l’égalité des droits et des environnements de travail inclusifs, sans stéréotypes de genre, ainsi que des mesures concrètes contre les violences au travail (prise en charge des frais d’avocats, mise en place de procédures d’enquêtes types, protection de la victime présumée sur le lieux de travail, etc.).

En France, des associations et organisations syndicales interviennent en milieu scolaire pour former et sensibiliser élèves et corps enseignant pour l’égalité des droits, le respect des identités de genre, des orientations sexuelles et contre toute forme de discrimination. Cela participe à ce que les générations futures soient sensibilisées à ces thématiques, plus inclusives et refusent la reproduction des stéréotypes genrés et patriarcaux. Mais il est nécessaire d’avoir des politiques éducatives beaucoup plus ambitieuses et engagées !

En milieu scolaire, si l’initiative, visant à définir un cadre pour mieux accueillir les élèves transgenres est louable, il est regrettable que la circulaire le prescrivant soit floue et ouvre de ce fait des possibilités à diverses interprétations, en fonction des sensibilités des chef∙fes d’établissement. D’autant que ces dernier∙es n’auront pas forcément les moyens alloués nécessaires (notamment financier, d’accompagnement et suivi psychologique) pour réellement sensibiliser et former les équipes pédagogiques.

Dans le supérieur, trop peu d’établissements mettent en place de réelles mesures pour lutter contre les LGBTphobies et pour accompagner les victimes, (64,1% des cellules de veille et d’écoute prennent en compte les LGBTphobies). De plus, la reconnaissance du nom d’usage s’avère parfois être un véritable parcours du combattant·e (63,38% des universités ne reconnaissent pas le nom d’usage) et cela entraîne chez les étudiant·es concerné·es de sérieuses problématiques.

Si en France le gouvernement a enfin voté un texte interdisant les thérapies de conversion, si la PMA a enfin été légalisée pour les couples de femmes cisgenres, la lutte est loin d’être finie. La loi ne résout en effet pas tous les problèmes et crée même encore des situations discriminantes envers les personnes LGBTQI+. Par exemple, il existe une discrimination en matière de filiation entre couples hétérosexuels et couples de femmes : ces dernières doivent en effet payer des frais notariaux contrairement aux couples hétérosexuels. De plus les personnes transgenres sont exclues de la procédure. Aussi, il convient de rester vigilant vis-à-vis des politiques de santé publique concernant la PMA. Les pénuries de gamètes rencontrées dernièrement ne permettent pas de rendre effective l’ouverture à la PMA pour toutes et tous. Certains couples se tournant, moyennant finance, vers des PMA à l’étranger. Il est nécessaire de donner les moyens d’un accès effectif pour toutes à la procédure et garantir la non-marchandisation du corps humain.

Rappelons enfin que la menace de l’extrême droite plane toujours. L’extrême droitisation de la société nous inquiète fortement. Pour une partie d’entre elles, les personnes LGBTQI+ ont aussi choisi le bulletin d’extrême droite. Nous souhaitons les alerter, comme le reste de la population. Lorsque l’extrême droite est au pouvoir, les droits de toutes et tous sont systématiquement remis en question. L’extrême droite prolifère sans cesse en exacerbant les clivages et divisions de la société et des travailleurs et travailleuses sur des motifs discriminants. C’est pour ces raisons que nous appelons à la mobilisation pour qu’aucune voix n’aille à l’extrême droite !

L’actuel contexte de guerre sur le sol européen, dans une zone géographique où les législations peuvent être très défavorables aux personnes LGBTQI+, ajoute de l’inquiétude quant à leur sort en cas de migration. En France, les migrant∙es LGBTQI+ sont particulièrement exposé∙es, en dépit du prolongement pour deux fois trois mois des récépissés de séjour. L’enregistrement des demandes d’asile s’est retrouvé fermé fin mars, laissant nombre d’exilé∙es sans allocation spécifique et sans solution d’hébergement ; les exilé∙es LGBTQI+ se retrouvant encore plus exposé∙es aux risques de violences.

Nous rappelons aussi que les insultes LGBTphobes, tout comme les insultes sexistes ou racistes pour dénoncer des adversaires ou contradicteurs, y compris les injures dites « passées dans le langage courant », véhiculent des stéréotypes LGBTphobes et ne peuvent être tolérés, dans l’engagement syndical et associatif, comme ailleurs dans la société.

Faisons de ce 17 mai, une journée de mobilisation et de revendication pour l’égalité et de lutte contre les discriminations.

Le mois de juin « mois des fiertés », de célébrations avec des marches dont le nombre est en très forte augmentation cette année, avec une cinquantaine de villes, doit faire l’objet dès ce 17 mai, d’une préparation exceptionnelle dans le monde du travail et le milieu scolaire.

Les organisations signataires appellent le monde du travail à participer massivement aux initiatives de toutes natures qui seront prises dans le cadre de la Journée Internationale de lutte contre les LGBTphobies et du mois des fiertés.

CP unitaire marches et IDAHOT 17 mai 2022
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Un président qui entend accélérer la politique néolibérale à marche forcée réélu contre une candidate d’extrême droite au programme de division et de haine : on n’a pas plus aimé 2022 qu’on avait goûté 2017…Le péril de l’extrême droite, écarté au second tour de l’élection, continue de s’ancrer sur fond de désespérance sociale créée par ceux-là mêmes qui se présentent comme les remparts à sa progression.

Mais mesurons ce qu’a été aussi cette campagne et ce que peut être celle à venir des élections législatives : le moment du retour de la question sociale, salaires, pensions et droits collectifs, envers et contre la volonté médiatique du début de la campagne d’imposer le seul débat identitaire et ses obsessions racistes et xénophobes.

Emmanuel Macron promet même d’être davantage à l’écoute et d’avoir une pratique du pouvoir plus horizontale. Pur affichage ? Tout porte à croire en effet qu’il restera vertical si ce ne sont pas les salarié-es, les jeunes, les retraité-es et toute la société civile qui le contraignent à prendre en compte leurs réalités et leurs revendications dans le cadre d’un véritable dialogue social qui soit source de progrès. Rester vertical, c’est aussi le titre d’un film de 2016 où se tenir debout apparaît comme le dernier rempart face à la meute de loups menaçante… Opposer à la verticalité du pouvoir un monde du travail debout, mobilisé, voilà un enjeu majeur de la période qui s’ouvre, soyons persuadé-es que nous en avons les forces.

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La FSU poursuit sa lutte contre la précarité dans la Fonction publique. Aujourd’hui, un·e agent·e sur cinq n’est toujours pas titulaire : contractuel·les de droit public, de droit privé ou fonctionnaires à temps incomplet dans le versant territorial, recruté·es sur des fonctions normalement assurées par des fonctionnaires ou sur des fonctions uniquement mises en œuvre par le biais de contrat comme par exemple les AESH.

Ce sont des personnes à qui l’administration impose des temps partiels et des salaires souvent plus faibles que ceux des fonctionnaires. Cette situation touche plus particulièrement les femmes et les jeunes.

C’est pour dénoncer cette situation, revendiquer un plan de titularisation et de résorption de la précarité que la FSU rassemblera le 25 mai des délégations d’agent·es contractuel·les de tous les secteurs de la Fonction publique.

Un rassemblement sera organisé à 14 h (métro Solférino) auquel seront convié·es des représentant·es politiques pour échanger sur cette thématique.

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Concrètement, cette journée s’organise en deux temps

– Un temps de formation qui sera l’occasion d’échanger sur les conséquences de la LTFP et des multiples dérogations qu’elle a ouvertes pour faciliter le recours à l’emploi contractuel en lieu et place de l’affectation de titulaires, notamment sur la situation des personnels et des collectifs de travail. Il s’agira donc aussi de regarder les évolutions des décrets qui régissent les dispositions applicables aux collègues contractuel-les. Nous ferons le point sur les mesures intermédiaires à défendre pour améliorer les conditions d’emploi, de travail et de rémunération des agent-es sous contrats. Et nous aborderons la revendication de la FSU en matière de plans de titularisation et de modalités de leur mise en oeuvre à la faveur des personnels.
Inscriptions ici : https://formation.fsu.fr/events/detail/NON+TITULAIRES++et+loi+TFP+-++Lutter+contre+la+pr%C3%A9carit%C3%A9

– Un temps d’action sous la forme d’un rassemblement pour exprimer nos revendications à 14h place Bainville, depuis le refus de la précarité, en passant par la reconnaissance de notre travail, des conditions de recrutement et d’évolutions professionnelles, jusqu’à l’exigence de la titularisation. Nous contactons les partis politiques pour qu’ils viennent s’exprimer lors de ce rassemblement afin que nous connaissions leurs programmes concernant cette question

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La FSU a décidé de monter, avec de nombreuses organisations syndicales, un convoi pour l’Ukraine.

Nos liens avec les organisations syndicales ukrainiennes ont été constants durant la période, leur capacité à identifier les besoins et à distribuer de l’aide à la population qui en a le plus besoin est avérée. Dans la continuité de nos engagements en faveur de la paix et de la solidarité internationale, ce sera une manière de manifester le soutien à la population ukrainienne.

Si vous souhaitez faire un don, merci d’envoyer vos chèques libellés à l’ordre d’Avenir Social : à la FSU (Avenir Social) – 104 rue Romain Rolland – 93260 Les Lilas avant le 15 mai.

2122_0604_Un convoi syndical Ukraine_communication publique

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Depuis 2003, l’Organisation internationale du travail fait du 28 avril la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Cette année, l’OIT met l’accent sur l’importance du dialogue social tripartite (Etat, employeurs, salarié-es) pour nourrir « une culture positive de la santé et de la sécurité ».

La France est très loin du compte : la loi de transformation de la Fonction publique, les effets du néomanagement, la dégradation des conditions de travail en raison de restrictions budgétaires pèsent lourdement sur la santé des agent-es de la Fonction publique. Pour la FSU, il y a urgence à changer de cap !

La santé au travail, un enjeu crucial
Mais la santé doit aussi être entendue au sens large, telle qu’elle est définie par l’OMS : « un état de complet bien-être physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Le travail, comme les autres activités humaines, doit permettre le développement des personnes et des collectifs ; le travail ne doit pas provoquer de pathologie ou de mal-être et l’employeur a ainsi l’obligation de protéger les travailleurs et travailleuses et doit mettre en oeuvre les moyens adaptés à cette protection ; mais elle doit aussi permettre aux individus de se développer, dans un cadre collectif. Cette protection concerne l’hygiène, les risques matériels et sanitaires, mais aussi les risques dits psychosociaux qui permettent de prendre en compte l’organisation, les relations sociales au travail et les conditions d’emploi.

En outre, pour la FSU, c’est aussi dans l’activité productive et au quotidien que la protection de l’environnement peut être mise en œuvre. Il faut contrer un productivisme destructeur, toutes les formes de taylorisme, le néomanagement et la recherche de la rentabilité financière. La mise en œuvre d’une véritable démocratie au travail doit permettre aux travailleurs et travailleuses de débattre des critères de qualité de leur propre activité et de son organisation, pour qu’un travail bien fait soit aussi un travail qui préserve à la fois leur santé et l’environnement. Il faut que les travailleurs et travailleuses, leurs représentant-es puissent, au plus près de l’activité, questionner les besoins essentiels, débattre et refuser des pratiques qui polluent, maltraitent les personnes ou les animaux ou qui nuisent à l’environnement.

Un bilan édifiant
Sur tous ces enjeux, la FSU fait le constat amer que la Fonction publique est très loin du compte. La loi de transformation de la Fonction publique a entrainé la disparition des CHSCT et leur remplacement par une formation spécialisée du nouveau Comité Social, ce qui risque d’entrainer une marginalisation des questions de santé au travail comme c’est le cas dans le privé.

La ministre de la Transformation et de la Fonction publiques a publié un premier plan santé au travail et une circulaire sur les secours en santé mentale juste avant la fin de la mandature, mais depuis des années, et notamment durant la mandature qui s’achève, les agent-es de la Fonction publique ont été particulièrement maltraité-es. Les réformes, la restriction des moyens humains et matériels, le management, la logique marchande, maltraitent l’ensemble des agent-es tout en dégradant les services publics, ce qui accroît la perte de sens et le mal-être au travail. L’impact sur la santé physique et mentale des agent-es est fort.

Les exigences de la FSU
Pour la FSU une autre ambition, plus forte, avec des moyens pour la médecine de prévention, pour les inspecteur-trices en santé au travail, et pour les représentant-es des personnels est nécessaire pour améliorer la santé des agent-es de la Fonction publique. Mais il faut aussi et c’est essentiel, une tout autre politique publique et budgétaire valorisant les services publics et leurs agent-es.

 

Les Lilas le 27 avril 2022

 

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