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Avec la FSU, pour la Fonction Publique
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Les organisations dénoncent l’absence de discussion salariale au niveau de l’ensemble de la Fonction Publique, tout étant renvoyé à des mesures insuffisantes, partielles et sectorielles. Par ailleurs, les discussions sectorielles, quand elles existent, n’interrogent quasiment jamais les carrières et l’avancement et n’apportent que des propositions sous forme d’indemnités, primes, heures supplémentaires, … etc.

Nous le redisons avec force : parce qu’elles sont inéquitables, parce qu’elles ne concernent qu’une minorité d’agent.e.s, parce qu’elles n’augmentent pas la rémunération de manière pérenne, parce qu’elles accroissent les inégalités entre les femmes et les hommes, les primes ne peuvent être la solution à l’urgence salariale.

Il faut donc sans attendre procéder aux légitimes et indispensables augmentations générales des traitements.

De nouveau, un décret a été publié à la fin du mois d’octobre créant une nouvelle prime dite « de fidélisation territoriale ». Le besoin de mesures spécifiques sur certains territoires comme la Seine Saint Denis est évident. Mais cette prime ne règle pas la question de l’attractivité du territoire en termes de conditions de travail pour les agent-es et d’accès aux services publics pour les usagers. Par ailleurs, sont exclu-es de manière injustifiable et scandaleuse les personnels territoriaux et hospitaliers, créant de nouveau des inégalités entre personnels.

Nos organisations syndicales soulignent donc qu’il s’agit là d’une mauvaise réponse à de véritables questions.

Les derniers chiffres officiels disponibles sont sans appel : selon l’INSEE, le salaire net moyen est en baisse dans les trois versants de la Fonction publique. Cette lourde et grave tendance est également confirmée par le dernier rapport du Conseil d’Orientation des Retraites.

Cette situation est la conséquence directe de l’absence prolongée de mesures d’augmentation de la valeur du point d’indice.

Outre ses effets néfastes pour les personnels et pour l’économie, cette austérité salariale a des effets délétères pour la qualité du service public. A l’hôpital, la liste des postes vacants s’allonge chaque jour faute de postulants. Le nombre de candidats aux concours de la Fonction publique est lui en baisse continue.

Alors que les agen.te.s de la Fonction publique sont en première ligne dans la gestion de la crise sanitaire, qu’elles et ils assurent leurs missions dans des conditions souvent difficiles, qu’elles et ils concourent chaque jour à la production de richesses, leur travail n’est clairement pas reconnu à sa juste valeur.

Et pourtant, le gouvernement persiste obstinément à poursuivre la politique de gel de la valeur du point d’indice engagée en 2010 et qui n’a connu qu’une brève parenthèse fin 2016/début 2017.

Avec les personnels, nous l’affirmons de nouveau : en matière de reconnaissance, ce ne sont ni les discours laudateurs, ni les médailles, qui peuvent satisfaire les agent.e.s !

La stratégie gouvernementale consistant à ouvrir des discussions sur les rémunérations limitées à certains secteurs de la Fonction publique produit les mêmes effets néfastes en termes de division des agent.e.s et d’insatisfaction. Nos organisations réaffirment leur opposition aux velléités de décorrélation de la valeur du point d’indice et leur attachement à l’unicité de la valeur du point dans les trois versants constitutifs de la fonction publique.

Le projet ministériel de lier la prise en charge du jour de carence à un hypothétique dispositif d’aide des employeurs au financement des cotisations de la protection sociale complémentaire est tout aussi inacceptable. Par mesure élémentaire de santé publique, le gouvernement doit cesser de tergiverser pour des motifs budgétaires et idéologiques, il doit suspendre immédiatement l’application du jour de carence puis l’abroger dans les meilleurs délais !

Nos organisations rappellent avec force l’urgence sociale d’augmenter les salaires de tou.te.s les agent.e.s. Elles soulignent que les marges budgétaires existent pour cela comme en attestent les dizaines de milliards d’euros d’aides supplémentaires accordées au patronat sans aucune contrepartie.

Avec les personnels, nous demandons :

-la revalorisation immédiate de la valeur du point d’indice

– l’attribution d’un nombre de points d’indice supplémentaires identique à tous-tes.

-un plan de rattrapage des pertes de pouvoir d’achat intervenues ces dernières années

-la revalorisation des carrières

-l’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes, en particulier la revalorisation des filières à prédominance féminine

– la revalorisation des pensions de retraite

-une véritable et pérenne compensation de la hausse de la CSG, hausse dont nous n’étions en rien demandeurs.

Sur ces bases, avec les personnels, nous exigeons une négociation sans délai portant sur des mesures générales pour l’ensemble des agent.e.s de la Fonction publique !

Paris, le 13 novembre 2020

L’article Primes et indemnités ne sont pas une réponse à l’urgence sur les salaires dans la Fonction publique est apparu en premier sur Fédération Syndicale Unitaire.

Muriel Salmona, psychiatre experte en psychotraumatologie, a créé l’ Association Mémoire Traumatique et Victimologie

Elle anime des colloques et conférences sur le thème de l’impact psychotraumatologique des violences

Ce site de l’association  présente de nombreuses données scientifiques et pratiques utiles aux victimes de violences, et aux professionnels et associations les prenant en charge.

L’association Mémoire Traumatique et Victimologie, créée en 2009 conformément à la loi de 1901, est une association d’intérêt général pour la formation, l’information et la recherche sur les conséquences psychotraumatiques des violences. Elle a pour but d’améliorer l’identification, la protection et la prise en charge des victimes de violences par une meilleure information du public et par la formation des professionnels impliqués, d’améliorer leur orientation et leur accès à des soins spécialisés de qualité, et aussi d’améliorer la connaissance et compréhension des conséquences des violences, dans l’optique de lutter contre toutes les violences et d’améliorer leur prévention. Elle n’a pas pour but de prendre en charge directement des victimes de violences.

L’intervention de Muriel Salmona sera retransmise en direct sur la page facebook de la FSU.

Posez vos questions dés à présent dans le module ci-dessous, et votez pour les questions prioritaires.

Clôture des questions à soumettre le lundi 23 novembre 2020 à 20h00

Tract
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L’article Muriel Salmona, invitée au CDFN de la FSU est apparu en premier sur Fédération Syndicale Unitaire.

Madame Amélie de Montchalin

Ministre de la transformation et de la fonction publiques

Hôtel de Rothelin-Charolais

101 rue de Grenelle

75700 Paris

Les Lilas le 6 novembre 2020

Madame la Ministre,

 

Dans le contexte de forte progression de l’épidémie, les organisations syndicales de la Fonction publique vous appellent solennellement à prendre les mesures d’urgence demandées depuis plusieurs semaines et sur lesquelles les tergiversations ne sont plus acceptables concernant les agent-es et le fonctionnement des services publics.

 

En particulier, nous demandons que les agent-es identifié-es comme vulnérables soient informé-es qu’ils ou elles ne doivent pas venir sur le lieu de travail et qu’ils et elles puissent bénéficier d’autorisations spéciales d’absence s’ils ou elles ne peuvent pas télétravailler, et que soient rétablies ces dispositions pour les personnels vivant avec des personnes vulnérables au domicile. Il s’agit non seulement de les protéger mais aussi de protéger la société toute entière, à l’heure où tout doit être fait pour éviter la surcharge hospitalière. Le flou qui règne actuellement sur leurs droits est dangereux. Une information large sur les 11 pathologies concernées et un rétablissement des droits pour les personnels vivant avec une personne concernée par une de ces pathologies doivent être faits en urgence.

 

Par ailleurs, le fait d’avoir rétabli l’application du jour de carence depuis juillet 2020 est un élément qui a contribué à aggraver la progression de l’épidémie puisque cela conduit les salarié-es du privé et les agent-es public-ques à minorer leurs symptômes pour éviter des prélèvements sur salaire. Il faut d’urgence cesser cette logique et abroger le jour de carence, injuste et inefficace en temps normal mais encore plus en période épidémique.

 

Enfin, un certain nombre de services publics continuent à fonctionner. Nous partageons l’idée qu’ils sont essentiels à la cohésion sociale, cependant leur fonctionnement ne peut se faire au détriment de la santé et de la sécurité des agent-es, des usager-es et de la population tout entière. Nous demandons que des procédures de protection claires pour les agent-es en contact avec le public soient mises en œuvre. Nous demandons également des recrutements supplémentaires en urgence pour les nettoyages et désinfections des locaux, pour l’accueil des usager-es dans de bonnes conditions et notamment des élèves dans les écoles et les établissements d’enseignement.

 

Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l’expression de nos salutations respectueuses.

 

Luc Farré

Secrétaire Général de l’UNSA Fonction Publique

  Christian Cumin

Président de l’Interfon CFTC

  Pascal Kessler

Président de la FA-FP

  Baptiste Talbot

Coordinateur de la CGT Fonction Publique

  Gaëlle Martinez

Déléguée Générale de Solidaires Fonction Publique

  Benoît Teste

Secrétaire Général de la FSU

 

 

L’article Lettre ouverte à Amélie de Montchalin sur la situation sanitaire dans la Fonction publique est apparu en premier sur Fédération Syndicale Unitaire.

Depuis le 30 octobre les salarié-es et la population subissent un deuxième confinement suite lié au Covid 19, pour lequel le gouvernement porte une lourde responsabilité.
Cette décision est intervenue alors que la saturation des hôpitaux est proche, le nombre de lits en réanimation s’avère encore une fois gravement insuffisant, les personnels de santé sont épuisés les mettant en danger en même temps que les patient-es.
A quelle situation sanitaire faudra-t-il faire face pour qu’enfin les mesures d’urgence en matière de santé soient prises ? Nous revendiquons de toute urgence :
– la distribution gratuite des masques,
– l’ouverture de lits de réanimation en nombre suffisants dans les hôpitaux publics,
– la création des 400.000 emplois pérennes supplémentaires nécessaires y compris dans le médico-social et l’action sociale
– une revalorisation bien plus conséquente des salaires des soignant.e.s et de ces personnels, y compris des étudiant-es en santé réquisitionnés-es.
Revenir sur la casse de l’hôpital public ne peut plus longtemps être différé.
Ce confinement est encore axé sur une stratégie de continuité de l’économie avant tout, qui cette fois-ci inclut l’ouverture des écoles dans des conditions sanitaires qui posent de sérieux problèmes. Cette ouverture dans ces conditions déplorables, a une fonction économique avant tout, alors que c’est l’enjeu pédadogique et la sécurité sanitaire qui doivent primer. Les protocoles sanitaires sont impossibles à mettre en oeuvre par manque de  moyens, la saturation des espaces et des classes, par manque de personnel éducatif, d’entretien, de restauration et périscolaire. Encore une fois la réponse du gouvernement vis à vis des lycéen-es et personnels en grève, c’est la répression et la violence policière ! Ceci n’est pas acceptable.
Nous revendiquons tous les moyens nécessaires pour que les élèves et les étudiant-es, et que les enseignant- es et l’ensemble des personnels socio-éducatif soient protégé-es et puissent faire cours en présentiel, et dans des conditions matérielles et morales satisfaisantes.
Si l’urgence à faire cesser la pandémie ne se discute pas, il n’en est pas de même des conditions dans lesquelles les salarié-es continuent de travailler et plus particulièrement ceux des secteurs de première nécessité. Il est urgent que le gouvernement abroge enfin les jours de carences.

Le télétravail rendu obligatoire doit aussi questionner : les dangers d’une exploitation des travailleureuses via ce mode de travail sont importants (absence de matériel, de temps de pause, de séparation avec le temps  personnel…) tandis que les femmes subiront par ce biais encore plus l’injonction de devoir gérer le professionnel et les tâches domestiques et d’éducation.
La précarité et le chômage s’aggravent encore, les mécanismes de compensation mis en place à travers le chômage partiels sont certes utiles mais insuffisants. Ils ne peuvent cacher les licenciements massifs et d’opportunité des grandes groupes, tandis qu’on leur verse des subventions et aides de toutes natures sans conditionnalité ni contrepartie. Ils ne peuvent pas non plus compenser les dégâts provoqués par la mise en place du premier volet de la  réforme de l’assurance chômage dont nous exigeons l’abrogation dans sa totalité. Les minimas sociaux et les salaires doivent être fortement revalorisés pour permettre aux plus pauvres, de plus en plus nombreux, de subvenir à leurs besoins. Le RSA doit pouvoir être versé dès 18 ans et l’aide à la recherche du premier emploi remis en place. Face à l’explosion de la précarité étudiante il faut d’urgence augmenter le nombre de boursier.es, le montant des bourses et des APL. La réduction et le partage du temps de travail doit urgemment être mis en place, comme réelle alternative à un marché de l’emploi qui va à sa perte.
Et si le travail continue, la possibilité réelle de se défendre syndicalement, la liberté de manifester, de se rassembler, de contester doivent aussi être garanties à l’ensemble des travailleur-euses, et ceux et celles qui expriment leurs opinions !
Les choix de ce gouvernement sur ce qui relève pour lui de la première nécessité laissent aussi songeur, et les atermoiements sur les ventes en grande surface de livres illustre bien la limite de ces choix. On veut nous faire croire que l’impératif de faire baisser la contamination doit se traduire par le sacrifice de toutes les activités culturelles, sociales de convivialité : ceci renvoie en réalité à des choix de société. Ce sont les libertés publiques qui de fait sont de plus en plus menacées et les discours véhiculant des exclusions et des idées d’extrême droite en viennent à primer dans les médias. A l’instar de la remise en place de l’état d’urgence qui pourra servir à déroger aux  droits et libertés individuelles et collectives, on « habitue » la population à la réponse répressive comme étant du champ de la normalité.
Rien n’a été impulsé également pour entamer les réflexions urgentes à avoir en matière de reconversions d’emplois sur ce que nous consommons, produisons, comment et dans quelle condition, en lien avec les impératifs écologiques.
Cette crise majeure doit être l’opportunité et l’obligation d’impulser une réelle transformation sociale et écologique.
Que ce soit sur les mesures d’urgences pour contrer la pandémie, ou sur les revendications sociales et salariales, nous appelons les travailleur-euses, jeunes, retraité.es, précaires et chômeur-euses à exiger le respect de leurs droits et leurs libertés, à se mobiliser partout où c’est possible pour imposer un réel jour d’après.
Nos syndicats organiseront des initiatives publiques sur ces sujets dans les semaines à venir. Nous serons au côté des jeunes et des salarié.es en lutte. Nous nous reverrons régulièrement dans la période.

Le 6 novembre 2020

Retrouvez le pdf ici

L’article Face aux urgences, aux côtés des jeunes et des salarié.es ! est apparu en premier sur Fédération Syndicale Unitaire.

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L’article Enquête FSU : le numérique éducatif , et si les professionnels avaient la parole ? est apparu en premier sur Fédération Syndicale Unitaire.

Malgré les revirements ministériels, les consignes contradictoires et la grande confusion qui a régné, la communauté éducative a tenu à rendre aujourd’hui un hommage digne de ce nom à Samuel Paty, y compris parfois en étant contraints de recourir à la grève. Les personnels sont en colère car c’est pour faire dignement fonctionner le service public d’éducation qu’ils ont dû recourir à la grève ! A travers cet hommage, les personnels et les élèves ont dit ensemble leur émotion, leurs pensées en direction de la famille et des proches de leur collègue, et aussi qu’ils n’oublieraient pas qu’un professeur a été assassiné lâchement pour avoir exercé ses missions. Les personnels ont prouvé aussi qu’il fallait préparer collectivement la façon de s’adresser aux élèves, de trouver les mots pour leur permettre de s’exprimer afin de s’approprier les notions complexes de laïcité et de liberté d’expression qui permettent le vivre ensemble. Cet attentat pose des questions lourdes qu’il convient de traiter sur le fond. Le ministère n’a pas permis aujourd’hui à tous les personnels de se réunir pour préparer cette journée et faire remonter leurs besoins en termes de protection et de formation, ces besoins devront être recueillis et traités par des réponses d’ampleur.

Plus que jamais le rôle de l’éducation, celui de l’émancipation des individus, celui de la construction du vivre ensemble est apparu comme essentiel. Ce rôle se poursuit en dépit du contexte sanitaire et des difficultés qu’engendre le risque épidémique. Le soutien du pays aux enseignants s’est manifesté, il doit se traduire par des mesures et une véritable revalorisation des métiers de l’éducation. Le refus de mettre en œuvre des conditions sanitaires véritablement protectrices, en particulier en organisant des petits groupes d’élèves, témoigne une fois de plus que ce n’est pas l’optique du Ministre, il faut que cela change. Les personnels souhaitent continuer à accueillir les élèves mais exigent pour cela des conditions sanitaires véritablement protectrices, ce qui implique le recrutement d’urgence de personnels d’entretien, de vie scolaire, et d’enseignement, en particulier pour alléger les effectifs.

La FSU exige que le ministre entende enfin les personnels sur leurs revendications : revalorisation de tous les métiers, amélioration et sécurisation des conditions de travail, respect des missions.

La FSU appelle les collègues à poursuivre les mobilisations engagées aujourd’hui, elle proposera un cadre d’action intersyndical pour faire entendre la voix des personnels de l’éducation.

L’article Après l’hommage à Samuel Paty, l’émotion, le malaise et les très vives inquiétudes de la communauté éducative est apparu en premier sur Fédération Syndicale Unitaire.

TRIBUNE parue dans Le Monde, le 29 octobre 2020

Récusant les « anathèmes » prononcés même au sein du gouvernement, plus de cinquante personnalités appartenant à différents courants de la gauche française appellent à « reconnaître les manquements du passé » et à se mobiliser ensemble autour des principes laïques et républicains.

Tribune. Le moment est grave, il ne quittera pas nos mémoires. Samuel Paty, professeur d’histoire et de géographie, a été assassiné par un terroriste islamiste. A Nice, un autre crime ignoble a été commis. Ces actes monstrueux ont pour but de semer la haine et la terreur.

Pourtant, cette fois, les appels à l’unité n’ont pas suffi à limiter les tensions au sein de la société française. En démocratie, le débat est souhaitable après de tels évènements. Mais depuis la tragédie du 16 octobre, certains, parfois même au sein du gouvernement, se sont engagés sur la voie des anathèmes et des accusations délirantes. Ils prennent la lourde responsabilité d’affaiblir le pays face aux terroristes en dressant les Français les uns contre les autres. Les assassins et ceux qui les ont encouragés auraient-ils déjà gagné ?

Il est urgent de nous mobiliser ensemble autour des principes laïques et républicains. Si nous échouons, l’islamisme radical aura remporté, avec l’extrême droite, une victoire décisive en faisant de la question religieuse, et plus précisément de l’islam, le pivot de la politique française, au détriment des urgences sociales, écologiques et démocratiques. Pire, il aura installé des germes durables de guerre civile.

Pour avancer, il importe d’abord de reconnaître les manquements du passé. Combien d’atteintes à la laïcité et à la liberté d’expression et d’enseignement restées sans réponse ? Combien d’appels au secours ignorés, qu’ils viennent d’enseignants et d’autres agents des services publics devant la dégradation de leurs conditions de travail, ou d’habitants des quartiers populaires devant l’absence de l’Etat, notamment sur le terrain de la sécurité ? Combien de discriminations à l’égard de musulmans ou de ceux qui sont supposés l’être, laissées impunies ?

Une insuffisance de moyens

Manifestement, le gouvernement considère que l’on pourrait lutter efficacement contre l’islamisme radical sans combattre en même temps, à la racine, le racisme, les discriminations et les déchirures sociales et urbaines des territoires abandonnés. Il feint également d’ignorer qu’existent au sein de l’islam, en France et ailleurs, des forces prêtes à combattre les influences mortifères. Cette absence de vision globale donne toujours une victoire symbolique aux islamistes radicaux. Elle a depuis longtemps favorisé leur implantation.

Oui, les manifestations agressives d’une idéologie totalitaire allant jusqu’au terrorisme doivent être combattues sans trêve ni repos dans le cadre de l’Etat de droit. Pour cela, de nombreux leviers juridiques existent déjà. Il faut résister à la tentation de réagir à chaque attentat par une loi supplémentaire ou des gesticulations spectaculaires. Les carences relèvent surtout d’une insuffisance de moyens de renseignement et de coordination, notamment dans le suivi des réseaux sociaux.

Le combat contre l’islamisme radical, les pressions qu’il exerce à l’école et ailleurs pour restreindre les libertés, notamment celles des femmes ou des personnes LGBTI +, appelle des actions construites, déterminées et proportionnées. Ces politiques doivent être conduites dans la durée et mises en œuvre sans faiblir dans un cadre légal défini et protecteur des libertés. Pour être efficace, il nous faut combattre l’intégrisme islamiste en priorité sur le terrain éducatif, social et politique. Là où les fondamentalismes tentent de faire primer le dogme religieux sur les lois de la République, la fermeté de l’action publique est indispensable.

L’école doit être aux avant-postes de ce combat. Mais elle ne peut pas être laissée seule. Celles et ceux qui y enseignent doivent être reconnus, soutenus et protégés au quotidien, et pas seulement passagèrement au lendemain des drames, particulièrement par un accompagnement humain en cas de difficultés, des outils et une formation pédagogiques renforcés pour permettre à tous les acteurs de l’école de savoir réagir.

Assauts répétés des obscurantismes

La laïcité définie par la loi de 1905 n’est pas une option : elle est et doit rester la loi de la République. Elle a traversé le XXe siècle, faisons-la vivre en garantissant effectivement la liberté de croire, notamment pour les musulmans, ou de ne pas croire. Plus qu’à la multiplication de lois nouvelles, veillons à l’application effective de celles qui existent déjà.

La République, promesse inachevée, doit repenser sa présence dans tous les territoires pour faire exister l’égalité réelle par des politiques publiques offensives, avec des moyens humains et financiers substantiels, notamment dans le cadre de la mise en œuvre d’une transition écologique juste. Elle doit, conformément à sa devise, garantir l’absence de toute discrimination et chercher à réduire toutes les inégalités dans un esprit de fraternité.

Pour nous, il n’y a pas de fatalité à ce que la France tombe dans le piège tendu par les terroristes. Nous ne cesserons jamais de vouloir tisser des liens entre tous les humains, malgré les assauts répétés des obscurantismes. Nous continuerons de lutter partout et toujours contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme et d’intolérance.

Nous avons parfaitement conscience qu’il existe des désaccords entre nous sur ces sujets et que beaucoup reste à faire pour consolider ces réponses : ce texte se veut d’abord un appel à la gauche, aux écologistes et, au-delà, à tous les républicains, à engager ensemble ce travail à un moment où l’essentiel est en danger.

Parmi les premiers signataires :Arié Alimi, avocat ; Clémentine Autain, députée ; Manuel Bompard, député européen ; Laurence De Cock, historienne ; Cécile Duflot, ancienne ministre ; Guillaume Duval, ancien journaliste ; Aurore Lalucq, députée européenne ; Pierre Laurent, sénateur ; Philippe Martinez, syndicaliste ; Jean-Pierre Mignard, avocat ; Béligh Nabli, universitaire ; Matthieu Orphelin, député ; Christian Paul, ancien ministre ; Eric Piolle, maire ; Thomas Piketty, économiste ; Sandra Regol, militante écologiste ; Aïssata Seck, élue ; Sophie Taillé-Polian, sénatrice ; Benoit Teste, syndicaliste ; Aurélie Trouvé, responsable d’ONG.

Retrouvez ici la liste complète des signataires de cette tribune.

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L’article La France ne doit pas tomber dans le piège tendu par les terroristes est apparu en premier sur Fédération Syndicale Unitaire.

L’ensemble des organisations syndicales de l’éducation avait demandé la banalisation de la matinée du lundi de la rentrée des vacances afin d’échanger en équipe pédagogique et de préparer ensemble l’hommage à notre collègue Samuel Paty. Le ministère avait concédé après de longues discussions une rentrée des élèves décalée à 10h. Les directrices et directeurs des écoles, les chefs d’établissement, bien souvent en concertation avec les équipes, avaient organisé en cette fin de semaine la reprise de la classe en lien avec les collectivités locales.

Et juste avant le dernier week-end de vacances, le ministre, dans un mail aux enseignant-es dont le contenu avait fuité sur les réseaux sociaux via une députée de la majorité, annule ce temps d’échange entre les enseignant-es et met à mal les organisations trouvées. De manière quasi subliminale le ministre revient également sur les modalités de l’hommage ; tous les temps d’échanges prévus entre adultes sont annulés. Il reste seulement une minute de silence, pas nécessairement préparée avec les élèves et à mettre en œuvre seul-e dans sa classe. Cette décision est indigne.

La solution à l’impératif de sécurité publique invoqué du fait de la menace terroriste est pourtant simple, il aurait suffi de décaler la rentrée du lundi au mardi ce qui répondrait également à l’exigence de préparation de la rentrée avec un nouveau protocole sanitaire et la mise à l’abri des personnels vulnérables qui ne seront pas présents dans les classes lundi.

Ce mépris des personnels et cette décision autoritaire désorganisent encore davantage l’école alors qu’il faudrait au contraire de la sérénité et s’appuyer sur les personnels qui la tiennent à bouts de bras depuis mars dernier.

La FSU demande au ministre de garder le dispositif initial et d’en finir avec la cacophonie incessante de la rue de Grenelle. Elle appelle les enseignant-es à ne pas tenir compte de ce courrier et à rendre hommage à Samuel Paty selon les modalités qu’ils et elles auront arrêtées collectivement. Au cas où cette possibilité leur serait refusée, la FSU les appelle à user de leur droit de grève et se réunir dans les écoles et établissements.

Les Lilas, le 31 octobre 2020

L’article Hommage à Samuel PATY Une décision indigne et autoritaire qui désorganise encore plus l’école est apparu en premier sur Fédération Syndicale Unitaire.

Le Président de la République a annoncé mercredi un nouveau confinement dont le Premier Ministre a précisé par conférence de presse les contours le lendemain.

La reprise épidémique est d’autant plus forte que toutes les mesures qui auraient pu être prises pour éviter une telle intensité n’ont pas été mises en œuvre : distribution gratuite de masques, abrogation du jour de carence pour éviter que les salarié-es du privé et les agents publics ne minorent leurs symptômes pour éviter des prélèvements sur salaire, renforcement du nettoyage et de la désinfection des locaux, accueil des usager-es dans de bonnes conditions, etc. Le gouvernement porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle.

La FSU s’inquiète des conséquences dramatiques de ce reconfinement qui va plonger une partie de la population dans une grande précarité et va engendrer aussi son lot de souffrances sur le plan psychologique. Il est essentiel de mettre en œuvre un plan d’urgence pour les plus démuni-es : hébergement d’urgence, distribution alimentaire, accès aux soins, augmentation des minima sociaux…

Par ailleurs, le retour des attestations, des restrictions de déplacement, des amendes façonne une société de la surveillance et du contrôle que la FSU dénonce. Le travail est permis, imposé, y compris au mépris de la sécurité sanitaire, mais aucune autre activité n’est autorisée.

Un certain nombre de services publics continueront à fonctionner. Essentiels à la cohésion sociale, leur fonctionnement ne peut cependant se faire au détriment de la santé et de la sécurité des agent-es, des usager-es et de la population tout entière. La FSU demande que des procédures de protection claires pour les agent-es en contact avec le public soient mises en œuvre. Elle demande aussi que l’ensemble des agent-es soient informé-es rapidement de leurs droits, en particulier s’ils ou elles sont vulnérables ou vivent avec une personne vulnérable au domicile, qu’il leur soit rappelé qu’ils ou elles ne doivent pas venir sur le lieu de travail et bénéficier d’autorisations spéciales d’absence s’ils ou elles ne peuvent pas télétravailler.

Le gouvernement a choisi en particulier de maintenir les écoles et établissements scolaires ouverts. Là encore, les seules mesures supplémentaires seraient le port du masque à partir de 6 ans et la « limitation au maximum » du brassage des élèves avec, dans le second degré, « une seule salle par classe dans la mesure du possible ». Ce non-brassage des élèves qui devrait déjà être la règle est impossible à mettre en œuvre quand le nombre d’élèves par classe est élevé. Alors que la situation est connue depuis des mois, et qu’il est avéré que les lieux scolaires sont aussi propices aux contaminations, il est inadmissible que rien n’ait été préparé pour permettre de travailler en toute sécurité : pas de recrutements supplémentaires, pas d’allègement des programmes, pas de plan d’urgence pour réquisition de locaux. Dans ce contexte, le refus de faire des petits groupes d’élèves est inacceptable. Enfin, la FSU dénonce l’absence de temps laissé aux équipes à la reprise du 2 novembre pour se recueillir, réfléchir ensemble aux conséquences et mettre en place un hommage digne et fort suite à l’attentat qui a coûté la vie à Samuel Paty.

La FSU appelle les personnels à se saisir de tous les moyens d’action pour organiser un hommage à la hauteur, faire valoir leurs droits et assurer leur sécurité.

Les Lilas, le 31 octobre 2020

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