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Communiqué FSU, CGT Educ’Action, FO, Sud Education, FCPE, Voix Lycéenne, MNL, FIDL

Le jeudi 13 janvier a été une journée de grève d’une ampleur exceptionnelle. Les annonces faites par le premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale ne sont pas suffisantes.Néanmoins, elles ont montré que la grève des personnels et de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative a un impact fort, et que nous pouvons obtenir satisfaction sur nos revendications.

La situation est intenable dans l’Éducation nationale. Le chaos engendré par la gestion de la crise sanitaire mérite des réponses fortes, au-delà des engagements pris par le Premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale. Il faut immédiatement reporter les épreuves de spécialités de mars et les organiser plus tard sur la base des programmes prévus pour des épreuves en mars, annuler les évaluations de mi-CP, créer tous les postes nécessaires pour assurer les remplacements, au-delà du recours aux listes complémentaires dans le premier degré annoncées, et doter les écoles et établissements en matériel de protection en nombre suffisant, bien au-delà des volumes annoncés et y compris pour les élèves. Personnels, élèves et parents ont besoin de stabilité, pour travailler et étudier dans un environnement serein et sécurisé.

Au-delà, l’école a un besoin urgent d’investissement. Il faut un collectif budgétaire pour permettre des recrutements massifs et réduire les effectifs dans les classes. Il faut augmenter les salaires des personnels, au-delà des annonces du Grenelle de l’Éducation, dans le cadre du dégel du point d’indice et d’augmentations indiciaires. . Il faut répondre aux revendications des AED et AESH, en première ligne face à la crise sanitaire et sa gestion catastrophique.

La colère des personnels, des parents et des lycéen·nes n’est pas retombée ! L’heure est à la poursuite de la mobilisation !

Pour obtenir satisfaction sur les revendications, nos organisations appellent personnels, parents et lycéen·ne·s :

  • à lister les besoins dans les écoles, les établissements et les services et à se réunir pour discuter des suites de la grève du 13 janvier.
  • à poursuivre et à amplifier les mobilisations engagées et décidées par les personnels dès les prochains jours (par exemple les 18 et 19 janvier),
  • à s’engager dans une nouvelle journée d’action le 20 janvier, y compris par la grève

Cette semaine de mobilisation doit déboucher sur une grève massive le 27 janvier dans le cadre de l’appel interprofessionnel, au côté des salariés du privé et des autres agents du public, confrontés eux aussi aux mesures d’austérité du gouvernement et du patronat.

Communiqué en version PDF
Dans le Cher :
  • Rassemblement à Bourges,  devant la DSDEN à 11h.
Dans l’Eure-et-Loir :
  • À Chartres, Lundi 10 et Mardi 11 janvier dans les écoles et les établissements, réunissons-nous pour construire nos revendications et établissements : remplissons le Registre de Santé et Sécurité au Travail
  • Jeudi 13 janvier, 10h30 AG départementale en visio : lien : https://global.gotomeeting.com/join/984516365
  • 15h devant l’inspection académique à Chartres manifestation départementale
Dans l’Indre :
  • À Châteauroux, rassemblement à 10h30 place de la République
Dans l’Indre-et-Loire :
  • À Tours, rassemblement à 10h place Jean Jaurès
Dans le Loir-et-Cher :
  • À Blois, 10h30, rassemblement puis manifestation devant la DSDEN (attention, nouvelle adresse, mail Pierre Charlot à côté de l’hôpital).
  • Un covoiturage est proposé à partir de Romorantin : 9H30 à la gare.
  • Un covoiturage est proposé à partir de Vendôme : 9H30 sur le parking d’Intermarché.
Dans le Loiret :
  • À Orléans, 10h30 rassemblement puis manifestation devant la DSDEN jusqu’au Rectorat
  • À Montargis, 10h30 rassemblement puis manifestation rendez-vous  place du Pâtis

Suite au CHSCTA du 7 janvier, la FSU Centre-Val de Loire a tenu à s’adresser publiquement à la Rectrice pour exposer les demandes qui ont été portées par les délégué·e·s de la FSU lors du CHSCTA.

2022-01-10-courrier-rectrice

Ce CHSCTA extraordinaire pour l’année scolaire 2021-2022 était consacré à l’évolution de la situation sanitaire actuelle et aux mesures qui devraient ou vont s’appliquer dans les semaines à venir. Les représentants FSU ont insisté sur les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles se retrouvent les personnels avec, en plus des conditions sanitaires, une surcharge de travail énorme et un protocole qui change sans arrêt. Nous en sommes actuellement à la 48ème version avec son lot de surprises. On retiendra par exemple qu’un cas contact familial doit faire un test mais dans l’attente du résultat, il doit aller travailler, risquant ainsi de contaminer ses collègues et les élèves.

Les informations à retenir sont :

 Point situation

Intervention de Madame Angel (médecin conseiller technique du rectorat)

Les taux d’incidence ont beaucoup augmenté… autour des 1500 pour 100 000 pour nos élèves. Ce sont des chiffres hors du commun. La situation épidémique est majeure. Le variant delta est plus répandu dans le sud de l’académie et le variant Omicron dans les départements du nord.

Par rapport aux chiffres fournis par le rectorat, il y a une sous déclaration car les personnels sont débordés et tous ne renvoient pas les chiffres. Le rectorat s’attend à ce que la situation se dégrade encore.

Santé des personnels

La FSU insiste sur le fait qu’à aucun moment lors du CHSCTA on ne parle de la santé des personnels. Le rectorat parle en effet des moyens humains et matériels mais rien sur les effets affectant la santé physique et morale des agents. La FSU fait remarquer à la Rectrice que les masques ne sont toujours pas là, que certains font cours dans de petites salles, que le problème du renouvellement d’air est toujours d’actualité mais que notre employeur ne reconnait pas mettre les agents dans des situations particulièrement exposées.

La rectrice botte en touche et répond qu’elle ne peut pas dire si les personnels sont plus ou moins exposés sur leur lieu de travail.

Recrutements

De grosses difficultés pour trouver des remplaçants pour les personnels administratifs comme pour les personnels enseignants. Les Dsden sont mobilisées pour trouver des contractuels. La rectrice nous confirme qu’ils essayent de demander à des retraités de revenir.

Les recrutements sur des listes complémentaires ont été faits jusqu’au 30/09 (comme le prévoit le texte) lorsqu’il y a eu des démissions. La FSU déplore que ce recours à la liste complémentaire se soit arrêté surtout dans une période où les besoins sont importants.

Capteurs CO2

La Rectrice nous confirme la dotation de 20 millions d’euros disponibles depuis décembre et elle affirme qu’ils sont loin d’être consommés. Une partie des collectivités a équipé de suite les établissements. Le président de Région a déjà équipé certains lycées et il a passé une nouvelle commande pour les établissements qui n’en ont pas.

Cas contacts

La Rectrice annonce qu’il ne va plus être demandé aux chefs d’établissement ni aux Directeurs d’école la transmission des noms des cas contacts pour alléger leur travail mais uniquement un bilan chiffré pour éviter un afflux trop important de formulaires à traiter par l’ARS.

Isolement des personnels cas contacts

La FSU soulève le problème d’interprétation du protocole sur le schéma vaccinal complet (élèves de plus de 12 ans ou personnel) : certains collègues pensent qu’il faut aller en cours en attendant le test, d’autres s’isoler. Les collègues CPE et infirmières se retrouvent avec des cas contacts à gérer de personnes qui se révèlent positives… La FSU demande donc la marche à suivre exactement dans cette situation.

Le rectorat nous confirme que le site de l’assurance maladie (Améli) précise qu’avec un schéma vaccinal complet pour les plus de 12 ans il n’y a pas à d’isolement même dans l’attente du résultat PCR. Cependant il faut respecter strictement les gestes barrières. La FSU remarque qu’il est surprenant de voir qu’une personne potentiellement positive puisse en contaminer d’autres puis s’isoler une fois le résultat du test reçu.

Nous demandons quel est le protocole pour l’internat où les élèves ne peuvent pas faire de test PCR ou antigénique quand ils apprennent le soir qu’ils sont cas contacts, et qu’on ne peut pas renvoyer chez eux quand ils habitent loin. Le rectorat répond que, comme pour les cas contacts, on doit réaliser un PCR pas un autotest. On garde les élèves à l’isolement à l’internat.

Masques

La FSU demande si nous serons destinataires de masques plus adaptés que ceux fournis actuellement (chirurgicaux, FFP2) et quand aura lieu cette livraison.

Le rectorat annonce que pour les personnels vulnérables, la commande des masques est prête et qu’ils attendant l’avis du Haut Conseil à la Santé Public. On nous précise que la commande est organisée au niveau national et qu’elle sera envoyée directement aux établissements. Le rectorat n’a pas la main. Il est prévu une boite de 50 masques distribuée avant fin janvier.

Autotests

La FSU fait savoir que les autotests distribués dans certains établissements seront périmés fin janvier, début février. Nous demandons s’il est prévu que les DSDEN de l’académie soient ravitaillées en boîtes d’autotests et si elles pourront ensuite distribuer aux établissements du primaire et du secondaire pour les personnels.

Les autotests présents dans les lycées seront tous redonnés pour être redistribués aux écoles. Ils seront délivrés uniquement dans les pharmacies où l’on remettra au moment du test les autotests à j+2 et j+4,

Prise en charge des élèves des personnels soignants

La FSU indique qu’il a été annoncé que les enfants de soignants seraient pris en charge dans les écoles, ce qui se conçoit aisément. Mais si l’école en question ferme pour cause de multiplication de cas positifs, comment ces enfants seront-ils pris en charge ?

Il nous est répondu que dans le cas de la fermeture de l’école les élèves seront pris en charge par « des personnels vaillants ». Nous n’en doutons pas !!

LES FORMATIONS

Seules les formations concernant la tenue d’un concours très proche seront maintenues. Cependant des formations en constellations sont maintenues dans les écoles.

DROIT SYNDICAL

L’UNSA a demandé dans un courrier la non-tenue des réunions syndicales en présentiel, en précisant l’application de la faq page 42.

La FSU est intervenue vigoureusement pour rappeler qu’il n’y a aucune interdiction générale qui s’oppose à l’exercice du droit syndical. N’hésitez pas à nous contacter si vous rencontrez des difficultés à ce sujet.

Pour rappel, trois modalités d’exercice du droit syndical sont à distinguer :

– les stages de formation syndicale

– les réunions d’information syndicales

– les autorisations spéciales d’absence pour participation aux congrès ou réunions des organismes directeurs des organisations syndicales et l’utilisation de crédits d’heures.

Seules des nécessités de service précisément motivées par des contraintes spécifiques liées à l’école ou l’établissement d’affectation de l’agent peuvent justifier un refus pour la mise en œuvre d’une de ces modalités de l’exercice du droit syndical. Chaque refus doit ainsi être motivé. Face à une situation imprévisible qui empêche la continuité du service, et sous la même condition de motivation, une autorisation de participer pourrait être retirée.

La FSU rappelle que le dialogue avec les représentants du personnel est indispensable pour concilier l’exercice du droit syndical avec les contraintes issues du contexte sanitaire.

Voir la déclaration liminaire de la FSU Centre :

2022-01-04_Déclaration liminaire de la FSU au CHSCTA extraordinaire_BG (2)

Depuis le début de la crise sanitaire, le gouvernement reste sourd aux propositions portées par la FSU et ses syndicats. En réduisant le débat à la seule question de l’ouverture ou de la fermeture des écoles, le Ministre ne fait rien ou presque pour assurer la protection des ses personnels et des élèves. Aujourd’hui encore, moins d’une semaine après la mise en place d’un nouveau protocole annoncé par voie de presse, c’est par le même canal qu’on apprend son allègement. La priorité de ce gouvernement est bien de tout faire pour envoyer les gens au travail, quitte à prendre l’école pour une garderie au détriment de la santé des personnels et des élèves.

Pour exiger un protocole sanitaire protecteur pour les personnels et stable dans le temps, la FSU appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation Nationale à se mettre en grève le jeudi 13 janvier.

Si la situation est si tendue dans les écoles, les établissements et les services, la cause ne se limite pas à la crise sanitaire. C’est aussi le résultat de dizaines d’années de restrictions et de suppressions de postes. Cette année encore, les projet de cartes scolaires dans le premier degré ou les DHG des collèges et des lycées montrent à quel point le système éducatif est méprisé. En outre, le Ministre recommence, comme l’année dernière à faire l’autruche sur les aménagements des examen, alors que la logique voudrait, par exemple, qu’il reporte les épreuves de spécialité du bac au mois de juin.

Cette grève sera donc aussi l’occasion de réclamer une toute autre politique éducative, nécessitant des recrutements à la hauteur des besoins, une revalorisation des métiers et une transformation du système éducatif pour une nouvelle étape de démocratisation.

Les horaires et lieux de rassemblements seront mis à jour ici au fur et à mesure que les décisions seront prises et sont visibles en cliquant ici.

Tout augmente depuis des semaines sauf les salaires, voilà ce que disent les salarié-es dans tous les secteurs d’activité, dans le public comme dans le privé.
Les retraité-es dénoncent également le gel de leurs pensions de retraite et prévoient une nouvelle manifestation nationale le 2 décembre prochain à Paris. Les demandeur-ses d’emploi, dont plus d’un-e sur deux n’est pas indemnisé-e, vont subir de nouveaux reculs conséquents de leurs prestations. Les jeunes continuent d’être relégués à des jobs précaires quand ils ont la chance d’en trouver un, mal payés, et beaucoup vivent en dessous du seuil de pauvreté et dépendent de l’aide familiale ou des dispositifs de distribution de produits de première nécessité. Et ce n’est pas le contrat d’engagement jeune au rabais qui va résoudre leur situation.
Le sondage annuel du Secours Populaire Français constate une hausse de la précarité et la baisse des revenus du monde du travail en 2020. Il comptabilise que 8 personnes sur 10 renoncent à s’acheter des vêtements, à profiter des loisirs pour payer logement et énergie…
Et face à la flambée des prix de l’énergie et des carburants, le gouvernement octroie une prime inflation de 8,30 euros par mois !
Les entreprises reçoivent des milliards d’aides sans aucune conditionnalité en matière d’emploi, ni de normes environnementales. Les plus grandes octroient des dividendes toujours plus élevés et réalisent d’énormes profits.
Pour les organisations CGT, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNEF et UNL, cet argent doit être affecté à l’augmentation générale des salaires et, en premier lieu, au relèvement conséquent du SMIC. La ministre du Travail doit décider immédiatement l’augmentation automatique des salaires et des minima dans les branches ainsi que l’ouverture immédiate de négociations dès que le SMIC augmente.
Dans la fonction publique, l’État doit montrer l’exemple en prenant des mesures générales de revalorisation : dégel de la valeur du point d’indice, ajout uniforme de points sur les grilles, mesures de rattrapage des années de gel (…). La mise en oeuvre réelle de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes doit devenir enfin effective. Dans le secteur privé, les organisations syndicales appellent à réunir les salarié-es pour exiger l’ouverture de négociations sans attendre les NAO. Dans les entreprises publiques et les administrations, elles exigent l’ouverture de véritables rendez-vous salariaux débouchant sur une revalorisation du point d’indice.
Ensemble, allons chercher une rémunération à la hauteur des qualifications, la remise en place de classifications, un déroulement de carrière prenant en compte les diplômes et l’expérience professionnelle.
Augmenter le salaire horaire ou salaire de base, ce n’est pas seulement augmenter le salaire net mais le brut et ainsi protéger notre sécurité sociale et pérenniser de bonnes retraites. C’est aussi ce qui permet d’avoir des services publics de qualité et en proximité, notamment des soins de santé, de l’école à l’enseignement supérieur, les transports en commun…
Augmenter les salaires, c’est la première préoccupation des salarié-es qui veulent pouvoir vivre de leur travail !
Beaucoup d’entre elles et eux sont déjà dans l’action dans le commerce et les services, les transports, la sécurité, l’agroalimentaire à l’instar des salariés de Bergams dans l’Essonne, etc. Toutes et tous ont raison de se mobiliser avec leurs organisations syndicales pour exiger un meilleur salaire de base et des perspectives d’emploi stable et d’évolution professionnelle.

Communiqué à télécharger

 

Les pensions comme les salaires dans la Fonction publique sont gelés alors que les prix flambent, que les moyens des services publics sont amputés, que les attaques contre la Sécurité sociale se multiplient : la lutte contre cette casse de notre modèle social doit être poursuivie sans relâche. Les revendications des retraité-es sont justes. C’est pourquoi les organisations de fonctionnaires CGT, FA, FO, FSU, Solidaires appellent à manifester le 2 décembre à leurs côtés pour

➢ Une amélioration et une consolidation des retraites. Nous revendiquons le rattrapage des pertes su-bies par les retraité-es et un système d’indexation qui permette une évolution des pensions a minima comme l’inflation. Nous revendiquons le droit à la retraite à 60 ans pout tout-es, et le maintien de la catégorie active dans la Fonction publique pour tenir compte des spécificités dans les trois ver-sants de la fonction publique et une meilleure prise en compte de toutes les formes de pénibilité par un départ anticipé à la retraite de cinq ans. Nous exigeons le maintien des régimes existants, notamment, pour la Fonction publique, le Code des pensions civiles et militaires et la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales.
➢ La défense de notre système de santé et de retraite, porté par une Sécurité sociale financée par les cotisations sociales et basée sur la solidarité intergénérationnelle. Nous exigeons un grand service public de la prise en charge de l’autonomie relevant de l’assurance-maladie, avec 200 000 embauches dans les EHPAD et 100 000 dans le secteur de l’aide à domicile pour garantir des soins de qualité.
Nos organisations syndicales revendiquent un droit effectif pour les pensionnés et retraités de la Fonction publique à être bénéficiaires de la participation financière des employeurs publics à la protection sociale complémentaire de leurs agents.
➢ La défense et le développement des Services publics. Nous demandons des créations d’emplois statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin, un plan de titularisation des contractuels, l’abandon de toutes les formes d’externalisation et de privatisation, le renforcement du Statut Géné-ral, garantie pour le citoyen d’un service public neutre et impartial et, par voie de conséquence, l’abrogation de la loi dite de transformation de la Fonction publique.

Toutes et tous ensemble pour nos droits, nos conditions de travail et de vie, la justice sociale et les solidarités.

Communiqué à télécharger

le snU.pden-FSU demande son retrait

Par l’amendement suivant voté dans la nuit, il est décidé que :
« les directeurs des établissements d’enseignement scolaire du premier et du second degrés et les personnes qu’ils habilitent spécialement à cet effet peuvent avoir accès aux informations relatives au statut virologique des élèves, à l’existence de contacts avec des personnes contaminées ainsi qu’à leur statut vaccinal. »

Ce n’est absolument pas ce que la profession demande. Pire, que devient le secret professionnel avec cette mesure ?

Les mesures actuelles permettent aux chefs d’établissement de fonctionner normalement. Il nous a même été rappelé en début d’année de respecter le secret médical et la protection des données des élèves. Face aux problèmes que nous sommes susceptibles de rencontrer dans le cadre des sorties et voyages, il est tout à fait possible aux personnels de direction de demander aux parents d’élèves une attestation sur l’honneur selon laquelle leur enfant dispose d’un passe sanitaire valide. A charge pour les élèves de ne pas l’oublier au moment du départ…

En outre, comme l’a rappelé Sylvie Magne au micro de France Info, représentante du SNICS FSU, syndicat majoritaire des personnels infirmiers de l’Éducation Nationale, cette mesure porte les établissements vers un « tout sécuritaire » ; les infirmier.e.s scolaires  craignent que cette décision n’amène « des tensions pour les élèves, qui font aussi avec les choix de leurs parents » ;  bref, des effets de stigmatisation de certains élèves dans les établissements.

Enfin c’est la question même de nos missions qui est posée dans un contexte sanitaire certes particulier. Depuis mars 2020, après les mises en places des multiples protocoles, après les démarches d’investigation ou contact-tracing, après l’organisation de campagnes de tests puis de vaccination, c’est notre profession qui est remise en cause, la rupture du secret médical constituant une ligne rouge à ne pas franchir.

Le snU.pden-FSU considère que ce n’est pas ainsi que les élèves et leurs familles seront encouragés à recourir au vaccin, seule solution pour protéger les communautés éducatives.

Au vu de l’ensemble de ces éléments, le snU.pden-FSU demande le retrait de cet amendement.

Bobigny, le 21 octobre 2021

Le bureau national

Non, les suspicions et les propos menaçants du ministre à l’endroit des enseignant-es qui ne transmettraient pas les valeurs de la République ne sont pas recevables ! Ils sont même indignes de sa fonction !
Depuis des mois, le ministre de l’Éducation nationale s’invente des supposés ennemis de l’intérieur pour se construire une stature politique et un destin personnel.
Comment un ministre de la République peut-il s’abaisser à de si basses manoeuvres, en particulier en instrumentalisant une nouvelle fois la laïcité dont il fait un outil de division plutôt que de concorde ?
Le piège est grossier, le tuyau bien connu et ne parviendra pas à masquer les échecs de sa politique éducative :
– Payer les AESH en dessous du seuil de pauvreté, est-ce digne des valeurs de la République ?
– Affaiblir le service public en supprimant des milliers de postes, est-ce digne des valeurs de la République ?
– Saccager pour la seconde fois la formation de celles et ceux dont la mission est de former des citoyennes et citoyens libres et éclairé-es, est-ce digne des valeurs de la République ?
La FSU rappelle au ministre que c’est en reconnaissant aux fonctionnaires leur qualité de citoyen qu’on leur permet de faire vivre et de transmettre les valeurs de la République.
La FSU exige que Jean-Michel Blanquer revienne publiquement sur ses propos insultants pour l’École et les personnels qui la font vivre.

Les Lilas, le 20 octobre 2021

Communiqué en téléchargement

Le ministre de l’éducation nationale organise une Université Ecole Entreprise à Poitiers les 7 et 8 octobre pour « relever le défi de l’insertion professionnelle des jeunes » en lien avec les plans de relance économique.

Pour la FSU, l’avenir comme l’insertion professionnelle des jeunes est un sujet majeur qui n’est pas traité à la hauteur des enjeux pour l’avenir de notre société. Le chômage des jeunes a bondi de 16% au dernier trimestre 2020 et reste en augmentation en 2021.  Le nombre de jeunes sans solution d’emploi ni de formation atteint 1 million 500 mille en 2020 soit presque 13% des jeunes de 15 à 29 ans selon l’INSEE. Malgré les annonces, les milliards dépensés depuis 2017, et les multiples plans de relance : ce quinquennat s’avère être un échec criant sur l’insertion professionnelle des jeunes comme sur les politiques de formation.

Le président et le gouvernement prétendent mettent en œuvre de grands plans d’investissement pour les jeunes. Les 15 milliards d’argent public du Plan Investissement Compétence (PIC) de 2018, sont injectés sur des dispositifs qui sont reconduits chaque année sans aucun bilan. Les 2 milliards ajoutés récemment aux 7 milliards du « plan 1 jeune 1 solution » ont été décidé sans concertation et sans évaluation des politiques menées. Il en va de même pour l’apprentissage sans aucun regard sur la qualité des formations alors que les lycées professionnels publics ont perdu 1000 postes sur la période. C’est l’équivalent de 20 lycées professionnels rayés de la carte. Le gouvernement ne s’attelle aucunement à l’insertion professionnelle des jeunes mais instrumentalise ce sujet sérieux pour distribuer de l’argent public sans conditions aux entreprises. Et ce sont les plus grosses entreprises qui en profitent le plus : pour empocher les primes à l’embauche ou à l’apprentissage, elles imposent des plans de licenciement et recrutent des jeunes sur des contrats courts et précaires ou sur des dispositifs de pseudo formation « maison ». La question des secteurs en tension qui éprouvent des difficultés à recruter des personnels est un problème profondément social. La véritable solution consiste à revaloriser les conditions de travail et les salaires des métiers concernés. Les pouvoirs publics ont pour leur part la responsabilité de revaloriser les formations professionnelles publiques qui conduisent à ces métiers. Or aujourd’hui les choix du gouvernement consistent à distribuer de l’argent public pour permettre au secteur privé de faire baisser le coût du travail !

La FSU exige des bilans sérieux et objectivés de l’argent public dépensé et de conditionner les aides publiques aux entreprises. Pour s’attaquer à la racine des problèmes, il est urgent de mettre en place des formations professionnalisantes et qualifiantes solides dispensées dans des établissements publics et contrôlées par les pouvoirs publics. Il faut mettre un terme aux financements publics des formations qui n’ont que le nom et ne servent en réalité qu’à offrir de la main d’œuvre gratuite ou presque aux entreprises.

La FSU dénonce le fait que quasiment rien ne soit fléché vers les services publics sur les milliards dépensés dans le cadre des plans de relance. Lutter contre le chômage des jeunes nécessiterait aussi d’ouvrir des places aux concours dans tous les métiers des 3 versants de la fonction publique.  En cette période de crise économique l’école doit prendre toute sa place. Pour sécuriser les parcours scolaires et professionnels des jeunes, pour élever le niveau de qualification, pour accueillir tous les jeunes sans solution de formation qui le souhaitent et pour rescolariser tous les jeunes victimes de rupture de contrats d’apprentissage (38% chez les mineurs) il est urgent de programmer un grand plan d’investissement pour le service public d’éducation.

Les Lilas, le 01 octobre 2021

 

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