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La FSU est engagée dans de nombreuses actions contre la répression anti syndicale. A la veille d’une mobilisation importante à Poitiers, elle tient à rappeler son inquiétude face à un nombre croissant de convocations, de procédés d’intimidation, de mesures vexatoires, de lettres d’avertissement voire de procédures disciplinaires et de répression brutale, engagées contre des manifestant-es, des grévistes ou des participants à des actions syndicales. Elles convergent avec de multiples pressions orales et s’associent parfois à un refus de dialoguer avec les représentant-es des personnels grévistes ou manifestants. Au-delà de la singularité des situations concernées, la volonté de la hiérarchie apparaît de plus en plus manifeste de vouloir les instrumentaliser contre les droits syndicaux.

La loi garantit statutairement les droits syndicaux des fonctionnaires de l’État et des collectivités territoriales. Ces droits constitutionnels se fondent sur la conception démocratique d’un fonctionnaire citoyen, libre de ses opinions. Leur exercice est cadré par des textes légaux et réglementaires garantissant la neutralité du service public et sa finalité d’intérêt général et ne devant aucunement être utilisés pour contrer les actions syndicales et limiter le droit d’expression des fonctionnaires. La FSU s’inquiète des attaques récurrentes envers les droits individuels et collectifs, elle dénonce les régressions à l’œuvre à l’encontre des libertés d’expression et de manifester.

C’est pourquoi la FSU exige le respect des droits syndicaux qui témoigne d’une reconnaissance effective que la liberté syndicale et le droit de grève constituent les modes légaux d’expression des conflits sociaux.

Les Lilas, le 09 octobre 2020

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La FSU dénonce l’instrumentalisation de l’attentat commis à Paris le 25 septembre pour s’en prendre aux mineur-es isolé-es et au service qui les prend en charge, l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance). Certain-es dont Eric Zemmour, déjà condamné pour injure et provocation à la haine raciale, n’hésitent pas à utiliser le fait que cet attentat a été commis par un individu qui avait été pris en charge par l’ASE pour généraliser et tenir des propos haineux et racistes à l’encontre de mineurs isolés.

Ces mineurs réfugiés de guerre, des crises climatiques et économiques arrivent en France sans famille, après un trajet éprouvant et traumatisant. Ils sont accueillis par les services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) des Conseils départementaux dans le cadre des missions de protection de l’enfance qui leur sont confiées par la loi affirmant le droit des enfants, à être protégés, soignés et d’être soutenus par un accompagnement social et éducatif.

Cette actualité remet en lumière la problématique de la protection de l’enfance. Depuis des années les professionnels du secteur alertent sur les difficultés d’exercice des missions de l’aide sociale à l’enfance : manque de moyens financiers et humains, manque de professionnels formés, manque de structures adaptées, gestion de plus en plus déshumanisée des situations…Des reportages ont souligné des dysfonctionnements du système.

Pour autant aucune amélioration des conditions d’accueil des jeunes confié-es à l’ASE ne s’est opérée. L’ASE est percutée par d’incessantes restrictions budgétaires conjuguées à la non compensation par l’État du coût des politiques sociales. Cela limite sa possibilité de réponses pour pouvoir assurer pleinement ses missions de service public.

La FSU condamne les propos haineux et abjectes portés à l’encontre de jeunes mineur-es ainsi que la chaîne télévisée qui sert de tribune quotidienne à un de ses auteurs, polémiste délinquant et multirécidiviste.

La FSU soutient les agents du service public qui concourent à l’accompagnement social, éducatif et d’insertion des jeunes en besoin de protection.

La FSU revendique des mesures conséquentes pour améliorer les conditions de vie des enfants confiés à l’ASE et les moyens nécessaires à l’exercice des missions des travailleurs sociaux.

 

Les Lilas, le 12 octobre 2020

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4 enseignant-e-s de Melle (79), mis-e-s en cause pour leur participation à des rassemblements contre la réforme des E3C (réforme du bac Blanquer), passent en Conseil de discipline les 12, 13, 14 et 16 octobre. De trois initialement mis-e-s en cause, ce sont désormais quatre enseignant-e-s qui sont convoqué-e-s à des conseils de discipline : l’acharnement anti-syndical est encore monté d’un cran.

À Poitiers, les personnels de l’Éducation se sont mobilisés à plusieurs reprises, le 10, 11 et 12 mars, le 24 juin puis le 16 juillet, devant le rectorat de Poitiers, en soutien et ont demandé l’abandon immédiat des poursuites et des sanctions.

Le droit de revendiquer, de se réunir, de manifester ne sont pas négociables.

Dans bon nombre d’académies, des enseignantes et enseignants, des militantes et militants syndicalistes, se sont vus inquiété-e-s et poursuivi-e-s pour fait de grève. La répression doit cesser.

Nos organisations exigent l’abandon immédiat des procédures disciplinaires engagées contre les 4 enseignant-es de Melle, et exigent l’arrêt total de la répression anti-syndicale et des mesures et procédures engagées contre tous les personnels ayant participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer, à Melle comme ailleurs.

 

Nos organisations syndicales de la fonction publique appellent à soutenir le rassemblement organisé à Poitiers le 12 octobre à 13 heures et à montrer leur solidarité par tous les moyens. 

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Le plan « 1 jeune, 1 solution » de 6,5 milliards débloqué sur 2 ans du gouvernement n’est absolument pas à la hauteur des enjeux actuels.

Un peu plus de 800 000 jeunes entrent en ce moment dans la vie active alors que l’insertion professionnelle devient très chaotique. Et ce ne sont pas les sommes colossales données aux entreprises, sans exigence en contrepartie, qui vont permettre une relance qualitative et quantitative de l’emploi. L’aide à la recherche du premier emploi, supprimée en 2019 par le gouvernement, n’a toujours pas été rétablie : aucun accompagnement social n’existe donc pour les jeunes diplômés.

La crise sanitaire a dégradé considérablement une situation sociale et économique déjà bien entamée par une politique régressive menée depuis des décennies. Les inégalités continuent à se creuser et la précarité explose.
Près d’1 million de jeunes âgés de 16 à 25 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Pour les étudiant-es, le coût de la vie augmente de 3, 69 % en cette rentrée sachant qu’ils et elles devront débourser en supplément du loyer et des transports plus de 250 euros par an pour l’achat des masques.

Il est de la responsabilité du gouvernement de rompre avec les politiques actuelles et de changer de cap pour des perspectives d’avenir meilleures et durables. Il faut cesser le paternalisme et la stigmatisation des jeunes, toujours les premier-es à servir de variable d’ajustement des politiques budgétaires et encore une fois les premier-es pointé-es du doigt, aujourd’hui comme responsables du redémarrage de l’épidémie.

De même et en urgence, le gouvernement doit cesser de mener une politique de la peur, de la culpabilisation, des restrictions des libertés et des droits fondamentaux. Les injonctions de Blanquer sur les tenues vestimentaires des lycéen-es, celles de certain-es parlementaires sur celle de notre camarade, Vice-Présidente de l’UNEF, les interdictions de manifestation revendicative, les multiples répressions et humiliations des autorités policières et judiciaires sont des dérives autoritaires et liberticides inacceptables. Elles enfreignent des libertés fondamentales, percutent l’Etat de droit et dévoient les pratiques de laïcité. Elles stigmatisent et aggravent les rapports de domination qu’ils soient de classe, de genre, d’orientation sexuelle d’origine réelle ou supposée, etc. Le suicide d’une étudiante transgenre à Montpellier fin septembre montre que les conséquences sont concrètes.

Nous n’acceptons pas cette politique. Créer une génération sans emplois, sans droits et sans avenir ne peut pas être une visée et un objectif politique implicite ou explicite. C’est irresponsable. Chacun-e a le droit d’être, d’exister, de s’exprimer, de se former, de travailler… Le droit à la dignité et au respect !

Nous demandons des moyens conséquents pour relancer l’emploi, l’insertion ainsi que la protection sociale des jeunes en recherche d’emploi. Nous exigeons des moyens favorisant l’accès aux logements sociaux, dans les foyers des jeunes travailleur-ses ou dans les Crous, des ressources suffisantes pour assurer l’autonomie financière et matérielle des jeunes. Enfin nous demandons des mesures pour une égalité des droits effective pour toutes et tous, le respect et le renforcement des libertés individuelles et collectives……

Paris, le 05 octobre 2020.

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La limitation de l’enseignement à domicile, le renforcement de l’encadrement des établissements hors contrat, la suspension par les préfet-es des pratiques contraires aux principes de laïcité et d’égalité imposées par certain-es maires ne peuvent être des mesures acceptables qu’avec des garanties fortes qu’elles ne pourront pas être utilisées pour cibler une partie de la population.

Si l’instrumentalisation du fait religieux existe, les usages radicaux et politiques de la religion ne relèvent pas uniquement de l’islamisme. Les réseaux liés à l’intégrisme chrétien ou à des sectes au sein de nombreux secteurs sont passés sous silence, peut-être parce qu’ils sont parfois ancrés dans les sphères de décision.

L’ensemble du discours présidentiel s’inscrit en droite ligne de celui de son ministre de l’Intérieur pour préparer les futures élections présidentielles en instrumentalisant la laïcité.

Le président, partisan d’une restriction de l’ambition laïque, la définit comme “la liberté de croire ou de ne pas croire, la possibilité d’exercer son culte à partir du moment où l’ordre public est assuré”. Il exploite et alimente ainsi le sentiment d’insécurité et de défiance vis-à-vis des populations musulmanes ou perçues comme telles. Mais il fait aussi sciemment silence sur le projet laïque de rendre concret pour toutes et tous, partout, la liberté de conscience réelle nécessitant, entre autres, de donner à l’école publique les moyens d’exercer cette mission émancipatrice. Il n’est donc pas surprenant que la fin des financements publics de l’école privée sous contrat, sous toutes leurs formes, ne soit pas décidée. Il y avait pourtant là de quoi favoriser la mission émancipatrice de l’école publique et de lutter contre une autre forme de séparatisme.

Légiférer pour étendre le principe de neutralité aux salarié-es des entreprises délégataires de service public ne garantira pas le maintien de la cohésion sociale.  Pour ce faire, il faut financer massivement les services publics, les développer pour la défense de l’intérêt général et l’accès à la culture, aux soins, aux transports, au logement.

Le président de la République a manqué son rendez-vous. Pas un mot n’a été prononcé par le Président sur la politique de la ville aujourd’hui exsangue financièrement ni sur la nécessaire action publique pour lutter contre les inégalités sociales.

La diversité culturelle n’est pas une menace. C’est quand la République se détourne des réalités sociales, qu’elle laisse perdurer ou s’amplifier les inégalités et les discriminations facteurs d’exclusion, que s’installe le terreau favorable à la remise en question de la laïcité et du vivre ensemble.

L’heure n’est pas à renvoyer la cause de nos difficultés vers la population musulmane ou perçue comme telle, ni vers les territoires délaissés par la République. L’heure est à la construction d’une société plus juste, plus solidaire, incarnant ses principes en se donnant les moyens de répondre à l’urgence sociale et écologique.

Les Lilas, le 05 octobre 2020

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La loi du 7 août 2020 relative à la dette sociale et à l’autonomie a créé une nouvelle branche de la Sécurité sociale consacrée à l’autonomie, mais avec un financement distinct.

Cette nouvelle branche a besoin d’un milliard d’euros en 2021 et de 3 à 5 milliards d’ici à 2024.

Dans son rapport remis au gouvernement le 15 septembre, l’inspecteur général des finances Laurent Vachey propose un certain nombre de pistes qui sont soit des mesures d’économie, soit des hausses de prélèvements ou des transferts de ressources. Alors que la crise sanitaire a accru les inégalités, alors que toutes les données montrent que le taux de pauvreté est particulièrement élevé pour les familles monoparentales mais aussi pour les familles avec enfant(s) (par rapport aux couples sans enfant), et que la crise a accru les inégalités, le rapport Vachey propose entre autres de transférer les ressources de la branche famille de la Sécurité sociale au prétexte qu’elle est excédentaire alors qu’il conviendrait au contraire d’augmenter les allocations familiales. Quant au détournement des ressources prévues pour le logement, cela serait au détriment des actions d’amélioration du logement des personnes âgées. On prendrait dans une poche pour donner – éventuellement – dans l’autre. Enfin le rapport propose une seconde journée dite de solidarité ; ce qui constituerait une nouvelle attaque contre les droits des salarié.es

Ainsi, ce seront les salarié.es et retraité.es qui devront payer l’aide à l’autonomie en contradiction avec les principes de solidarité et d’universalité qui fondent la Sécurité sociale.

Alors que le Président de la République s’est fait élire avec la promesse : « avec moi, le pouvoir d’achat des retraité.es sera maintenu » et que le récent rapport de la DRESS montre que le niveau de vie médian des retraité.es a baissé (1 854 € en 2017, 1 818 € en 2018), le rapport avance de nouvelles mesures particulièrement régressives à l’encontre des retraité.es:

– nouvelle augmentation de la CSG pour les retraité.es dits « aisé.es » ; (le seuil sera-t-il à nouveau fixé à 2 000 € de pension ?)

– réduction du plafond de l’abattement de 10 % de l’impôt sur le revenu. Nombre de retraité.es seraient imposables et ne pourraient plus bénéficier de prestations pourtant indispensables, en particulier pour le maintien à domicile ;

– durcissement des critères d’attribution de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) alors que le reste à charge des personnes en perte d’autonomie est énorme.

Cette nouvelle attaque frontale contre le pouvoir d’achat des retraité.es, y compris les plus modestes aggrave leur situation, après les années de gel ou de sous indexation des pensions : le récent rapport de la DRESS montre que le niveau de vie médian des retraité.es a baissé de manière significative.

Une nouvelle fois, le Fonds de réserve des retraites (FRR) est utilisé à raison de 420 M€ par an de 2021 à 2025, cette fois pour financer les aides à l’investissement consacrées à la rénovation des EHPAD. Faire contribuer ce fonds tant sa mission initiale a été dévoyée et ses sources de financement asséchées n’est pas de nature à rendre plus lisible le financement de la Sécurité sociale comme l’a encore souligné dans son avis du 7 août 2020 le Conseil constitutionnel.

La FSU exige une prise en charge à 100 % pour la Sécurité sociale de l’aide à l’autonomie intégrée dans la branche maladie de la Sécurité sociale dont les recettes doivent être augmentées en particulier par une réforme profonde de la fiscalité, plus juste plus solidaire et plus redistributive.

Les Lilas, le 17 septembre 2020

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