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Chaque semaine, de nouveaux scandales apparaissent : Panama papers, Mediator, Dépakine, contaminations et fraudes alimentaires, pollutions environnementales… Derrière ces affaires, il y a des hommes et des femmes qui décident de prendre la parole pour dénoncer des dysfonctionnements et éviter des crises sanitaires, écologiques ou économiques.

Nombre d’entre eux restent anonymes. Ils sont motivés avant tout par leur éthique et leur souci de l’intérêt général. Ils constatent des faits aux conséquences graves pour notre santé, notre environnement, pour le bon fonctionnement de notre démocratie ou pour le respect de notre privée. Et ils décident d’en référer aux autorités compétentes pour y remédier.

Malheureusement, suite à cet engagement fort, leur quotidien devient intolérable et leurs alertes sont encore trop rarement entendues. Lorsqu’ils sont salariés, ils sont licenciés, harcelés, mis au placard. Lorsqu’il s’agit de militants associatifs, de parents d’élèves, de riverains… ils sont dénigrés et font face à des agressions verbales, physiques, ou des poursuites judiciaires abusives. Ils peinent à identifier à qui s’adresser pour que les abus qu’ils dénoncent cessent. Leurs soutiens – journalistes, associations, syndicats – mais aussi leurs proches en paient les frais.

Cette situation doit cesser.

En 2016, la loi Sapin II a tenté de régler, en partie, ce problème. Elle a, par exemple, interdit de licencier ou de rétrograder les lanceurs d’alerte. Mais obtenir ce statut relève encore du parcours du combattant et cette loi comporte de nombreuses lacunes. Elle n’offre, par exemple, aucune garantie que les alertes soient traitées, ce qui est bien souvent la première demande des lanceurs d’alerte.

Nous demandons à présent au gouvernement et aux parlementaires d’aller plus loin et de saisir l’occasion inédite que représente l’impératif de transposition de la directive européenne pour la protection des lanceurs d’alerte. 

En 2019, l’Union européenne a, en effet, pris la mesure du problème et adopté une directive qui améliore significativement les droits des lanceurs d’alerte en Europe. Cette directive doit être transposée en droit français avant la fin de l’année 2021. Elle impose aux États un certain nombre d’avancées par rapport au droit actuel, notamment en France. Elle met, par exemple, fin à l’obligation, pour un salarié, d’alerter d’abord au sein de son entreprise – obligation qui l’expose bien souvent aux représailles ou qui fait courir le risque de destruction de preuves.

Mais sur d’autres points, elle laisse aux États le soin de définir eux-mêmes les modalités d’amélioration de leur législation.

Depuis 2019, la Maison des Lanceurs d’Alerte s’est mobilisée, aux côtés de plusieurs dizaines d’autres organisations, pour alimenter le débat public sur ce sujet. Douze propositions concrètes ont été formulées pour compléter les dispositions de la directive. Elles abordent la question d’un fonds de soutien pour accorder des aides d’urgence aux lanceurs d’alerte en difficulté ; la simplification des procédures avec la mise en place d’un guichet unique auquel adresser une alerte et qui s’assure qu’elle soit suivie d’effets ; ou encore le renforcement des sanctions contre les « étouffeurs d’alerte »ou du rôle d’appui des syndicats sur les lieux de travail.

Ces propositions ont été adressées au gouvernement et aux parlementaires par lettre ouverte en 2019 puis en 2020. Des institutions reconnues telles que le Défenseur des droits ou la CNCDH – la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme – ont publié des avis rappelant au gouvernement l’urgence et l’importance du problème.

À l’heure actuelle, nous n’avons aucune certitude que des mesures ambitieuses seront adoptées prochainement pour protéger les lanceurs d’alerte et garantir que leurs alertes soient traitées.

Nous, associations et syndicats mobilisés sur cette question, invitons donc toutes les personnes qui reconnaissent l’enjeu démocratique qu’est la défense des lanceurs d’alerte et de leurs alertes à signer notre appel.

Trop de personnes aujourd’hui sont témoins d’abus et se taisent par peur ou manque de moyens. Par ce silence, ce sont nos droits, nos libertés et notre intégrité qui sont menacés. Les lanceurs d’alerte sont des sentinelles qui construisent un monde souhaitable pour tous. Nous devons leur permettre de parler et nous assurer que cette parole est entendue.

Signez notre appel pour porter la voix des lanceurs d’alerte à l’Assemblée nationale : https://loi.mlalerte.org/je-signe

Maison des Lanceurs d’Alerte, Amis de la Terre France, Anticor, APESAC, Attac, Bloom, CFDT Cadres, CFDT Journalistes, Foodwatch, France Nature Environnement, FSU, Greenpeace France, Informer n’est pas un délit, Institut Veblen, Ligue des droits de l’Homme, Ma Zone Contrôlée, Nothing2Hide, Réseau Sortir du nucléaire, Ritimo, Sciences citoyennes, Sherpa, Solidaires Finances Publiques, Syndicat de la Magistrature, Syndicat National des Journalistes, Syndicat National des Journalistes – CGT, The Signals Network, Transparency International France, Ugict CGT, Union syndicale Solidaires

La FSU avait demandé à ce qu’un CHSCT extraordinaire se tienne pour le retour en présentiel dans les établissements scolaires, afin que toutes les questions touchant à la gestion de la crise et à la protection des personnels soient abordées et trouvent des réponses.

Une série de plus de 10 questions diverses avaient été envoyées au préalable par la FSU.

La FSU a fait des remarques préalables concernant la gestion de cette crise touchant à la nécessité d’un cadre clair défini, et non au renvoi systématique au local des décisions, générant inégalités et injustices selon les départements et les établissements.

INDEMNISATIONS des personnels ayant assuré l’accueil des enfants des personnels prioritaires la semaine avant les vacances

Indemnisation à la journée pour les personnes présentes pour l’accueil des enfants des personnels prioritaires pour les enseignants pas pour les autres (sic…)

L’année dernière seuls les personnels ayant fait plus de 3 journées avaient finalement été payés, cela devrait être mieux cette année.

RÉUNIONS DE PLUS DE 6 PERSONNES

La règle des 6 personnes maximum en présentiel est la règle en vigueur pour tous les personnels pour tous les types de réunions, instances etc

La FSU souligne l’incohérence : des cours avec 35 élèves (souvent majeurs en terminales) se tiennent, des stages en formation continue se sont tenus, les manifestations du 1 mai se sont tenues, mais il n’est pas possible de tenir des réunions syndicales.

Cela pose, depuis le début, un vrai problème démocratique.

PRÉSENCE DANS LES ÉTABLISSEMENTS PENDANT LA FERMETURE AUX ELEVES ET LES VACANCES

La consigne académique était claire : le moins de personnes possibles dans les établissements afin de stopper la propagation du virus, sauf absolue nécessité.

Or force est de constater que certains établissements ont forcé les personnels non enseignants à venir les deux semaines de distanciel, et les personnels des collectivités à faire en plus leurs jours de présence pendant les vacances.

Même si des interventions ont eu lieu, permettant de limiter dans certains endroits les abus, ce non respect de la consigne par certains chefs d’établissements interroge.

Alertés, nous sommes intervenus concernant le Lycée Choiseul de Tours, parfait exemple du problème: seuls 4 agents sont disponibles pour reprendre la semaine avec les élèves en présentiel (beau résultat), car ils sont tous positifs ou cas contacts ayant été obligés de venir inutilement à temps plein la semaine du 26 avril !

VACCINATION

La FSU dénonce les différences de traitement : différence de traitement entre les personnels et entre les territoires.

D’une part, seules certaines catégories de personnels de plus de 55 ans ont eu accès aux créneaux prioritaires (enseignants, Atsem, AESH et AED), les autres personnels n’étant pas considérés comme en contact avec les élèves.

D’autre part, des collègues ont pu (tant mieux pour eux) se faire vacciner hors académie ou dans des communes ayant effectivement donné accès aux personnels EN.

On se retrouve avec, d’une académie, d’un département à l’autre, une organisation différente pour la vaccination. La Rectrice souhaite la vaccination pour tous les personnels pour éviter un crash pédagogique pour l’ensemble des élèves.

LES AUTO TESTS

Pour le premier degré

Tous les départements ont été livrés dans les circonscriptions par une société de livraison, il a été compté un nombre d’auto test pour les enseignants, les aesh, les atsems (les services civiques ont été oubliés et une partie des aesh). Un réassort est prévu la semaine du 17 mai.

Pour les personnels de second degré

6 et 7 mai d’abord pour les enseignants et aesh

Dans un second temps – la semaine du 17 mai – les autres personnels.

Les personnels recevront une boite de 10.

Pour les lycées, les élèves apprentis sont comptés dans les effectifs. Les lycées seront livrés directement.

La FSU dénonce le choix du tri qui est fait, générant des inégalités de traitement entre les personnels. Une fois de plus la priorisation est faite par rapport au nombre d’auto test disponibles avec comme justification la prise en compte des seuls moments en classe. Les autres personnels sont considérés comme moins en contact avec les élèves…ils apprécieront à leur juste valeur la considération pour leur métier.

Concernant les élèves, la FSU demande quelles consignes sont données pour la passation des auto tests au niveau académique, puisqu’il semble que les consignes ministérielles soient de les faire passer dans les établissements mais que le Rectorat ou les DSDEN aient donné d’autres instructions.

La FSU dénonce le passage dans les établissements, qui induit manque de confidentialité, passage en groupe, locaux dédiés…et des moyens en personnels. Ce qui est impensable avec des adultes, doit l’être également avec des élèves, c’est une question d’éthique.

Seule la consigne ministérielle est en vigueur selon la Rectrice parce que ce sont des boites de 25 auto tests qui seront livrés. Ils ne peuvent pas être donnés aux élèves pour se tester à la maison…

DEMI JAUGE en lycée

Toutes les organisations été validées par la rectrice, la seule contrainte, hormis le respect du protocole sanitaire, était de n’avoir en présentiel que la moitié de l’effectif de l’établissement.

Dans certains établissements, les choix de demi jauge ont été faits sans  l’avis des équipes, ce qui n’est pas acceptable.

BAC/BTS/CONCONCOURS CPGE

La FSU avait posé beaucoup de questions sur ces sujets, urgents en ce qui concerne le BTS.

La Rectrice confirme que pour la passation des examens, les élèves de terminales seront en distanciel une semaine à l’avance pour éviter qu’ils ne se retrouvent cas contacts et/ou positifs la semaine suivante pour l’examen (mieux que de devoir passer le rattrapage en septembre).

Pour les élèves de BTS, il y a un calendrier adapté pour rattraper et avoir des cours de consolidation pour favoriser la réussite à la session de rattrapage qui ne sera donc pas en septembre… le Rectorat ne voit pas en quoi le calendrier du rattrapage en juillet pose problème

La FSU insiste sur la nécessité de consignes sanitaires claires et strictes en ce qui concerne  les conditions de passation des BTS et CPGE.

La réponse donnée est celle d’une circulaire du 23 avril qui précise le protocole, une signalétique, la disposition dans la salle, une distance d’un mètre entre chaque table…

Concernant la question de la vérification de l’identité des élèves passant un examen et portant un masque (l’enlever?) aucune réponse n’est donnée.

CLASSE FERMEE POUR 1 CAS COVID

Le protocole précise la fermeture des classes pour un cas covid, mais qu’en est-il des groupes de spécialité, la réforme du lycée ayant fait exploser le groupe classe ?

Il a été décidé que seule la classe est concernée pour la fermeture, c’est la cellule Covid qui décide. C’est au cas par cas pour les autres situations car sinon cela entraînerait trop de fermetures d’établissements.

RETEX retour d’expérience sur le 1er confinement

C’est l’ANACT qui travaille sur le retex. M BARTH, avec Mmes BONMARTY et DEVOUCOUX ont commencé à travailler pour avancer le dossier, mais ils ont très peu de temps disponible et le travail en distanciel rend les choses compliquées.

OUTILS NUMÉRIQUES

Concernant les problèmes de connexion pour la classe à la maison, la Région (avec le GIPRECIA) a permis de multiplier par 4 le nombre de personnes connectées pour arriver à 110000 connexions possibles. Une cellule de crise a été mise en place par la région avec le GIPRECIA, la DANE et le service informatique du rectorat pour répondre aux problèmes les jours de rentrée.

Des collègues exerçant en REP+ à Blois ont constaté une véritable fracture du numérique aussi par le liée au manque de connaissance des pratiques du numérique par les élèves et également par manque de moyens…

La FSU souligne la colère des personnels qui encore une fois ont dû s’adapter en un temps record, et se sont heurtés à de tels dysfonctionnements. La Rectrice reconnaît que la région avait sûrement sous-estimer les connexions potentielles.

ASA Garde d’enfants

La FSU pose la question des ASA lorsqu’une classe est fermée et que les personnels n’ont pas d’autres solutions de garde. Nous avons déjà eu un cas où un chef d’établissement a sommé une collègue de se rendre dans son établissement alors que la classe de son enfant était fermée, ce qui n’est pas acceptable.

Réponse claire : les ASA sont toujours actives.

ALLÉGEMENT DE SERVICE

Le rectorat précise qu’il n’y a pas de règle, c’est au cas par cas que les décisions sont prises avec le docteur Gruel. Les collègues peuvent bénéficier d’une deuxième année si c’est nécessaire et bénéfique pour eux, l’objectif étant de viser la reprise à plein temps. Quand les collègues ne disposent plus de ce dispositif et ne peuvent pas reprendre à plein temps, ils se mettent à temps partiels,  ce qui financièrement n’est pas du tout la même chose.  La FSU demande une circulaire pour faire connaître ce dispositif aux collègues qui paraît confidentiel.

Deux avis seront proposés par la FSU et votés à l’unanimité.

Avis 1

“Le CHSCTA demande à ce que tous les personnels volontaires puissent accéder à la vaccination le plus rapidement possible”

Avis 2

“Le CHSCTA se prononce pour que l’encadrement et la participation à l’éventuelle organisation des auto-tests pour les  élèves dans les établissements soit strictement sur la base du volontariat. Nul personnel ne peut y être obligé” *

*Le volontariat est bien acté pour faire passer les auto tests hors les médiateurs LAC et les infirmières (réponse du rectorat après le vote de l’avis

 

C’était la surprise du week-end. Le ministère a attendu le 1er mai pour revenir sur le protocole en EPS et décréter un nouvel allègement à compter du 3 mai. “A compter du lundi 3 mai”, affirme la nouvelle version, “la pratique en intérieur est de nouveau autorisée sur l’ensemble du territoire. Toutefois les activités physiques en extérieur ainsi que les activités « de basse intensité » en intérieur permettant le port du masque dans les gymnases sont à privilégier notamment dans les départements faisant l’objet de mesures de freinage renforcées”.

Finalement l’interdiction de l’EPS en salle n’aura eu lieu que quand les établissements secondaires étaient fermés ! Les professeurs d’EPS qui avaient préparé des activités en extérieur pour la semaine de rentrée sont invités à les revoir au dernier moment, d’autant que les gymnases des collectivités locales rouvrent.

1er Mai, fête des travailleurs selon Blanquer !

Les organisations de psychologues ont découvert début avril une proposition de loi déposée par des députés « LR » portant sur la demande de création d’un ordre professionnel pour les psychologues.

La FSU s’oppose à cette proposition de loi et en demande le retrait

En effet, celle-ci vise avant tout à contrôler les pratiques des psychologues, par la mise en place d’une organisation pyramidale et anti démocratique qui serait l’interlocuteur unique des pouvoirs publics et autoriserait ou non leur exercice professionnel alors que la loi du 25 juillet 1985 encadre déjà l’exercice de cette profession dont le titre est protégé. La liste ADELI est déjà un garant de la vérification des diplômes requis.

L’ordre aurait également des pouvoirs de sanction pour non respect d’une « charte de bonne conduite » et de principes de moralité qui n’ont pas grand-chose à voir avec la déontologie.

Le souci du public, derrière lequel se cachent les promoteurs de cette proposition de loi est une préoccupation constante des psychologues. C’est pourquoi dès 1961 ils se sont donné un code de déontologie, qu’ils actualisent régulièrement et collectivement. La dernière version du code sera d’ailleurs présentée le 5 juin 2021 par une vingtaine d’organisations (associations et organisations syndicales) qui travaillent ensemble au sein du CERédépsy pour réaffirmer l’existence d’un code de déontologie commun à tous les psychologues et l’inscrire dans les textes réglementaires.

Cette offensive est la suite du rapport de l’IGAS qui vise à supprimer, pour les psychologues, la liberté de choix des méthodes et des référents théoriques au profit d’une conception unique basée sur des protocoles d’intervention et des « bonnes pratiques professionnelles » définies par la HAS et se limitant aux courants comportementalistes et neuro-scientistes. Il s’agit là d’une attaque sans précédent de la clinique, de la relation et de la complexité du sujet.

Elle profite de la crise sanitaire et de la montée des troubles psychiques observés dans la population pour restreindre l’intervention des psychologues à la santé mentale, oubliant que les champs d’exercice sont variés (Justice, travail, Education, action sociale…) et que les missions sont plus larges que le diagnostic et l’intervention protocolisée auxquels on voudrait les limiter.

La FSU appelle tous les psychologues à s’opposer à toute forme d’ordre professionnel qui aboutirait à nier la diversité et la richesse de leurs pratiques en lien avec l’histoire de la discipline et de ses fondements théoriques.

Ce dont les psychologues ont besoin, c’est d’une reconnaissance à part entière de leur profession et de nombreuses créations de postes dans des services publics renforcés, permettant à chaque psychologue de déployer toutes ses missions, de prévention, de soutien psychologique, et d’aide au développement, dans le respect de la dimension psychique de la personne.

Les Lilas, le 27 avril 2021

Cette réunion, qui a eu lieu, ce matin s’est déroulée à la demande de la FSU pour se tenir au plus vite après les annonces présidentielles.

Toutes les interventions de la FSU ont consisté à rendre utile et efficace immédiatement cette réunion pour l’ensemble des personnels de l’éducation nationale.

Avec un rappel qui relève de l’évidence mais que nous avons demandé au Rectorat en direction de tous : cette période repose d’abord et avant tout sur le minimum de présence dans tous les établissements. Le Rectorat a demandé à tous les services de tendre vers le 100% en télétravail.  Nous avons demandé qu’un cadre académique soit donné et qu’il soit totalement respecté partout au sein de l’académie.

Pour les établissements du 2nd degré, la semaine qui vient n’est en aucun cas une semaine d’astreinte. ! la moindre pression et encore moins obligation n’est donc acceptable ; le rectorat va s’adresser en ce sens à l’ensemble des établissements.

Pour les Professeurs des écoles Stagiaires, le rectorat s’est engagé au respect du nouveau calendrier scolaire. Tout ce que l’INSPE a pu écrire est donc sans aucune valeur.

Concernant les écoles qui vont accueillir les enfants des professions prioritaires, nous avons demandé une communication explicite des inspections académiques pour éviter autant que possible toute incompréhension avec les familles dès mardi.

Nous avons rappelé que le distanciel et le présentiel ne pouvaient pas s’additionner. Le rectorat s’est engagé là-aussi à diffuser un message clair. De même nous avons insisté pour que la hiérarchie se montre très raisonnable quant au volume de travail en distanciel notamment pour les écoles (3 jours).

Nous avons également demandé qu’il n’y ait pas d’insistance sur la mise en place des stages de remise à niveau lors de ces vacances particulières.

A la question portant sur la rémunération supplémentaire (prime pour travail pendant les vacances et accueil des publics prioritaires) le Rectorat s’est tourné vers le ministre pour une réponse avant mardi mais n’en sait pas plus.

Sur le terrain de la vaccination, l’embarras est total et l’absence d’information ne fait que confirmer l’absence de calendrier rapide !

Seul un travail de recensement des personnels « les plus exposés » aurait débuté.

Le rectorat s’est engagé à respecter les autorisations d’absence pour les rendez-vous médicaux quelles que soient leurs dates.

Par ailleurs, Mme la Secrétaire Générale a fait connaître au ministère les besoins de renforts en personnels sans plus de précision.

Pour finir, ce compte rendu rapide a aussi pour objectif pour la FSU et ses syndicats d’inviter l’ensemble de nos collègues à nous joindre au plus vite pour toute difficulté rencontrée.

Les élus FSU aux CTA et CHSCT-A

Ce groupe de travail avait pour finalité d’exposer la mise en place de ces tests. Nous ne reviendrons pas en détail sur le peu de moyens humains qui en limitent le déploiement. La FSU a surtout indiqué ses craintes qu’ils arrivent trop tard au regard de l’avancée de la pandémie.
La FSU a exposé la situation dramatique du remplacement dans le premier et second degré.
Ainsi en Indre et Loire, mardi dernier 50 classes n’avaient pas de remplaçant et notre enquête départementale lancée lundi décompte déjà plus de 200 jours !
La FSU-Snuipp a mis en avant l’impossibilité pour les directeurs-trices et adjoints de gérer seuls ces absences parfois sur plusieurs semaines. Les écoles sont « coincées » entre le protocole qui impose un non-brassage et les parents qui veulent maintenir l’accueil de leurs enfants. Nous avons demandé un écrit de notre hiérarchie en direction des parents déchargeant les écoles de cette responsabilité.
Mme la Rectrice devait prendre en compte cette question ainsi que le DASEN37.
Dans l’attente de leur réponse, nous invitons toutes les écoles à se saisir de nos consignes notamment en proposant aux parents de s’adresser directement aux IEN (modèle de courrier sur notre site). Merci de continuer à remplir notre enquête en ligne, elle est indispensable pour dire la réalité du terrain : nous sommes en relation avec la presse.

MATERNELLE Enfin une prise de conscience de la situation !
Lors de ce groupe de travail, le médecin du Rectorat a indiqué travailler à des protocoles pour les maternelles. Actuellement, une classe est fermée dès qu’un cas positif est identifié mais les tests sont rares. Il serait possible prochainement, si un foyer de contamination était avéré dans une famille que l’enfant soit considéré comme cas probable entrainant la fermeture de la classe. Le Rectorat attend la validation du dispositif par le Ministère. Lors de ce groupe de travail, le médecin du Rectorat a indiqué travailler à des protocoles pour les maternelles Actuellement, une classe est fermée dès qu’un cas positif est identifié mais les tests sont rares. Le Rectorat a aussi « lâché » que le taux d’incidence était de 100 pour les enfants de moins de 9 ans ! Avec un tel taux qui doit être bien plus élevé pour les tranches d’âge supérieur, la présence du covid dans nos classes n’est plus à discuter ! Mais ou sont les dispositifs  mis en place par notre employeur ?

A noter lors de cette réunion, l’intervention de Mme la secrétaire générale du 28 qui a expliqué que les problèmes de remplacement étaient liés aux ASA pour le 3° trimestre de grossesse et aux collègues qui prenaient des rendez-vous médicaux exprès sur le temps de travail. Elle indiquait même avoir donné ordre aux IEN de refuser ces demandes de RDV. La FSU-SNUipp est intervenue pour dénoncer ces propos faux sur la forme et le fond. Nous avons demandé l’intervention de Mme la Rectrice pour protéger et défendre les droits des personnels de l’Eure et Loir. La réponse ne s’est pas fait attendre, nous avions dans la soirée une réponse du Rectorat indiquant que « Les autorisations d’absence seront autorisées dans l’ensemble de l’académie avec les règles habituelles. » Point final !

Le Président de la République a annoncé une nouvelle étape dans les mesures sanitaires, pour freiner l’épidémie avec notamment l’avancée et le dézonage des congés scolaires associé à un passage en distanciel des enseignements.

 

Il y est acculé aujourd’hui parce qu’en dépit de ses satisfecit répétés, il s’est trompé : au cours des dernières semaines, il a pris seul les décisions, méprisant l’alerte des scientifiques comme le débat démocratique, et s’est enfoncé dans un jusqu’au-boutisme dont toute la population paie maintenant le prix lourd.

 

La FSU s’inquiète des conséquences dramatiques de cette gestion incohérente et de ce reconfinement qui exposent une partie de la population à une grande précarité et va engendrer aussi son lot de souffrances sur le plan psychologique.  Il est essentiel de mettre en œuvre un plan d’urgence pour les plus démuni-es : hébergement d’urgence, distribution alimentaire, accès aux soins, augmentation des minima sociaux…

 

S’enfermant dans le déni des difficultés concrètes que pose la crise sanitaire dans les écoles, Le ministère de l’Education Nationale a réduit le débat à une question binaire : ouverture ou fermeture des lieux scolaires. Il porte une lourde responsabilité dans cette situation. Il aurait été possible de faire autrement comme n’a cessé de le réclamer la FSU. Depuis des mois, la FSU alerte sur les conditions dégradées dans lesquelles les personnels font leur métier, au prix d’un épuisement professionnel réel. C’est bien grâce à elles et eux que l’école « tient ».  J.M. Blanquer n’a eu de cesse de mépriser l’engagement des personnels. Il a prétendu que les protocoles étaient suffisants là où tout indique que la politique de tests est défaillante, rien n’a été fait pour améliorer le bâti et en particulier les possibilités d’aération, le nombre d’élèves par classes continue à être trop élevé alors qu’on pourrait fonctionner en petits groupes grâce à des recrutements supplémentaires et la réquisition de locaux : le Ministre n’a pas voulu agir pour répondre aux alertes des personnels de terrain. La reprise épidémique est d’autant plus forte que toutes les mesures qui auraient pu être prises pour éviter une telle intensité n’ont pas été mises en œuvre. Par ailleurs, au-delà des effets d’annonces, et des promesses jamais tenues depuis janvier, aucun calendrier de vaccination des personnels au contact des usager-es et des élèves n’est établi à ce jour.

 

Aucun enseignement n’a été tiré depuis un an, le ministre n’a fait preuve d’aucune anticipation et les personnels se retrouvent aujourd’hui, veille de la fermeture des écoles, dans une situation d’impréparation identique à celle de l’an dernier, ce qui est un comble ! La FSU demande que les leçons du premier confinement soient tirées : clarification très rapide des objectifs et des modalités de la façon de maintenir le lien scolaire avec les élèves,  temps laissé aux équipes pour s’organiser, moyens donnés aux équipes pluri professionnelles pour assurer un suivi des élèves et recherche de solutions pour les familles ne disposant ni de matériel informatique ni de la connexion nécessaires, relâchement de la pression par des décisions rapides sur l’aménagement des programmes et les examens, etc. Pour la FSU, ce qui se dessine dès mardi 6 avril, ce n’est pas l’école, collectif de travail et d’apprentissage auquel nous sommes attaché-es. C’est autre chose que l’école, et nous savons que les personnels feront tout leur possible pour s’y investir au mieux.  Mais dès maintenant, pour compenser les difficultés présentes, il y a lieu de concrétiser les engagements de recrutement. Pour répondre aux inégalités qui se creusent, et anticiper une possible poursuite de la crise sanitaire, il est urgent de décider d’un réel plan d’urgence pour l’école, afin de la doter de moyens exceptionnels dès la rentrée de septembre.

 

Les Lilas, le 31 mars 2021

Pour toutes et tous, syndiqué-es ou non Le SNASUB-FSU vous invite à une REUNION D’INFORMATION SYNDICALE EN VISIOCONFERENCE

En présence de Philippe LALOUETTE, commissaire paritaire national SAENES et membre du bureau national du syndicat

Le jeudi15 Avril 2021 De 14h00 à 17h00

Pour y participer inscrivez-vous dès maintenant par mail : mmerlet.fsu41@gmail.com

Proposition d’ordre du jour :

L’actualité syndicale et professionnelle concernant les personnels administratifs de l’éducation nationale :

* Avant projet de loi 4D

L’article 32 concernant le pouvoir d’instruction des CT sur les adjoint.e.s gestionnaires : les conséquences sur les personnels concerné.e.s et les services d’intendance.

*Projet de plan de requalification 2021-2026 de la filière administrative

La requalification des emplois adjoint.e.s gestionnaires et RH de proximité,

Les fiches métiers du REME : évolution des missions /métiers

La qualification des emplois

Les objectifs de revalorisation indemnitaire.

* De La reforme de la fonction publique : conséquences pour les mutations et les promotions

Et toutes les questions diverses que vous vous posez !

POUR JOINDRE LE SNASUB-FSU d’orleans-tours :

CO-SECRETAIRES ACADEMIQUE du SNASUB :

Marie Merlet 06.72.03.03.59 mmerlet.fsu41@gmail.com

VirginieTalois 06.20.57.09.59 virginietalois@gmail.com

Autorisation d’absence de droit selon le décret 82-447du 28Mai 1982 et de son article 5.

Tous les personnels administratifs, titulaires des catégories A, B et C et non titulaires, syndiques et non syndiques sont invités à participer à cette réunion.

Ces heures d’informations syndicales sont un droit qu’on ne peut vous refuser. Il vous suffit de prévenir votre supérieur.e hiérarchique de votre intention d’y participer à l aide de cette convocation. En cas de problème, n’hésitez pas à nous contacter 06.72.03.03.59 ou 06.20.57.09.59

Maintenir ouverts les écoles, les collèges, les lycées est notre préoccupation à toutes et à tous ! Mais ceci ne peut se faire au détriment de la santé des personnels, des élèves et de leurs familles ! Cela passe par une remise à plat de la campagne et de la stratégie de vaccination.

Les syndicats de la FSU appellent à signer cette pétition demandant l’accès dès maintenant à la vaccination pour les personnels des écoles, collèges et lycées !

 

Le gouvernement cherche à profiter du contexte sanitaire, économique et social désastreux pour légiférer de façon coordonnée afin de restreindre nos libertés fondamentales : la liberté d’expression, la liberté de manifester, la liberté d’informer, la liberté de la presse, la liberté d’association, le droit de nous organiser pour gagner de nouveaux droits… La liste est longue : il s’agit bel et bien d’un projet politique liberticide cohérent qui est à l’œuvre.
Depuis plusieurs semaines nos organisations appellent et participent activement sur l’ensemble du territoire aux mobilisations pour défendre nos droits et nos libertés, en particulier contre la loi sécurité globale, le schéma national du maintien de l’ordre, la loi dite « séparatisme » et les décrets de fichage.
Les prochains jours seront déterminants pour agir contre ces textes dont le processus parlementaire avance très rapidement. En effet, le projet de loi « sécurité globale » arrive au Sénat ce mardi 16 mars et le projet de loi « confortant les principes de la République » suivra fin mars.
– Le projet de loi de sécurité globale vise à instituer une société de la surveillance permanente, à restreindre la liberté de la presse et à invisibiliser les violences policières au lieu de les combattre ;
– Le projet de loi « confortant les principes de la République », dit « séparatisme », sous couvert d’empêcher l’islamisme radical et le terrorisme, ouvre la voie à un contrôle poussé de l’ensemble des associations et stigmatise encore davantage les personnes musulmanes ou perçues comme telles.
Le contexte social et économique est désastreux et de nombreuses mobilisations s’organisent en parallèle :
● pour défendre l’égalité des droits des femmes, premières de corvées le 8 mars dernier ;
● contre la précarité étudiante, les organisations de jeunesse se mobilisent ce mardi 16 mars ;
● contre l’abandon des travailleuses et travailleurs du secteur de la culture, des théâtres sont occupés depuis plusieurs jours ;
● contre le chômage et la précarité, de nombreuses mobilisations se construisent comme la journée européenne pour le logement le 27 mars ;
● contre les violences policières et le racisme, de nombreuses manifestations sont organisées par les familles de victimes, les blessé·es, les collectifs de sans-papiers ;
● contre le projet de loi « climat » qui ne répond aucunement aux enjeux climatiques et environnementaux le 28 mars.
C’est bien cette contestation sociale que le gouvernement veut faire taire, préférant la répression plutôt que mettre en œuvre de réels moyens pour les services publics et l’accès aux droits pour toutes et tous.
Alors que de nombreuses alertes sont données aux échelles nationale et internationale sur le danger de ces textes liberticides, le gouvernement choisit la voie de la répression et de la restriction des libertés.
Nos organisations appellent dans le cadre des mobilisations construites localement à manifester et se rassembler dans les jours et les semaines à venir pour combattre ces textes liberticides et pour défendre et réclamer nos droits sociaux, féministes, antiracistes et environnementaux.
Mobilisons-nous pour nos libertés et pour nos droits !
Il en va de l’avenir de notre démocratie !

En réponse à l’obstination du ministre qui refuse de s’engager vers une amélioration des conditions d’emploi des AESH et en réponse à la dégradation
de leur mission depuis la création des PIAL, les organisations CGT éduc’action,
FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation appellent les personnels à la grève le 8 avril…

Communiqué-unitaire-AESH

 

Promotions 2021 des personnels BIATPSS des MENJS et MESRI
Non à l’usine à gaz des « collèges d’experts » palliatifs,
OUI au rétablissement des droits des personnels
et de leurs représentant-es,
OUI au rétablissement des compétences des CAP !

Le 5 février dernier, la DGRH des MENJS et MESRI a adressé aux académies, aux présidences et directions des établissements d’enseignement supérieur et des établissements publics relevant de ces ministères, un courrier précisant sa volonté de mettre en place des « collèges d’experts pour les promotions aux choix » des personnels BIAPTSS relevant de sa compétence.
Ces collèges d’experts, toujours selon ce courrier, auraient comme objectif « de pouvoir démontrer aux personnels comme à leurs organisations syndicales que les décisions de promotions resteront guidées par le respect des (…) lignes directrices de gestion » et de renchérir en précisant qu’il « s’agit d’apporter la garantie [qu’elles] resteront fondées sur la valeur professionnelle et les acquis de l’expérience des agents. »
Ainsi, la DGRH des MENJS et MESRI reconnait que de vrais risques de gestion arbitraire voire clientéliste existent dans la future campagne des promotions puisque les compétences des commissions administratives paritaires en la matière ont été supprimées.
Pour la FSU, cette crainte est malheureusement fondée ! Elle l’a largement évoquée dans les arguments qu’elle a défendus dans son combat contre la loi finalement promulguée le 6 août 2019 dite « de transformation de la fonction publique », à chaque occasion.
Et la DGRH le sait pertinemment ! Mais la manière dont elle entend résoudre le problème de légitimation des promotions que prononceront les ministres est cependant inadmissible.
En effet, faire appel à candidature − possiblement en dehors de nos établissements et services d’exercice qui plus est − pour composer des « collèges » d’experts servant à « éclairer » les décisions de l’administration constitue une étape supplémentaire dans le mépris des personnels et de leurs organisations syndicales représentatives. La mise en place de ces collèges, désignés de manière opaque, risque même d’aggraver la défiance des personnels.
Cette manière de réinstaller des « commissions administratives » sans représentant-es élu-es des personnels est absolument scandaleux !
D’un côté, le gouvernement et sa majorité politique ont privé les personnels d’un droit : celui d’être représentés en CAP par leurs élu-es pour contrôler l’élaboration des actes individuels relatifs à leurs carrières, veiller notamment au respect du principe d’égalité de traitement et pour que leurs situations y soient défendues le cas échéant. De l’autre côté et par voie de conséquence, la DGRH envisage une véritable « usine à gaz » pour légitimer une approche managériale de la gestion des promotions.
Quelle comédie ! S’il faut des « experts », les personnels les ont désignés lors des dernières élections professionnelles en 2018 en les élisant dans les commissions administratives paritaires.
La FSU demande à la DGRH de renoncer sans délai à son intention de mettre en place des collèges d’experts ; et de réunir rapidement les organisations syndicales représentatives pour envisager la manière dont les représentant-es des personnels peuvent être consultés sur les projets de tableaux d’avancement et de listes d’aptitude.
Pour la FSU, c’est bien le rétablissement des compétences des commissions administratives paritaires qui reste au coeur des enjeux pour garantir la transparence des promotions et de leurs critères et le principe d’égalité de traitement.

Les Lilas, le 19 février 2021

 

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