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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
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Le premier projet de loi de financement de la sécurité sociale du gouvernement est placé sous le sceau de la réduction des déficits des comptes sociaux au lieu de chercher à satisfaire les besoins. En dehors de quelques rares mesures bienvenues (augmentation du minimum vieillesse), ce projet de budget tourne le dos aux principes fondateurs de la sécurité sociale et met en danger l'avenir de notre système de protection sociale.

Le glissement de cotisations salariales vers la CSG relève d'une logique de fiscalisation du financement de la sécurité sociale alors que de nouvelles exonérations ou allègements de cotisations patronales sont programmées. La FSU conteste cette orientation.
En effet, la suppression des cotisations salariales (maladie et chômage) en contrepartie d'une augmentation de la CSG de 1,7 % a été présentée par E.Macron lors de sa campagne comme une mesure de soutien du pouvoir d'achat des actifs. Or, cette suppression n'interviendra pleinement qu'en octobre 2018 pour les salariés du privé alors que la CSG augmentera en une seule fois dès janvier.
Les retraités dont la pension dépasse 1 394 € par mois seront fortement pénalisés par l'augmentation de leur CSG. C'est d'autant plus inadmissible qu'ils auront dans le même temps, comme tous les autres retraités, une autre dégradation de leur pouvoir d'achat à travers le gel des pensions en 2018 et la revalorisation reportée au 1er janvier 2019.
Pour les fonctionnaires, la Fsu attend qu'au rendez-vous salarial de ce jour le gouvernement présente une mesure conforme à ses engagements.

En ce qui concerne la branche famille, les améliorations prévues sont bien modestes et se limitent aux familles les plus fragiles. Alors que nombre de familles seront pénalisées par la baisse conjuguée du montant de l'allocation de base de la PAJE et du plafond de ressources. Cela nuira à l'égalité femmes/hommes et à l'emploi. La Fsu regrette que l'on s'éloigne un peu plus du principe d'universalité des prestations familiales.

Légèrement revu à la hausse, l'objectif national de dépenses d'assurance maladie (ONDAM) est très en deçà de l'augmentation tendancielle des dépenses (+ 4,5%). Le gouvernement impose ainsi de nouvelles économies dans le domaine de la santé (- 4,2 Mds €) alors que notre système de soins est dégradé, que les besoins augmentent et que les inégalités se creusent dans l'accès aux soins. Quant à l'augmentation de 2 € du forfait journalier hospitalier, elle pénalisera l'ensemble des assurés sociaux qui verront augmenter leur cotisation de complémentaire santé ou leur reste à charge.

Pour la FSU, il est urgent de reconquérir une sécurité sociale de haut niveau pour toutes et tous. Les moyens financiers existent pour y parvenir.

Les Lilas le 16 octobre 2017

Les organisations syndicales de la fonction publique CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CGC, FAFP, se félicitent de la forte mobilisation des agent.e.s de la fonction publique.
Avec près de 400 000 manifestant.e.s sur l'ensemble du territoire et un nombre important de grévistes dans les trois versants de la FP, ce sont un mécontentement et une forte inquiétude qui se sont exprimés.
Il n'y avait pas eu une telle mobilisation depuis 2007.
Désormais, la balle est dans le camp du gouvernement. Il doit redonner aux agent.e.s des perspectives et les moyens d'accomplir leur mission pour mieux répondre aux attentes de la population.
Il doit engager une véritable réflexion sur la question des services publics.
Le 16 octobre prochain, c'est en rappelant l'urgence des revendications portées dans l'unité lors de la manifestation du 10 octobre (augmentation du pouvoir d'achat, refus de jour de carence notamment) que nous aborderons le rendez-vous salarial.
D'ores et déjà les 9 organisations ont convenu de se revoir pour partager leurs analyses des propositions du Gouvernement.
Paris le 12 octobre 2017


Communiqué FSU - Les lilas le 12 octobre 2017

Le projet de budget de 2018 est guidé par l'objectif de la baisse du déficit public en dessous du seuil des 3%. Pour cela, le gouvernement prévoit une baisse de 15 milliards des dépenses publiques ainsi qu'une baisse des prélèvements au bénéfice des plus riches et des entreprises.

Auditionnée par la Commission des lois de l'Assemblée nationale sur le budget de la Fonction publique pour 2018, la FSU a alerté sur les conséquences désastreuses d'un tel budget qui impactera négativement de fait celui de la sécurité sociale (5 milliards), des collectivités territoriales (3 milliards) et de l'État (7 milliards). Cet affaiblissement des politiques publiques redistributives, avec notamment la mise à mal des services publics, se traduira par un accroissement des inégalités.

Cette baisse des dépenses publiques se traduit déjà par des mesures telles que le gel de la valeur du point d'indice pour les plus de 5 millions d'agent.e.s de la Fonction publique, le rétablissement de la journée de carence auxquels s'ajoute l'annonce de la suppression de 120 000 emplois publics sur 5 ans dont 70 000 dans le versant territorial.

Contrairement à l'engagement d'Emmanuel Macron dans le cadre de sa campagne présidentielle : « J'augmenterai votre pouvoir d'achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d'autant », au-delà de la contestable décision de transférer les cotisations sociales sur l'impôt via l'augmentation de la Csg, à ce jour, le scénario du gouvernement se traduit par une compensation partielle qui se traduira donc, compte tenu de l'inflation, d'une nouvelle perte de pouvoir d'achat pour les agent.e.s !

Alors que l'on voit revenir les vieilles recettes économiques et fiscales qui ont fait la preuve de leur inefficacité, où sont les idées neuves et le modernisme promis par ce gouvernement ? Qui peut croire qu'il suffira de bloquer l'évolution du pouvoir d'achat des fonctionnaires, de les pénaliser en cas d'absence pour maladie, de supprimer des emplois publics et des services, de geler les pensions des retraité.e.s, de réduire les budgets de la santé… pour permettre le redressement du pays ? Le débat sur la création d'un impôt sur la fortune immobilière (IFI) remplaçant le dispositif actuel d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) au 1er janvier 2018 cache mal les choix en faveur des plus riches. Incompréhensible et inadmissible alors que la relance peine et que la crise économique a de si lourdes conséquences sociales en particulier pour les plus en difficulté.

Pour permettre une croissance durable, le développement d'emplois de qualité dans le privé comme dans le public, répondre aux évolutions de notre société, aux profondes mutations du monde du travail, une autre réforme fiscale plus juste et plus solidaire est incontournable. Il en va de l'avenir des services publics, du rôle et des missions qu'ils ont à jouer pour l'intérêt général et pour une meilleure cohésion sociale. Et les agent.e.s qui les font vivre doivent être reconnus et revalorisés.

A la veille du rendez-vous salarial de la Fonction publique, et après la forte journée de mobilisations et de grève du 10 octobre dans laquelle se sont exprimés le mécontentement et les attentes des agent.e.s, la FSU appelle le gouvernement à y répondre !

Et peu importe les inutiles querelles de chiffres, les agents étaient des centaines de milliers hier en grève et dans les manifestations. Tous les observateurs ont estimé que cette journée était très réussie.

Le gouvernement doit accepter de l'entendre. Car il lui revient maintenant de répondre aux attentes des plus de 5 millions d'agents de la Fonction publique, revendications portées par les 9 fédérations de fonctionnaires qui les représentent.

Il s'est exprimé hier un fort besoin de reconnaissance de l'engagement professionnel de toutes et tous les agents au service des usagers qu'ils travaillent dans les services hospitaliers, ceux des collectivités territoriales ou encore à ceux de l'État. Ils demandent juste à être plus justement considérés pour ce travail.

Le gouvernement doit donc revoir sa copie pour le rendez-vous salarial du 16 octobre prochain : valeur du point d'indice, compensation de la hausse de la Csg, journée de carence, création des emplois nécessaires sans compter la nécessité d'engager des moyens financiers à la hauteur des missions.

Quant au débat sur le rôle des services publics et les missions des agents, la FSU a déjà dit qu'elle y était prête !

Pensez-vous que ces États Généraux de l'Alimentation répondent à une attente du monde rural et de ses organisations ?
Oui ces EGA répondent à une attente ou plutôt à plusieurs : le besoin de revenu et de reconnaissance du monde paysan qui perd pied petit à petit depuis des années. On a poussé les paysans dans un mur par des politiques publiques orientées vers la course aux volumes, à l'export et à l'agrandissement. Aujourd'hui une majorité d'entre eux n'ont plus de revenus et pas de moyens pour changer de système ou effectuer la nécessaire transition vers une agriculture de qualité qui répondrait aux attentes sociétales. C'était là pour nous le double objectif de ces EGA, le revenu paysan et le changement de modèle.

Dans quel but la Confédération Paysanne y participe-t-elle ?
Nous y participons activement an de ne pas laisser la place au modèle dominant incarné par la FNSEA et l'agro-industrie qui voient plutôt d'un mauvais oeil l'idée de réaliser la transition agricole pour les paysans et pour les consommateurs.

Quelle est votre vision pour une transition agricole et alimentaire ?
La transition agricole et alimentaire doit aller de pair pour les paysans, les citoyens et les consommateurs. On ne peut plus payer pour un système qui dérègle le climat, appauvrit les sols, détruit la biodiversité, élimine les paysans et fournit une alimentation de piètre qualité.
Il faut réorienter les politiques publiques, écher des aides vers la transition et ainsi permettre aux paysans de répondre à une demande croissante de qualité, tout en se rémunérant et en retrouvant une place de choix au coeur de la société.
C'est carrément un changement de modèle de développement que nous attendions mais au vu du premier chantier qui est sur le point de rendre son verdict, il semblerait que très peu de choses bougent et que l'inertie du système soit toujours le plus fort.
Nous craignons que les paysans aient du mal à trouver des raisons de se réjouir des conclusions attendues.

Les neuf fédérations de fonctionnaires se retrouveront le 10 octobre. Est-ce un signal fort ?
Nous sommes évidemment satisfaits d'avoir ainsi amené les neuf fédérations à se retrouver sur cette journée de grève et mobilisations.
C'est aussi le signe que les attaques sont fortes contre la Fonction publique. Les mesures négatives pour ses agents n'ont cessé de s'accumuler depuis l'arrivée du gouvernement : nouveau gel de la valeur du point d'indice alors que les fonctionnaires ont déjà subi près de 9 % de perte du pouvoir d'achat en sept ans, rétablissement du jour de carence, mesure injuste et inefficace, compensation partielle de la hausse de la CSG remettant en cause le financement de la sécurité sociale et de l'assurance chômage, une possible dé-corrélation de la valeur du point d'indice entre les trois versants de la Fonction publique et enfin remise en cause du calendrier PPCR qui trahirait l'engagement pris par l'État.
Tout cela impactera fortement le pouvoir d'achat de plus de 5,4 millions d'agents. L'annonce de 120 000 emplois supprimés dont 70 000 à la fonction publique territoriale s'ajoute à ces mesures.
Nous avions réussi à imposer au précédent gouvernement de rompre avec le gel du point et le versement d'une première revalorisation de 1,2 %, le gouvernement fait machine arrière.
C'est pourquoi la FSU a proposé dès le mois d'août ce rendez-vous unitaire le 10 octobre aux autres fédérations.

10 octobre : une unité inédite ?
Pendant dix ans les fédérations ont été divisées dans l'action. Aujourd'hui, la situation exige l'unité et c'est bon signe d'y être parvenu.
La journée du 10 octobre n'est pas pour la FSU une simple journée de témoignage du mécontentement des agents. Il s'agit de créer un rapport de force afin d'obtenir une réelle négociation salariale permettant une amélioration du pouvoir d'achat et une meilleure reconnaissance du travail, des qualifications et de l'engagement professionnel des agents.
Plusieurs études ont démontré que le coût de fonctionnement de l'État en France n'est pas plus important que dans les autres pays d'Europe.
En proportion du PIB la masse salariale a très peu progressé ces 35 dernières années. Elle représente 12,9 % du PIB en hausse de seulement 0,4 % depuis 1980. La ligne budgétaire veut satisfaire aux critères de déficit de 3 % du budget prôné par l'Europe et crée des mesures favorisant les actionnaires et les entreprises sans s'attaquer à la fraude fiscale et à l'évasion fiscale.
Les neuf fédérations ont été dans l'action ce 10 octobre pour refuser cette politique et imposer d'autres choix permettant une amélioration des salaires, des droits sociaux et un renforcement de notre modèle social.

Qu'en attendez-vous ?
Tout d'abord que le gouvernement entende nos revendications et ouvre de nouvelles discussions.
Dans cette période où se décide le budget, il s'agit aussi d'obtenir les moyens nécessaires pour que les agents puissent remplir leur mission de service public. La FSU a proposé et obtenu que les neuf fédérations se retrouvent après la journée du 10 pour en faire le bilan et décider des suites à y donner.
Jamais le besoin de faire du commun n'a été aussi fort. Pour la FSU cela passe par la promotion des services publics de qualité, répondant à tous les besoins de la population sur l'ensemble du territoire. Et ce sont les plus de cinq millions d'agents qui au quotidien assurent ces missions essentielles pour le développement et la cohésion du pays. C'est ce que la FSU portera dans les forums de l'action publique
organisés dès le mois de novembre par le ministre de l'action et des comptes publics.
Les enjeux économiques, sociaux, écologiques sont énormes. Une réelle réforme fiscale est indispensable pour assurer les investissements publics La Fonction
publique et ses agents doivent passer avant les intérêts du monde de la finance.

Marie Aleth Grard, vice-présidente d'ATD Quart Monde France et membre du Conseil
économique, social et environnemental (CESE).

Le 17 octobre prochain est la trentième journée mondiale du refus de la misère. Quel sens a cette journée ?
C'est une belle occasion de mettre à l'honneur les personnes en grande pauvreté, qui s'investissent elles-mêmes et militent pour faire changer les choses, et de leur
donner la parole. Dire l'insupportable, mais aussi montrer tout ce qui est fait au quotidien pour faire société, tous ensemble. D'ailleurs si ATD Quart Monde portait cette journée il y a 30 ans, aujourd'hui 48 partenaires, syndicats [dont la FSU, ndlr], parents, mouvements pédagogiques, associations sont parties prenantes.

Quels enjeux, quelles perspectives à venir ?
La question de la pauvreté relève du politique… mais aussi de l'attention de chacun d'entre nous pour agir auprès des responsables, des élus et dans son quotidien. Par exemple, pour défendre la construction de logements sociaux, trop souvent bloquée, ou faire que l'école accueille tous les enfants quand des oppositions font obstacle. Et puis il faut informer, faire prendre conscience de ce que vivent concrètement les familles en grande pauvreté.

Comment les choses vont-elles se dérouler ?
Les 14 et 15 octobre, la place de la République à Paris sera le « Village des initiatives ». L'idée est de faire découvrir l'action d'ATD Quart Monde pour faire société autrement. Les 13, 14 et 15, se jouera dans cet esprit la pièce de théâtre « un peuple les yeux ouverts » à l'Auditorium St-Germain.
Un temps fort est prévu le 17 octobre au Trocadéro entre 18 h et 19h15, partage de récits et histoires de vies, entrecoupés de chants. Sans oublier toutes les initiatives
partout en France et le concert à l'Olympia le 17 octobre au soir !

https://www.atd-quartmonde.fr/14-15-et-17-octobre/

POUR n°203 octobre 2017

La suppression de 23000 emplois en contrats aidés désorganise le fonctionnement du service public d'éducation. A l'initiative de la FSU, l'ensemble des organisations syndicales représentées au Comité Technique Ministériel ont dénoncé ce véritable plan social et demandé la pérennisation des missions exercées.

Déclaration intersyndicale
FSU, UNSA-Education, FNEC-FP FO, SGEN-CFDT, CGT Educ'action

Nous dénonçons la suppression massive des contrats aidés. A l'Education nationale, elle laisse sans emploi des milliers de personnes engagées dans la vie des écoles et des établissements tout en privant le service public d'Education, comme d'autres services publics, de leur apport.

Nos organisations jugent que l'arrêt brutal de tout renouvellement de contrat de personnels investis dans des missions essentielles à l'école, va mettre à mal le fonctionnement de l'Ecole et des établissements.

Dans le domaine de l'accompagnement des élèves en situation de handicap, les besoins ne cessent de croître. La promesse d'un accompagnement pour tous les élèves qui en ont un besoin reconnu est compromise.

S'agissant de l'assistance administrative aux directeurs d'école, les missions exercées par ces personnels dans l'aide à la direction d'école (AADE) étaient une première réponse aux besoins dans les écoles, permettant aux directrices et directeurs de se consacrer dans une certaine mesure à leurs missions.

Les activités périscolaires mises en œuvre par les collectivités locales ayant recours à ces contrats précaires sont également touchées par ces suppressions massives.

Dans les établissements scolaires du second degré, les services de vie scolaire ont besoin d'être renforcés. Les tâches d'entretien et de restauration sont mises à mal. Des personnes en contrat aidé y remplissaient des missions liées à la vie scolaire, d'aide aux professeur.e.s documentalistes, d'aide administrative… avec lesquels les établissements comptaient. Le non renouvellement brutal de ces personnes dans leurs emplois fragilise le fonctionnement de certains établissements.

Il n'est pas possible de priver les écoles et les établissements de ces missions. Il faut désormais construire des solutions pérennes. Concernant les personnels déjà en poste, la mesure les renvoie au chômage dans un contexte dégradé de retour à l'emploi, sans avoir pu bénéficier de la durée maximum de contrat ni de la formation professionnelle leur permettant une réinsertion sur le marché du travail.

Nous sommes opposés à l'installation de la précarité dans les écoles et les établissements. Pour nous il est nécessaire de stabiliser les missions exercées par ces personnels sur des emplois pérennes d'agents publics car les missions qu'ils recouvrent participent durablement de la qualité du service public.

Nos organisations syndicales dénoncent fermement ces suppressions, exigent le maintien et le retour de ces personnels sur leurs emplois et demandent qu'ils bénéficient d'une formation qualifiante dans la perspective d'un emploi statutaire

Le gouvernement de la communauté autonome de Catalogne avait annoncé depuis plusieurs semaines l'organisation d'un référendum sur l'autodétermination. Le gouvernement espagnol a décidé d'interdire ce référendum qu'il a jugé illégal et non conforme à la constitution, constitution qui avait déjà été utilisée pour revenir sur certains droits accordés depuis 2006 à la Catalogne.
Avant la tenue du scrutin, perquisitions et saisie de matériel électoral se succédanées. Déjà le 20 septembre, le gouvernement espagnol, avait franchi un pas intolérable en ordonnant l'arrestation de 14 hauts fonctionnaires du gouvernement Catalan.
Les relations entre l'État central et la Catalogne doivent faire l'objet d'un règlement politique qui ne saurait se régler par la violence.
Le choix fait par le gouvernement de Mariano Rajoy d'interdire purement et simplement le referendum en n'hésitant pas à saisir le matériel de vote et fermer les bureaux ne pouvait pas être la solution. Cela n'a fait qu'exacerber les tensions. Les autorités catalanes ont alors maintenu le référendum sur l'indépendance de la Catalogne ; la réponse du gouvernement a consisté à user d'une violence inacceptable.
La FSU ne peut rester indifférente aux agressions policières d'une grande brutalité exercées dimanche contre des citoyen-nes pacifiques voulant exercer leur droit élémentaire de vote.
Ce n'est pas par la force que Mariano Rajoy et son gouvernement résoudront la question catalane.
La FSU condamne ces violences, exprime sa solidarité avec le mouvement syndical en Catalogne et plus largement en Espagne qui appelle à la grève nationale ce mardi 3 octobre. Elle en appelle au nécessaire dialogue et au respect des droits comme il est d'usage dans une démocratie.

Les Lilas le 3 octobre 2017

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La Fsu, avec l'ensemble des fédérations de fonctionnaires, appelle toutes et tous les agents-es de la Fonction publique à être en grève et à se mobiliser le 10 octobre. Il s'agit d'obtenir une véritable négociation salariale qui aboutisse à une réelle reconnaissance du travail, des missions et de l'engagement professionnel des agent.e.s par une augmentation du pouvoir d'achat et la revalorisation des carrières, le non rétablissement de la journée de carence et les moyens nécessaires pour permettre aux agent.e.s d'exercer leurs missions de services publics.

En effet, depuis l'arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s'accumulent : gel de la valeur du point indice, rétablissement de la journée de carence, perspective de 120 000 suppressions d'emplois sur les 3 versants de la Fonction publique... Et contrairement à l'engagement fait par Emmanuel Macron dans le cadre de sa campagne présidentielle d'augmenter le pouvoir d'achat de tous les salarié-es : "vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d'autant”, la hausse de la Csg se traduira dans la Fonction publique au mieux par une simple compensation c'est à dire sans gain de pouvoir d'achat...

Et le budget prévu pour 2018 va encore fragiliser les services publics rendus aux usagers.

Alors le 10 octobre toutes et tous en grève !

La FSU a participé à ces manifestations organisées dans plusieurs villes françaises mais aussi à Bruxelles, dans le cadre de la Journée mondiale du droit à l'avortement du 28 septembre.
En France, un collectif (créé à l'initiative de la MMF française, du CADAC et du Planning familial) a organisé les actions en région, mais aussi impulsé un appel commun (signé par la FSU) et une pétition ; il a aussi centralisé les informations sur son site . Il a été décidé d'envoyer des délégations à Bruxelles et la France était bien représentée.
La manifestation européenne a rassemblé plus d'un millier de personnes dans le parc du Centenaire. Des délégations de Pologne et d'Irlande , où l'avortement est toujours très contraint , avaient fait le déplacement pour sensibiliser l'opinion à leur situation.
Dans d'autres pays, c'est un recul qui est ressenti aujourd'hui, selon Marcela de la Pena Valdivia, coordinatrice de la Marche des femmes en Belgique, à l'initiative de la mobilisation : le maintien de la clause de conscience des médecins en Italie, l'absence de structures hospitalières adéquates en Grèce, les restrictions de personnels et les suppressions de centres dédiés en France ou aux Pays-Bas…, et surtout, l'élection de gouvernements de plus en plus réactionnaires et rétrogrades.
Aujourd'hui le droit à l'avortement en Europe relève en effet de la compétence de chaque État. « La sexualité des femmes n'est pas inscrite au niveau des droits fondamentaux au sein de l'Union européenne » regrette M. de la Pena Valdivia.
En Belgique, des élu∙es ont déposé des propositions de loi visant à retirer l'avortement du Code pénal et à améliorer les conditions d'accès. L'idée est d'évoluer vers le droit des femmes à la libre disposition de leur corps, droit guidé par des pratiques de santé publique et relevant d'un choix personnel . C'est un droit fondamental.

La pétition exigeant que « nos gouvernements nationaux, le Parlement européen et le Conseil de l'Europe garantissent ce droit fondamental » remise aux parlementaires européens à cette occasion, avait recueilli plus de 22.000 signatures.

TANT QUE TOUTES LES FEMMES NE SERONT PAS LIBRES,
NOUS SERONS EN MARCHE !

-# Collectif des Associations pour le Droit à l Avortement et la Contraception

  1. http://avortementeurope.org/lappel
  2. Une prochaine manifestation pourrait avoir lieu en Irlande pour soutenir le combat de ces femmes.
  3. Idem en Hongrie, et il est interdit à Malte
  4. « Mon corps m'appartient, je choisis ma vie »

La FSU prend acte des excuses de Pierre Gattaz et du retrait de la campagne du Medef contre l'Ecole. Mais si la Fsu ne l'avait pas mise sur la place publique, cette campagne aurait bien continuée.
C'est bien ce que sous tend cette campagne qui inquiète la FSU : négation de l'engagement quotidien des enseignants pour faire réussir tous les élèves, méconnaissance du rôle du système éducatif, résurgence d'une vieille opposition Ecole/Entreprise, clichés sur l'Ecole...

Cette campagne a soulevé une légitime colère, beaucoup d'indignation et de critiques.

La FSU appelle chacun à faire preuve de responsabilité pour aborder les questions d'Education, de formation et d'emploi. Et ce à la veille de discussions sur la formation professionnelle et l'apprentissage.

Au sommaire :

  • P.1– Edito
  • P.2– Bibliothèque Marguerite Durand
  • P.2-3– 25 novembre 2017
  • P.3– Femmes et hommes dans l'espace public
  • P.4– Stage Femmes FSU 2017
  • P.4– Pour le droit à l'avortement partout en Europe
  • P.4– Livre : 20 ans des journées intersyndicales femmes
  • P.4– Film : 120 battements par minute
POUR ELLES infos - septembre 2017

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