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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
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Le gouvernement prépare son budget 2019 dans le cadre de baisse des dépenses publiques, qui se traduit par des suppressions de postes dans toute la Fonction publique. A l'Éducation Nationale, 1 400 postes d'enseignant-es et 400 postes d'administratifs seraient supprimés. Les budgets insuffisants pour l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ont conduit les universités à geler près de 20 000 postes de titulaires en 2017 (NEB 2017, cours des comptes, 2018), c'est-à-dire l'équivalent à l'encadrement de 10 universités. Cette situation a contribué à l'augmentation de l'emploi de contractuels (35 % de l'emplois dans l'ESR) et de vacataires.
Pour la FSU, une nouvelle saignée dans les moyens accordés à l'Éducation nationale ne peut pas se conjuguer avec l'ambition d'un enseignement de qualité au service de la réussite de toutes et de tous ni d'une bonne administration du système éducatif.

Dans le 1er degré, les créations de postes ne suffiront pas à étendre le dédoublement en CE1 en REP sans incidences sur les autres classes. Et surtout, elles ne permettront pas de répondre à la nécessaire baisse des effectifs dans toutes les classes pour améliorer partout les conditions d'apprentissage et de travail.

La « priorité au primaire » doit se traduire par la programmation des mesures budgétaires à la hauteur du sous-investissement chronique dont est victime le premier degré et non par un redéploiement de moyens au détriment du second degré.

En effet, le second degré verrait ses moyens amputés de 2 600 postes, alors que 32 000 élèves supplémentaires arrivent au collège en 2019 et que 59% des classes de lycée ont plus de 30 élèves.

Pour compenser le manque de recrutements, le Ministre veut imposer deux heures supplémentaires aux enseignants du second degré. Concrètement, dans bien des cas, c'est une classe en plus. Cette mesure constituera donc à un alourdissement de la charge de travail des personnels et aboutira une nouvelle dégradation des conditions d'étude des élèves.

En annonçant la suppression de 400 postes de personnels administratifs, l'équivalent de l'effectif d'un rectorat, le Ministre éclaire le sens de la fusion des académies qu'il souhaite.

Attachée à une administration, une organisation et une gestion du système éducatif qui réponde aux besoins du service public, respectueuse des réalités diverses que recouvre le maillage des établissements sur le territoire, la FSU rappelle son opposition au plan de fusions des académies que le Ministre a décidé. Celui-ci, s'il advenait, aboutirait à des mutualisations et fusions de services, à des désorganisations aux conséquences imprévisibles et difficilement réparables, à des pertes massives de connaissances des réalités du terrain et d'expertises professionnelles ô combien précieuses et essentielles. La FSU réfute la conception technocratique de l'administration qui sous-tend ce projet de fusion des académies. Elle rappelle son opposition aux mobilités forcées et à de nouvelles dégradations des conditions de travail dans les services qui, au contraire, doivent être confortés.

La FSU exige du gouvernement qu'il reconsidère l'ensemble ces arbitrages et mette en cohérence des objectifs comme celui de la réussite des élèves, d'une nécessaire élévation du niveau de qualification de tous les jeunes, de la revalorisation de la formation des personnels avec les moyens humains et budgétaires indispensables.

C'est dans ce contexte budgétaire que le Ministre poursuit la mise en place de réformes d'un système éducatif piloté par le haut et par les évaluations, reléguant les enseignant-es à des exécutants niant ainsi leur professionnalisme.
La politique éducative qu'il met en place ne permettra pas de lutter contre les inégalités scolaires et même les creusera davantage, à l'opposé de l'urgence à démocratiser l'Ecole.
Pourtant, pour aller vers la réussite de toutes et tous, prendre en compte et conforter le rôle de cha-cun des personnels, enseignant-es comme non enseignant-es, est primordial.

La FSU alerte sur la culture de l'évaluation et le pilotage par les résultats qui conduisent à une école de la performance et de la concurrence qu'elle refuse. Les évaluations mises en place à l'entrée de l'école élémentaire, du collège et du lycée sont mal conçues et ne peuvent être utilisées au bénéfice des apprentissages. Elles ne contribueront pas à renforcer l'estime de soi des élèves et peuvent même les conduire à un sentiment d'échec. La FSU appelle le ministre à redonner pleinement la main aux ensei-gnant-es.

Les ministres Vidal et Blanquer ont annoncé de concert que seuls 3 000 bacheliers étaient sans affectation. En réalité, ce sont plus de 40 000 lycéens ou étudiants qui étaient en liste d'attente, honteusement qualifiés d'inactifs par le ministère et pour qui le logiciel a tout simplement effacé tous les vœux. À ceux-ci s'ajoutent les 72 000 jeunes en attente et qui espéraient obtenir une meilleure affectation… et les 181 000 candidats qui ont abandonné la plate-forme, découragés de poursuivre leur projet d'études dans l'enseignement supérieur, qui se retrouvent aujourd'hui sur le marché du travail, ou contraints de trouver une formation privée non référencée.

Pour masquer les carences de moyens en STS, le ministère a ouvert cet été 2000 places en classes passerelles ; dispositif destiné aux bachelier-es pros ayant obtenu un avis favorable au conseil de classe. Ces classes non financées et sans cadrage national ne donneront pas une place de droit aux jeunes en sections STS l'année suivante. La FSU demande le financement de places d'accueils pour ces étudiant-es dans des formations diplômantes.

La communication ministérielle essaie de minimiser l'échec de la procédure mais force est de constater que Parcoursup a laissé des dizaines de milliers de bacheliers sur le carreau.

L'insuffisance de places dans les filières plébiscitées est un obstacle majeur à toute procédure d'affectation. Le service public d'orientation de l'Éducation nationale a été constamment contourné voire ignoré. De plus, l'imposition de capacités d'accueil limitées en licence et variables selon les établissements, et le tri des dossiers en fonction de critères et d'algorithmes locaux remet en cause, le bac, en tant que diplôme national et accroît les inégalités territoriales.

Pour ces raisons, le CNESER du 17 septembre 2018 a adopté un vœu demandant l'abandon de la plateforme Parcoursup, et le développement de moyens pour l'enseignement supérieur garantissant l'élévation de qualifications des jeunes et la démocratisation de l'enseignement supérieur. Il serait temps que les ministères de l'Education Nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche développent une politique à la hauteur de ces enjeux.

La loi 2018- 771 promulguée le 5 septembre, prévoit de transférer les missions des DRONISEP aux régions. Un rapport remis par M. Lacroix au MEN sur les conditions du transfert, sera la base de la désignation des services ou parties de service à transférer. Les modalités doivent encore en être définies. La FSU en demande la communication, nous sommes encore sans réponse du ministère. La FSU a fait des propositions pour permettre aux collègues des DRONISEP, volontaires, d'être nommés dans les rectorats sur des pôles information pour l'orientation, en vertu des missions pédagogiques confiées à l'ONISEP et que la loi reconnaît. La FSU reste vigilante et mobilisée sur la question de l'avenir des CIO.

Enfin, sans réelle concertation avec les organisations syndicales, les textes définissant les grilles horaires élèves de la réforme de l'enseignement professionnel, décidée par M le ministre Blanquer, doivent passer au CSE du 10 octobre. En s'attaquant aux volumes horaires élève, ces grilles entérinent une diminution les temps de formations en BAC PRO de plus de 7 semaines et en CAP de plus de 4 semaines. Le Ministre décide donc de donner encore moins d'Ecole à celles et ceux qui en ont pourtant le plus besoin. Mise en place généralisée de 2nd à famille de métiers, généralisation d'implantation d'UFA dans l'ensemble des LP, pratique pédagogique imposée avec la mise en place obligatoire de co-enseignements, baisse du volume des horaires disciplinaires des élèves, cette réforme qui transforme en profondeur l'enseignement professionnel aura de graves conséquences sur les conditions de travail des enseignant-es et sur les conditions d'étude les lycéennes et lycéens professionnel-les. Elle entravera encore d'avantage les possibilités de poursuite d'étude dans le supérieur pour les jeunes issus de nos formations. La finalité budgétaire de la réforme de l'enseignement professionnel est crûment révélée avec les annonces ministérielles de suppressions de postes d'enseignant-es pour la rentrée 2019. Le SNUEP-FSU, le SNEP-FSU, la CGT educ'action, SUD éducation, le SNALC, les SNCL FAEN et le SIES appellent d'ores et déjà l'ensemble des professeurs de lycées professionnels à se mettre en grève le 27 septembre pour demander le retrait des textes de l'ordre du jour du CSE du 10 octobre et l'ouverture de réelle concertation pour une toute autre reforme.

lundi 17 septembre 2018

Le gouvernement prépare son budget dans le cadre de son orientation de baisse des dépenses publiques. Cela se traduit par des baisses de budgets et des suppressions de postes dans toute la Fonction publique. A l'Éducation Nationale, ce sont 1 400 postes d'enseignant-es et 400 postes d'administratifs qui seraient supprimés.

C'est là la définition du « en même temps » cher au Président de la République qui conduit à dire une chose et son contraire ! Ces suppressions de postes sont incompatibles avec les annonces faites devant le Congrès du mois de juillet prétendant faire de « L'Education, le combat du siècle ». Or, une nouvelle saignée dans les moyens accordés à l'Éducation nationale ne peut pas se conjuguer avec l'ambition d'un enseignement de qualité et d'une plus grande égalité de réussite ni d'une bonne administration du système éducatif. Celui-ci, de la maternelle au lycée, a au contraire besoin d'une politique déterminée d'investissement pour répondre aux enjeux majeurs de l'Éducation et de la Formation.

La FSU dénonce ces suppressions d'emplois dans un contexte d'augmentation démographique. La « priorité au primaire » ne peut se faire par un redéploiement de moyens. Ce sont 2600 suppressions de postes dans le second degré, 400 dans les services administratifs, qui sont annoncées, alors que 26 000 élèves supplémentaires arrivent au collège à cette rentrée et que 59% des classes de lycée ont plus de 30 élèves. C'est une nouvelle dégradation des conditions d'études des élèves et de travail des personnels que le Ministre programme.

En annonçant la suppression de 400 postes de personnels administratifs, l'équivalent de l'effectif d'un rectorat, le Ministre éclaire le sens de la fusion des académies qu'il souhaite, de même la finalité budgétaire de la réforme de la voie professionnelle est crûment révélée avec les suppressions de postes d'enseignant-es.

Pour compenser le manque de recrutements, le Ministre veut imposer deux heures supplémentaires aux enseignants du second degré. Concrètement c'est une classe en plus dans bien des cas, ce qui constituera un alourdissement de la charge de travail inacceptable pour la FSU. C'est une nouvelle fois le révélateur du manque de considération dans lequel sont tenus les professeurs puisqu'on considère que leur temps de travail peut être alourdi impunément et sans même leur accord.

La FSU appelle d'ores et déjà les personnels de l'Éducation à entrer dans le plan d'action qu'elle propose de développer.

Elle exige du gouvernement qu'il reconsidère cet arbitrage et mette en cohérence des objectifs comme celui de la réussite des élèves, d'une nécessaire élévation du niveau de qualification de tous les jeunes, de la revalorisation de la formation avec les moyens humains et budgétaires indispensables.

La FSU n'acceptera pas la suppression de 2 600 postes dans le second degré et de 400 dans les services administratifs. La « priorité au primaire » ne peut pas se faire par un redéploiement de moyens.
Le second degré, de même que les services administratifs, verront leurs moyens amputés, alors que 26 000 élèves supplémentaires arrivent au collège à cette rentrée, que 59% des classes de lycée ont plus de 30 élèves et que des fusions d'académie sont déjà engagées. Et aucune garantie n'est apporté au primaire quant aux réelles améliorations prévues. Et quid de l'Éducation prioritaire ? De la formation ?

C'est une nouvelle dégradation des conditions d'études des élèves et de travail des agent-es que le Ministre programme.
C'est à l'opposé des mesures à prendre pour permettre la réussite de tous. Le rôle et les missions de chacun des personnels, enseignant-es comme non enseignant-es, doivent être mieux pris en compte.
La FSU engagée dans un plan d'action où prend place d'ores et déjà l'action du 27 septembre pour la voie professionnelle, la participation à la journée du 9 octobre, a invité toutes les fédérations de l'Éducation pour décider d'une action unitaire la plus rapide possible.

Il est temps de faire entendre notre voix !

16 juillet 2018 : le ministre Jean-Michel Blanquer annonce qu'il a arbitré un plan de fusions des académies pour aboutir à un découpage calqué sur celui des régions en passant de 26 à 13 académies.

17 septembre 2018 : le ministre Jean-Michel Blanquer annonce qu'à la rentrée 2019, ce seront « au moins » 400 postes de personnels administratifs qu'il entend supprimer.

Bien que le ministre n'ait pas dévoilé au-delà de l'objectif qu'il lui fixe, la réalité concrète du projet de réorganisation des services déconcentrés de l'éducation nationale, une chose est sûre c'est qu'il ne s'agit pas d'améliorer les conditions de travail des personnels, de soutenir le sens même de leurs missions et de leurs métiers. C'est même tout l'inverse ! Il est désormais clair que c'est bien une approche technocratique des fonctions administrative et supports du système éducatif, cohérente avec l'austérité budgétaire et les logiques managériales dont l'objet est de subordonner toujours davantage les personnels pour qu'ils se soumettent à des objectifs intenables. Les moyens sont déjà insuffisants, et les projets de réorganisation, avec les surcroîts de travail qu'ils impliquent, représentent un vrai danger pour la bonne administration et la qualité de vie au travail.

La fusion des académies, comme les suppressions de postes administratifs et techniques, sont des choix dangereux.

La FSU, et son syndicat des personnels administratifs le SNASUB-FSU, est à l'avant-garde pour pointer ces dangers. Avec constance et détermination, trop souvent malheureusement seule à mener bataille pour que des emplois administratifs et techniques soient créés à la hauteur des besoins, contre toutes les suppressions de postes, la FSU cherche partout à réunir les conditions pour que les personnels soient informés et puissent se mobiliser pour défendre leur expertise professionnelle.

La FSU est l'organisation syndicale qui n'a eu de cesse depuis des mois de pousser le gouvernement à tomber le masque sur la réalité de son orientation quant à l'administration de l'éducation nationale en soulignant que, pour elle, les fusions d'académies ce serait « non ! ».

La FSU est la seule à proposer aux personnels des perspectives d'action, de mobilisation, partout, pour que toutes et tous, chacun et chacune, puisse défendre son droit à travailler là où il vit, à faire correctement son métier dans de bonnes conditions, à avoir le temps d'organiser son travail et à faire reconnaître son engagement professionnel.

C'est en ce sens qu'elle défend une requalification massive des emplois, de la catégorie C vers la B et de B vers A, et la promotion concomitante des personnels. Mais pour que ceci soit possible, cela nécessite de créer des postes, pour ouvrir toutes les possibilités de recrutement et de promotion possible.

Pour la FSU, pour améliorer le fonctionnement du service public, pour que la gestion des personnels et de leurs carrières, pour que les établissements fonctionnent mieux : il faut créer des postes dans tous les métiers et conforter l'administration de l'éducation nationale.

C'est pour cette raison que la FSU, avec le souci d'une défense cohérente des personnels, de leurs statuts et de leurs droits, défend le rôle et les prérogatives des commissions administratives paritaires et des comités hygiène, sécurité et conditions de travail pour que leurs représentants syndicaux puissent intervenir pour défendre leurs droits à la carrière, à la promotion, à la mutation choisie… Bref, pour que les personnels puissent maîtriser leurs déroulements de carrières.

Le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU dénoncent les grands axes de la réforme de la voie professionnelle arbitrés par le ministère. La réduction des temps d'enseignements généraux engendrera des difficultés accrues pour tous les jeunes ; et plus particulièrement pour celles et ceux qui choisiront de poursuivre leurs études dans le supérieur. La spécialisation a ? un métier, repoussée en 1re, impliquera une véritable déprofessionnalisation de la formation. Le baccalauréat professionnel se préparera ainsi en 2 ans au lieu de 3. La création de « classes passerelles », non diplômantes, non qualifiantes et imposées en heures supplémentaires ne masquera pas les effets de Parcoursup qui a exclu du supérieur les bachelier.es professionnel.les. L'implantation des UFA dans tous les établissements aura des répercussions immédiates car mixer les publics et les parcours génère des organisations pédagogiques intenables. Nos statuts seront fortement fragilisés.

Le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU s'engagent à rassembler la profession et appellent à une année engagée. Le 18 septembre, le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU ont organisé des heures d'information syndicale sur l'ensemble du territoire. Ces 1er temps d'informations et d'e ?changes se poursuivront par des rencontres avec la profession pour défendre ensemble les personnels et porter un projet éducatif ambitieux pour tous les jeunes. Notre responsabilité ? syndicale est de faire front commun avec l'ensemble des syndicats contre ce projet. Le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU prennent donc d'ores et déjà leurs responsabilités en ce sens dans l'intersyndicale en appelant l'ensemble des personnels à la grève dans les LP le 27 septembre.

Le gouvernement prépare son budget dans le cadre de son orientation de baisse des dépenses publiques. Cela se traduit par des baisses de budgets et des suppressions de postes dans toute la Fonction publique. A l'Éducation Nationale, ce sont 1 400 postes d'enseignant-es et 400 postes d'administratifs qui seraient supprimés.

C'est là la définition du « en même temps » cher au Président de la République qui conduit à dire une chose et son contraire ! Ces suppressions de postes sont incompatibles avec les annonces faites devant le Congrès du mois de juillet prétendant faire de « L'Education, le combat du siècle ». Or, une nouvelle saignée dans les moyens accordés à l'Éducation nationale ne peut pas se conjuguer avec l'ambition d'un enseignement de qualité et d'une plus grande égalité de réussite ni d'une bonne administration du système éducatif. Celui-ci, de la maternelle au lycée, a au contraire besoin d'une politique déterminée d'investissement pour répondre aux enjeux majeurs de l'Éducation et de la Formation.

La FSU dénonce ces suppressions d'emplois dans un contexte d'augmentation démographique. La « priorité au primaire » ne peut se faire par un redéploiement de moyens. Le second degré, de même que les services administratifs, verront leurs moyens amputés, alors que 26 000 élèves supplémentaires arrivent au collège à cette rentrée et que 59% des classes de lycée ont plus de 30 élèves. C'est une nouvelle dégradation des conditions d'études des élèves et de travail des personnels que le Ministre programme.

En annonçant la suppression de 400 postes de personnels administratifs, l'équivalent de l'effectif d'un rectorat, le Ministre éclaire le sens de la fusion des académies qu'il souhaite, de même la finalité budgétaire de la réforme de la voie professionnelle est crûment révélée avec les suppressions de postes d'enseignant-es.

Pour compenser le manque de recrutements, le Ministre veut imposer deux heures supplémentaires aux enseignants du second degré. Concrètement c'est une classe en plus dans bien des cas, ce qui constituera un alourdissement de la charge de travail inacceptable pour la FSU. C'est une nouvelle fois le révélateur du manque de considération dans lequel sont tenus les professeurs puisqu'on considère que leur temps de travail peut être alourdi impunément et sans même leur accord.

La FSU alerte d'ores et déjà les personnels de l'Éducation de cette situation.

Elle exige du gouvernement qu'il reconsidère cet arbitrage et mette en cohérence des objectifs comme celui de la réussite des élèves, d'une nécessaire élévation du niveau de qualification de tous les jeunes, de la revalorisation de la formation avec les moyens humains et budgétaires indispensables.

Les Lilas le 17 septembre 2018

Une consultation large sur un enjeu de société aussi majeur que les retraites pourrait paraître une initiative intéressante. Celle lancée par le gouvernement n'a cependant que les apparences de la démocratie directe et semble bien davantage destinée à faire accepter la réforme par l'opinion publique.

Ouverte jusqu'au 25 octobre 2018, la plate forme internet contient un questionnaire organisé en 11 thématiques et la possibilité de publier des contributions qui donneront lieu à une synthèse en ligne. Pour chaque thème, 15 contributeurs qui se seront distingués par la qualité de leur contribution seront reçus par le Haut-Commissaire, en présence de son équipe, pour une réunion de travail. Enfin, 8 ateliers seront organisés en régions en septembre et octobre 2018, le site permet de demander à y participer. Ce dispositif imposant se double d'une attention constante à prétendre que « tout est ouvert », seuls les « grands principes » de la réforme seraient arrêtés.
C'est précisément là que se situe le cœur de l'entourloupe. Comment prétendre faire « débattre » véritablement quand, en réalité, le choix d'un système plus individualisé et sans augmentation de la part de PIB consacrée aux retraites est déjà fait ?
Dès lors, les questions sont très orientées. Par exemple, dans la première thématique qui porte sur la nécessité ou pas de passer à un régime universel, un argumentaire décrit d'abord les 42 régimes existants « générant de l'injustice, de l'inéquité ». Rien sur le fait que la complexité vient des réformes qui, à coup de décotes et multiples restrictions de droits, ont fait du système de retraites un véritable maquis, rien sur le rapprochement des régimes opéré depuis 15 ans, en général sur la base du moins disant, qui fait que les différences ne sont plus si importantes que cela, et surtout rien n'est expliqué des raisons qui fondent les spécificités.

Par ailleurs, la manière dont les questions sont formulées laisse à croire que la problématique est celle des bons tuyaux à brancher au bon endroit pour « optimiser » le système : vaut-il mieux cotiser tant à tel âge, mettre le financement de tel dispositif à la charge de telle catégorie de salariés ou de telle autre, etc. Il s'agit de répandre l'illusion que la question posée est celle de l'ingénierie du système et donc, in fine, qu'on peut très bien faire « mieux avec moins » de moyens, il suffit de trouver les bonnes astuces ! Il s'agit aussi de détourner l'attention, en posant de multiples questions du type « faut-il créer une démarche de liquidation de sa retraite 100% en ligne ? », important certes en pratique mais loin des enjeux lourds que pose cette réforme.

Un décryptage complet de la consultation est publié sur le site du SNES-FSU de Grenoble :
https://grenoble.snes.edu/projet-de-reforme-des-retraites-1.html

La FSU prend acte des mesures annoncées par le Président de la République pour lutter contre la pauvreté.

Avec près de 9 millions de personnes pauvres dans notre pays dont 3 millions d'enfants et plus d'un million de retraité.es, un plan d'urgence ambitieux s'impose.

La FSU restera vigilante à ce que ces mesures bénéficient bien à toutes celles et ceux qui sont concerné.es et refusera toute volonté de mise en place d'un contrôle social à grande échelle.
Elle sera particulièrement attentive et exigeante en ce qui concerne les annonces faites sur la petite enfance, la formation obligatoire jusqu'à 18 ans, la création d'un service public de l'insertion et la reconnaissance des métiers qui y seront associés.

Mais pour « Faire plus pour ceux qui ont le moins », il est urgent que la lutte contre la pauvreté soit intégrée dans toutes les politiques publiques : logement, transport, santé, affaires sociales, protection de l'enfance, formation, éducation, emploi, culture... « Pour n'oublier personne », l'engagement à lutter réellement contre la pauvreté doit se traduire aussi d'un point de vue budgétaire par une meilleure répartition des richesses et des moyens accrus donnés aux services publics. Pour cela, le rapport CAP 22 ne devra pas être mis en œuvre puisqu'il prévoit des milliards d'économies avec la mise en place d'une allocation sociale unique.

La Fonction publique, de par ses missions et les valeurs qu'elle porte, a un rôle majeur à jouer pour contribuer à lutter contre la pauvreté et les inégalités entre les territoires. Or, les réformes libérales décidées actuellement restreignent grandement ses capacités d'action et la réduction programmée du nombre d'agent-es pour intervenir auprès des usager-es, ne lui permettront malheureusement pas de répondre aux enjeux de ce rendez-vous.

La pauvreté n'est pas une fatalité sociale mais bien la conséquence de choix politiques.
La FSU alerte le gouvernement sur l'insuffisance de son plan pour faire reculer la pauvreté s'il n'est pas porté par d'autres orientations économiques et sociales. Elle souligne le paradoxe qui consiste à afficher une volonté d'éradiquer la pauvreté tout en menant des politiques qui contribuent à creuser les inégalités et à remettre profondément en cause notre modèle social.

Engagée au quotidien pour davantage d'égalité et de justice sociale, pour garantir les droits fondamentaux de toutes et tous, la FSU demande au gouvernement de mettre en cohérence ses discours et ses actes.

Après un été marqué par des « affaires », les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous et la démission du ministre de l'Écologie a mis à jour le décalage entre le discours et l'engagement du gouvernement…
Les masques sont tombés.
Pas étonnant alors que deux Français sur trois se disent « mécontents » de l'action du Président de la république*. Ce n'est pas pour rien que nombre d'observateurs l'ont nommé le « Président des riches ». Qu'importe, il conserve son cap. Éducation, Retraites, Fonction publique, Santé, Institutions, plan pauvreté… Le gouvernement ne compte pas revenir sur ses choix ni tenir compte de l'avis des organisations
syndicales.
Cela place la rentrée sous le signe de la gravité. Cette politique nous mène tout droit vers un État géré comme l'entreprise selon le voeu du Président. Une vision individualiste et inégalitaire de la société bien loin de répondre aux enjeux sociaux, économiques, écologiques et démocratiques auxquels nous devons pourtant faire face.
Et dans un contexte européen déjà bien inquiétant, ces choix agrègent mécontentements et désillusions ouvrant la voie à la montée du populisme et de l'extrême droite aussi dans notre pays.
Face à cela le syndicalisme a un rôle déterminant à jouer. La FSU va poursuivre son engagement, dans un cadre le plus unitaire possible, pour construire et porter des choix alternatifs avec les salariés, les retraités et les jeunes. Elle reste aussi totalement engagée pour la Fonction publique et ses agents convaincus que les services publics ont un rôle primordial à jouer pour une société plus juste et plus
égalitaire.

* sondage IFOP/JDD 24/08/2018

Au nom de la sauvegarde du bien commun, nous demandons au gouvernement de lancer d'urgence un grand programme d'investissement public en faveur de la transition écologique et bas carbone, dont le montant serait isolé du déficit budgétaire.
L'été 2018, avec ses canicules, ses incendies dévastateurs, ses inondations, nous a encore rappelé combien la lutte pour conserver la biodiversité, respecter les limites planétaires et atténuer le changement climatique et ses impacts est vitale afin d'éviter une catastrophe écologique globale.
C'est aussi une lutte pour le mieux-être de tous. Nous affranchir des pesticides et d'autres polluants, du charbon, du pétrole, du gaz fossile… est impératif si nous voulons préserver notre santé, notre économie, la capacité d'agir des futures générations et construire une société résiliente.
Les dépenses que nous affectons à nos importations d'hydrocarbures, de produits chimiques ou d'autres matières premières non renouvelables doivent aller aux emplois locaux – notamment en développant les économies d'énergies et de matières, les énergies renouvelables et une agriculture durable. Et cela au profit des territoires, sans lesquels la transition écologique ne se fera pas. Or, les émissions de gaz à effet de serre ont crû en France de 3 % en 2017, alors que le respect de l'accord de Paris imposerait qu'elles décroissent de 5 % par an. Il faut donc changer d'échelle et mobiliser des moyens nouveaux.
Cette lutte pour un développement vert et riche en emplois requiert de mettre en mouvement de nombreux leviers. Certes, il faut une régulation et une fiscalité qui donnent les bons signaux ; certes, il faut cesser d'allouer des capitaux à des actifs non durables ; mais il est fondamental d'accroître l'investissement, dans les infrastructures physiques comme dans les compétences. C'est indispensable pour réussir cette transition écologique et l'accompagner sur le plan social.
Il est urgent de mettre en place un grand programme d'investissement vert et d'isoler les fonds publics affectés à ce programme du déficit budgétaire

Vous pouvez signer cet appel en cliquant ici.

Ont déjà signé cet appel (par ordre alphabétique) :
Franck Aggeri, professeur à Mines ParisTech ; Michel Aglietta, professeur émérite de sciences économiques à l'université Paris-Ouest et conseiller scientifique au Cepii et à France stratégie ; Emilie Alberola, économiste CEDD (Conseil économique pour le développement durable) ; Claude Alphandéry, président d'honneur du labo de l'ESS et de France Active ; Martin Anota, professeur de sciences économiques et sociales ; Isabelle Autissier, navigatrice, présidente de WWF France ; Michel Badré, ancien président de l'Autorité environnementale ; Jean-Louis Bal, président du SER et ancien directeur énergies renouvelables de l'Ademe ; Jean-Louis Bancel, président du Crédit Coopératif ; Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, ancienne ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie ; David Belliard, conseiller de Paris (EELV) ; Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT ; Nicolas Berghmans, chercheur à l'Iddri ; Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa ; Françoise Bernon, déléguée générale du Labo de l'ESS ; Jean-Paul Besset, ancien député européen ; Sophie Binet, cosecrétaire générale de la CGT des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict-CGT) ; Olivier Blond, président de Respire ; Jean-Joseph Boillot, économiste, conseiller du club du Cepii ; Jean-Pierre Bompard, vice-président d'Humanité et Biodiversité ; Dominique Bourg, professeur à l'Institut de géographie et durabilité (IGD, université de Lausanne) ; Sandrine Buresi, coprésidente du CLER-Réseau pour la transition énergétique ; Alain Caillé, sociologue, directeur de La revue du Mauss, animateur du mouvement Les convivialistes ; Pascal Canfin, directeur général de WWF France, ancien ministre délégué au Développement ; Pascal Charriau, entrepreneur ; Madeleine Charru, agroéconomiste et personnalité associée au Cése ; Christian Chavagneux, éditorialiste (Alternatives Economiques) ; André Cicolella, toxicologue, chercheur en santé environnementale ; Denis Clerc, fondateur d'Alternatives Economiques ; Daniel Cohn-Bendit, ancien député européen vert ; Gabriel Colletis, président du Manifeste pour l'industrie ; Michel Colombier, directeur scientifique de l'Iddri ; David Cormand, secrétaire national d'Europe écologie-Les Verts (EELV) ; Jézabel Couppey-Soubeyran, maître de conférences à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Thomas Coutrot, économiste ; Christian Couturier, président de l'association NégaWatt ; Patrick Criqui, directeur de recherche émérite au CNRS ; Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique ; Franck Dedieu, professeur à l'IPAG ; Michel Derdevet, professeur au Collège d'Europe de Bruges-IEP Paris ; Philippe Desfossés, directeur d'un fonds de pension ; François Desriaux, rédacteur en chef de Santé & Travail ; Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation Abbé Pierre ; Danyel Dubreuil, coordinateur de l'initiative Rénovons ! ; Michel Dubromel, président de France Nature Environnement ; Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfam France ; Pascal Durand, député européen écologiste ; Guillaume Duval, éditorialiste (Alternatives Economiques) ; Christian Eckert, ancien ministre du Budget ; François Euvé, rédacteur en chef de la revue Etudes ; Olivier Faure, premier secrétaire du PS ; Philippe Frémeaux, éditorialiste (Alternatives Economiques) ; Jean Gadrey, professeur honoraire d'économie à l'université de Lille ; Nicolas Garnier, délégué général d'Amorce ; Laurent Georges, administrateur territorial, directeur général d'un syndicat d'énergie ; François Gibert, fondateur d'Eklor, vice-président d'Enerplan 2015/2017 ; Gaël Giraud, directeur de recherches au CNRS, chef économiste de l'AFD ; Pierre-Noël Giraud, économiste, Cerna, Mines ParisTech ; Christine Gochard, directrice générale de Gaz Electricité de Grenoble ; Arnaud Gossement, avocat en droit de l'environnement ; Jean-Yves Grandidier, président du groupe Valorem ; Alain Grandjean, économiste, membre du conseil scientifique de la Fondation pour la nature et l'homme ; Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU ; Dominique Gros, maire (PS) de Metz ; Géraud Guibert, président de La Fabrique écologique ; Antoine Guillou, coordinateur du pôle énergie et climat de Terra nova ; Céline Guivarch, directrice de recherche au Cired, Ecole des Ponts ; Benoît Hamon, fondateur de Génération.s, ancien ministre de l'Education nationale ; Claude Henry, professeur, à Sciences-Po Paris et université de Columbia ; Eric Heyer, économiste ; Jean-Charles Hourcade, Directeur de Recherches Emérite, Cired-Cnrs ; Michel Husson, économiste (IRES), membre du conseil scientifique d'Attac ; Christian Huygue, directeur scientifique agriculture à l'Inra ; Emery Jacquillat, président de la Camif ; Yannick Jadot, député européen écologiste ; Florence Jany-Catrice, professeure d'économie à l'université Lille1 ; Jean Jouzel, climatologue ; Wojtek Kalinowski, co-directeur de l'institut Veblen ; Marie-José Kotlicki, cosecrétaire générale de la CGT des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict-CGT) ; Aurore Lalucq, codirectrice de l'Institut Veblen ; Marie-Laure Lamy, coprésidente du CLER-Réseau pour la transition énergétique ; Valéry Laramée de Tannenberg, rédacteur en chef du Journal de l'environnement ; Pierre Larrouturou, ingénieur agronome, porte-parole du collectif pour un Pacte européen Climat et Emploi ; Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre de l'Environnement ; Benoît Leguet, économiste ; Hélène Le Teno, consultante spécialiste de la transition écologiste ; Hervé Le Treut, climatologue ; Philippe Louis, président de la CFTC ; Gérard Magnin, président de Jurascic, fondateur d'Energy Cities et ex-administrateur d'EDF ; Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT ; Mireille Martini, économiste, membre du comité des experts du Shift Project ; Jean-Patrick Masson, président de la plate-forme Energie climat des associations nationales de collectivités, adjoint au maire de Dijon ; Dominique Méda, professeure d'université à Paris-Dauphine-PSL ; Jean-François Naton, représentant de la CGT au Cése ; Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire (LREM) ; Bertrand Pancher, député de la Meuse (UDI) ; Jacques Pasquier, représentant de la Confédération paysanne au Cése ; Pascal Pavageau, secrétaire général de la CGT-Force Ouvrière ; Bénédicte Peyrol, députée de l'Allier (LREM) ; Cédric Philibert, économiste de l'énergie ; Thomas Piketty, économiste ; Eric Piolle, maire de Grenoble (EELV) ; Barbara Pompili, députée de la Somme (LREM) ; Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle (PS) ; Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l'homme ; Gilles Raveaud, maître de conférences en économie ; Jean-Denis Renard, journaliste ; Cécile Renouard, directrice du programme Codev, Essec Business School et cofondatrice du Campus de la transition ; Jean Revereault, vice-président Environnement à l'agglomération d'Angoulême ; Philippe Rio, maire (PCF) de Grigny, vice-président de Grand Paris Sud en charge de la transition écologique ; Barbara Romagnan, membre de Génération.s ; François Ruffin, député de la Somme (LFI) ; Jérôme Saddier, vice président délégué du Crédit Coopératif ;Thierry Salomon, énergéticien, vice-président de l'association NégaWatt ; Aurélien Saussay, économiste ; Laurence Scialom, professeure des universités en sciences économiques ; Hugues Sibille, président du Labo de l'ESS ; Emmanuel Soulias, directeur général d'Enercoop ; Marc Stenger, président de Pax Christi ; Xavier Timbeau, économiste ; Julien Touati, partner Meridiam, enseignant en régulation de l'énergie à Sciences-Po Paris ; Marie Toussaint, présidente de Notre affaire à tous ; Laurence Tubiana, professeure à Sciences-Po. ; Boris Vallaud, député des Landes (PS) ; Jean-Pascal Van Ypersele, professeur de climatologie à l'UCLouvain, Académie royale de Belgique ; Patrick Viveret, philosophe, magistrat honoraire à la Cour des Comptes ; Serge Volkoff, statisticien et ergonome ; Dominique Voynet, ancienne ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement ; Philippe Zaouati, directeur général de Mirova.

C'est reparti pour une année au service de la réussite de tous les jeunes ! Beaucoup d'impatience, d'inquiétudes parfois aussi, et surtout beaucoup d'attentes tant pour les élèves que pour les enseignants-es et les personnels enseignants-es.

C'est une tâche passionnante de mener chacun et chacune sur les chemins du savoir, leur permettre de s'émanciper, de construire leur vie personnelle et professionnelle... une grande responsabilité aussi.

Des mesures font déjà couler beaucoup d'encre : dédoublements, évaluations, téléphone portable... D'autres biens moins : programmes, fusion des académies, rémunération au mérite, Éducation prioritaire, Formation, recrutements...

Et si le Ministre parle beaucoup de l'école de la confiance. Pour la FSU, il est clair que cela ne se décrète pas mais se construit.

C'est pourquoi la FSU reste engagée au quotidien, avec tous les personnels, pour défendre leurs métiers, leurs conditions de travail en reconnaissant mieux cet engagement au quotidien qui le leur pour contribuer à la réussite de tous.

Alors, bonne rentrée !

L'été 2018 a, une fois de plus, été riche en annonces. Le premier ministre et le ministre de l'Éducation nationale ont ainsi indiqué, dans une interview au journal Ouest-France, les éléments qu'ils comptent reprendre ou pas du rapport CAP 2022. Même s'il s'en défend, c'est bien un nouveau projet éducatif que dessinent les mesures prônées par JM. Blanquer.

Conditionnement des salaires aux résultats des établissements
Comme d'habitude, l'éducation prioritaire sert de terrain d'expérimentation. Une partie de la « prime [REP+] pourrait favoriser les objectifs fixés en équipe ». Cette fois-ci, il s'agit de moduler les salaires selon les résultats des établissements, donnant ainsi aux hiérarchies les moyens financiers de faire pression sur les personnels et sur leurs pratiques pour leur imposer des « bonnes méthodes ». Ces méthodes de management font corps avec une autre proposition du rapport voulant « responsabiliser les chefs d'établissement » en leur donnant la main pour constituer leur équipe pédagogique. C'est oublier un peu rapidement que ces méthodes ont déjà fait la preuve de leur inefficacité (dispositif ECLAIR, contrats d'objectifs…) et que les personnels les rejettent massivement car elles ne correspondent pas à leur professionnalité et les brident dans leur capacité à travailler collectivement.

Fusion des académies
Pour tenter de faire passer la pilule de la fusion des académies (voir article) qui risque de conduire à une détérioration de la gestion des personnels des écoles et des établissements du second degré ainsi que des conditions de travail des personnels administratifs par fusion des services académiques, le ministre tente de vendre une gestion RH de proximité. La vérité se trouve pourtant ailleurs (« Lancée d'abord dans une logique expérimentale, notamment en Normandie et dans l'académie de Toulouse, cette procédure, sous pilotage des recteurs et des Dasen, doit permettre d'humaniser la GRH. Menée à l'échelle de plusieurs établissements, elle doit offrir par exemple une vision de la carrière des professeurs, en les recevant régulièrement. Elle permet une gestion de proximité en englobant plusieurs établissements, s'appuyant ainsi sur une masse critique » - interview de JM Blanquer et F. Vidal - dépêche AEF du 20/07/2018). C'est donc d'une gestion individualisée dont nous parle le ministre, gestion qui fait fi des garanties collectives et s'accommode parfaitement de l'objectif de vider de leur contenu les compétences des CAP.

Pré-recrutements
Personne ne sera dupe des pseudos pré-recrutement qu'entend faire le ministre en transformant les AED en personnels corvéables à merci dans les établissements. D'abord employés pour aider les professeurs puis pour les suppléer, c'est un apprentissage du métier sur le tas et à bas coût que veut proposer le ministre. Pour la FSU, prérecruter signifie financer les études de futurs professeurs, en contrepartie d'un engagement de leur part à servir l'État pendant une période. C'est d'un tel plan couplé avec un plan de programmation pluriannuel de recrutements en nombre suffisant dont l'Éducation a besoin pour faire face aux défis démographique et éducatif qu'elle vit aujourd'hui.

Fin mars, le rapport de la mission nationale chargée de proposer des propositions de schémas d'organisation territoriale des services déconcentrés de notre ministère remettait le couvert sur la perspective de fusions des académies pour les caler sur les périmètres des régions.

La FSU et ses syndicats nationaux n'avaient cependant pas attendu ! Ils n'ont eu de cesse de défendre que les spécificités de notre ministère nécessitent de conserver des périmètres académiques qui tiennent compte de ses particularités, du maillage territorial des établissements et des écoles, des enjeux propres liées à cette proximité du service public et des problématiques d'organisation du système éducatif et de gestion des carrières de ses personnels. Toutes choses que la fusion des académies et le gigantisme remettraient en cause dès lors qu'on approche le sujet avec le souci de la qualité et de l'efficacité du service public d'éducation pour la réussite de toutes et tous et de bonnes conditions de travail tant pour les personnels dans les services que des enseignants dans les établissements et les écoles.

Bref, la FSU a maintenu dans le débat, en permanence, la nécessité de préserver l'éducation nationale du big-bang administratif que certains appellent de leurs vœux depuis la mise en œuvre des grandes régions. D'ailleurs, la preuve n'est pas faite, au contraire, que cette réforme territoriale aboutisse à un meilleur fonctionnement des services publics, à des politiques publiques plus efficace du point de vue des usagers.

Au milieu de l'été, les ministres de l'éducation et de l'enseignement supérieur ont fait connaître, par voie de presse, leurs arbitrages : il faut fusionner pour aboutir au 1er janvier 2020 à 13 académies en métropole, une par région. Ces méga-académies n'obéiront, dans l'esprit des ministres, à aucun modèle unique d'organisation au nom de l'adaptation à chaque "territoire". En même temps, il s'agit de « faire de l'académie l'échelon de décision stratégique pour la mise en œuvre de la politique éducative » et de travailler sur le rôle du recteur dans le dialogue de gestion. Des évolutions en perspectives qui ne seront pas sans conséquences sur les services académiques des rectorats, mais également sur les établissements et la gestion des personnels.

La FSU réaffirme son opposition à la fusion des académies.

Celle-ci n'est soutenue par aucun argument d'intérêt général, de renforcement du service public. Les régions académiques sont mises en œuvre depuis à peine deux ans et déjà enterrées au motif que leur fonctionnement serait lourd. En même temps, aucun moyen n'a véritablement été donné, et si peu de réflexions ont été ouvertes pour leur permettre de remplir leur rôle de coordonnition des politiques publiques d'éducation.

La fusion des académies est donc un choix politique d'alignement des académies sur la carte des régions. Rien d'autre ! Et la question du renforcement du service public d'éducation est cruellement absente : rien n'est dit par exemple sur les inégalités territoriale, ni dans la rapport de l'inspection générale ni dans la communication ministérielle sur le sujet.

Pour la FSU, cette décision est guidée par une approche technocratique de l'organisation de notre ministère. En outre, elle fait peser un risque de régionalisation des politiques éducatives, avec ce que ceci pourrait signifier en termes de renforcement des inégalités. Et surtout cette perspective de fusion des académies ouvre l'opportunité de développer des organisations académiques cherchant à pallier sur le dos du service public et des personnels le manque de moyens induit par l'austérité budgétaire chronique.

Danger pour les services académiques !

Il y a aussi des conséquences prévisibles en termes de réorganisations des services. Les fusions à l'échelle de nouvelles académies sont évidemment à l'ordre du jour des réflexions de chaque recteur de régions que le ministère a commandé. Nul besoin d'être grand clerc pour analyse que des nouvelles suppressions de postes administratifs seront programmées.

Bien sûr, seront sans doute envisagées des mesures d'accompagnement individuel. Promesse est faite qu'il n'y aura pas de mobilité géographique forcée et que l'emploi public sera réparti sur le territoire. Mais sont prévisibles de fortes dégradations des conditions de travail, des pertes d'expertises professionnelles et de connaissances des réalités du terrain, et donc des fonctionnements plus « techno » des services affectant la vie des établissements.

Par ailleurs, l'idée d'un pilotage et d'une « GRH de proximité » renforcés laisse entrevoir pour tous les personnels des logiques managériales d'individualisation accrue dans la gestion des personnels avec l'objectif d'une flexibilisation du travail.

La FSU s'attache dès maintenant à réunir les conditions du rapport de force pour faire échec à cette politique et aux conséquences négatives qu'elle engendrerait pour le service public d'éducation et ses personnels.

En plein été, le ministre de l'Éducation et le Premier ministre ont annoncé des mesures importantes concernant notre ministère : profilage des postes, fusions des académies, nouvelle architecture de la formation, création d'une agence d'évaluation … Ceci dans le cadre d'un budget 2019 fondé sur une nouvelle baisse des dépenses publiques et la confirmation de 4 500 suppressions de postes dans la Fonction publique.

A la veille de cette rentrée, on peut être inquiet qu'aucun mot, aucun engagement ne soit pris pour l'Éducation nationale. Quid des nécessaires créations de postes pour faire face à l'évolution des effectifs ? De la revalorisation des conditions de travail ? Des rémunérations ? D'une meilleure reconnaissance de nos métiers ? De la mise en œuvre d'un véritable développement de la formation initiale et continue ?

Pour la FSU la qualité du service public d'éducation est indispensable pour réduire les inégalités sociales et territoriales. Elle nécessite un engagement fort pour les personnels, enseignants et non-enseignants qui font vivre ces services au quotidien.

Fonction publique, Éducation, pouvoir d'achat, emploi, conditions de travail, retraites … La FSU sera de tous ces rendez-vous. Engagée avec vous.

Le Premier ministre vient d'annoncer la fin de l'indexation des pensions sur les prix. Au nom de la « maîtrise des dépenses » et pour « privilégier la rémunération de l'activité et rompre avec l'augmentation indifférenciée des allocations ». L'abandon de l'indexation sur les salaires au profit de l'indexation sur les prix mise en œuvre par les précédentes réformes des retraites a déjà porté un coup rude aux retraité-es puisque leur pension se dévalorise par rapport au revenu des actifs. Ce phénomène a été aggravé par le report des dates de revalorisation.

Après le gel des pensions en 2108, la revalorisation sera de +0,3% en 2019 et 2020 alors que l'inflation est de 2,3% en un an. Cette nouvelle attaque contre les retraité-es s'ajoute à une série de mesures régressives qui ont sérieusement dégradé leur pouvoir d'achat.

La FSU rappelle que la hausse de 1,7 point de la CSG depuis janvier 2018 se traduit par une perte moyenne de 500 euros par an pour 9 millions de retraité-es.

Au printemps, le gouvernement avait annoncé des mesures spécifiques pour 100 000 retraité-es. Mais le rapport parlementaire d'application de la loi fiscale n'a pas trouvé trace de l'application de cette mesure. Ce rapport confirme également qu'une majorité de retraité-es ne sera pas concernée par la suppression progressive de la taxe d'habitation prétendument destinée à « compenser » la hausse de la CSG.

Le gouvernement décide aujourd'hui d'une nouvelle perte de pouvoir d'achat des retraité-es. Cette décision prépare-t-elle de nouvelles mesures régressives pour l'indexation des pensions dans la future réforme des retraites ?

« Il faut contenir les dépenses » martèle sans relâche le Premier ministre. Mais, une fois de plus, le gouvernement élude la question d'un meilleur partage des richesses et poursuit sa politique libérale en faveur des plus riches. Quid de la suppression de l'ISF ? Des profits du CAC 40 qui se sont envolés cette année y compris pour des entreprises qui licencient ?

La FSU dénonce le refus du gouvernement de revaloriser les pensions des retraité-es. Elle demande des mesures immédiates pour améliorer leur pouvoir d'achat qui passent par une revalorisation significative des pensions calculées à minima sur l'inflation, le retour à une indexation calculée sur les salaires, la suppression de l'augmentation de la CSG et l'augmentation des APL.

Elle appelle également les retraité-es à poursuivre la signature des pétitions pour la suppression de l'augmentation de la CSG et à participer massivement aux deux journées d'action prévues les 3 et 9 octobre prochains.

Un dernier sondage montre que deux français sur trois se disent « mécontents » par l'action du Président de la république*. Pas étonnant vu que sa politique ne profite guère à la majorité des citoyen-es. Nombre d'observateurs l'ont même nommé le « Président des riches ». Qu'importe, le gouvernent conserve son cap. Le Premier ministre vient d'en donner les déclinaisons budgétaires.

A cette rentrée, c'est donc le masque sur les choix du gouvernement qui vient définitivement de tomber. Et la démission de Nicolas Hulot le confirme.
Face aux nombreuses réformes gouvernementales à venir, Retraites, Fonction publique, Santé, Institutions, plan pauvreté… il nous faut porter des choix alternatifs pour répondre de manière juste et égalitaire aux enjeux sociaux, économiques et écologiques de notre pays.

Et à la veille de la rentrée scolaire, l'engagement de la FSU pour l'Éducation, la Formation et la Culture est totale. C'est essentiel pour lutter contre les inégalités, permettre une émancipation réelle de toutes et tous. Des piliers indispensables aussi à la démocratie et à la cohésion sociale.

Fonction publique, pouvoir d'achat, emploi, conditions de travail, retraites, conditions de vie des retraité-es… La FSU sera de tous ces rendez-vous. Engagée avec vous.

* sondage IFOP/JDD 24/08/2018

Le Premier ministre a confirmé hier dans une interview au JDD les orientations libérales du gouvernement. Il prépare le budget 2019 en conséquence notamment avec une baisse des dépenses publiques.

« Nous voulons que les Français puissent revenir vers le travail » explique le Premier ministre. Mais de toute évidence, il considère que l'Etat n'a pas à montrer l'exemple en créant les emplois nécessaires dans la Fonction publique. Pire, il confirme 4 500 suppressions de postes en 2019.

Alors que nous sommes à la veille de la rentrée, aucun mot, aucun engagement pour l'Education nationale, l'Enseignement agricole, l'Enseignement supérieur ou encore pour la Culture !

Alors que depuis plus d'une année, des mesures régressives s'accumulent contre les agent-es de la Fonction publique, ceux-ci sont encore considéré-es comme une charge et non pas comme un investissement.

Pour habiller ces attaques, le Premier ministre feint de laisser croire que la transformation de l'action publique, pour gagner en efficacité, passe par une baisse des emplois. Qui peut croire que les hôpitaux, les Écoles, les services de Justice, de l'agriculture... et les collectivités territoriales peuvent jouer tout leur rôle sans des fonctionnaires en nombre suffisant pour cela ? Sauf à imaginer que nombre de missions n'ont plus à relever de l'Etat comme le prévoit d'ailleurs le gouvernement dans le cadre de CAP22.

A cette rentrée, la FSU reste engagée et bien déterminée à promouvoir une Fonction publique offrant des services de qualité à toutes et tous les usager-es sur l'ensemble du territoire, à défendre et conforter le rôle des agent-es ainsi que leurs conditions de travail et leur pouvoir d'achat.

De même elle continuera à défendre les retraité.es. Le quasi gel des pensions pour les deux prochaines années, dans un contexte de reprise de l'inflation et après la hausse de la CSG, est une confirmation que le gouvernement les prend directement pour cibles. A l'inverse, la FSU demande des mesures en faveur de leur pouvoir d'achat.

De même, elle ne laissera pas une nouvelle réforme des retraites dégrader encore plus le système de retraites des salarié-es du privé comme celui des fonctionnaires ni le niveau de leurs pensions à venir.

Ce budget de restrictions prévoit aussi la baisse de nombre d'allocations, la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires, privant la Sécurité sociale de ressources… Cela pénalisera bon nombre de citoyen.ne.s dans une société où les inégalités sont déjà trop fortes.

La FSU privilégie pour sa part un système de solidarité, une meilleure répartition des richesses produites pour permettre davantage de justice sociale. Elle demande au gouvernement l'ouverture d'un réel dialogue social sur ces enjeux.

Les Lilas le 27 août 2018

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