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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
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L'importante journée d'action et de grève des agent-es du 9 mai dernier à l'appel des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires et UNSA a permis de dénoncer le projet de loi de transformation de la Fonction publique lourd de conséquences négatives tant pour les agent-es que pour les usager-es.

Les annonces récentes sur les 120 000 suppressions d'emploi qui ne seraient plus l'objectif du gouvernement et sur la mise en place d'une prime de précarité constituent des inflexions positives à mettre au compte de la large unité syndicale et de la mobilisation.

Mais, sur l'essentiel du projet de loi, à ce jour, le gouvernement n'a pas répondu aux légitimes inquiétudes des organisations syndicales par exemple sur les nouvelles instances de dialogue social prévues ou encore sur le recours accru au contrat et il ne tient aucunement compte de leurs propositions.

Si ce projet de loi était adopté par le Parlement, il aurait des répercussions graves sur la qualité du service public, sur l'exercice des missions publiques et sur les conditions de travail des agent-es.

A la veille d'un rendez-vous salarial, les organisations syndicales exigent une politique salariale qui permette de reconnaître mieux le travail, les qualifications et l'engagement professionnel de toutes et tous les agent-es. Elles revendiquent une amélioration des salaires de toutes et tous les agent-es qui passent par le dégel du point d'indice et des mesures générales ainsi que par la suppression du jour de carence.

Les organisations syndicales CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, CFTC, FAFP de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l'intérêt général. Elles appellent les agent-es à se mobiliser les 27, 28 et 29 mai par des initiatives et actions diverses (conférences de presse, rencontres avec les élu-es, débats, rassemblements…), et particulièrement le 28 mai jour du vote du texte par l'Assemblée nationale, pour dire non à ce projet de loi de transformation de la fonction publique et exiger une revalorisation salariale pour toutes et tous les agent-es.

Les Lilas, le 17 mai 2019

POUR n° 216

Quels sont les origines et les objectifs du MRAP qui fête son soixante-dixième anniversaire ?
Le MRAP a en effet été créé en 1949, par d'anciens résistants. La lutte contre l'antisémitisme était alors au cœur de l'antiracisme, mais le MRAP intégrait déjà ce qui allait être ses grands combats ; la dénonciation du colonialisme et le soutien à toutes les victimes du racisme, en France et ailleurs. Il a partagé le combat des noirs américains et a été actif contre l'apartheid. Il revendique toujours une lutte universelle contre le racisme sous toutes ses formes, quels que soit les victimes ou les auteurs.

Comment qualifier le niveau du racisme en France ?
Il est toujours trop important et chacune de ses manifestations provoque l'indignation. Les statistiques des faits et paroles sont entachées de plusieurs biais mais on constate assurément une libération de la parole et le discours de haine explose sur les réseaux sociaux. Inversement la question des migrants fait naître des solidarités encourageantes. Il faudrait aussi ajouter au racisme proprement dit les phénomènes connexes de discrimination et de xénophobie. Ce qui est sûr, c'est que le rejet de l'autre imprègne encore massivement notre société, sous des formes variées.

Quels sont les principaux chantiers en cours ?
L'implantation de ses comités locaux permet au MRAP d'avoir une activité très variée, dictée par la proximité. Il travaille sur le plan juridique (il a été le promoteur de la loi de 1972) et beaucoup sur le plan éducatif : il est partenaire de l'Éducation Nationale et de plusieurs structures de jeunesse. Sans oublier sa dimension « amitié entre les peuples ». Il partage tous les combats des populations martyres, dans la mémoire du passé ou dans l'actualité.

Non l'État n'est pas une entreprise ! Toutes celles et ceux qui font croire que pour plus d'efficacité les solutions seraient dans le « management », le salaire au mérite, la privatisation de services, la réduction des droits des agent-es… ne disent pas qu'en réalité ils préparent la fin des services publics, offrant un boulevard aux marchés et développant la précarité.

Le gouvernement refuse d'entendre le besoin de service public qui s'exprime aussi bien dans des débats que dans les mobilisations.

Pourtant, la Fonction publique a permis, depuis des décennies, d'améliorer le niveau de connaissances et de qualification du pays, de faire progresser l'espérance de vie, elle à contribuer à plus d'égalité et à la cohésion sociale.

Aujourd'hui, les services publics rendus par la Fonction publique doivent être confortés et les agent-es doivent avoir tous les moyens de les faire vivre. La FSU a pour cela mobilisé notamment contre la loi Blanquer, elle l'a encore montré le 18 mai dernier, et contre le projet de loi de transformation de la fonction publique souvent dans un cadre unitaire comme le 9 mai.

Elle mène aussi la bataille de conviction avec les usager-es et les parlementaires.
L'heure est à poursuivre cet engagement. C'est d'autant plus urgent que si les mobilisations ont obligé le gouvernement à concéder quelques annonces, il doit maintenant renoncer à ces projets et d'autres alternatives doivent pouvoir émerger.
La FSU appelle au rassemblement du 28 mai, jour du vote par l'Assemblée nationale du texte et organise un débat le 12 juin prochain à Paris.

Les jeux ne sont pas faits… avec la FSU, la Fonction publique a de l'avenir !

Aux Etats Unis, les subventions aux centres de santé pratiquant les IVG ont été supprimées. Depuis le début de l'année, 14 Etats ont adopté des lois limitant l'accès à l'avortement. Le 14 mai, l'Etat de l'Alabama a voté l'interdiction formelle d'avorter même en cas de viol ou d'inceste : les médecins qui enfreindront cette loi seront davantage pénalisés que les violeurs.

Ces choix politiques sont dramatiques pour les droits des femmes. Le retour à la clandestinité impliquera inéluctablement une hausse de la mortalité et, pour certaines, des conséquences graves sur leur santé physique.

La FSU soutient les luttes des peuples et des femmes qui réclament le droit à l'avortement notamment aux Etats-Unis, en Argentine ou en Pologne. Elle appelle à une grande vigilance car en Europe certains partis s'organisent pour en limiter l'accès. En France, les fermetures de maternité et de centre d'IVG créent de fait de moindres possibilités d'accès au droit à l'avortement. En cette période d'élections européennes nous portons toutes et tous cette responsabilité. La FSU appelle à reconnaitre l'avortement comme un droit humain fondamental pour toutes les femmes.

La FSU soutient l'appel du collectif « avortement en Europe, les femmes décident » et appelle les militant-es à se rassembler lundi 27 mai 2019 à 18h30 devant l'ambassade des Etats-Unis.

Les Lilas le 23 mai 2019

Les mobilisations pour le climat qui ont pris de l'ampleur depuis le mois de septembre s'inscrivent dans un contexte de contestation sociale particulièrement important : remise en cause du droit à l'éducation, réforme des retraites, remise en cause du statut des fonctionnaires, remise en cause de la liberté de manifester entre autres.
Dans ce contexte, nos organisations syndicales font le choix de porter un discours commun pour appeler à la mise en place d'une réelle politique écologique et sociale et à s'inscrire dans la date de mobilisation du 24 mai.
Si le gouvernement français, les gouvernements européens et mondiaux n'agissent pas rapidement les conséquences sur notre planète, notre environnement, notre santé tout simplement sur notre avenir seront irréversibles. Ce sont déjà des milliers de personnes qui sont contraintes à la migration pour des causes climatiques. Nous sommes aujourd'hui à un point de non-retour. Nous affirmons qu'il ne ne peut y avoir de justice sociale sans justice écologique.
Il est impossible de nier le lien entre problématique écologique et justice sociale. Ce sont, en effet, les plus précaires et les jeunes qui sont directement confronté·e·s aux effets d'une crise sociale et écologique sans précédent.
Les 1% de la population les plus riches ont une empreinte carbone 40 fois supérieure aux 10% les plus pauvres. Il nous faudrait rénover nos logements, changer nos modes de consommation alors qu'en parallèle nous sommes confronté·e·s à une précarité sans nom et qui s'intensifie. La réforme des retraites qui s'annoncent illustre encore une attaque sur le portefeuille des plus précaires. L'accès à l'éducation est devenu un parcours du combattant où après la sélection, le gouvernement vient d'imposer une augmentation des frais d'inscriptions sans précédent pour les étudiant·e·s étranger·e·s ne venant pas de l'Union Européenne. Le statut des fonctionnaires et nos services publics voient leurs moyens diminuer. Enfin, le gouvernement demande aux jeunes d'accepter de vivre dans des conditions plus déplorables que leurs parents... une situation sans précédent.
La crise écologique est alimentée par la crise sociale et résulte de la politique mise en œuvre par nos gouvernements. Chaque attaque sur les droits des travailleurs·es ne fait que renforcer la crise écologique. C'est une réponse collective et non individuelle qu'il faut apporter à la situation actuelle et celle-ci doit émaner autant de l'État que des grandes entreprises.
Les 100 plus grandes compagnies mondiales sont responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre. Alors que les mesures imposées aux multinationales sont largement insuffisantes. L'impact de la production sur l'environnement est trop peu pris en compte. Ce sont les modes de productions qu'il faut changer. Ce n'est pas aux personnes les plus précaires de porter le poids d'une société qui vend ses ressources naturelles aux profits d'une quête incessante de rentabilité.
C'est pourquoi nous revendiquons une véritable politique écologique passant par l'amélioration des conditions de vie de la population.
Pour cela, il faut répondre à l'urgence sociale et climatique et :

  • Faciliter l'accès à des transports en communs publics, notamment pour les jeunes et les précaires sur l'ensemble du territoire (rétablissement et création des lignes ferroviaire de proximité, etc.)
  • Assurer des services publics de proximité sur l'ensemble du territoire : écoles, hôpitaux, bureaux de poste, justice...
  • Avoir une véritable politique publique favorisant l'accès à tou·te·s à des produits responsables à prix réduits
  • Contrôler et évaluer les aides publiques, en particulier celles qui sont attribuées aux entreprises,
  • Mettre en place un plan de rénovation des logements insalubres en vue de les rendre conformes aux normes écologiques,
  • Assurer l'évolution nécessaire des modes de production doit être accompagné d'une politique publique permettant l'anticipation des reconversions en terme d'emplois des salarié·e·s et du devenir des sites de production notamment industriels,
  • Prioriser la création de circuits courts dans les restaurations scolaires et universitaires, le développement d'une restauration responsable avec des produits issus de l'agriculture biologique,
  • Mettre en place des modules dans nos enseignements sur les problématiques écologiques et la création d'une journée nationale de sensibilisation écologique sur l'ensemble des établissements.

Ainsi, nous le réaffirmons, il ne peut y avoir de justice sociale sans justice écologique. Si chacune de nos organisations engagées dans la mobilisation écologique, face aux enjeux écologiques cruciaux nous appelons à la date du 24 mai pour lier les politiques sociales et écologistes.

Signataires : CGT, FSU, Solidaires, Unef, UNL

La FSU dénonce l'arrestation violente et abusive de deux de ses militants, Xavier Mouchard et Frédéric A, après une manifestation contre la loi Blanquer hier à Toulouse, alors même que ceux-ci venaient d'appeler à la dispersion de la manifestation. Aucune charge n'a été retenue contre eux ce qui était une évidence puisque ces interpellations arbitraires étaient totalement injustifiées.

Après les violences subies par la FSU et ses militant-es lors de la manifestation du 1er mai à Paris, après l'arrestation abusive d'Olivier Sillam (également militant de la FSU) à Nice, aujourd'hui ces interpellations toutes aussi abusives à Toulouse, la FSU exprime sa colère et son indignation face à des violences policières réitérées à l'encontre de ses militant-es.

La FSU s'est adressée au Premier ministre le 7 mai dernier pour lui demander des explications sur les événements survenus à Paris. Elle n'a reçu à ce jour aucune réponse.

Elle lui demande aujourd'hui, une nouvelle fois, que soit clarifiée cette attitude des forces de l'ordre à l'égard des organisations syndicales et de leurs militant-e-s et exige que cessent ces intimidations, ces violences et ces abus.

Les Lilas, le 22 mai 2019

La concertation s'est achevée sans la moindre présentation de projections des pensions dans le nouveau système.

En l'absence de simulations, la FSU révèle ses propres chiffres, calculés à partir des régimes existants (agirc arco). Certes, on pourra nous objecter que ces chiffres ne seront véritablement valables que pour des personnes dont on calculerait complètement la pension dans un système par points, c'est à dire dans plusieurs dizaines d'années au vu des modalités de transition prévues. Il n'empêche, la baisse drastique des pensions qu'induit un système par points est significative, inquiétante et de nature à renforcer notre opposition à la réforme en préparation.

Professeur certifié ayant en moyenne sur sa carrière 10% de primes et heures supplémentaires (taux moyen constaté)

C'est surtout la dernière ligne qu'il faut regarder puisque, de plus en plus, la carrière sera de 38 ans donc avec des décotes, et un taux de liquidation à peine au-dessus de 50% du traitement indiciaire brut, 56,25%. Ce taux est donc déjà fortement dégradé par rapport au taux plein de 75%. Or avec un système par points, on aboutit pour une même carrière à un taux de 37% de l'ensemble des rémunérations, primes comprises, et donc une perte de 580 euros par mois !

Toutes ces projections montrent que la prise en compte des primes n'est absolument pas une compensation de la perte subie, en particulier dans des corps ayant peu de primes. Pour les professeurs des écoles, les professeurs documentalistes, les CPE, les PSY-EN, la perte serait encore pire puisque nous avons pris ici une moyenne de 10%, le taux de primes pour ces corps est beaucoup plus bas, autour de 4%.

Détails du calcul :

Pour les corps de certifiés, PE, CPE, PEPS, PSY-EN, etc, dont la carrière en classe normale est parcourue en 26 ans avec un passage à la hors-classe obtenue après 6 mois au 11ème échelon. La carrière est donc estimée se terminer au nouveau 7ème échelon de la hors-classe (indice 821) avec une ancienneté dans cet échelon allant ainsi de 3,5 ans à 8,5 ans.

On considère que le salaire est composé de 10% de primes sur toute la carrière (c'est déjà un taux de primes élevé, il correspond par exemple pour un certifié au fait d'avoir une heure supplémentaire et une indemnité de professeur principal sur quasiment toute les années de sa carrière). Dans le projet par points, on est censé cotiser sur la totalité de la rémunération à hauteur de 28 % se répartissant en 11,2% pour le salarié (40%) et 16,8% pour l'employeur (60%). On s'appuiera sur la situation de l'Arrco et l'Agirc qui avaient un taux d'appel de 125 % (127% depuis le 01/01/19) où donc 78,74 % des cotisations (1/127 %) des cotisations versées produisent des points. C'est l'équivalent de frais sur versements de 21,26 %.

. ARRCO AGIRC Valeur en 2018 5,8166 € 16,7226 € Valeur service en 2018 0,4378 € 1,2588 €

Le rendement instantané est défini comme le montant de retraite annuel acquis en contrepartie d'une cotisation contractuelle d'un euro payée la même année. Concrètement, il est calculé comme le rapport entre la valeur de service du point et la valeur d'achat du point (majoré du taux d'appel). Ce rapport est considéré ici constant dans la durée en supposant que la valeur annuelle des paramètres du régime varie dans le même rapport. Pour mémoire, les rendements AGIRC-ARRCO ont diminué au fil des années. En 2018, le rendement des deux régimes est de 5,93 % contre 13,65 % à l'AGIRC (soit une division de 2,2) et 11,09 % à l'ARRCO (soit une division de 1,9) en 1973. Autrement dit, un cotisant acquiert dans les faits deux fois moins de droits en 2018 qu'il en acquérait en 1973 pour le même euro de cotisation.

Bien évidemment, le rendement ne détermine pas à lui seul le montant de la pension correspondante. En effet, deux régimes de retraite avec des rendements identiques peuvent aboutir à des montants différents, notamment en cas d'indexation sur les prix ou les salaires. D'ailleurs, il est même possible d'obtenir des niveaux de pension inférieurs avec des rendements supérieurs. C'est pourquoi, il est nécessaire d'associer au rendement la série des valeurs de service du point (ou des valeurs d'achat) afin d'évaluer le niveau des pensions avec exactitude. L'augmentation la valeur du point sur une longue période est un facteur important du rendement actuariel des versements de cotisations. Le rendement instantané peut donner une fausse idée de ce rendement actuariel.
Par exemple, le tableau ci-contre montre que pour un même rendement instantané de 5,93 % dans deux régimes, la pension dans le cas 2 est plus élevé de 6,1%.

Voir aussi :

Les publications FSU :

Alors que depuis des semaines de nombreuses mobilisations ont lieu un peu partout dans le pays pour dénoncer les réformes en cours et la loi dite Blanquer, la FSU se félicite de la manifestation d'aujourd'hui qui a réuni plus de 10 000 manifestant-es contre le projet de réforme de l'école de la confiance.

C'est grâce à ces mobilisations que le gouvernement et des parlementaires ont déjà dû reculer : annonces du Président de la République sur les effectifs et la revalorisation des enseignant-es, retrait de l'amendement du sénat sur les EPSV...

Mais la FSU continue de refuser le projet de loi du Ministre et les réformes en cours comme celles du baccalauréat, des lycées et de parcoursup dont le bug survenu ces derniers jours est proprement scandaleux alors que les lycéens sont à un mois des épreuves du baccalauréat...

La FSU revendique à contrario des mesures permettant réellement la réussite de tous les élèves, de la maternelle à l'enseignement supérieur, et des mesures reconnaissant le rôle et le travail des personnels.

La FSU appelle les personnels à rester mobilisé-es pour défendre le service public d'éducation et la Fonction publique. Elle exige l'ouverture de négociations débouchant sur des mesures rapides notamment en termes de revalorisation salariale pour toutes et tous les personnels.

Les Lilas, 18 mai 2019

Justice pour les lycéens de Mantes-la-Jolie

Le jeudi 6 décembre 2018, des incidents sont survenus près du lycée Saint Exupéry de Mantes-la-Jolie pendant une journée de mobilisation lycéenne contre les réformes du bac et des lycées.

Le jour même, une vidéo de l'interpellation faisant suite aux incidents est publiée sur les réseaux sociaux révélant une mise en scène dégradante redoublée par des propos humiliants tenus hors champ par le policier qui filmait.

Comme pour beaucoup, cette situation a suscité émotion et indignation dans la FSU.

Ce lundi 13 mai, de nombreux lycéens concernés sont auditionnés par l'IGPN qui doit statuer sur l'ouverture d'une enquête.

La FSU affirme sa solidarité avec le collectif des familles et sera présente au rassemblement de ce jour.

Elle partage sa détermination à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que justice soit rendue aux lycéens de Mantes.

Elle rappelle que les revendications et la mobilisation de la jeunesse doivent être entendues et s'oppose à toute réponse répressive à leur encontre.

Les Lilas, 13 mai 2019

La FSU a appris avec indignation et consternation l'arrestation violente d'Olivier Sillam par les forces de l'ordre le 9 mai à Nice lors de la journée de mobilisation contre le projet de loi de la Fonction publique.

Elle a apporté son soutien à Olivier Sillam dans cette épreuve et a suivi avec la plus grande vigilance, avec toutes et tous les militant-es mobilisé-es à Nice, sa garde à vue de 24 heures.
Elle se félicite qu'il ait été libéré.

Elle condamne les violences qu'il a subies lors de son interpellation, brutalité qui a donné lieu à 10 jours d'ITT.
La FSU assure son soutien à ce militant et participera à sa défense.
Olivier Sillam est un militant de la FSU investi au niveau national et reconnu dans son département des Alpes Maritimes dans pour son engagement syndical, notamment sur les questions de droits et de libertés, et auprès des migrant-es.

La FSU exige l'arrêt des poursuites à son encontre.

Les Lilas, 11 mai 2019

Partout en France, depuis de nombreux mois, les actions locales se multiplient, démontrant l'ancrage et la vigueur de la mobilisation de tous les personnels contre les réformes : loi sur l'école de la confiance, lycée Blanquer, enseignement professionnel et Fonction publique. Pour la FSU, il est temps de montrer que le gouvernement ne peut pas poursuivre sa politique de destruction de l'Éducation nationale.

Non, les enseignantes et les enseignants, mais également les familles et de nombreux élus ne veulent pas de cette modification radicale de la structuration de l'école avec la mise en place des « établissements des savoirs fondamentaux ». Ils dénoncent le cadeau fait à l'école privée avec l'instauration de l'instruction obligatoire à 3 ans. Et ils n'acceptent pas la possibilité de voir confier des classes à des étudiantes et étudiants sans formation.

De même la profession refuse que soit remise en cause sa liberté d'expression comme le laisse à penser l'article 1 de la loi sur « l'école de la confiance ».

La course de fond « éducation » a commencé avec la loi relative à l'Orientation et à la réussite des étudiants de mars 2018 pour se poursuivre avec les réformes du lycée et du baccalauréat de juillet 2018. En septembre 2018 sortait la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », confiant l'information sur l'orientation scolaire aux Régions, et imposant aux lycées professionnels d'accueillir dans les mêmes classes élèves et apprentis. Puis vint la réforme de la voie professionnelle, diminuant les horaires des enseignements généraux (novembre 2018, avril 2019). Ainsi s'empilent des réformes qui remettent en cause 30 ans de démocratisation.

Le 18 mai prochain les enseignants et les enseignantes avec les parents d'élèves seront de nouveau dans la rue à Paris pour obtenir l'abandon du projet de loi « école de la confiance ».

Le gouvernement a en effet fait l'unanimité contre son projet de loi de transformation de la fonction publique ! Et c'est pour exiger l'ouverture de négociations sur un autre projet pour la Fonction publique que toutes les organisations syndicales appellent à faire grève et à manifester partout dans le pays ce 9 mai.

Alors que jamais le besoin de services publics n'a été aussi fort, le gouvernement prévoit une loi qui organise moins de services publics : élargissement du recours aux contractuel-les sur des emplois permanents, création de « contrat de projet », possibilité d'externalisation de services avec des détachements d'office vers le privé, réduction du rôle des représentant-es des personnels en supprimant des compétences des CAP (promotion, mobilité), remise en cause des CHSCT, des accords négociés sur le temps de travail dans la Fonction publique territoriale...
Un projet de loi qui constitue un renoncement à faire évoluer la Fonction publique pour répondre à tous les besoins de la société et garantir plus et mieux de services publics de qualité aux usager-es sur l'ensemble du territoire.

Et si, suite notamment aux mobilisations des personnels, le Président a dû annoncer certaines mesures (fin des fermetures d'écoles, des hôpitaux, plus de fonctionnaires sur le terrain, revalorisation des enseignant-es…), il confirme dans le même temps les réformes en cours comme celle de la Fonction publique et la baisse des dépenses publiques ce qui est contradictoire avec l'objectif de plus et mieux de services publics sur tout le territoire...

Alors quid du projet de loi Fonction publique ? Quid des suppressions d'emplois annoncées ? Quid de l'amélioration salariale indispensable pour toutes et tous les agent-es ?

Le projet de loi se discute en ce moment au parlement, donc rien n'est joué !
Le Président a souhaité plus de fonctionnaires sur le terrain… le 9 nous y serons !

Monsieur le Premier Ministre
Edouard Philippe
Hôtel de Matignon
57 rue de Varenne
75700 Paris

Les Lilas le 7 mai 2019

Monsieur le Premier Ministre,

La FSU tient à vous faire part de son indignation sur la manière dont s'est déroulée la manifestation du 1er mai à Paris.

Le 1er mai est une journée importante et symbolique pour les organisations syndicales.

La journée internationale des travailleurs permet aux salarié-e-s mais aussi aux retraité-e-s et aux jeunes, d'exprimer leurs revendications.

Cette année, alors qu'en province les manifestations, qui ont été massives, se sont globalement bien déroulées, ce ne fut pas le cas à Paris où le cortège syndical n'a pas pu défiler.

La politique de maintien de l'ordre arrêtée pour ce 1er mai a conduit les forces de police, au motif d'éviter le regroupement d'éléments violents, à intervenir sans distinction et violemment sur la tête de cortège syndical. Cela a provoqué des mouvements de foule et mis en danger les manifestant-e-s dont des militant-e-s syndicaux. Le cortège syndical, avec ses militant-e-s et ses véhicules, a ainsi subi des violences de la part des forces de l'ordre alors que celles-ci sont chargées d'assurer la sécurité des manifestant-e-s. Il en a été ensuite de même tout au long de la manifestation quand les manifestant-e-s ont pu rejoindre le cortège. C'est inacceptable pour la FSU qui considère qu'un cap a été franchi.

Le gouvernement porte une lourde responsabilité dans cette gestion du maintien de l'ordre alors même qu'un climat de psychose a été créé les jours précédents ce 1er mai.

Une nouvelle fois, la FSU met en garde le gouvernement contre l'escalade de violences et leurs conséquences. Il est de sa responsabilité d'ouvrir tout de suite la voie de la désescalade.

La FSU vous demande, Monsieur le Premier Ministre, d'apporter toutes les explications sur ces faits et de prendre la mesure des conséquences d'une telle situation.

La FSU exige du gouvernement qu'il s'engage dorénavant à garantir et à respecter réellement le droit à manifester dans notre pays en toute sécurité.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l'expression de mes salutations respectueuses.

Bernadette Groison
Secrétaire Générale

Cette liste est mise à jour quotidiennement :

  • 001 Ain - Bourg en Bresse, Champ de foire à 14h30
  • 003 Allier - Montluçon place Jean Dormoy 10h 15
    Moulins Gare SNCF 10h 15
    Vichy Place de la Poste 10h 15
  • 004 Alpes de Haute Provence - Digne Place Général de Gaulle 10h30
  • 005 Hautes Alpes - 10h devant l'inspection académique pour l'éducation à Gap
  • 006 Alpes Maritimes - Place Masséna à Nice à 10h
  • 007 Ardèche - Privas 10:30
  • 009 Ariège - Parvis de la gare de Foix 10h30
  • 010 Aube - 10h place de l'hotel de ville de Troyes
  • 011 Aude - Carcassonne : 10h30 : Portail des Jacobins
    Narbonne : 10h30 : Bourse du Travail
  • 012 Aveyron - 10h00 : Rassemblements devant les permanences des députés (Rodez, Millau, Villefranche)
    12h00 : Pique-nique revendicatif - Mail de Bourran – Rodez
    14H00 : GRANDE MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE - DEPART BOURRAN - RODEZ
  • 013 Bouches du Rhône - 10H Vieux-Port (Marseille)
  • 014 Calvados - Esplanade de la paix à Caen 20 heures 30
  • 014 Calvados - 10 heures 30 place saint Pierre à caen et place Mitterrand à Lisieux
  • 015 Cantal - 10h30 place des droits de l'Homme à Aurillac
  • 016 Charente - À ANGOULÊME à 14 h par FONCTION PUBLIQUE
    Fonction Publique d'État : devant la Cité Administrative (commissariat, la poste, Inspection Académique)
    Fonction Publique Hospitalière : devant l'Agence Régionale de Santé (rue du père Joseph Wresinski)
    Fonction Publique Territoriale : devant le Conseil Départemental (31 bd Emile Leroux)
    La convergence des cortèges se fera devant l'hôtel de ville avec arrivée à 15h30 place Saint Martial suivi de l' animation d'un stand intersyndical jusqu'à 17h
  • 017 Charente-Maritime - LA ROCHELLE : MANIFESTATION à 14h00. SAINTES : 10h30
  • 018 Cher - - Bourges : 10h30 place Malus
    Vierzon : 10h30 place de la Résistance
    St Amand-Montrond : 10h30 place de la République
    St Florent sur Cher : 10h30 place de la République
    La Guerche sur l'Aubois : 10h30 parc M. Fuselier
    Aubigny sur Nère : 10h00 place de la Résistance
  • 019 Corrèze - Tulle Départ 10H30 mairie de Tulle
  • 021 Cote d'Or - Dijon, 14h30, rassemblement place Wilson, et manifestation.
  • 022 Cotes d'Armor - Saint-Brieuc 10h30 Parc des Promenades
    Lannion : 11h parking de Kermaria
  • 023 Creuse - 10h30 Mairie de Guéret (AG 9h30 à la mairie)
  • 024 Dordogne - 9h30 Rassemblement devant les sites administratifs (IA, CD, Mairie, Hopital)
    10h30 Rassemblement et prise de parole devant le Palais de justice
    11h Manifestation
    12h30 Audience au Préfet
  • 025 Doubs - 10h Place de la Révolution
  • 026 Drôme - Manifestations à 10 heures : Valence (Gare), Montélimar (Théâtre), Romans (Maison des syndicats), Manif à 10 h 30 à St Vallier (Hôpital)
  • 027 Eure - EVREUX BEL EBAT 14H
  • 028 Eure et Loir - Rv à 14h30 place Châtelet à Chartres
  • 029 Finistère - BREST, Place de la Liberté, 10h30, QUIMPER, Place de la résistance, 10h30
    MORLAIX, Place des Otages, 10h30
  • 030 Gard - Nîmes 15H. Maison carrée. Alès 10H Lycée Jean-Baptiste Dumas.
  • 034 Hérault - Montpellier - Place de Thessalie - 14h
  • 035 Ille et Vilaine - Rennes à 11h, esplanade Charles de galle, St Malo à 11h esplanade St Vincent.
  • 036 Indre - Rassemblement 10h place de la République à Châteauroux
  • 037 Indre et Loire - Tours place Anatole France 10h.
  • 038 Isère - Grenoble place Verdun 14 h
  • 039 Jura - Dole 10H30 avenue de lahr
    Lons le Saunier 10H30 place de la liberté
    Saint Claude Place de la sous-préfecture
  • 040 Landes - Mont de Marsan 10H de la maison des syndicats à la place de la mairie
  • 042 Loire - 10h bourse du travail de Saint-Etienne, Roanne 10h30
  • 043 Haute Loire - Le PUY-EN-VELAY, Place Cadelade, rendez-vous à partir de 10 heures.
  • 044 Loire Atlantique - NANTES : Manifestation à 10h30 (croisée des Trams) et AG à 13h
    SAINT NAZAIRE : 10h00 Place de la mairie
    ANCENIS : 11h Rassemblement devant la Maison de l'Etat (ex sous-préfecture) puis AG/Pique-nique au Théâtre de verdure (bords de Loire)
    CHATEAUBRIANT : 8h30 : Rassemblement au centre des Finances de Châteaubriant puis défilé et pique-nique devant le château de Châteaubriant
  • 046 Lot - CAHORS : 13 h 30 rassemblement place Mitterrand avant manif
    FIGEAC : Rassemblement 14 hy30 devant sous-préfecture
  • 047 Lot et Garonne - 10h Assemblée générale intersyndicale (FSU, FO, UNSA, CGT) salle Picasso à Agen
    11h Rassemblement et manifestation Place Armand Fallières Agen
  • 048 Lozère - Mende, Place de la République à 10h30
  • 049 Maine et Loire - ANGERS 14h Place du Ralliement
    SAUMUR 10h30 Place République
    CHOLET 10h30 Place Travot
  • 051 Marne - Reims : départ à 9h30 du rectorat, puis 10h maison des syndicats
    Châlons : départ à 10h de la maison des syndicats
  • 053 Mayenne - AG à 9h maison de quartier Hilard à Laval, Rassemblement et manifestation à 11 h square de Boston à Laval
  • 054 Meurthe et Moselle - 14 heures Place Simone Veil ( Place de la Gare)
  • 055 Meuse - Bar le duc 14h
  • 056 Morbihan - 2 manifestations départementales pour le département : VANNES, La Rabine 14h, LORIENT, Maison des syndicats:Cosmao Dumanoir, 14h
  • 057 Moselle - METZ 14h Place de la République
  • 060 Oise - 10h00 Cours Guynemer à Compiègne
  • 061 Orne - 11h devant l'hôpital d'Alençon
  • 062 Pas de Calais - manifestation unitaire régionale , Lille, 14h30, Porte de Paris.
    Matin, des manifestations locales.
    Arras, 10h, Place de la Gare.
  • 063 Puy de Dôme - Clermont-Ferrand, 10h place du 1er mai
  • 064 Pyrénées Atlantique - 10h30 Pau : Place de Verdun, Bayonne :Place Sainte Ursule
  • 065 Hautes Pyrénées - Bagnères-de-Bigorre (65200) à 11h15.
  • 066 Pyrénées Orientales - 10h30 Place de Catalogne à Perpignan
  • 068 Haut Rhin - 14h Place de la Bourse à Mulhouse
  • 069 Rhône - Lyon, place Bellecour à 10h
  • 071 Saône et Loire - CHALON SUR SAONE : 14H30
  • 072 Sarthe - 10h devant la cité administrative Paixhans. Manifestation jusqu'à la Préfecture où des barnums seront installés et des collations seront proposées, pour permettre un temps d'échanges entre secteur. Audience en Préfecture. AG Educ à la suite.
  • 074 Haute Savoie - 14h - Préfecture d'Annecy, 17h - Thonon Place des Arts
  • 075 Paris IdF - 14h de la Place Denfert-Rochereau aux Invalides
  • 076 Seine Maritime - Le Havre : AG à 9h à Franklin, manifestation 10h à Franklin
    Rouen : manifestation à 10h30 Cours Clémenceau
    Dieppe : 10h30 devant la Mairie
  • 079 Deux Sèvres - Niort 14h Place de la Brèche, Thouars 10h30 Place Flandre Dunkerque
  • 080 Somme - Amiens, à 11 h00, Maison de la Culture (À l'issue de la manifestation concerts, restauration, village associatif au kiosque de la Hôtoie)
    Abbeville, 10 h 30, place du pilori
    Albert, 11 h 00, devant l'Hôtel de Ville,
    Friville-Escarbotin, à 10 h 30, Place Jean Jaurès, (voir pj)
    Ham, 10 h 00, place du château.
  • 082 Tarn et Garonne – Montauban Esplanade des fontaines 10h30
  • 083 Var - Toulon, 10h30 place de la liberté, Draguignan, 10h30 sous-préfecture
  • 084 Vaucluse - Avignon - Départ 10h30 cours Jean Jaurès
  • 085 Vendée - La Roche sur Yon - Place Napoléon - 13 heures 30
  • 087 Haute Vienne - 9h30 Rectorat 10h30 Carrefour tourny
  • 088 Vosges - 14h devant la préfecture
  • 089 Yonne - A partir de 13h30 place de l'Arquebuse AUXERRE
  • 095 Val d'oise - Manifestation parisienne
  • 620 Corse du Sud - Départ de la gare d'Ajaccio en direction de la Préfecture à 10h
  • 972 Martinique - Maison des Syndicats à Fort de France à 8h30
  • 974 Réunion - 2 manifestations : Saint-Denis : Jardin de l'État vers Préfecture (9h), Saint-Pierre : mairie-sous-préfecture (9h)

Voir aussi :

L'appel unitaire

Tract unitaire pour les usagers

Les mobilisations, et particulièrement celles qui ont lieu dans l'Éducation nationale, ont contraint le gouvernement à annoncer certaines mesures (fin des fermetures d'écoles, des hôpitaux, effectifs limités dans certaines classes, plus de fonctionnaires sur le terrain…) ou à rappeler la nécessité de mieux former et de revaloriser les enseignante-es. Il s'agit maintenant d'en obtenir la concrétisation en maintenant la pression.

Mais cela ne fera pas pour autant solde de tout compte car la réforme du lycée, la loi Blanquer et celle de la Fonction publique, les suppressions de postes sont maintenues. Or, le système éducatif a besoin d'un autre projet qui permette de réduire les inégalités et d'assurer la réussite de tous les élèves et les personnels ont besoin d'être mieux reconnus, revalorisés et non pas d'être précarisés.

Les projets de réformes du gouvernement sont inacceptables pour toutes celles et tous ceux qui, comme nous, sont attaché-es à un service public de qualité !4

C'est pour obtenir la revalorisation de nos salaires, maintenir nos instances de dialogue social, défendre l'emploi public, défendre le service public d'éducation et l'avenir de la Fonction publique et de ses agent-es et que nous serons en grève le 9 mai prochain à l'appel de l'ensemble des organisations syndicales et que nous manifesterons à Paris le 18 mai.

Sous la pression des mobilisations enseignantes qui enflent depuis plusieurs semaines contre une loi Blanquer qui va accroître les inégalités alors que les personnels et l'ensemble de la communauté éducative attendent de vraies réponses aux urgences de l'école, le président de la République a multiplié les annonces à l'occasion de sa conférence de presse.

Un abaissement des effectifs, d'abord. Pas plus de 24 élèves dans les classes de grande section de maternelle, CP et CE1 hors éducation prioritaire - 35 000 classes sont concernées - et le dédoublement des 6 000 classes de grande section dans les REP et les REP+. Une annonce bienvenue, la France restant loin derrière les pays comparables de l'OCDE en ce domaine. Reste que malgré une légère baisse des effectifs dans le 1er degré au cours des années à venir, ces deux mesures ont un coût budgétaire correspondant, pour le moins, à 10 000 postes supplémentaires.

Le ministère devra donc expliquer rapidement comme il entend procéder, sauf à charger encore un peu plus les autres niveaux de classes dans le 1er degré, ou à recourir massivement aux contractuels ou encore à pénaliser une nouvelle fois le second degré qui devra par ailleurs accueillir de plus en plus d'élèves dans les années à venir.

Autre annonce, un arrêt des fermetures d'écoles « sans l'accord du maire ». Il est vrai que le tissu scolaire en milieu rural a déjà payé un lourd tribut pour financer les dédoublements en éducation prioritaire. Mais l'annonce aurait plus de consistance si l'on s'interrogeait sur les fermetures de classes afin de porter une réelle attention au service public d'éducation au plus près des territoires.

« Mieux former les professeurs et rendre leur carrière plus attractive ». Au détour d'une phrase, le Président a également évoqué deux leviers essentiels, d'ailleurs actionnés depuis longtemps par les pays dont le système éducatif est plus performant et égalitaire que le nôtre. Mais là aussi, on attend du concret. Car pour l'heure, en termes de formation initiale, il n'est question que de mettre les étudiantes et étudiants en responsabilité de classe et d'une réforme ne répondant pas aux enjeux du nécessaire renforcement de la professionnalité enseignante. Et s'agissant de l'attractivité du métier, on attend toujours la revalorisation salariale qui amènerait les enseignantes et enseignants français au même niveau que leurs homologues des pays comparables. Quant aux autres personnels de l'école (CPE, Psy-EN, AED, AESH, personnels administratifs, de santé et sociaux, personnels d'encadrement…), ils sont les grands oubliés comme si leur contribution au bon fonctionnement du système scolaire était négligeable.

Sans réorientation politique et sans moyens afférents, on en restera aux annonces. Les mobilisations locales restent fortes. Amplifions-les, avec notamment la grève du 9 mai et la manifestation nationale du 18 mai pour revendiquer les moyens de faire réussir tous les élèves.

Partout en France, depuis de nombreux mois, les actions locales se multiplient, démontrant l'ancrage et la vigueur de la mobilisation de tous les personnels contre les réformes : loi sur l'école de la confiance, lycée Blanquer, enseignement professionnel et Fonction publique. La coupe est pleine !?Les tentatives d'intimidation n'y feront rien.

Pour la FSU, il est temps de montrer que le gouvernement ne peut pas poursuivre sa politique de destruction de l'Éducation nationale. C'est la raison pour laquelle, elle appelle tous les personnels à manifester à Paris le samedi 18 mai 2019.

La course de fond « éducation » a commencé avec la loi relative à l'Orientation et à la réussite des étudiants de mars 2018 pour se poursuivre avec les réformes du lycée et du baccalauréat de juillet 2018. En septembre 2018 sortait la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », confiant l'information sur l'orientation scolaire aux Régions, et imposant aux lycées professionnels d'accueillir dans les mêmes classes élèves et apprentis. Puis vint la réforme de la voie professionnelle, diminuant les horaires des enseignements généraux (novembre 2018, avril 2019). Dans le même temps sortait le projet de loi « pour une école de la confiance ». Attaqué d'abord sur le plan pédagogique par les évaluations nationales des élèves et par une flambée des prescriptions, le premier degré l'est maintenant sur la maternelle et la direction d'école telle qu'elle apparaît dans les établissements des savoirs fondamentaux. Ainsi s'empilent des réformes qui remettent en cause 30 ans de démocratisation.
En même temps, la détérioration des conditions d'exercice des personnels se poursuit :

  • les créations de postes dans le 1er degré ne permettent même pas de répondre aux ambitions du ministre et ont pour conséquence la fermeture de nombreuses classes,
  • le ministre tente de masquer les suppressions d'emplois dans le 2nd degré (2 650 à la rentrée prochaine) par la flambée des heures supplémentaires (dont une deuxième imposable),
  • le ministre poursuit sa politique de suppression d'emplois de personnels administratifs alors même que le prési-dent annonce sa volonté de mettre plus de fonctionnaires sur le terrain,
  • le ministre n'envisage aucune création d'emploi dans les corps des personnels sociaux et de santé ou de direction alors même que les besoins sont toujours plus criants,
  • le ministre entend mettre au pas les personnels en s'appuyant sur les hiérarchies intermédiaires,
  • la réforme de la Fonction publique va détruire les collectifs de travail (contractualisation, individualisation des rémunérations et mise à mal du paritarisme).

Cela dans un contexte où le gouvernement anticipe systématiquement la mise en œuvre des lois et textes d'application.

Une riposte durable et multiforme

Aux journées d'actions nationales qui rassemblent autour des grands mots d'ordre (revalorisation des salaires, créations de postes pour faire baisser les effectifs par classe, abandon des réformes en cours – école de la confiance, lycées, Fonction publique) s'ajoutent nombre d'initiatives locales. Se relayant, bien retransmises dans les médias, elles gênent, des chefs d'établissement au ministre, en passant par les DASEN et les recteurs. Les réformes voulues par le ministre sont destructrices pour nos métiers et hypothèquent l'ambition de la réussite pour tous. Continuons de le faire savoir par tous les moyens : pétitions (contre l'article 1 de la loi Blanquer, pour le pouvoir d'achat des fonctionnaires…), adresse aux parlementaires, tracts aux parents…

Après le 30 mars, le 4 avril et les manifestations du 1er mai, nous serons en grève nationale pour la Fonction publique à l'appel de toutes les organisations syndicales le 9 mai, et nous manifesterons toutes et tous à Paris le 18 mai pour l'éducation.

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