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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
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Difficile de partir serein en vacances après le train d'annonces concernant les fonctionnaires : gel du point d'indice, possible remise en cause du calendrier PPCR, rétablissement de la journée de carence, restrictions budgétaires...

Dans le même temps, le gouvernement annonce l'ouverture à l'automne d'assises avec les agents et les usagers pour recueillir leurs avis sur la Fonction publique.

La FSU, avec toutes et tous les agents, va s'employer à faire émerger toutes les idées et propositions utiles aux nécessaires évolutions de la Fonction publique comme à faire entendre la nécessaire reconnaissance due au plus de cinq millions d'agents de la Fonction publique.

D'ici là, bel été à toutes et à tous !

La FSU a rencontré ce jour le Ministre de l'Action et des Comptes publics.

Elle a redit au Ministre son profond désaccord sur les mesures annoncées par le gouvernement concernant les plus de cinq millions d'agent-es de la Fonction Publique.

Pour la FSU, il est inadmissible de geler leurs salaires, de rétablir une journée de carence qui ne sera jamais compensée contrairement à une grande partie du secteur privé, tout cela dans un contexte de restriction budgétaire. La FSU n'acceptera pas non plus que soit remis en cause le calendrier de mise en œuvre des mesures du protocole « PPCR », seules avancées à ce jour dans le déroulement de carrière des agents. Enfin, les déclarations d'Emmanuel Macron devant le Sénat faisant état d'une volonté de séparer le calcul du point d'indice des différents versants de la Fonction publique renforcent les inquiétudes de la FSU qui rappelle son attachement à l'unité de la Fonction Publique. Elle s'opposera à tout ce qui pourrait la remettre en cause.

Pour faire fonctionner des services au public, il faut des femmes et des hommes en nombre suffisant, formé-es, qualifié-es et reconnu-es dans leur travail. La Fonction publique a toujours su s'adapter aux évolutions notamment lorsque les réformes sont pensées en fonction des besoins et que les investissements sont faits en conséquence. Et non pas selon une doxa affirmant que le « moins » est égal au « mieux ». Il s'agit là d'une grave erreur pour l'avenir ! Le gouvernement doit de manière urgente en prendre la mesure.

Le Président de la République s'est engagé lors de sa campagne à améliorer le pouvoir d'achat des salarié-es. Il ne peut donc pas commencer par le dégrader. C'est pourquoi la FSU prépare d'ores et déjà avec détermination le rendez-vous salarial prévu au mois d'octobre.

Tout comme elle fera des « assises » sur la Fonction publique prévues par le gouvernement à l'automne un temps fort d'expression des besoins et des propositions pour que les services publics répondent bien aux exigences des usagers et aux besoins du pays.

Monsieur Edouard PHILIPPE
Premier Ministre
Hôtel de Matignon
57 rue de Varenne
75007 Paris

Paris le 17 juillet 2017

Monsieur le Premier Ministre,

Lors de la réunion du Conseil commun de la fonction publique du 10 juillet dernier monsieur le Ministre de l'Action et des Comptes Publics a annoncé, au nom de votre gouvernement, concernant les mesures statutaires dites PPCR, que : « la situation des finances publiques nous oblige à nous interroger sur le calendrier de mise en œuvre du protocole et de l'étalement de sa montée en charge » précisant ensuite que ce serait un sujet de discussion.
Pour les organisations syndicales signataires de ce courrier, une telle déclaration est une triple remise en cause.
La première relève d'abord du respect dû aux agent.e.s publics dans leur ensemble, de leurs carrières, de leur attractivité, de la reconnaissance de leurs qualifications et de leur engagement dans l'exercice quotidien de leurs missions dévouées à l'intérêt général.
La deuxième touche à leur pouvoir d'achat dont une nouvelle dégradation viendrait confirmer ce que les agents mesurent au quotidien dans leurs conditions de vie.
La troisième procède du dialogue social lui-même et du respect de la parole de l'Etat : les mesures PPCR procèdent en effet d'un long processus de concertations puis de négociations.
Vous comprendrez qu'allonger le calendrier d'application des mesures PPCR – déjà très étalé dans le temps au regard des enjeux de revalorisation des carrières de la fonction publique – serait un très mauvais signal envoyé aux personnels des trois versants de la fonction publique et à leurs représentant.e.s tant lesdites mesures sont attendues depuis longtemps par eux.

Les organisations syndicales signataires vous demandent en conséquence, au moment où les premiers grands arbitrages concernant la préparation budgétaire 2018 sont en discussion, que l'annonce faite par le ministre de l'action et des comptes publics ne connaisse pas de suite.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l'assurance de nos salutations respectueuses.

Mylène JACQUOT
Secrétaire Générale de
l'UFFA-CFDT

Nathalie MAKARSKI
Présidente de la Fédération des Fonctions Publiques CFE-CGC

Denis LEFEBVRE
Président de la CFTC-FAE

Bruno COLLIGNON
Président de la FA-FP

Bernadette GROISON
Secrétaire Générale de la FSU

Luc FARRE
Secrétaire Général de
l'UNSA Fonction Publique

Le PROCEDH* (Programme collectif pour le développement de l'éducation et du dialogue social en Haïti) a mis en place 4 Communautés éducatives, réunissant la société civile et les pouvoirs publics, avec pour objectif la création de dynamiques territoriales spécifiques autour d'une vision commune de l'éducation.

Aux Gonaïves, ville de 235 000 habitants située au nord d'Haïti, des associations de femmes (principalement l'OFSA, Organisation des Femmes Solidaires de l'Artibonite), un syndicat enseignant (la CNEH)**, la mairie et la chambre de commerce ont mené, au sein de l'École Professionnelle des Gonaïves (EPG), un projet destiné à intégrer de jeunes filles/femmes des Gonaïves dans des métiers traditionnels à vocation masculine.*** Leur volonté commune est d'agir pour mettre fin à la vulnérabilité des femmes, leur marginalisation et leur exclusion de la vie sociale et économique.

Les études sont donc financées par une bourse pour les 40 jeunes filles sélectionnées par le programme. Lorsque nous les avons rencontrées, les jeunes filles bénéficiaires ont expliqué leur parcours, les nombreux obstacles rencontrés mais aussi leur fierté de participer à ce programme et d'apprendre ces métiers-là, valorisants et qui leur seront très utiles pour être autonomes .
Elles ont dû convaincre leurs familles, très réticentes pour la plupart. Puis il a fallu se faire accepter par les garçons de la promotion, mal à l'aise au départ, et leur faire oublier leurs préjugés sur les incapacités physiques des filles, par exemple, à travailler avec des machines ou des matériaux lourds (briques, sacs de ciment...)

Ils ont d'ailleurs été surpris de voir les notes de leurs camarades, qui se sont très vite retrouvées à la tête de la classe, ce qui a eu un véritable effet -inattendu- de stimulation sur les résultats de toute la classe !
Alors que leur première année s'achève, toutes l'ont validée, et c'est très encourageant pour la suite. Elles vont se consacrer, ces prochaines semaines, à leur rôle d'ambassadrice pour recruter la prochaine promotion.
« Pour l'EPG, c'est indéniablement une réussite », se félicite le chef des travaux. « Ces jeunes filles font des propositions qui changent le climat de l'école ; le nombre de filles dans les autres sections va aussi augmenter ; quand elles portent le T-shirt de l'EPG, cela donne une visibilité très positive à l'établissement. » La chambre de Commerce s'est engagée à leur offrir une formation à l'entrepreneuriat, dès leur diplôme en poche, afin qu'elles aient le choix entre le salariat ou la création de leur entreprise.
Et l'une d'elles de conclure, malicieusement : « Les garçons ont intérêt à bien tenir leur pantalon, sinon, c'est nous qui allons le porter ! »

* Voir le document de présentation du programme en PJ
** La FSU a participé, en 2016, à l'élaboration d'un Guide syndical avec 3 syndicats haïtiens, dont la CNEH.
***Les sections ouvertes à cette expérimentation : Réfrigération/climatisation, Construction Bâtiment, Mécanique auto, Électricité domestique

Fiche Programme PROCEDH

Le versement de la GIPA (garantie individuelle de pouvoir d'achat) nécessite un décret et un arrêté annuels qui n'ont toujours pas été pris. Alors que les textes pourraient être publiés en début d'année civile, en 2016 il avait déjà fallu attendre fin juin, nous avions alors protesté contre le report d'autant de la date de versement (intervenue de septembre à novembre 2016). Cette année, le gouvernement, voulant lier cette discussion à l'ensemble de la question salariale et en faire probablement un des éléments de compensation du gel ​de la valeur ​du point d'indice, nous répond qu'il faudra attendre l'automne. La FSU dénonce cette nouvelle manœuvre dilatoire alors même que les annonces inquiétantes pour le pouvoir d'achat des fonctionnaires se multiplient. Elle interpellera sans relâche le gouvernement pour que les décret et arrêté GIPA soient pris au plus vite.

Pour rappel, la GIPA, si elle était reconduite, serait versée aux agents de la Fonction publique, titulaires et non titulaires employés de manière continue sur la période de référence, dont le pouvoir d'achat ​lié au traitement indiciaire a régressé entre le 31 décembre 2012 et le 31 décembre 2016 au regard de l'inflation. La revalorisation du point d'indice de +0,6% au 1er juillet 2016 ainsi qu'une inflation faible sur la période de référence (ce taux d'inflation retenu doit faire l'objet de l'arrêté) devraient réduire fortement les montants éventuellement versés au titre de la GIPA en 2017. Il n'en reste pas moins qu'elle reste le seul élément de compensation de la stagnation des traitements sur longue période, particulièrement en fin de carrière.

Le 6 juillet, le ministère de l'Éducation nationale a annoncé pour ses personnels, pour ceux des ministères de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, de la culture et des sports, le référencement de trois organismes de protection sociale complémentaire.

Ce dispositif, mis en place au milieu des années 2000, permet à l'employeur public de participer au financement de la protection sociale complémentaire de ses agents tout en obéissant aux principes concurrentiels imposés par la Commission européenne.

Dans ce système, les agents restent libre de leur choix, y compris de ne pas souscrire de couverture santé et/ou prévoyance complémentaire.

Lors de la première phase, la MGEN, mutuelle professionnelle historique du monde éducatif avait été seule à être référencée.

Aujourd'hui, aux côté de la MGEN qui reste référencée, AXA-Interial et la CNP-assurances font leur entrée et pourront proposer aux agents de ces ministères une couverture complémentaire dite référencée en santé et prévoyance. Certes la MGEN conserve la gestion de l'assurance maladie obligatoire, mais le financement de l'État sur les offres référencées est dérisoire. La possibilité pour deux opérateurs venus du monde de l'assurance de se prévaloir du référencement de l'employeur risque d'ouvrir une nouvelle phase de recul du mutualisme.

La volonté annoncée par le ministère de référencer plusieurs organismes a été dénoncée par la FSU. Le choix du ministère pour un référencement multiple est lourd de conséquences et pourrait aboutir à un profond recul des solidarités inter-générationnelles en segmentant la population couverte entre opérateurs différents. La marchandisation de la protection sociale complémentaire est renforcée et la concurrence entre les opérateurs risque d'être exacerbée, accroissant ainsi les frais de gestion et de communication.

Cette décision conclut un processus qui a été mené sans réelle négociation et sans que les organisations syndicales représentatives aient eu la possibilité d'agir sur un cahier des charges qui en définitive organise un recul de la couverture référencée en santé et prévoyance des personnels de ces ministères.

La FSU ne peut être que consternée et scandalisée par le peu de cas qui est fait de la protection sociale complémentaire de 1,5 millions d'agents et de leurs ayants droits.

La FSU continuera de porter l'exigence d'une protection sociale de haut niveau et solidaire.

Chaque semaine, une nouvelle annonce de mesure stigmatisant un peu plus les fonctionnaires est distillée dans l'opinion par le discours du gouvernement.

Après l'annonce du gel du point d'indice, le Ministre de l'action et des comptes publics a annoncé hier le rétablissement de la journée de carence dans la Fonction publique !

Ce jour de carence est injuste et inefficace.

Mais le ministre développe un argument inacceptable : il fait porter la responsabilité d'une part de la désorganisation des services et de l'accroissement des tâches sur les personnels s'arrêtant pour maladie.

Rétablir le jour de carence revient à diminuer le salaire des fonctionnaires en arrêt maladie. C'est donc les punir, considérant qu'ils sont coupables d'être malades.

La prétendue équité avec les salariés du privé ne tient pas !

Les deux tiers des salariés du privé, relevant majoritairement des entreprises de plus de 250 salariés, voient leurs jours de carence couverts par des accords d'entreprise. Il y a bien aujourd'hui une inégalité entre les salariés du secteur privé qui ont une prise en charge totale, et ceux qui se voient appliquer intégralement ou partiellement des jours de carence.

Et, il y aura donc bien aujourd'hui une inégalité entre les salariés du secteur public et la majorité de ceux du secteur privé !

La FSU demande qu'il n'y ait aucun jour de carence ni dans le privé, ni dans le public !

C'est d'autant plus inadmissible que les études démontrent que là où le jour de carence est mis en œuvre, les arrêts sont moins nombreux mais plus longs : le jour de carence est inefficace contre l'absentéisme

Pour réduire les arrêts maladie, il faut agir sur les conditions de travail, renforcer la médecine de prévention, quasi inexistante pour une majorité de fonctionnaires et développer des mesures pour améliorer la qualité de vie au travail. La FSU exige des mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie au travail dans la Fonction Publique : c'est une question d'intérêt général.

Le gouvernement doit revenir sur cette décision.

La FSU a écouté avec la plus grande attention les discours du Président de la République et du Premier ministre devant le Congrès et l'Assemblée nationale.
Parmi les différents sujets évoqués, il en est un qui ressort comme un leitmotiv de l'action à venir du gouvernement : la baisse des dépenses publiques avec comme corollaire une remise en cause des missions actuelles de l'État et des collectivités locales.
Dans son discours, largement inspiré par l'audit de la Cour des comptes, le Premier ministre est resté dans le flou quant aux montants des différentes mesures envisagées.

La FSU s'inscrit en faux contre l'idée selon laquelle la dépense publique serait « une addiction française » dont il conviendrait de se désintoxiquer. La France n'est pas « malade » de ses services publics, bien au contraire. Faut-il rappeler qu'aux dires de tous les observateurs internationaux, elle a surmonté une partie de la crise sociale et économique grâce à eux ? De l'attitude exemplaire et du service rendu par les agents publics au moment des attentats ?
Il convient donc de changer de paradigme : l'action publique ne peut pas être réduite au moins d'État, au moins d'investissement par les collectivités mais doit être interrogée du point de vue des conditions d'adaptabilité de la puissance publique pour répondre aux nouveaux enjeux et défis à relever par notre société.

Qu'il s'agisse d'Éducation, de santé, de transport, de logement...et de bien d'autres dépenses publiques il s'agit là d'investissements qui participent à la création des richesses dans notre pays, à son rayonnement, et non dans un gaspillage qu'il conviendrait sans cesse de dénoncer. Et il est nécessaire de continuer d'agir pour garantir la justice sociale, l'égalité d'accès aux droits, la cohésion des territoires, y compris ceux d'outre-mer, et pour relever les défis économiques, sociaux, écologiques et technologiques...

La FSU alerte sur les conséquences des projets gouvernementaux avec de nouvelles dégradations dans l'accès aux droits fondamentaux des citoyens sur l'ensemble du territoire.
Comment afficher des objectifs de formation en annonçant la suppression de 120 000 postes dans la Fonction publique ? Comment réaliser l'égalité sur le territoire en s'attaquant en premier lieu à la fonction publique territoriale, en y supprimant 70 000 postes ? Les services sont aujourd'hui exsangues et les agents soumis à des dégradations de leurs conditions de travail les empêchant parfois de mener leurs missions au mieux pour les usagers.
La FSU alerte également sur les conséquences néfastes des mesures d'austérité salariale envisagées pour plus de cinq millions d'agents de la Fonction publique. Les agents viennent de subir six années de gel avec une perte importante de leur pouvoir d'achat. Il faut aujourd'hui poursuivre dans la première revalorisation engagée en 2016.

L'action politique programmée par le gouvernement pour l'action publique à venir relève donc d'un enjeu majeur. Elle nécessite un débat qui va bien au-delà de la seule Conférence des territoires ou des États généraux des comptes de la Nation.

Pour la FSU, rénover le modèle social nécessite de s'entendre sur les besoins auxquels l'État et les Collectivités locales doivent répondre, sur les défis qui nécessitent leurs interventions, sur les manières d'y parvenir et sur les moyens qui doivent y être affectés. Pour la FSU, il s'agit de conforter le rôle de la fonction publique.

C'est pourquoi, la FSU demande au gouvernement d'organiser un « Grenelle de l'action publique ». Celui-ci pourrait se décliner selon 3 axes :

• les missions dévolues à la Fonction publique,
• le rôle assigné aux agents,
• la programmation budgétaire pour réaliser ces objectifs intégrant la question d'une nécessaire réforme fiscale et la lutte contre la fraude fiscale.

La FSU rend hommage à Simone Veil en qui elle reconnaît le courage politique d'avoir porté le droit à l'IVG dans la loi qui porte son nom. Cette loi a été un acte fort dans l'amélioration de la conditions des femmes et un acquis essentiel pour nos libertés.

Humaniste, déterminée, ayant survécu à la barbarie nazie, elle défendait ses convictions politiques et ce qu'elle pensait juste pour l'intérêt général.

Femme de conviction, son action pour faire avancer les droits pour une égale dignité entre les femmes et les hommes est un héritage précieux.

Féministe, militante pour les droits des femmes, elle a su faire face au mépris et à l'ignominie pour faire inscrire le droit à l'IVG dans la loi.

Les mobilisations récentes de certains groupes comme les « survivants » et de certains partis politiques qui tentent de restreindre ce droit sont des éléments qui requièrent la vigilance de toutes et tous.

La FSU s'attachera à continuer de faire vivre ce droit en participant notamment aux événements qui se dérouleront le 28 septembre, journée international du droit à l'avortement.

Monsieur le Ministre,

Nous apprenons par la presse la décision du gouvernement de geler la valeur du point d'indice des fonctionnaires. Cette décision unilatérale du gouvernement est inacceptable pour la FSU et pour tous les agents de la Fonction Publique. Ce n'est pas ainsi que nous envisagions un dialogue social respectueux des agents et de leurs représentants et cela à quelques jours de la tenue d'un Conseil Commun de la Fonction Publique.

Cette mesure est profondément injuste et négative pour la fonction publique : ce n'est pas en portant atteinte aux conditions de rémunération de ses agents que l'on renforce le bien commun et notre modèle social.​

Les fonctionnaires ont subi des pertes importantes de pouvoir d'achat depuis plus de 15 ans. Pendant cette période nombre de postes ont été supprimés, ce qui a alourdi leurs tâches, sans pour autant que cela n'entraîne une revalorisation de leurs rémunérations. Aujourd'hui, geler leur salaire est donc une double peine, inadmissible.

Ce retour en arrière va continuer d'aggraver la dégradation du niveau de vie des plus de 5 millions d'agents de la Fonction publique. Alors que depuis 2010, le point était gelé, une seule revalorisation de 1,2% est intervenue pour 2016. Cette première dynamique serait tout de suite enrayée par votre décision alors même que nous sommes dans un contexte de reprise de l'inflation (prévision d'inflation revue à la hausse à 1,8% pour 2017 et 1,7% pour 2018).

Après six années de disette indiciaire entre 2010 et 2016, avancer à reculons c'est aggraver la dégradation du niveau de vie déjà vécue par plus de 5 millions d'agents de la Fonction publique.

Lors d'une récente rencontre la FSU vous a demandé, monsieur le Ministre, la tenue d'un rendez-vous salarial pour y discuter notamment de la revalorisation de la valeur du point. Elle réitère aujourd'hui cette demande.

Geler le point d'indice revient à nier les missions, les qualifications professionnelles et le rôle que les agents de la Fonction publique jouent pour répondre aux besoins fondamentaux de la société et participer à l'activité du pays. C'est également méconnaitre leur engagement quotidien en faveur de l'intérêt général.

La Fonction publique, ses agents, sont un investissement indispensable pour notre pays si l'on souhaite relever les défis qui sont les nôtres en ce XXIème siècle.

D'autres solutions sont envisageables pour traiter de la dépense publique. Sanctionner 20% des salariés du pays n'aidera en rien à le redresser. Les agents publics ne peuvent servir de variable d'ajustement à la seule vision budgétaire pour traiter des déficits publics.

A la veille du Conseil commun de la Fonction publique, la FSU vous demande de revenir sur cette annonce et d'engager une véritable concertation avec les partenaires sociaux. Pour la FSU, geler le point d'indice des fonctionnaires serait une décision aussi incompréhensible qu'inopérante.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l'expression de mes salutations respectueuses.

Bernadette Groison

Secrétaire Générale

La cour des comptes vient de rendre son audit des finances publiques.

Sans surprise, estimant que la situation n'étant pas stabilisée, la Cour préconise « un report ou une annulation de toutes les mesures d'accroissement de dépenses publiques ».

Les audits et rapports se suivent sur ce sujet sans rien avancer de très nouveau sur la table. Et c'est bien cela qui est problématique !

Notre pays ne peut plus être gouverné par les seuls objectifs budgétaires et la seule obsession de réduction de la dépense pour entrer dans le cadre des 3%.

Comment oser proposer, alors que notre pays compte plus de six millions de chômeurs, dont 25% de jeunes, de réduire les dépenses en faveur de l'emploi et de la formation ? Et qui peut croire, compte tenu de l'état actuel de notre système de santé, face notamment aux déserts médicaux, qu'une « maîtrise plus rigoureuse » des dépenses n'impacterait pas la qualité des soins ? Le rapport va jusqu'à s'immiscer dans les politiques à mettre en œuvre, par exemple lorsqu'il explique ce que devrait être la réforme du lycée, ou pour « stabiliser les dépenses » d'éducation, la Cour des comptes propose de revenir sur le calendrier scolaire et le champ des options… Où sont les objectifs éducatifs dans tout cela ?

Bien évidemment, on retrouve dans les préconisations les éternels marronniers : gel du point d'indice des fonctionnaires, harmonisation des systèmes de retraites, suppression d'emplois dans la Fonction publique… pas plus hier qu'aujourd'hui, la FSU n'acceptera de mesure qui porterait atteinte à la situation des personnels.

Pour proposer de nouvelles restrictions budgétaires, la Cour des comptes se cache derrière le dogme selon lequel il suffirait de réduire les dépenses publiques pour rendre les politiques publiques « plus efficaces » !

Elle se garde bien de s'interroger sur les recettes supplémentaires à faire entrer dans les caisses de l'État.

La relance de l'économie de notre pays, l'exigence de réponses à apporter aux défis technologique, numérique, écologique mais aussi à ceux de la croissance démographique et de l'espérance de vie qui augmente supposent d'investir dans l'éducation, la formation, la santé, la recherche… et aussi pour l'ensemble des services publics.

Le prisme comptable n'est pas la boussole adéquate pour préparer les politiques nécessaires à mettre en œuvre. Il faut résolument partir des besoins de la population et du pays, du projet pour l'avenir de la société. Il s'agit d'oser affronter aussi la question du partage des richesses, de la lutte contre la fraude fiscale pour envisager de nouvelles recettes disponibles pour répondre aux besoins.

La FSU souhaite que la Cour des comptes se penche sur un tel audit. Mesurer les dépenses utiles pour affronter les enjeux permettant plus de progrès pour toutes et tous serait fort utile dans la période !

La FSU demande au gouvernement de ne pas suivre les pistes proposées par la Cour des comptes.

Elle attend des déclarations qui seront faites la semaine prochaine par le gouvernement une feuille de route digne des enjeux du XXIème siècle.

Alors que les attentes de la société envers l'école et ses enseignants sont fortes, le malaise de ces derniers semble grandissant. Comment l'expliquez-vous ?
Beaucoup de raisons expliquent le malaise bien réel chez les enseignants, avec un effet d'accumulation qui amplifie le phénomène et touche autant les enseignants du premier et du second degré.
Si les attentes de la société sont fortes, elles sont aussi contradictoires, partagées entre la recherche de performance, de résultat et l'épanouissement et le bien-être de l'enfant.
La société n'est donc pas forcément d'accord sur les finalités de l'éducation et les enseignants ne peuvent plus se référer à un principe unique pour justifier leur action.
Ces attentes contradictoires se traduisent aussi dans des politiques publiques marquées par une accélération des réformes. Mais d'autres aspects pèsent aussi, comme l'élargissement et la diversification des tâches demandées aux enseignants qui intensifient leur travail.
C'est une difficulté qui s'ajoute à celle d'un groupe professionnel moins homogène, avec des parcours de formation diversifiés et des conceptions de l'enseignement très différentes.
D'autant que les élèves eux-mêmes ont changé. L'école n'est plus par exemple pour eux la seule source de reconnaissance et le travail d'intéressement des élèves est toujours à recommencer pour les enseignants.

Dans ce contexte, il y a une volonté politique de définir les critères de qualité du travail des enseignants mais les enseignants ne forment pas un groupe professionnel suffisamment constitué pour entrer en débat avec ces critères de qualité.

Le travail en équipe est inscrit dans le référentiel de connaissances et de compétences du métier d'enseignant. Quel rôle peut jouer le collectif de travail ?
Il est important de distinguer le travail en équipe prescrit du collectif de travail. Si le premier a une utilité pour coordonner l'action, le collectif va plus loin en développant
des interactions entre les enseignants autour de débats professionnels, pédagogiques. La centration sur le travail permet d'avoir des « disputes » professionnelles qui conduisent à définir des règles de travail partagées et à se fixer des limites, tant collectives qu'individuelles.
Ce collectif permet de résister à la pression qui accroît notamment la porosité entre la sphère professionnelle et personnelle. Le collectif est ainsi une ressource pour agir mais aussi pour peser dans le débat avec la hiérarchie et plus largement avec la société sur les critères de qualité du travail.
Mais il ne peut exister que si l'organisation du travail y est propice et si l'institution crée des temps, des interstices pour ces espaces de travail plutôt que d'augmenter les prescriptions.

Comment les enseignants peuvent-ils alors durer dans le métier ?
L'enquête que nous avons menée auprès d'enseignants en fin de carrière nous a permis d'identifier cinq facteurs qui caractérisent des enseignants satisfaits dans leur métier.
Tout d'abord, les enseignants qui durent ont à la fois une autonomie dans leur travail et une pensée critique leur permettant de préserver des marges de manœuvre en adaptant les exigences de l'institution à la situation réelle et en ayant une réflexion professionnelle sur ces exigences. Ils sont également capables d'agir avec et contre la routine qui peut à la fois être une ressource mais aussi rigidifier le travail, ce qui nécessite une capacité à la remettre en cause. Ces enseignants ont aussi développé des sources de reconnaissance de leur travail, le plus souvent extérieures au milieu professionnel, dans une association, un syndicat, une troupe de théâtre par exemple. L'institution n'est pas identifiée comme source de reconnaissance, ce qui interroge sur son rôle et sur la faiblesse de la reconnaissance entre pairs. Ces professionnels ont aussi développé des stratégies de préservation de soi par un engagement sélectif qui consiste, à un moment, à investir davantage tel projet ou à diversifier son activité en dehors du travail, alternant ainsi des périodes de fort investissement et d'autres plus en retrait. Enfin, ces enseignants épanouis
sont autant à la recherche de l'épreuve que du confort pour faire du « bon travail ». Ils se posent à eux-mêmes des épreuves en choisissant par exemple dans le cadre d'une nouvelle réforme ce à quoi ils vont se confronter. Les enseignants qui se portent le mieux dans leur travail ne sont pas ceux qui n'ont pas rencontré de difficultés, mais ceux qui arrivent à en faire un récit pour donner du sens à leur
expérience professionnelle.

Lettre d'information de la FSU @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .h1 { font-size: 24px; font-weight: bold; Margin-bottom: 18px; font-family: 'Pacifico', Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .h1_c { font-size: 28px; font-weight: bold; Margin-bottom: 18px; font-family: 'Caveat', Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .h2 { font-size: 18px; Margin-bottom: 18px; font-family: 'Pacifico', Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .h2_c { font-size: 22px; Margin-bottom: 18px; font-family: 'Caveat', Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .texte { font-size: 12px; Margin-bottom: 18px; font-family: Roboto Condensed, Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .contents .btn a { padding-top: 10px; font-size: 14px; Margin-bottom: 12px; text-decoration:none; font-family: Roboto Condensed, Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .two-column .text { padding-top: 10px; font-size: 14px; Margin-bottom: 12px; font-family: Roboto Condensed, Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (max-width: 620px) { .collogo { align-content: center; text-align:center;width: 100%;display: inline-flex;vertical-align: top; max-width: 600px !important; position:relative;padding:20px; } .wlogo { width:100px; float: left; } } @media screen and (max-width: 400px) { .two-column .column, .three-column .column { max-width: 100% !important; } .three-column img { max-width: 50% !important; } } @media screen and (min-width: 401px) and (max-width: 620px) { .three-column .column { max-width: 33% !important; } } Fédération Syndicale Unitaire

Avec la FSU, pour la Fonction publique, pour les personnels,
pour le service public d'éducation, pour nos métiers

Edito Une nouvelle ère ?

Après une longue séquence électorale et l'installation du gouvernement, une nouvelle ère s'ouvre. La Fsu a très vite fait connaître ses exigences. Par exemple en demandant une nouvelle étape d'amélioration des carrières et la poursuite de la revalorisation de la valeur du point d'indice. Or, le gouvernement vient d'annoncer une nouvelle mesure de gel. Pour la FSU, cette mesure est inacceptable et elle demande au gouvernement d'y renoncer.
En matière d'Éducation, la FSU a fait part au Ministre de ses inquiétudes (remise en cause du "Plus de maîtres que de classes", autonomie des établissements, avenir de l'enseignement professionnel public) comme de ses propositions pour assurer la réussite de tous les jeunes : effectifs, équipements, formation, Éducation prioritaire, qualité des temps éducatifs scolaires et périscolaires, recrutements et pré-recrutements... autant de sujets sur lesquels la FSU continue d'intervenir. Et cela avec vous !

Rythmes scolaires et réforme du collège : du nouveau

Lors du CSE du 8 juin, le SNUipp-FSU a voté pour la mise en place d'un nouveau décret offrant la possibilité d'une semaine de 4 jours partout où les dysfonctionnements rendent insatisfaisants l'actuel système. Il rappelle surtout que la réussite de tous les élèves est essentiellement liée à d'autres facteurs : baisse des effectifs, formation, amélioration des conditions de travail des enseignants notamment. Il s'opposera à toutes mesures de régression pour l'école.

Lire la suite sur le site du SNUipp

Par ailleurs, fruit des luttes menées depuis 18 mois, un arrêté, débattu lors de ce CSE et paru au JO du 17 juin, vient assouplir la réforme du collège dont nous dénoncions depuis le début le caractère inefficient et injuste. Mais ces bougés restent insuffisants et ce texte renforce l'autonomie des chefs d'établissement au détriment de l'autonomie des équipes en maintenant notamment les possibilités de dérégulation au local des horaires disciplinaires...

Lire la suite sur le site du SNES / du SNEP

La FSU dans l'éducation nationale

Neuf syndicats membres d'une même fédération

La FSU compte, dans l'Éducation nationale, neuf syndicats correspondants aux différents métiers de l'éducation et qui rassemblent tous les personnels.
En fonction de votre métier, contactez celui qui répondra à vos questions.

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Le travail de la FSU en CTM

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Requalification
filière administrative

L'intervention du SNASUB-FSU a été déterminante pour obtenir la mise en place d'une politique de requalification des emplois et de promotions des personnels administratifs et techniques de l'enseignement scolaire.


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Revalorisation des personnels

Grâce à l'action de la FSU, les mesures contenues dans le protocole « PPCR » permettent une revalorisation certes insuffisante mais réelle des carrières et des salaires dans un processus qui va jusqu'en 2020.


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Management et
pilotage

Le SNPI-FSU vous propose un corpus de texte sur l'encadrement de l'action publique et les tentatives de transposition des méthodes de management privé au secteur public.


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FSU

104 rue Romain Rolland
93260 Les Lilas




©2017 FSU

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Fédération Syndicale Unitaire

Avec la FSU, pour la Fonction publique, pour les personnels,
pour le service public d'éducation, pour nos métiers

Edito

Après une longue séquence électorale et l'installation du gouvernement, une nouvelle ère s'ouvre. La FSU en mesure les enjeux. Elle a déjè è faire part de ses inquiétudes (remise en cause du "Plus de maîtres que de classes", autonomie des établissement, avenir de l'enseignement professionnel public) comme de ses propositions pour assurer la réussite de tous les jeunes : effectifs, équipements, formation, Éducation prioritaire, mixité sociale, qualité des temps éducatifs scolaires et péri-scolaires, recrutements et pré-recrutements … autant de paramètres sur lesquels la FSU continue d'intervenir. Et cela avec vous !

Rythmes scolaires et réforme du collège : du nouveau

Lors du CSE du 8 juin, le SNUipp-FSU a voté pour la mise en place d'un nouveau décret offrant la possibilité d'une semaine de 4 jours partout où les dysfonctionnements rendent insatisfaisants l'actuel système. Il rappelle surtout que la réussite de tous les élèves est essentiellement liée à d'autres facteurs : baisse des effectifs, formation, amélioration des conditions de travail des enseignants notamment. Il s'opposera à toutes mesures de régression pour l'école.

Lire la suite sur le site du SNUipp

Par ailleurs, fruit des luttes menées depuis 18 mois, un arrêté, débattu lors de ce CSE, est paru au JO du 17 juin qui vient assouplir la réforme du collège dont nous dénoncions depuis le début le caractère inefficient et injuste. Mais ces bougés restent insuffisants et ce texte renforce l'autonomie des chefs d'établissement au détriment de l'autonomie des équipes en maintenant notamment les possibilités de dérégulation au local des horaires disciplinaires...

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La FSU dans l'éducation nationale

Neuf syndicats membres d'une même fédération

Vous souhaitez contacter un syndicat ?

La FSU compte, dans l'Éducation nationale, neuf syndicats correspondants aux différents métiers de l'éducation et qui rassemblent tous les personnels.
En fonction de votre métier, contactez celui qui répondra à vos questions.

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Le travail de la FSU en CTM

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Requalification
voie administrative

L'intervention du SNASUB-FSU a été déterminante pour obtenir la mise en place une politique de requalification des emplois et de promotions des personnels administratifs et techniques de l'enseignement scolaire.


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Revalorisation des personnels

Grâce à l'action de la FSU, les mesures contenues dans le protocole « PPCR » permettent une revalorisation certes insuffisante mais réelle des carrières et des salaires dans un processus qui va jusqu'en 2020.


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Management et
pilotage

Le SNSPI-FSU vous propose un corpus de texte sur l'encadrement de l'action publique et les tentatives de transposition des méthodes de management privé au secteur public


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FSU

104 rue Romain Rolland
93260 Les Lilas




©2017 FSU

--> Lettre d'information de la FSU @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .h1 { font-size: 24px; font-weight: bold; Margin-bottom: 18px; font-family: 'Pacifico', Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .h1_c { font-size: 28px; font-weight: bold; Margin-bottom: 18px; font-family: 'Caveat', Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .h2 { font-size: 18px; Margin-bottom: 18px; font-family: 'Pacifico', Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .h2_c { font-size: 24px; Margin-bottom: 18px; font-family: 'Caveat', Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .texte { font-size: 12px; Margin-bottom: 18px; font-family: Roboto Condensed, Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .contents .btn a { padding-top: 10px; font-size: 14px; Margin-bottom: 12px; text-decoration:none; font-family: Roboto Condensed, Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (-webkit-min-device-pixel-ratio:0),(min--moz-device-pixel-ratio: 0),(min-resolution: 1dppx) { .two-column .text { padding-top: 10px; font-size: 14px; Margin-bottom: 12px; font-family: Roboto Condensed, Helvetica, Arial, serif !important; } } @media screen and (max-width: 620px) { .collogo { align-content: center; text-align:center;width: 100%;display: inline-flex;vertical-align: top; max-width: 600px !important; position:relative;padding:20px; } .wlogo { width:100px; float: left; } } @media screen and (max-width: 400px) { .two-column .column, .three-column .column { max-width: 100% !important; } .three-column img { max-width: 50% !important; } } @media screen and (min-width: 401px) and (max-width: 620px) { .three-column .column { max-width: 33% !important; } }


Pourquoi Trump a-t-il décidé de se retirer de l'Accord de Paris ?
Trump fait un choix clair : mettre son mandat au service des intérêts de l'industrie fossile, une industrie fossile elle-même engagée dans une bataille pour sa propre survie, face à l'absence de renchérissement du prix du baril couplée à la baisse du prix des renouvelables.

Quelle est la viabilité de ce protocole après le départ des États-Unis ?
L'Accord de Paris énonce une ambition (maintenir le réchauffement à +2 °C, voire +1,5 °C), mais ne dit rien de sa mise en œuvre, laissée à l'appréciation des États. C'est l'idée d'une "prophétie auto-réalisatrice", qui vole aujourd'hui en éclat.
Mais l'Accord de Paris débouche toutefois sur une feuille de route évidente : les gisements de charbon, de gaz et de pétrole actuellement exploités sont tellement grands qu'ils sufsent à ce que le réchauffement dépasse les +2 °C. Il faut donc geler le développement de nouvelles infrastructures.
Il faut procéder à l'inverse de Trump : assumer des politiques qui vont à l'encontre des intérêts de l'industrie fossile, au nom de notre intérêt et de notre avenir communs.

Quelles sont les perspectives du mouvement contre le réchauffement climatique à l'échelle nationale et internationale ?
Bloquer le développement des nouvelles infrastructures fossiles – par des actions de désobéissance civile, mais en ciblant également les banques et les investisseurs qui soutiennent ces projets. Au-delà, la question des sanctions envers les États-Unis (et tous les acteurs, publics comme privés) qui ne respecteraient pas l'Accord de Paris,
doit être posée.

Au sommaire :

Edito : parité au nouveau gouvernement !
Intervention au CDFN de mai sur les manifestations du 8 mars
Stages décentralisés en régions
Qui est Marlène Schiappa ?
Vigilance accrue sur les IMP
Lectures
Stage Femmes FSU en décembre

La FSU, forte de sa position majoritaire confirmée aux élections professionnelles de 2014, dispose de 6 sièges sur 15 au comité technique ministériel de l'éducation nationale (CTMEN). Cela lui permet de représenter efficacement tous les métiers de l'éducation nationale, tous les personnels : enseignants du 1er et du 2nd degré, administratifs, techniques, d'encadrement, d'inspection, sociaux ou de santé.

Elle développe un syndicalisme offensif qui porte le plus loin possible ses propositions et revendications et qui s'oppose à chaque fois que nécessaire à l'administration pour n'accepter aucun recul, aucune dégradation des conditions faites aux personnels.

Ainsi, la FSU est très active au CTMEN, notamment lorsqu'il s'agit de débattre de projets de textes règlementaires ou statutaires, de ne céder aucun pouce de terrain et de défendre chaque revendication sous formes d'amendements.

Elle défend une gouvernance qui respecte les personnels, leurs missions et leur expertise de leurs métiers.

Lors des discussions sur les textes relatifs à PPCR ou à ceux liés à la Refondation de l'Ecole, la FSU a obtenu des avancées par rapport aux projets de textes de l'administration. Elle s'est aussi battue et a obtenu que les académies ne soient pas fusionnées.

Elle défend le respect des métiers de toutes les filières et se bat pour que les postes en nombre suffisant soient créés pour répondre aux besoins.

Vous trouverez ci-dessous quelques-unes des déclarations faites par la FSU au CTMEN qui illustrent la constance et la détermination de son action syndicale au service des personnels.

Déclaration 05 10 16
Déclaration 16 11 16
Déclaration 07 12 16
Déclaration 15 12 16
Déclaration 08 03 17
Déclaration 22 03 17
Déclaration 04 05 17
Déclaration 26 06 17

Madame la Députée,

Monsieur le Député,

Vous venez d'être élu-e à l'assemblée nationale. Votre rôle va être déterminant car vous allez décider des politiques à mettre en œuvre pour notre pays.

La FSU est une organisation des plus représentative de la Fonction publique. Elle est notamment la première fédération de l'Éducation nationale et à l'agriculture. La deuxième fédération de la Fonction publique de l'État.

De fait, elle a un intérêt particulier pour les services publics et elle est très attachée au rôle que doit pouvoir jouer la Fonction publique que ce soit en terme de cohésion sociale que pour répondre aux besoins de la population ou encore pour relever nombre de défis. Ainsi, elle estime que la transition écologique ne peut pas se faire sans l'apport des services publics.

La FSU est profondément convaincue que la Fonction publique, élément structurant de notre modèle social, est un atout pour le pays. Elle doit en constituer un aussi pour l'Europe.

C'est sans doute parce qu'ils ont conscience de la richesse que cela représente pour la grande majorité de nos citoyen-nes qu'ils sont très attaché-es aux services publics.

Aujourd'hui, la Fonction publique c'est plus de cinq millions d'agents dans l'hospitalière, la territoriale et l'État, sur l'ensemble du territoire. Dans chacun de ces trois versants, les agents assurent aux citoyen-ne-s la permanence, la proximité, l'accessibilité du service public, dans des conditions parfois difficiles. Cette incroyable capacité d'engagement de ces personnels, cette adaptabilité inscrite dans l'ADN de la Fonction publique et sa capacité à assurer la permanence et la continuité du service public en font un levier essentiel pour toute la société pour relever les défis comme pour répondre aux besoins de la population sur l'ensemble du territoire.

Et pour développer l'économie de notre pays et retrouver une croissance, la Fonction publique est indispensable. Comment espérer en effet cela sans pouvoir compter sur une formation qualifiante et de haut niveau, sans le développement de la recherche mais aussi sans les investissements des collectivités locales (aujourd'hui 76% des équipements sont réalisés par les collectivités locales, investissements indispensables à l'implantation et à l'activité des entreprises). C'est pour ces raisons que la FSU est très attachée à la qualité de l'emploi. Pour cela, elle juge nécessaire de bien articuler les liens qui existent entre Éducation/Formation/Insertion dans l'emploi (et notamment pour les jeunes)/accompagnement des chômeurs. Ces questions doivent être traitées avec l'ensemble des acteurs.

La FSU a rencontré récemment le ministre de l'action et des comptes publics. Elle lui a fait part de ses propositions pour conforter le rôle de la Fonction publique et de ses agents. Elle lui a aussi dit son inquiétude et son désaccord avec le projet de supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires et notamment dans la Fonction publique territoriale.

Tout comme son refus du rétablissement de la journée de carence qui serait une mesure aussi injuste qu'inefficace. La FSU a demandé au Ministre la tenue d'un rendez-vous salarial pour envisager l'évolution du point d'indice pour toutes et tous les agents de la Fonction publique et de nouvelles améliorations dans le déroulement de leurs carrières. La FSU a dans le même temps proposé l'ouverture de concertations sur des sujets tels que la formation des agents qui doit être considérablement améliorée, le pilotage des services qui doit être revu pour correspondre mieux aux missions des agents, la précarité à laquelle il faut mettre fin, les recrutements en proposant notamment la mise en place de dispositifs de pré-recrutements afin de rendre la Fonction publique plus attractive.

Soucieuse de la défendre et de permettre les évolutions nécessaires, la FSU s'adresse à vous pour vous faire connaître également son analyse et son projet pour la Fonction publique.

Soucieuse d'être porteuse de réflexions et de propositions pour permettre à toutes et tous - jeunes, salarié-es, chômeurs, retraité-es - de bénéficier d'un progrès social indispensable, la FSU défend les valeurs de solidarité, d'égalité, de laïcité et de liberté. C'est pourquoi vous trouverez dans le document joint des éléments sur nombre de domaines comme par exemple celui de la protection sociale et de l'organisation du système de soins.

La FSU reste à votre disposition pour tout échange que vous jugerez utile.

Je vous prie de croire, Madame la Députée, Monsieur le Député, en l'expression de mes salutations respectueuses.

Bernadette Groison
Secrétaire Générale

POUR n°201 juin 2017

Il se dit qu'après la longue séquence électorale qui se termine, l'installation du nouveau gouvernement, une nouvelle ère politique s'ouvre.
La FSU en prend acte.
Elle mesure aussi la responsabilité qui revient au mouvement syndical pour qu'au bout du compte ce soient bien la démocratie, la justice sociale, l'égalité, les libertés et le progrès social pour toutes et tous qui l'emportent.
C'est pourquoi la FSU n'a pas attendu pour faire part de ses inquiétudes au vu des politiques libérales annoncées, mais aussi de ses propositions.
Politiques éducatives au service de la réussite de tous, enseignement supérieur, recherche, justice, culture, écologie, agriculture, travail, avenir des collectivités territoriales…, des questions qui placent les services publics, la Fonction publique au cœur des enjeux.
Et comme rien n'existe sans les personnels, la FSU a déjà aussi posé ses exigences en termes de créations d'emplois statutaires nécessaires, de plan de titularisation des précaires, d'amélioration de la formation, de revalorisation des salaires et déroulements de carrières...
Difficile de dire aujourd'hui ce que sera cette nouvelle ère mais il faudra qu'elle compte avec nous !

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