FSU national

Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
S'abonner à flux FSU national FSU national

Montée des extrêmes, repli,lien distendu avec l'UE, crise de confiance… Quelles en sont les raisons ?
Depuis 2008, l'UE est perçue comme inefficace pour traiter les tensions croissantes, qu'elles soient économiques, politiques, sociales ou culturelles. Les institutions européennes ont progressivement perdu le lien avec le citoyen ordinaire et ont échoué à faire face aux défis les plus importants de notre époque tels que la crise économique et financière, le terrorisme. En cause, l'actuelle faiblesse des prises de
décision politiques et des mécanismes d'application de ces décisions.

L'UE a échoué à construire un discours nouveau, mobilisateur pour expliquer en quoi une Europe unie permet de servir les intérêts des générations actuelles et futures.
Mais alors faut-il une Europe sociale et pourquoi ?

L'électorat européen dans sa grande majorité est demandeur de protection sociale. La manière dont l'UE a abordé les défis de la mondialisation, en optant pour toujours plus de politiques économiques néolibérales et de mesures d'austérité, a entraîné
une très profonde désillusion. Les avocats du modèle social européen, soutiennent qu'il est constitutif de la civilisation européenne. Jacques Delors comptait sur « l'intervention des autorités publiques et le dialogue entre les partenaires sociaux donnent ainsi sa spécificité à l'Europe ». Trente ans plus tard, le Président Macron
fait écho au même concept et rappelle cet attachement à l'économie de marché
mais également à la justice sociale.

Pourquoi l'Europe n'y arrive-t-elle pas ?
Jacques Delors, promoteur fervent et inlassable du modèle social européen pariait sur une Europe capable de mener de front la libéralisation du capital et une protection sociale renforcée. Mais cela n'a pas marché.
Je pense que l'échec peut être attribué à un jeu croisé de forces internationales, européennes et nationales qui ont contesté la légitimité et la viabilité de la vision et du projet social-démocrate.
S'ajoute à cela l'inconsistance du programme politique et l'insuffisance de pilotage politique. Sur le long terme dans l'UE, la priorité a été donnée à la convergence fiscale et à l'union monétaire sur les dépenses sociales. La redistribution a été sacrifiée à un contrôle rigide de l'inflation et à la mobilité du capital et du travail. La solidarité semble avoir complètement disparu du vocabulaire européen, comme l'ont
dramatiquement montré la crise grecque et celle des réfugiés.

La sortie de crise annoncée peut-elle redonner un nouvel élan ?
Je renverserais le lien de causalité. La sévère crise économique, politique et culturelle a entamé la crédibilité et in fine la légitimité de l'UE depuis près d'une décade. La capacité à retrouver la dimension sociale du processus d'intégration est la condition d'une éventuelle sortie de crise. Il s'agit de resserrer le lien entre l'UE et les citoyens et de sortir d'une globalisation ingouvernée dont une petite élite Européenne se partage les avantages.
Mais également de construire un “pilier européen des droits sociaux”, parce que la stabilité et le succès de l'Euro zone dépendent, dans une large mesure, de l'efficacité des marchés du travail et de celle des systèmes de sécurité sociale. Les deux sont inextricablement liés.

Quels leviers actionner pour accélérer une Europe plus sociale ?
C'est une question difficile et technique pour l'historienne que je suis. Selon moi, les efforts de la Commission pour établir un Socle Européen des Droits Sociaux (SEDS) ainsi que le récent « Sommet social », qui s'est tenu à Göteborg le 17 novembre sont des éléments positifs et utiles. Mais le SEDS n'estpas juridiquement contraignant, et s'il est une chose que le processus d'intégration européenne a clairement montrée, c'est que l'impulsion des institutions de l'UE est nécessaire et répond à un besoin, mais n'est pas suffisante. Les États conservent un contrôle souverain sur les politiques du travail et de la protection sociale. La législation varie largement à travers l'UE, déterminant une mosaïque d'impôts, de salaires et d'avantages sociaux. Les conditions socio-économiques restent divergentes, en termes de salaire minimum et de niveaux de chômage, par exemple.
La capacité à forger un consensus politique sur ces questions et de le traduire en mesures efficaces est encore dépendante d'une alliance franco-allemande sur ce sujet.

Quelle portée aura le campus Condorcet pour les sciences humaines ?
L'objectif défini du campus, en réunissant sur un même lieu 11 établissements
prestigieux, est de créer une dimension européenne en apportant une plateforme
équipée et outillée (notamment au niveau numérique et avec un grand équipement documentaire), grâce à laquelle les échanges pourront se développer au niveau français et international. Son attractivité pourra accueillir et porter des projets internationaux et créer une dynamique scientifique et un rayonnement. Cela incitera les étudiants et chercheurs étrangers à prendre part à ces coopérations.

Quelles sont les raisons de l'adhésion de l'État et des collectivités locales à ce projet ?
Les villes d'Aubervilliers, Saint Denis et La Plaine ont compris que ce campus permettra une diversification. L'ouverture sur la ville et les riverains est privilégiée. Un programme de conférences a été initié dans un des trois sites. La dynamique enclenchée aura des effets positifs sur tout le territoire.

Qu'en est-il de la seconde phase du projet ?
Le projet a été décidé en deux phases pour des raisons de financements. Le foncier est acquis. L'État a acheté les terrains pour Aubervilliers et la ville de Paris a mis à disposition ceux nécessaires au site parisien. Les fonds doivent encore être débloqués pour pouvoir entamer la seconde phase. Rien n'est arrêté pour l'instant.

Le CNESER s'est positionné contre les nouveaux statuts des personnels proposés. La situation peut-elle évoluer ?
Les conseils des 11 établissements ont tous donné un avis positif au projet de statuts. Le vote du CNESER ne traduit pas ce positionnement unanime. Les personnels sont inquiets, et c'est légitime, des changements entraînés par la création
du campus. Ils craignent que leurs conditions de travail se détériorent. Le Campus a prévu de recruter des responsables en ressources humaines afin d'accompagner au cas par cas les personnels amenés à intégrer ce nouveau lieu.

Pouvez-vous nous présenter votre syndicat, le SNCS ?
C'est un syndicat des personnels des organismes de recherche publics. Au CNRS, à l'ISERM, à l'IRD et à l'INRIA, nous sommes le premier syndicat pour les corps de chercheurs aux élections professionnelles et dans les instances scientifques qui gèrent les carrières. Depuis quelques années on s'est également mis à syndiquer des
ingénieurs et des techniciens.

Quel regard portez-vous sur la politique de recherche scientifique menée par le gouvernement actuel ?
La politique de recherche publique actuelle est dans la continuité de celles de Hollande et de Sarkozy. Les budget stagnent depuis 15 ans. La France décroche et se situe en dessous de la moyenne de l'OCDE en termes d'investissement. L'engagement pris au niveau européen d'atteindre 3 % du PIB en investissement en 2010 ne s'est toujours pas concrétisé ! L'Allemagne, elle, l'a atteint.

Quels étaient les enjeux essentiels de ce congrès ?
Au-delà du sous investissement ? Le modèle de recherche par appel à projet. Ce mode de financement instauré par L'ANR (Agence Nationale de la Recherche) a fait exploser la précarité. Notre secteur est celui qui comprend le plus de précaires : 30 % par exemple au CNRS. Cela fait plus de dix ans maintenant qu'on se bat contre les budgets insuffisants et la précarité générée par les ressources contractuelles mais aussi contre la dégradation des conditions de travail que provoque la mise
en concurrence des personnels, des équipes, des labos entre eux pour avoir des financements. La souffrance au travail est une nouvelle donne dans notre milieu où toutes les catégories de personnels sont sous pression.

Après le dramatique accident de car de Millas dans les Pyrénées-Orientales, la FSU présente ses condoléances aux familles des victimes et à leurs proches.

Elle apporte son soutien aux blessés et aux jeunes éprouvés par le décès ou les blessures de leurs camarades.

Elle demande que tous les jeunes qui se trouvaient dans les cars puissent être accompagnés après cet effroyable drame et soutenus, comme cela est prévu, dans cette terrible épreuve.

Une enquête devra déterminer les raisons de cet accident qui a couté la vie à 4 collégiens et fait au moins 20 blessés graves.

Les Lilas le 15 décembre 2017

Sommaire

P.1– Edito
P.2– Pour les femmes retraitées encore plus d'inégalité
P.2– Violence managériale sexiste au centre national du cinéma
P.3– Pétition : affiches sexistes
P.3– Le plafond de verre et l'Etat
P.3– Manifestation pour le droit à l'avortement : les femmes décident !
P.3– Stage femmes FSU
P.4– Attaques contre l'école : toujours plus loin dans l'outrance et le mensonge
P.4– Nous n'enseignerons plus que le masculin l'emporte sur le féminin
P.5– Bus de la honte : ne laissons pas l'avenir aux réactionnaires
P.5– MAGE : subvention supprimée !
P.5– La Fsu engagée pour les droits des femmes
P.6– Intervention au CDFN de septembre
P.6– Kate Millett

POUR ELLES infos - novembre 2017

Au cours de son histoire, le système éducatif a évolué pour s'ouvrir de plus en plus sur la société et sur le monde. Cette ouverture sur une société en constante évolution, sur le patrimoine culturel ne s'est pas faite sans poser de questions qui peuvent toujours être vives tant les velléités d'investir l'école peuvent être forte. C'est notamment le cas dans le milieu sportif où les fédérations, en difficulté financière et en crise d'adhésion, voit dans l'école une opportunité de développement.

Comment rendre accessible la pratique physique sportive et artistique pour le plus grand nombre quelle que soit son origine sociale, son sexe, sa morphologie, son niveau…, comment développer une politique du sport pour tous à moindre coût ? Ces questions ont été et sont toujours au centre des problématiques et qui, mieux que l'école, est en capacité de répondre au mieux à ces objectifs ?

Si des associations sportives scolaires existent depuis 1890, il aura fallu attendre 1938 et le Front Populaire pour qu'une organisation sui generi intégré au service public d'éducation voit le jour. Cette politique voulue par Jean Zay (Ministre de l'Education) et Léo Lagrange (sous-secrétaire d'Etat aux sports) visait l'accès à la pratique sportive par le plus grand nombre en offrant les moyens de fonctionnement et en mettant au cœur du dispositifs les enseignants d'EPS.

Si l'on peut considérer que cette démocratisation des pratiques est, au regard des chiffres, une réussite indéniable du service public d'éducation puisqu'on passe de 580 associations sportives et de 17 000 adhérents en 1939 à 9247 associations affiliées à l'UNSS et 1 155 877 adhérents en 2016, nombre de questions se posent quant à son évolution. Comment répondre face à une surenchère du nombre de pratiques physiques, sportives et artistiques (près de cent pratiques offertes à l'UNSS) ? Comment maintenir un coût modique pour les familles (moyenne de 25 euros) ? Comment résister à un entrisme de plus en plus prégnant du monde fédéral ? Comment résister face à une austérité budgétaire et à des hommes et des femmes politiques qui voient ici une économie facile à réaliser… C'est pour faire face à ces défis que le SNEP-FSU a mené près de 35 années de lutte pour que soit inscrit dans un texte réglementaire les trois heures forfaitaires d'animation du sport scolaire pour l'ensemble des enseignants d'EPS. Face à la volonté des autres syndicats de faire de l'UNSS une fédération sportive comme les autres, c'est-à-dire détachée de sa tutelle Education nationale, le SNEP-FSU mène constamment la bataille estimant qu'il est du rôle du système éducatif de travailler à la démocratisation de l'accès à la culture dont fait partie intégrante le sport.

Le sport scolaire à la française est un système envié dans l'ensemble des pays européens et peut représenter une piste à travailler pour l'ensemble des pratiques culturelles. La responsabilité de l'Ecole est de les proposer à l'ensemble des élèves en les maintenant au sein du service public d'éducation pour que la formation dispensée conserve une dimension éducative et pédagogique à même d'éclairer nos élèves, de les acculturer sans renvoyer en dehors du système éducatif ces éléments essentiels à la formation du citoyen.

Le débat budgétaire pour 2018 est révélateur de l'orientation et des choix faits par le gouvernement. Il est lourd de conséquences pour les services publics et la situation qui va être faite aux personnels.

Le gouvernement poursuit l'objectif d'une réduction drastique des dépenses publiques, affaiblissant les moyens d'assurer un service public de qualité et de proximité. Par ailleurs, il organise la diminution des recettes fiscales au profit des plus riches à travers la réforme de l'ISF ou de l'instauration de la « flat-tax » sur les dividendes à un taux moindre que l'impôt sur le revenu.

Pour la FSU, cela remet en cause notre modèle social et accroît les inégalités.

Les moyens pour l'éducation nationale sont d'ores et déjà connus pour 2018. Dans le premier degré, les 3800 postes créés sont absorbés par la poursuite de la mise en place des CP à 12 en zones d'éducation prioritaire, notamment au détriment du dispositif « plus de maîtres que de classes ». Ces créations sont financées par autant de suppressions dans le second degré et la filière administrative. Au total, pas de création de moyens pour l'ensemble du système éducatif.

Pourtant, les besoins en personnels sont criants pour améliorer les conditions de réussite des élèves, particulièrement dans le contexte démographique que l'on connaît. Cette orientation budgétaire va continuer de dégrader les conditions d'apprentissage des élèves et de travail des personnels.

Pour la FSU, le gouvernement esquive ce défi pourtant central d'une élévation générale du niveau de qualification et la nécessaire démocratisation du système scolaire. Les projets de réforme du lycée et du baccalauréat, d'affectation des bacheliers dans l'enseignement supérieur ou en matière de développement de l'apprentissage en témoignent.

Avec constance et détermination, la FSU a critiqué les approches adéquationnistes qui ont pour effet de contraindre les jeunes dans leurs choix en matière de formation initiale en les subordonnant entièrement aux besoins à courts termes. Dans le même temps, le gouvernement instrumentalise le tirage au sort qui a eu lieu l'année dernière et l'échec des bacheliers professionnel à l'université pour mettre en place un système récusant le principe du baccalauréat comme premier grade universitaire donnant accès à l'enseignement supérieur.

Pour la FSU, la solution n'est pas la sélection à l'entrée à l'Université mais de mener des politiques à la hauteur des besoins, avec les moyens de prendre en charge l'augmentation du nombre d'étudiants (+ de 40 000/an). Si les orientations du gouvernement devaient se mettre en place, elles pèseraient sur les élèves des milieux les moins favorisés.

Le projet de budget 2018 prévoit en outre de nouvelles dégradations des carrières, des rémunérations et du pouvoir d'achat. Le gouvernement a choisi de rester sourd aux exigences exprimées dans les grèves et les manifestations le 10 octobre dernier. Comme seule réponse, il persévère dans le gel de la valeur du point d'indice, dans le rétablissement du jour de carence, dans une compensation de la hausse de la CSG qui menace de faire perdre encore du pouvoir d'achat, et dans le décalage d'un an des mesures indiciaires et de carrières de PPCR à compter du 1er janvier 2018.

Pour la FSU, c'est inacceptable et scandaleux !

Inacceptable car les personnels ont perdu en 15 ans l'équivalent de 2 mois de salaires du fait de l'insuffisante revalorisation du point d'indice par rapport à l'inflation. Inacceptable car les améliorations de carrière permises par PPCR sont légitimes et attendues par les personnels comme une première reconnaissance de leur engagement quotidien au service de l'intérêt général.

Scandaleux, car c'est une remise en cause de la parole de l'Etat !

Quant au rétablissement du jour de carence, son inefficacité n'est plus à démontrer.

La FSU réaffirme que le calendrier de PPCR doit être respecté et la valeur du point d'indice revalorisée pour rattraper le pouvoir d'achat perdu !

Forte de sa détermination, la FSU œuvre pour que l'action du 10 octobre se poursuive dans l'unité la plus large. Elle propose l'organisation d'une nouvelle journée de mobilisation unitaire dans les prochaines semaines.

if (gte mso 9)>

Fédération Syndicale Unitaire

Avec la FSU, pour la Fonction publique, pour les personnels,
pour le service public d'éducation, pour nos métiers

if (gte mso 9)>


if (gte mso 9)>

Edito Engagé.es pour gagner la reconnaissance de nos métiers !

Alors que le dernier rapport annuel sur l'état de la Fonction publique pointe qu'en 2015, le décrochage entre les salaires du secteur public et ceux du secteur privé s'est poursuivi, nous étions en droit d'attendre une revalorisation salariale d'autant que nombre d'observateurs pointent régulièrement la faiblesse des salaires des enseignant.e.s en France par rapport à celles et ceux des autres pays de l'OCDE.

Lire la suite

Mauvais coup pour les salaires et les postes !

Le débat budgétaire pour 2018 est révélateur de l'orientation et des choix faits par le gouvernement. Il est lourd de conséquences pour les services publics et la situation qui va être faite aux personnels.

Le gouvernement poursuit l'objectif d'une réduction drastique des dépenses publiques, affaiblissant les moyens d'assurer un service public de qualité et de proximité. Par ailleurs, il organise la diminution des recettes fiscales au profit des plus riches à travers la réforme de l'ISF ou de l'instauration de la « flat-tax » sur les dividendes á un taux moindre que l'impôt sur le revenu.

Pour la FSU, cela remet en cause notre modèle social et accroît les inégalités.


Lire la suite

La FSU dans l'éducation nationale

Neuf syndicats membres d'une même fédération

La FSU compte, dans l'Éducation nationale, neuf syndicats correspondants aux différents métiers de l'éducation et qui rassemblent tous les personnels.
En fonction de votre métier, contactez celui qui répondra à vos questions.

Lire la suite

Le travail de la FSU en CTM


Lire la suite

if (gte mso 9)>

Le lycée après les annonces du 30 octobre

Du lycée à l'entrée dans l'enseignement supérieur, le gouvernement entend réformer les parcours des jeunes, promouvant l'apprentissage pour les uns, la sélection à l'entrée à l'université pour les autres. Les mesures en discussion, si elles devaient être mises en œuvre, constitueraient un renoncement à élever le niveau de qualification du plus grand nombre, à rebours des besoins du pays.


Lire la suite

if (gte mso 9)>

Majoritaires aux élections professionnelles

Les psychologues de l'Éducation nationale ont très majoritairement voté pour les listes présentées par le SNES et le SNUipp, syndicats de la FSU et ainsi renforcé la FSU en tant que première fédération syndicale dans l'Éducation nationale : avec 30 points d'avance sur la liste arrivée en deuxième position, elles obtiennent 5 sièges sur 7 à la CAPN et 79 des 120 sièges aux CAPA.


Lire la suite

if (gte mso 9)>

Démocratisation de l'accès au patrimoine culturel

Au cours de son histoire, le système éducatif a évolué pour s'ouvrir de plus en plus sur la société et sur le monde. Cette ouverture sur une société en constante évolution, sur le patrimoine culturel ne s'est pas faite sans poser de questions qui peuvent toujours être vives tant les velléités d'investir l'école peuvent être forte. C'est notamment le cas dans le milieu sportif...


Lire la suite

if (gte mso 9)>

FSU

104 rue Romain Rolland
93260 Les Lilas

©2017 FSU

—>

if (gte mso 9)>


Alors que le dernier rapport annuel sur l'état de la Fonction publique pointe qu'en 2015, le décrochage entre les salaires du secteur public et ceux du secteur privé s'est poursuivi, nous étions en droit d'attendre une revalorisation salariale d'autant que nombre d'observateurs pointent régulièrement la faiblesse des salaires des enseignant.e.s en France par rapport à celles et ceux des autres pays de l'OCDE.

Mais le gouvernement en a décidé autrement et ce malgré la forte journée d'action et de mobilisation unitaire de toute la Fonction publique le 10 octobre dernier.

Nouveau gel de la valeur du point d'indice, rétablissement du jour de carence, compensation bien mince de la CSG et ... report d'un an des mesures PPCR !

Cette décision brutale de revenir sur cet accord salarial - que la FSU a signé - constitue une rupture de la parole de l'État qui ne figurait même pas au programme du candidat Emmanuel Macron. Pourtant, ce protocole de 2015 permet de réelles évolutions de carrière et de rémunération pour toutes et tous. Son report, additionné aux autres mesures et à une hausse des cotisations retraites, va détériorer le pouvoir d'achat des personnels.

La FSU ne compte pas en rester là !

Elle considère que le chapitre salarial n'est pas clos ! Et la FSU poursuit avec détermination, sur ce sujet comme sur tous ceux que le Ministre met en chantier, son engagement pour que soient reconnus les métiers et les missions des enseignant.e.s comme de tous les personnels de l'Éducation nationale, leur engagement professionnel quotidien au service de la réussite de tous les jeunes qui contribue au développement du pays comme à la cohésion de sa population.

Du lycée à l'entrée dans l'enseignement supérieur, le gouvernement entend réformer les parcours des jeunes, promouvant l'apprentissage pour les uns, la sélection à l'entrée à l'université pour les autres. La France est connue pour son déterminisme social en matière de réussite à l'école. Les mesures en discussion, si elles devaient être mises en œuvre, constitueraient un renoncement à élever le niveau de qualification du plus grand nombre, à rebours des besoins du pays.

Ne fermons pas l'accès à l'université aux générations 2000 !
Avec le projet de loi Vidal qui encadre la mise en œuvre du #PlanEtudiants, le gouvernement veut généraliser la sélection pour l'accès à l'université dès la rentrée 2018. C'est un projet conservateur, inégalitaire, austéritaire, anxiogène et bureaucratique qui modifierait en profondeur les missions de l'Université. Le SNESUP-FSU combat ce projet de loi et en demande le retrait.
Alors que nous devons accueillir 200 000 étudiants supplémentaires au cours des 5 prochaines années, le statu-quo n'est plus possible. Mais le gouvernement veut sortir de ce défi par le bas, par la sélection généralisée et le sous-investissement dans l'Enseignement supérieur et la recherche (ESR) alors que nous militons pour le relever et en sortir par le haut, par un investissement massif dans l'ESR et la création de places dans les formations à la hauteur des besoins.
En effet, la Ministre annonce un investissement d'un milliard d'euros sur cinq ans là où il en faudrait dix !
La gestion des 7 000 000 de vœux des 700 000 lycéens en Terminale va mettre en tension toutes les formations actuelles qui proposent aujourd'hui environ 600 000 places. Elle mobilisera à elle seule environ 500 emplois qui seraient mieux affectés devant les étudiants. Les 40 000 places à créer chaque année dès 2018 devraient nécessiter 460 millions d'euros si le ministère les finançait à la hauteur de l'investissement moyen dans l'enseignement supérieur français.
La sélection ce n'est pas de l'orientation, c'est de l'exclusion ! Notre pays a les moyens d'accueillir et de faire réussir les générations 2000, ne leur fermons pas l'accès à l'université !
Un dossier a été constitué sur ce sujet. Il est disponible en ligne sur notre site : http://snesup.fr/rubrique/la-selection-en-licence

Quel bac pour quel lycée ?
Dans la foulée de la réforme de l'accès à l'enseignement supérieur, le gouvernement ouvre le chantier de la réforme du baccalauréat général et technologique. Le ministre de l'Education nationale a chargé Pierre Mathiot, ancien directeur de Sciences Po Lille, de mener une réflexion sur le bac et de l'élargir à une éventuelle réforme du lycée.
Jugé trop lourd et trop coûteux, il s'agirait, selon le ministre, de « muscler » le baccalauréat pour en faire un « tremplin » vers les études supérieures tout en le simplifiant. On attend le détail de la réforme pour février 2018. Au détour des déclarations ministérielles à la presse et du programme présidentiel et à la lecture des premiers compte-rendu des audiences tenues par la mission Mathiot, on voit poindre la tentation d'un lycée à la carte ou modulaire, sanctionné par un bac obligatoirement réduit à quatre épreuves terminales et le reste au contrôle continu. La première session du bac ainsi réformé doit avoir lieu en juin 2020 pour les épreuves anticipées et en juin 2021 pour le reste. Le Ministère envisagerait des modifications de la classe de Seconde dès la prochaine rentrée scolaire. Le SNES-FSU conteste la nature de ces propositions. Accroitre le poids du contrôle continu creuserait les inégalités entre les lycées et transformerait le diplôme national en certificat de fin d'études secondaires « maison ». Dans ce schéma, les élèves risquent ainsi de voir leur destinée scellée dès la classe de Seconde par le lycée dans lequel ils auront été admis et par le parcours qu'ils y auront suivi, et de ne pouvoir envisager de choisir leur poursuite d'études qu'à l'aune de la réputation, bonne ou mauvaise, de leur établissement.

Valoriser l'enseignement professionnel : une exigence sociale
700 000 élèves soit un tiers des lycéen-nes se forment à un métier dans les lycées professionnels et plus de 80 % y obtiennent un diplôme (CAP/BAC pro). Les lycées professionnels publics permettent à de nombreux jeunes d'accéder à un 1er niveau de qualification par l'obtention d'un diplôme reconnu – deux éléments essentiels pour sécuriser leur parcours scolaire et leur avenir professionnel.
Le ministre a décidé d'ouvrir une consultation autour de la valorisation de l'enseignement professionnel. Le SNUEP-FSU y proposera des mesures pour améliorer les conditions d'études des élèves et de travail des personnels. Alors qu'un million de jeunes sont sans formation ni emploi, le SNUEP-FSU portera la nécessité d'augmenter le nombre de sections professionnelles afin de leur permettre de retourner gratuitement dans une formation qualifiante.
La volonté du gouvernement de promouvoir l'apprentissage dans les filières pré-bac n'est pas la solution au chômage des jeunes ni contre le décrochage. Chez les mineur-es, en moyenne 38 % des contrats d'apprentissage sont rompus (50 % en hôtellerie/restauration). Le SNUEP-FSU rappellera donc que la formation globale et complète mise en œuvre dans les lycées professionnels est plus adaptée aux jeunes car elle leur permet d'accéder à la vie active mais aussi de poursuivre des études supérieures.
Le SNUEP-FSU revendique des mesures urgentes pour valoriser l'enseignement professionnel public seules garantes d''une formation ambitieuse pour tous les jeunes.

Les psychologues de l'Éducation Nationale ont très majoritairement voté pour les listes présentées par le SNES et le SNUipp, syndicats de la FSU. Les personnels ont confirmé la place de premières organisations syndicales dans le premier et le second degré du SNUipp et du SNES et ainsi renforcé la FSU en tant que première fédération syndicale dans l'Éducation nationale. Les listes présentées par nos organisations syndi-cales, avec 30 points d'avance sur la liste arrivée en deuxième position, obtiennent 5 sièges sur 7 à la CAPN et 79 des 120 sièges aux CAPA.

Le SNES-FSU et le SNUipp-FSU ont très largement contribué à la création du corps unique des psychologues de l'Éducation nationale qui regroupe les psychologues des écoles, les CO-Psy et les directeurs-trices de CIO. C'est l'aboutissement d'une longue bataille de nos syndicats pour assurer la reconnaissance pleine et entière de la place et de l'apport des psychologues dans l'ensemble du système éducatif.

En confortant le SNUipp-FSU et le SNES-FSU comme premières organisations représentatives, les psychologues de l'Éducation nationale avec plus de 2/3 de participation, ont exprimé leurs revendications et se sont donné plus de force pour les faire aboutir :

• un plan de recrutements et des créations de postes pour tendre, dans une première étape, vers la moyenne européenne d'un psychologue pour 800 élèves ;
• un régime indemnitaire unique aligné sur les indemnités actuelles des Psy-ÉN EDA ;
• des conditions de travail et des modalités d'évaluation conformes aux missions de psychologue et aux règles déontologiques de la profession ;
• le maintien du réseau des CIO, lieu ressource indispensable pour le travail en équipe ;
• le développement des RASED dans le premier degré, dispositif pluriel de prévention et remédiation ;
• des plans de formation continue répondant aux besoins exprimés par les collègues ;
• un fonds national et académique pour pallier les inégalités d'équipement des psychologues selon les territoires.

Pour le respect des engagements

Le SNUipp-FSU et le SNES-FSU, avec la création du corps des Psy-EN ont gagné :
- la sécurisation des missions des ex CO-Psy et des ex Psy sco,
- la reconnaissance du rôle des psychologues dans le système éducatif,
- un déroulement de carrière identique à celui des PE et des professeurs certifiés.

Le SNES-FSU et le SNUipp-FSU continue d'agir pour obtenir le respect des engagements de l'État :
- la publication des textes indemnitaires,
- le versement de la NBI et la revalorisation de l'ICA pour les DCIO,
- un calendrier pour l'alignement vers le haut des indemnités de fonction.

Pour une professionnalité reconnue

Le SNES-FSU et le SNUipp-FSU interviennent pour le respect des missions des personnels et de leur temps de service. Ils ont toujours à cœur de lier la défense des personnels, la réflexion sur le métier et les pratiques professionnelles. C'est ce qu'ils ont fait lors de la journée de réflexion sur la psychologie à l'École, organisée le 17 novembre pendant laquelle plus de 200 collègues ont pu échanger sur la place des psychologues pour chacune des spécialités et leur engagement en faveur de la réussite des élèves jusqu'à l'accès à l'enseignement supérieur.
Le SNES-FSU et le SNUipp-FSU agissent chaque jour pour défendre la professionnalité des PsyEN face au glissement de certaines missions vers d'autres personnels, l'externalisation des prises en charge ou la restriction des missions à l'évaluation psychologique individuelle.
Les élu-es SNUipp-FSU et SNES-FSU s'engageront continuer la promotion du nouveau corps, pour exiger le respect de tous les engagements de l'État, pour l'amélioration de la formation, initiale et continue et les conditions d'exercice, ce qui passe en particulier par des créations de postes et un doublement des recrutements. C'est le sens de l'appel lancé à l'occasion de ce colloque.

Appel
Vidéos

L'actualité est particulièrement marquée par la dénonciation des violences faites aux femmes et la FSU est fermement engagée pour les faire reculer.

La langue peut aussi être vecteur d'inégalités et de dominations, notamment quand elle affirme que le masculin l'emporte sur le féminin invisibilisant la moitié de l'humanité ou qu'elle ramène les femmes au rang d'objet sexuel.

La FSU, engagée depuis 2013 dans une démarche visant à des usages plus égalitaires, juge légitimes les réflexions autour de l'écriture inclusive visant à faire évoluer les usages dans un sens plus égalitaire et appelle à la poursuite de la réflexion dans ce domaine. Dans le cadre de l'enseignement de la langue, elle demande l'ouverture de discussions sur les questions soulevées par le manifeste « Nous n'enseignerons plus que le masculin l'emporte sur le féminin » et dénonce les attaques et les pressions que subissent les enseignant-e-s signataires de ce manifeste.

La FSU rappelle que de nombreuses administrations, dont le ministère de l'Éducation nationale, avaient signé la convention d'engagement du HCE. La circulaire du Premier ministre pour bannir l'écriture inclusive entre en contradiction flagrante avec ces engagements.
C'est un bien mauvais signe qu'envoie le gouvernement en matière de réduction des inégalités entre les femmes et les hommes.

Un débat de société est ouvert sur cette question, il ne doit pas être clos autoritairement. Les réflexions autour de l'écriture inclusive visant à faire évoluer les usages dans un sens plus égalitaire sont légitimes.

Notre langue est vivante, les pistes à explorer sont nombreuses, ses locuteurs et locutrices peuvent la faire évoluer.

Les Lilas le 24 novembre 2017

La médiatisation de la situation de milliers de jeunes migrant-es subsaharien-nes en Libye, réduit-es à l'esclavage, a soulevé l'indignation du monde entier.

La FSU partage cette indignation et cette colère. Il est insupportable d'être aujourd'hui confronté à l'esclavagisme !

En marge du sommet Union Africaine/Union Européenne qui se tient en Côte d'Ivoire, et au vu de l'urgence de la situation en Libye : l'ONU, l'UA et l'UE ont décidé de mettre en place un groupe d'action visant à lutter contre les trafiquants, à réinstaller les réfugié-es et à accélérer les retours des migrant-es dits économiques vers leur pays d'origine. Il est pourtant très difficile de faire le distinguo entre migrant-es économiques et réfugié-es

Dans ce contexte, la FSU tient à rappeler que la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948 stipule que chaque être humain a "le droit de quitter son propre pays ". Il est vain de penser que les promesses de développement et de stabilité dissuaderont les jeunes de tenter l'aventure vers l'Europe.

La FSU condamne les politiques de fermeture des frontières européennes qui favorisent l'action des passeurs et trafiquants d'êtres humains.

Elle condamne les crimes esclavagistes qui prospèrent sur fond de misère et de détresse de migrant-es prêt-es à affronter tous les dangers pour venir en Europe.

La FSU appelle à participer à la marche organisée par différents collectifs le samedi 2 décembre à Paris, dans le cadre de la journée internationale pour l'abolition de l'esclavage.

Les Lilas le 1er décembre 2017

La FSU condamne vivement la dégradation des locaux de Solidaires93 qui a eu lieu.

Le respect des organisations syndicales, chacune représentant les salari-é-es selon leurs sensibilités et leurs choix, est essentiel.

Il s'agit d'un principe démocratique fondamental.

La FSU exprime sa solidarité avec Solidaires et ses militants face à cette agression.

Les Lilas le 30 novembre 2017

L'actualité est particulièrement marquée par la dénonciation des violences faites aux femmes et la FSU est fermement engagée pour les faire reculer.

La langue peut aussi être vecteur d'inégalités et de dominations, notamment quand elle affirme que le masculin l'emporte sur le féminin invisibilisant la moitié de l'humanité ou qu'elle ramène les femmes au rang d'objet sexuel.

La FSU, engagée depuis 2013 dans une démarche visant à des usages plus égalitaires, juge légitimes les réflexions autour de l'écriture inclusive visant à faire évoluer les usages dans un sens plus égalitaire et appelle à la poursuite de la réflexion dans ce domaine. Dans le cadre de l'enseignement de la langue, elle demande l'ouverture de discussions sur les questions soulevées par le manifeste « Nous n'enseignerons plus que le masculin l'emporte sur le féminin » et dénonce les attaques et les pressions que subissent les enseignant-e-s signataires de ce manifeste.

La FSU rappelle que de nombreuses administrations, dont le ministère de l'Éducation nationale, avaient signé la convention d'engagement du HCE. La circulaire du Premier ministre pour bannir l'écriture inclusive entre en contradiction flagrante avec ces engagements.
C'est un bien mauvais signe qu'envoie le gouvernement en matière de réduction des inégalités entre les femmes et les hommes.

Un débat de société est ouvert sur cette question, il ne doit pas être clos autoritairement. Les réflexions autour de l'écriture inclusive visant à faire évoluer les usages dans un sens plus égalitaire sont légitimes.

Notre langue est vivante, les pistes à explorer sont nombreuses, ses locuteurs et locutrices peuvent la faire évoluer.

Les Lilas le 24 novembre 2017

Le décret instaurant la prime annuelle de garantie individuelle de pouvoir d'achat est paru et consultable ici :

Il conduit au versement d'une prime pour les agents de la Fonction publique, titulaires et non titulaires, employés de manière continue du 31 décembre 2012 au 31 décembre 2016, dont le pouvoir d'achat lié au traitement indiciaire a régressé sur cette même période au regard du taux d'inflation retenu, à savoir 1,38%. La revalorisation du point d'indice intervenue au 1 er juillet 2016 (+ 0,6%) ainsi que le faible taux d'inflation sur la période de référence (les 1,38% retenus cette année sont à comparer aux 3,08% l'an dernier et 5,16% il y a deux ans) devraient réduire fortement les montants versés au titre de la GIPA, le Ministère annonce des montants moyens autour de 400 euros. Il n'en reste pas moins qu'elle reste souvent le seul élément de compensation de la stagnation des traitements sur longue période, particulièrement en fin de carrière. A titre d'exemple, un agent payé à l'indice majoré 783 au 31 décembre 2012 et toujours à ce même indice au 31 décembre 2016 devrait toucher 470 euros de GIPA.
Il n'y a pas de démarche particulière à faire pour en bénéficier. La parution des textes particulièrement tardive cette année obéit à un calendrier politique que la FSU a dénoncé : il s'agit, pour le Ministre de l'Action et des Comptes publics, d'afficher une compensation aux mesures salariales de gel de la valeur du point d'indice ou encore de report de mesures PPCR alors que la GIPA était bien le moins qui puisse être fait et qu'elle ne saurait tenir lieu de politique salariale.

Le lundi 20 novembre, se déroulera la Journée Internationale des droits de l'enfant. Alors que la Convention Internationale de 1989 proclame le droit à l'éducation et à la protection pour les enfants, jamais ces droits n'ont été autant remis en cause par les politiques libérales des différents gouvernements.

En France, plus de 3 millions d'enfants, soit un sur cinq, vivent sous le seuil de pauvreté, 30 000 sont sans domicile, 9 000 habitent des bidonvilles, beaucoup sont en besoin de lieux d'accueil et de prises en charge spécifiques, éducatives ou thérapeutiques.

Dans de nombreux secteurs, il y a soit un dénigrement du travail d'accompagnement ou de prévention, soit la mise en place de dispositifs présentant la jeunesse comme un problème, rendant les familles seules responsables des difficultés de leurs enfants. Des dispositifs laissant à penser que par la contention, la mise à l'écart, les sanctions et le contrôle de plus en plus précoce des comportements, la société serait protégée.

La France est ainsi fréquemment visée par les observateurs pour la façon dont elle traite nombre d'enfants en situation de grande vulnérabilité, pour les violences exercées par l'État et les institutions sur les enfants.

Ainsi dans le domaine de la justice de mineur.e.s, c'est un nouveau tour de vis sécuritaire et une accélération de la politique de l'enfermement qui sont mis en place avec le projet de la création de 20 nouveaux Centres « éducatif » fermés au détriment d'une politique d'accompagnement éducative et non répressive.

Par ailleurs, l'alignement du droit des mineur.e.s sur celui des majeur.e.s est de plus en plus manifeste (885 mineur.e.s incarcérées au mois d'août 2017, record jamais atteint depuis 10 ans), contrairement à l'idée défendue par les conventions internationales d'une justice spécifique pour les mineur.e.s et d'une primauté des mesures éducatives sur le répressif.

La situation des Mineur.e.s isolé.e.s étranger.e.s est un véritable scandale. L'État et les nombres de collectivités territoriales se dérobent à leur devoir d'aide et de protection. Ces jeunes doivent être protégé.e.s, quelle que soit l'évaluation a posteriori de leurs âges, et pouvoir bénéficier au plus vite d'un accompagnement éducatif.

Un plan d'urgence augmentant significativement les capacités d'accueil pour ces mineur.e.s est nécessaire. L'ensemble des professionnel.le.s doit se mobiliser pour une politique humaine digne et pour le respect de leurs droits.

Alors qu'une partie de plus en plus importante de la population est confrontée à des phénomènes d'exclusion sociale et de précarité, gouvernement, législateurs et nombre d'élus locaux veulent instrumentaliser et réduire les fonctions des travailleur.e.s sociaux-les à des tâches d'exécutant.e.s de politiques coercitives, comme à en bureaucratiser leur activité. Rompant ainsi avec l'éthique du travail social, fondée sur l'approche globale de la personne, le respect de son rythme, de son autonomie et de sa dignité, ils renforcent la stigmatisation, le contrôle social et le fichage des personnes les plus vulnérables, dont les enfants.

La FSU milite pour le droit à la scolarité pour tous les enfants jusqu'à 18 ans. La FSU revendique des moyens pour permettre à l'école d'accueillir tout enfant et notamment ceux en situation de handicap et /ou d'exclusion.
Il s'agit de renforcer le tissu social et répondre aux besoins sociaux, éducatifs et thérapeutiques, s'attacher à ce que chaque enfant puisse accéder aux droits sociaux fondamentaux qui favorisent son épanouissement.

Le 20 novembre la FSU, et ses syndicats nationaux du travail social et de l'Education, appellent à la mobilisation pour faire entendre les droits pour les jeunes et les familles, pour la défense des services publics de qualité sur tous les territoires (avec les moyens conséquents et une reconnaissance statutaire pour les personnels) et une politique d'aide sociale ambitieuse, respectueuse des droits des personnes.

Un enfant, comme toute personne, on ne le gère pas, on l'accompagne !

Les Lilas le 17 novembre 2017

Après le rendez-vous salarial manqué dans la Fonction publique, commence la séquence « Action publique 2022 ». Cycle de forums et consultations des agent·es et des usagers organisé par le gouvernement pour tout à la fois parler de la qualité des services publics et du travail des agents mais dans l'idée d'accompagner « rapidement la baisse des dépenses publiques »…

L'intervention de la FSU est indispensable pour ne pas laisser justifier à travers ces débats, une possible réduction des missions et du périmètre de la Fonction publique.
Faisons de ces temps, des moments d'expression des agentes sur les nécessaires évolutions de la Fonction publique pour bien répondre aux besoins de la population et contribuer au développement du pays. Pour dire aussi que cela n'est possible que si les agent-es peuvent jouer tout leur rôle.

Ce débat sur l'avenir de la Fonction publique est un enjeu de société.
Il nécessite de rassembler largement pour peser. Pas facile alors que le monde syndical est déchiré. Pourtant, nous avons prouvé dans la Fonction publique que l'unité est possible. Tout en assumant nos divergences.
Si très vite n'émergent pas des alternatives aux politiques libérales, des débats d'idées à la place des divisions stériles… les reculs vont être lourds de conséquence.

L'avenir est à portée de main, nous y mettons toutes nos forces !

Pages

Zircon - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.